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vue

  • Patrice Morchain, mieux voir mieux vivre.

     

    patrice morchain,vueIl y a de cela plus de 10 ans, j’avais eu entre les mains un livre qui évoquait le Docteur Bates, médecin ophtalmologue réputé aux USA, et les éléments de la méthode qu’il avait mise au point pour permettre une meilleure vision.

     

    Et voilà que, fin 2010, lors d’un salon orienté « naturel », alors que je cherchais comment apporter facilement à ma vue du positif au quotidien – on ne parle guère aux jeunes et aux moins jeunes d’une bonne attitude, bienveillante envers leur regard – je rencontre à nouveau le Docteur Bates à travers la personne énergique et sympathique de Patrice Morchain.

     

    Patrice Morchain tenait lors de ce salon un stand où il proposait, notamment, un de ses livres Mieux voir, Mieux vivre… Un chemin vers la clarté … Cette « méthode simple et rapide pour l’amélioration de la vue et du regard » - comme indiqué sur la page de couverture - est paru en 2003 chez Guy Trédaniel éditeur.

     

    Sagement, un avertissement conseille en page 6 au lecteur ce qui suit :

     « Le présent ouvrage et les opinions et conseils qu’il contient ne doivent pas être utilisé comme outil de diagnostic ou être substitués à un diagnostic médical. Il est conseillé au lecteur de toujours consulter son médecin ou un autre professionnel de la santé compétent pour obtenir des renseignements et des conseils de nature médicale ou pour s’assurer que les exercices proposés leur sont appropriés. Bien que tous les efforts aient été faits pour vérifier l’exactitude de l’information et les opinions exprimées ici, l’éditeur et l’auteur ne sauraient nullement en être tenus responsables ».

     

    Cet avertissement étant rappelé, il est alors possible d’aborder les propositions énoncées dans les 350 pages de l’ouvrage. De retenir, ensuite, parmi les axes proposés, ceux susceptibles de convenir à sa situation personnelle ou à celle d’un proche en recherche d’un mieux voir, mieux vivre, autrement.

     

    Certains des exercices proposés se rapprochent de ceux de séances d’orthoptie que j’ai pratiqué, jadis, quelques semaines avec un professionnel classique. D’autres étaient inédits, du moins à mon niveau.

     

    En général, ce livre permet de constater en quel état de négligence est tenu le sens de la vue, cet outil si important pour appréhender le monde extérieur et les autres, ces humains avec lesquels nous vivons au quotidien.

    Plus important, il apporte le bénéfice d’une « hygiène » minimale idéale, physique et mentale, par les exercices qu’il propose pour le mieux être de ce sens magique de la vue.

     

    La société alerte quant aux niveaux sonores excessifs et mesure les polluants de l’air respiré ; nous sommes alertés en cas d’odeurs fétides, de goûts désagréables, d’impressions tactiles pénibles ou agressives.

     

    Pour les yeux, hormis les mises en garde faites par ce qui pique ou irrite, rien n’est proposé pour les aider, les reposer, les cajoler.

     

    Le livre de Patrice Morchain nous offre le positif nécessaire pour retrouver ou développer un regard meilleur. Je me devais de le faire connaître, en étant moi-même bénéficiaire.

     

    Patrice Morchain propose aussi des conférences à propos de la vue. On le retrouve sur

    http://www.helyogos.com

     

    Quel que soit l’âge, bien voir est important ! Le livre de Patrice Morchain peut y aider.

     

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr ( illustrations : ccuverture du livre)

     

  • La vue, le toucher et la mouche .

    ae4095a022d9057bd34d4a54d3a1d284.jpgQu'est-ce que la mouche ?

    C'est un insecte que l'on chasse, que l'on tape, que l'on supprime. Insecte qui agace. Qui dérange notre vue. Qui ose venir toucher notre peau.

    La mouche a été l'objet de nombreux écrits, en particulier d'un article très documenté d'Anne Beyaert, enseignante à l’Université de Limoges. Cet article appelé "Le monde de la mouche " est paru dans la revue : Protée, volume 30, numéro 3 , hiver 2002, Québec.

    Vue, toucher et mouche.

    ***Un anthropologue s'est essayé à repérer des distances d'approche successives, valables d'homme à homme ou d'homme à animal - insecte compris. Deux distances ont été retenues: la distance personnelle (entre 45cm et 1m 25), et - plus courte encore - la distance intime (moins de 45 cm). Dans les deux cas, tous les sens sont en alerte avec une mobilisation particulière pour le toucher.

    Dans l'îlot de la distance intime, c'est d'abord la vue qui prévaut. La rétine, excitée par une image aggrandie, fournit des détails ajoutant encore à la pression liée à la présence de la mouche.

    Puis, dans une relation qui se rapproche encore, le toucher prend place. L'observateur extérieur qui a vu une personne suivre du regard la mouche, découvre dans le prolongement de cet instantané la peau livrée au "toucher" de cet insecte qui se présente à l'identification des "capteurs tactiles de la peau".

    Et dans un tel espace visio-tactile, les sensations sont multipliées.

    Le toucher est un sens très personnel; et quand vue et toucher sont en même temps sollicités, il s'ensuit pour l'homme une extraordinaire expérience de l'espace.possédé dans sa plénitude.

    ***Rencontrer une mouche, c’est devoir subir passivement son contact… avant de réagir. La mouche vient "squatter" la sphère intime, là où la relation s'engage avec intensité, dans la protection ou dans l'agression, dans la connivence ou dans l'opposition, etc…8056224e725e759b54f7ae0955e168ef.jpg

    Michel Serres, philosophe, donne à l'épiderme ses lettres de noblesse en expliquant comment l’âme, comment la connaissance impriment l’épiderme d'un corps humain:

    "Nous sommes revêtus de cette cire molle, chaude, miroir terni, surface gauche rayée, piquetée, diverse, où l’univers se reflète un peu, où il écrit, où le temps trace son passage […]. La peau reçoit le dépôt des souvenirs, stock de nos expériences imprimées là, banque de nos impressions, géodésiques de nos fragilités. N’allez pas chercher loin, ni dedans la mémoire : la peau se grave tout autant que la surface du cerveau, tout autant écrite, peut-être de même façon. (Serres Michel [1985] : Les Cinq Sens, Paris, Hachette, 1998: 90)

    Pour l'auteur de ces lignes notre enveloppe, la peau, est la mémoire de notre existence, l'enregistrement visuel en 3 D dans notre chair des vécus successifs.

    En conclusion:

    Si la vue donne le signal d'alerte lors de l'invasion de notre distance intime par un être de petite taille, le toucher accourt immédiatement pour détecter l'"apeaussage" de la mouche (= la pause sur la peau, comme on utilise l'atterrissage ou l'amerissage) , l'épiderme ne se réduisant pas à une emballage passif protecteur mais étant une vraie interface entre l'inconnu extérieur et l'intimité du dedans.

    Parce qu'elle nous appelle à "jouer" avec elle et à sa façon "La mouche nous intègre au cycle de vie, nous oblige à nous penser comme chair (…..), nous met au contact de l'autre, procède à cet appariement de la chair et nous rappelle à une nature commune."5367f1b461647e438ba96256f427673e.jpg

    Ainsi Anne Ryvaert conclut-elle un écrit qui met en lumière, autrement, la relation entre 2 participants au cycle de la vie: l'homme et la mouche.

    Que dites-vous de tout cela ?

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr