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y noah

  • Yannick NOAH, chouchou des Français

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique.       

    1418384115.jpgL’autre soir « notre » Yannick NOAH le chouchou des français, mon chouchou aussi, était interviewé.

    Le récit de son parcours venait après celui du couple Johny Laetitia, duo pour lequel j’ai également beaucoup d’affection et d’estime et lequel, ce n’est pas un mystère, avait fait part des difficultés qui avaient émaillé la jeunesse de chacun.

     

    Et voilà que NOAH  contaminé – accidentellement ? - par un discours médiatique ambiant déclare que s’il a souhaité chanter c’est peut-être parce qu’il a connu une rupture en quittant le Cameroun pour filer en section sport études en France.

    Je crois rêver ! Yannick, lui qui a toujours été baigné dans l’amour de sa famille, l’affection du clan NOAH, lui qui a les pieds sur terre et une tête bien faite et bien pleine, le voilà qui tombe dans le cliché du « j’explique tout la faute à un manque ! ». Hello ! Yannick ! Atterris dans le réel !

    Regarde ton élan vital, mec ! Et jette à la mer toutes ces fadaises qui polluent la vraie vie, qui dénaturent la joie d’être, d’exister, d’agir, de chanter, de danser, de travailler, d’aimer.

     

    Y’a pas besoin d’aller s’entortiller dans du Freud ou assimilé pour exploser sa vie.

    Avoir envie de chanter, de communiquer par ce moyen, est simplement lié au fait que tu en as envie. Un point c’est tout. Pas besoin d’aller invoquer des traumatismes, des manques, des insuffisances, bref des causes à tout prix pour s’autoriser  à simplement vivre sa vie.

    A ce train là, les nouveau-nés devraient se livrer à une réflexion profonde avant de se lancer pour jeter le premier cri de leur respiration aérienne après l’abandon biologique de leur séjour aquatique de 9 mois ?

    Ils n’en font rien ! Ils vivent !

    Alors toi, Yannick, qui te mets à te poser 1000 questions sur le fait que tu aimes et chanter et communiquer par ce moyen avec les autres, tu ne t’en aies pas posé quant au tennis ?                                                                                                                                 Là encore tu te produisais devant des foules, qui communiaient avec toi par le truchement d’envolées de balles ? T’as pas été chercher des causes sombres à cet envie de balles et de foules ? Tu vois, j’en rajoute !

    Ce que j’essaie de dire c’est que c’est dans les trésors de ta besace native tu portais ce talent  de communiquer avec les autres, à l’échelle individuelle comme à celle des foules. Fut-ce par les outils que sont le sport, le chant, les initiatives que tu prends vis--vis des enfants en dérive ou sans histoire ?

    Est-il encore possible de vivre dans l’instant tout court ? d’assumer à  plein temps chaque nannoseconde, d’avoir plaisir à faire ce que l’on fait, à penser ce que l’on pense, à créer ce que l’on crée sans être systématiquement pris d’assaut ou pris à partie par des considérations psy en tous genres. Qui, là c’est sûr, déconcertent le grand public et même un public plus averti tel un Yannick NOAH.

    Les créateurs fuient tous, sans exception, ces théories psy explicatives et déterministes, au final. Moyennant quoi, par revanche, il est dit pis que pendre sur ces rebelles. Qui s’en moquent car le statut de fait de créateur remonte à la nuit des temps, alors que Freud – en comparaison – suce encore son pouce.                                                                                                                                                 Il y a celé en Yannick une part de créativité, par sa façon d’habiter et d’interpréter des mélodies et paroles qui collent à sa peau et plus encore à son âme et son cœur. Il livre à son public des choses parfois très intimes telles sa relation à son grand-père. Ou des épisodes très réels de méditation.

    Pour que Yannick n’ait pas de doute sur lui et évacue le négatif soufflé par d’autres, qu’il sache que le transfert Cameroun France s’est limité à un déplacement géographique et pas à une rupture affective ou à un éloignement de l’amour de ses parents. A une distance physique momentanée des siens, comme de nombreux étudiants de par le monde, ou des personnes courant la terre pour leur travail, mais en aucun cas à distance de l’amour des siens toujours présent, vivant, actif.                                                                               Toute la différence est là ! Ce qui ne veut pas dire que le côtoiement physique n’apporte pas un plus, un plus sans plus ! même si ce plus peut être beaucoup.

    Alors Yannick, toi cet homme débordant d’humanité, cet athlète au corps superbe  – que tu entretiens au quotidien -  avec ton parler franc, tu n’as pas de temps à perdre en réflexions sur un passé où tu as toujours baigné dans l’amour.                                                    Il est normal d’être né avec au cœur le désir d’avoir besoin d’une famille très élargie, celle des masses qu’attirent ta musique et le magnétisme que tu dégages.  Profite, Yannick ! Profite ! Tu es responsable d’offrir aux autres les dons que tu as reçus en recevant la vie.                                                                                                                                                                                                    Tu es aussi - et ça cela va t’aller au cœur en direct – un modèle pour tous les jeunes autour de toi. Tu voudrais pas qu’en te copiant ils s’enlisent dans des sables mouvants dont ils n’auront pas forcément les moyens d’émerger et de se sortir ?

    Allez, Yannick, avec un mental d’enfer, un cœur dispo aux autres, des chansons que j’aime et chante, un corps à l’aise et magnifique vu 2012055550.jpgce qu’on nous a projeté – modèle pour autrui qui voudrait s’en donner la peine ! – un va et vient métissé encourageant pour tous, laisse tomber les retours inutiles sur toi et habite un max l’instant, comme tu sais si bien le faire !

     

    Les jeunes, inspirez-vous de Yannick pour rebondir ! Croyez en vous ! Foncez ! Et n’oubliez pas d’entretenir votre corps cet auxiliaire précieux et irremplaçable !

    Rappeez-vous Michel de Montaigne: un esprit sain dans un corps sain, « mens sana in corpore sano » pour les latinistes.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr