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yves rossy

  • Bertrand Piccard, Yves Rossy, Steve Fossett

     

    Bertrand Piccard,Yves Rossy,Steve FossettIl a réussi ! Il – Bertrand Piccard – digne descendant du professeur Picard, qui a inspiré le personnage du professeur Tournesol chez Tintin. Hergé, tout comme Jules Verne, a été de ces auteurs « branchés » sur les avancés de son temps, fréquentant les meilleurs scientifiques er découvreurs de son époque.

     

    Le projet de Bertrand Piccard était de démontrer que l’énergie solaire, actuellement indéfiniment disponible et gratuite, peut faire fonctionner un avion, en vol, pour de vrai.

     

    C’est acquis ! L’avion solaire apppelé Solar impulse, www.solarimpulse.com, espèce de libellule immense, a quitté vendredi 13 mai l’aéroport de Payerne (ouest) en Suisse pour Bruxelles dont l’aéroport comporte un traffic important.

     

    Nous devenons ainsi indépendants des énergies fossiles, au stoc limité.

     

    Les bruxellois – je suis sûre que mon frère en sera – peuvent voir ce prototype.

    Quant à moi, certaine de son ralliement à l’aéroport de Paris Le Bourget – on attend cet avion nouvelle vague pour le Salon de l’Aéronautique fin juin 2011 - j’aurai plaisir à aller l’approcher puisque je serai alors à Paris.

     

    Un exploit qui se place à côté de celui d’Yves Rossy, homme oiseau évoqué ici les 25 et 26 septembre 2008, à côté encore de ceux de Steve Fossett détenteur de multiples records et auteur de Courir le vent évoqué ici le 6 octobre 2008 par Steve Fossett aujourd’hui.

     

    A bientôt les jeunes autour du Solar Impulse, à Bruxelles, à Paris.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Solar Impulse)

     

  • Steve Fossett aujourd'hui

     Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Qu’est-il arrivé à Steve Fossett ? 

    Depuis quelques jours, les médias nous ont montré des papiers de l’aviateur et d’autres objets personnels retrouvés  par des randonneurs en Californie du Sud.

     

    Le passage vers un ailleurs qui garde son mystère de Steve Fossett a été entouré de propos divers, dont le fait que l’on ait pu tirer sur son avion puisqu’il traversait une zone militaire interdite.

     

    Si l’on écarte cela, il reste la possibilité d’une défaillance mécanique ou humaine en encore autre chose que nous découvrirons ou pas.

     

    La défaillance mécanique s’avère peu probable. Ce pionnier dans tant de domaines n’avait pas l’habitude de laisser aller du côté de son matériel.

    La défaillance humaine ? Elle est certes toujours possible et imprévisible, même si la survenue d’un malaise est très exceptionnel chez un homme au physique aussi entraîné et contrôlé.

    Une erreur de navigation ? Peu probable, sauf la survenue d’un tiers exceptionnel : chute de météorite… Que sais-je ?

     

    Je ne pense pas que sur le type d’avion de tourisme léger aux commandes duquel il était parti une boîte noire soit embarquée. Mais je suis sûre qu’une fois retrouvé l’avion  de Steve Fossett pourra nous en révéler plus.

     

    Le parcours banal de reconnaissance prévu lors du vol du 3 septembre  - il ne s’agissait après tout que d’une promenade pour repérer un terrain pour un autre défi : celui du record de vitesse sur roues à 1 300 km/heure – s’est achevé par un décès accidentel qui  semble parfaitement décalé.

    Décalage qui se produit pourtant.  

    Dans un domaine autre que celui de l’air l’explorateur Jules Sébastien César Dumont d’Urville, après avoir risqué sa vie sur les mers au bout du monde, décède – bêtement – dans l’incendie d’un train  sur la ligne Saint Germain-Paris en 1842.

     

    Steve  Fossett, disparu le 3 septembre 2007, a été déclaré officiellement mort le 15 février 2008. Que l’on ait retrouvé maintenant sa trace m’amène ce jour, une année après qu’il nous ait quitté, à rendre hommage à ce pionnier dans bien des domaines. Au plan personnel en réalisant des défis et au plan scientifique en faisant avancer les choses.

    J’admire cet homme détenteur de plus de 100 records dont un bon nombre pas encore battus. Il a écrit une autobiographie Chasing after the wind (Courir le Vent). Et il est le 1er homme a avoir fait en bateau, en ballon et seul en avion le tour du monde sans escale. Pour arriver à gagner aussi souvent, il faut une préparation rigoureuse – tant pour son physique que pour la mécanique utilisée - et restreindre au maximum les risques, le tout accompagné d’un bon mental.

    On a le choix pour l’admirer. Je cite seulement sa réussite après 6 essais non aboutis du tour du monde en ballon sans escale en 2002 et le premier vol stratosphérique en planeur (15 447 mètres) en 2006.

    Pas de panique lors d’une tentative en ballon. L’embrasement de l’hélium qui gonfle sa nacelle le fait chuter de 9 000 mètres, descente pendant laquelle il prépare sa cellule de survie et active sa balise de détresse. Il sera repêché 8 heures plus tard.

    Tel est cet homme qui a commencé sur le tard sa carrière sportive. Riche, sans descendance, il est décrit comme un homme simple et enthousiaste.

     

    Certains ont critiqué l’usage qu’il faisait de son argent, acquis grâce à un travail acharné allié à un flair inné et un savoir faire bien développé. Pour ceux-là, Steve Fossett aurait mieux fait de le dépenser  en aidant les autres.

    Personnellement je ne vois aucun mal au choix de se lancer des défis en se confrontant physiquement et mentalement à des éléments de notre environnement naturel. Chacun est libre d’utiliser ses moyens comme il le désire, à partir du moment où cela ne nuit à personne. Que je sache Steve Fossett n’a pas causé de nuisance. Et il a pu aider autrui par son exemple, sa persévérance, son organisation soignée et son courage. Enfin quand il a traversé la Manche à la nage les moyens mis en œuvre ne sont pas si extraordinaires.

     

    Ce qui nous ramène à un exploit récent, la traversée de la Manche avec une aile motorisée par l’homme oiseau, Yves Rossy le 26 septembre dernier, exploit résultant d’une détermination raisonnée et brillante, semblable à celle de Steve Fossett  et qui rejoint les conquêtes réussies par l’homme de son environnement terrestre.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Yves Rossy, homme oiseau

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci 26 septembre: 89 visites, 249 pages;

    On remet ça pour de bon aujourd’hui avec Yves Rossy. Une équipe de rescue (=secours) est prévue si le carburant, par exemple, vient à manquer. En homme prudent, Yves dispose toujours d’un plan B si le plan A n’aboutit pas.

    Les 167 pays prêts hier sont peut-être encore présents pour l’événement reprogrammé ce jour avec transmission directe sur France 3. Tous les passionnés de l’air, en tout cas, sont motivés. calaisRossy26.9.08 002.jpg

     

    Le Pilatus qui va décoller de l’aérodrome de Calais Dunkerque vers 14h00 pour porter Yves à 2300 mètres d’altitude a 30 ans mais il marche bien ! Yves a fait déjà 100 largages avec cet avion et son pilote. Tous les 3 sont en osmose parfaite : Pilatus, pilote et Yves.  

    Tout est dans le vert ce jour.

    Tout est bien pour Yves, à part la mer, un élément auquel il n’est pas habitué et qu’il est allé saluer en quelque sorte avant de s’envoler. Il est allé y tremper les mains. Il aime avoir une relation directe avec les éléments, leur parler. En quelque sorte apprivoiser la mer, lui demander d’être clémente avec lui.

     

    Il n’est pas le premier homme oiseau. Il est par contre le premier à voler avec une telle poussée réactive.

     

    Une difficulté, dit-il, se situe à la sortie de l’avion. Il est prêt à faire de son mieux.

    Une fois les manettes mises pour filer plein gaz, les seules commandes dont il dispose sont sa tête et son corps. Le corps fait office de fuselage. Tête et membres, eux, sont comme des ailerons – tête à gauche pour tourner  gauche, à droite pour tourner à droite; pour montre tirer les épaules vers l’arrière, pour descendre arrondir le haut du dos et baisser la tête. Tous ces mouvements sont au plus proche de ceux de l’oiseau. Et afin de prévenir tout risque de crampe, Yves a pris du magnésium jusqu’à hier compris.

    Autre risque qui tient à la conception de l’aile :celui d’un décrochage suivi d’un départ en vrille avec perte brutale d’altitude si la vitesse chute. Imprévisible. On vole, puis soudain il y a une turbulence et d’un seul coup ça ne vole plus. Yves a donc appris à se sortir d’une vrille en vol. Car à 160 kms heure, il part en vrille. Il faut donc être plus rapide. Dans la soufflerie où il s’est entraîné, il a pu s’exercer avec un vent à 300 kms/heure.

    La marge de manœuvre est faible.

     

    Le plus qu’apporte Yves Rossy et qui profite à tous est de faire partager ce  nouveau mode de  traversée de la Manche avec tous les passionnés de l’air. Au lieu d’établir son record en catimini. Ce faire partager met la pression sur notre homme oiseau en raison de la présence des journalistes. Mais ce sportif assure.

     

    Côté carburant il dispose de 32 litres dans 4 réservoirs de 8 litres chacun. Si un des moteurs doit s’arrêter, son pendant du côté opposé doit s’arrêter aussitôt

    Quand les moteurs sont allumés les flammes sont de 30 à 40 cms de long. Les moteurs tournent à très grande vitesse.

     

    Le Pilatus s’étant placé face au vent pour décoller, on suit en direct les étapes de cette première du vol d’un homme au-dessus de la Manche avec son aile à réaction.

    La concentration d’Yves, sa préparation avec l’allumage à l’intérieur du Pilatus de d’abord 2 moteurs puis des 2 autres et sa projection dans l’espace. Son vol à 200 kms/heure – plus rapide que les hélicoptères - avec une caméra fixée sous l’aile qui permet de le voir. A l’approche de Douvres et toujours au-dessus de la mer l’arrêt des moteurs et le parachute qu’il déploie. Yves arrive assis sur son aile au milieu des 4 réacteurs. Près sol il tire sur les suspentes pour freiner.

    L’atterrissage enfin dans un champ, avec une facétie d’Yves, bon parachutiste, qui s’est livré volontairement à une manœuvre amicale destinée au pilote du Pilatus. L’obsession du pilote du Pilatus était de ne pas perdre Yves en route à 200 kms/heure et à 1800 mètres d’altitude, alors que Louis Blériot volait à 80 mètres et bien moins vite.

     

    La foule présente félicite.calaisRossy26.9.08 009.jpg Il a aussi les compliments de ses copains, de tous ceux qui ont participé à ce projet, de tous ceux dont la fibre vibre à propos de l’aéronautique.

    Dont je suis depuis toujours.

     

    Une catégorie existe pour son record qui va pouvoir être homologué par la commission aéronautique internationale si les commissaires suisses sont présents  pour constater au départ et surtout à l‘arrivée.

     

    A l’atterrissage Yves Rossy déclare qu’il était confiant, ayant fait avant ce vol presque toutes les fautes sans les recommencer.

    Il dit encore qu’il a volé dans une sorte d’état second, lié au partage avec toute la communauté des participants, en quelque sorte porté par eux.

    Avant tout il remercie tous ceux qui ont rendu son exploit possible, qui ont cru en lui, en son idée, en son projet. Yves était seul en l’air mais ce parcours était le résultat du concours de  multiples personnes.

    Le trajet de 12 minutes était superbe, avec la côte, les ferries, un avion à réaction qui a salué, un copain de voltige aérienne à peu de distance. Sans mouette car il allait trop vite pour elles.

     

    Lors de son vol, Yves avait pour certains  une petite allure d’astronaute, d’homme satellite.  L’aile est encore très lourde et les prochains prototypes seront plus légers.

    La réussite de ce jour fait avancer la science. Et toute la communauté aéronautique applaudit.

     

    Après cette réussite Yves Rossy continue lundi son travail de pilote de ligne avec un vol sur l’Egypte en Airbus 320.

     

    Ce jour est magnifique. J’ai rêvé depuis des années de pouvoir voler ainsi un jour. Libre. Autonome. Yves Rossy l’a fait. C’est superbe.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos en direct à parti de france 3: en haut Yves Rossy en parachute, en bas interviewé après sa réussite)