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xavier raufer

  • Guittet, Raufer, Pomart, Girau et la violence; Desborde et l’espoir.

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Mercredi 27 mai 2009, une émission de C dans l’Air, consultable jusqu’au mardi 2 juin compris, a été présentée sous 09.05.28Fem3000 019.jpg l’intitulée  « Un couteau dans le cartable ».

    Chacun des 4 invités – Philippe Guittet, Xavier Raufer, Bruno Pomart, Catherine Giraud - rapporte, au plan personnel, son vécu et son expérience.  

     

    Philippe Guittet est Secrétaire général du Syndicat National des personnels de direction de l’Education nationale. Il est surtout, proviseur à Maurice Ravel, établissement de 1850 élèves pas loin de chez  moi dans le XX ème arrondissement de Paris dont il connaît bien la population.

     

    Xavier Raufer est criminologue et professeur à l’Institut de Criminologie  à Assas Université Paris II. Il est au fait de la ville et de ses bandes -  autrefois et maintenant. Il apporte un éclairage indispensable, bien au-delà des questions scolaires.

     

    Bruno Pomart a été policier au Raid. A la tête d’une association il travaille à Aulnaye sous Bois à un projet mettant en place une équipe de 17 médiateurs formés. Excellents résultats dit-il.

     

    Catherine Giraud est Psychologue clinicienne au relais étudiants-lycéens rattaché à la Fondation Santé des étudiants de France. Elle stigmatise la violence –celle des parents – pas trop – et des jeunes - beaucoup.

     

    C dans l’Air plaçait le texte ci-dessous pour présenter l’émission :

     

    « Comment lutter contre la violence et la présence d’armes à l’école ? Quelques jours après l’agression au couteau d’une enseignante par un collégien, Xavier Darcos précise, aux collectivités locales, parents d’élèves et chefs d’établissement, ses propositions. 


    "L’école doit être sanctuarisée", a réaffirmé, mercredi 27 mai 2009, Xavier Darcos, qui recevait, "dans le cadre de la lutte contre l’introduction d’armes dans les établissements (scolaires)", les représentants des fédérations de parents d’élèves, des collectivités locales et des chefs d’établissement.

    Une réunion où le ministre de l’Education nationale a précisé l’ensemble de ses propositions formulées après l’agression au couteau, le 15 mai, d’une enseignante par un élève de 13 ans au collège François-Mitterrand de Fenouillet, en Haute-Garonne, et qui ont soulevé depuis la controverse, au sein même du gouvernement.

    "Je reconnais que le portique, c’est un peu compliqué à mettre en place", a-t-il déclaré à la sortie de cette entrevue, préférant envisager plutôt le principe du "cas par cas", dans les établissements où des "diagnostics de sécurité" auront fait apparaître un besoin.

    S’agissant de l’éventualité de fouilles des sacs des élèves, la tâche pourrait incomber aux chefs d’établissement et Conseillers Principaux d’Education (CPE), "au moyen d’une habilitation spécifique qui leur serait donnée par la loi".


    Quant aux "forces mobiles" qui dépendraient du rectorat, elles pourraient être constituées sur le modèle de ce qui se fait déjà dans l’académie de Versailles, "où un petit groupe d’agents sont mobilisés lorsque des difficultés particulières se présentent ou lorsque des risques se dessinent" dans les établissements.

    Enfin, le ministre a insisté sur la formation des personnels des collèges et lycées, et leur "protection juridique", ainsi que sur l’idée de sanctions financières contre les parents des élèves amenant des armes en milieu scolaire. »

     

    Je suis sortie de cette écoute insatisfaite, avec un sentiment étrange, désagréable d’invités les uns à côté des autres plutôt qu’en convergence.

     

    Explication suggérée pour cette émission: les populations de jeunes évoquées par l’un ou par l’autre ne sont pas les mêmes.

     

    Plus généralement du côté des violences à l’école, là c’est un fait : il y a 50 ans, les populations continuant leur scolarité était un petit pourcentage désireux d’apprendre et à mille lieux de contester les enseignants. Les autres entraient dans la vie active.

     

    Aujourd’hui c’est le Baccalauréat pour presque tout le monde en objectif affiché. Or tout le monde n’est pas « accro » à des études qui durent et qui répètent. Alors que la diversité des populations constituant la France s’est fortement accrue et que la vitrine scolaire est restée presque la même qu’autrefois.

     

    Une note positive avec l’expérience concrète d’une femme, Chantal Desbordes, seul amiral à ce jour de sexe féminin, qui par ses fonction a pensé à utiliser pour les besoins de la marine le vivier des 110 000 (en 1993) à 130 000 (en 2008) jeunes sortant chaque année du système éducatif sans diplôme.

    La mer - c’est une réalité - est un chef exigeant. Et là, miracle ! Enfin non, pas un miracle mais le fruit de paroles positives exprimant le respect, l’estime, la confiance du chef, Chantal Desbordes, vis-à-vis d’eux, les dévalorisés de la terre de France. Grâce à elle, la majorité s’en est sorti, acquérant des compétences, des diplômes, et même des Validation d’Acquis pour aborder des formations plus poussées quand des vocations plus pointues se sont manifestées sur le tard.

     

    Cette rencontre avec l’amiral Desbordes avait lieu hier soir  à la mairie du XVème arrt de Paris. Et quand je lui ai demandé si la société civile était bien au courant de ces initiatives réussies, elle m’a répondu que cela ne semblait guère le cas.

    En même temps ce n’était pas à elle de faire cette publicité. Que je commence ici. Il est agréable de semer le bon grain de la réussite de la vie pour chacun, à condition de le vouloir bien et de s’en donner les moyens.

     

    Je consacrerai bientôt un billet à Chantal Desbordes.

     

    Contact : francoiseboiseseau@wanadoo.fr (illustrations : Chantal Desbordes jeudi en intervention)