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violence

  • Violence et enseignants

    Emission de C dans l’Air riche d’enseignements, jeudi 11 février 2010, avec « Violence : ras-le bol des enseignants «  diffusée sur la Cinq.

    Cela autour d’Yves Calvi avec 4 participants : Corinne Tapeiro vice-présidente de la Fédération des Parents d’Elèves de l’Enseignement Public (PEEP), Clément Dirson Professeur de Lettres à Drancy en collège, Philippe Guittet proviseur au lycée Carnot Paris 17 ème, Michel Botbol psychiatre et secrétaire général de l’association française de psychiatrie.

    Il est possible de voir cette émission jusqu’au jeudi 18 matin sur le Net.

    Qu’en ressort-il ? Au fil des échanges voici ce qui est ressorti.

    * l’école aujourd’hui – primaire, collège, lycée généraliste ou professionnel - n’est pas un lieu de violences particulières. Rien d’anormal à ce que la violence de la société diffuse à l’intérieur des établissements d’enseignement.

    * l’encadrement au niveau de l’école par des adultes repères est rendu d’autant plus nécessaire que des familles explosent pouvant entraîner un manque de repères au niveau familial. D’où le besoin de tels adultes formés et qualifiés.

    * Corinne Tapeiro, à partir des enquêtes BVA réalisés pour la PEEP, indique que du côté des parents enquêtés 75% sont inquiets de la violence spectacle renvoyée par les médias, alors que 33% seulement sont inquiets de la violence ordinaire dans les établissements fréquentés par leurs enfants, là où ils vivent. Plus que l’intrusion d’éléments extérieurs, la drogue ou le racket cette violence ordinaire tient en deux points :

    = une banalisation de la vulgarité du langage dans les cours de récréation du primaire, j’insiste, dont des propos sexistes et racistes,

    = la violence d’une trop longue journée à l’école – de 7H30 à 18H30 – imposée à certains enfants alors transformés en « cocottes-minute » par ce traitement « inhumain ».

    Autre constat fait par le PEEP : 95% des parents ignorent qui est responsable de quoi au niveau d’un établissement, entre Etat, région, département, commune. La seule chose qui leur importe est de récupérer leur enfant le soir sans dégât physique.

    * Les clôtures, grilles, vidéos ne vont pas suffire pour assurer la sécurité.

    Corinne Tapeiro lors de réunions pointe l’absence de responsables politiques en raison du cumul des mandats. Quel modèle pour les enfants ?

    Elle souligne l’évolution de la société, ses bouleversements, s’insurgeant contre la mention de « parents démissionnaires ». L’école ne peut pas tout faire mais elle ne peut pas exclure les parents de l’école.

    Le vivre ensemble commence chez soi, à la maison, se prolonge dans son immeuble, puis dans sa cité. Quand ce vivre ensemble se déroule déjà mal avant l’école, comment cela pourrait-il être différent à l’intérieur de l’école ?

    * Michel Botbol, psychiatre, explique que l’école est forcément exposée étant un passage obligé pour tous. De plus, entre ses murs, il y a obligation d’apprendre. Or le savoir n’est pas chose si facile à acquérir. En 3 ème lieu l’école a un projet humaniste ce qui rend difficile la position des enseignants quand ils sont amenés à manifester.

    * Clément Dirson, professeur de Lettres, renvoie à Yves Calvi que les médias ne parlent que de violence. Il lui renvoie encore qu’il y a 20 ans ce n’était pas pareil. Par exemple avec la formation des maîtres en IUFM ; Formation qui va faire défaut à la rentrée de septembre 2010 où ceux qui auront réussi le concours se retrouveront directement pour 18 heures de cours face à des élèves sans la moindre formation pédagogique. Alors que jusque là les nouveaux professeurs démarraient par 6 à 8 heures d’enseignement accompagnés et suivis par d’autres enseignants.

    Il est naturel qu’avec la suppression de 43.000 postes d’enseignants des conséquences existent pour les élèves et les professeurs. Notamment une augmentation des jeux dangereux, l’intrusion d’éléments extérieurs à l’école ou des grands qui s’en prennent à des plus petits.

    * Michel Botbol est d’accord avec davantage de présence humaine, soulignant que cette augmentation est porteuse de bien plus quand existe un projet transversal institutionnel.

    Certes la sécurité est à renforcer.

    Mais également les médiations, les interactions avec ceux investis du pouvoir de transmettre à l’occasion de rencontres pas forcément centrées sur l’acquisition des savoirs.

    * Corinne Tapeiro parle d’autres violences, dont celle d’envoyer en Lycée d’Enseignement Professionnel par défaut.

    Le projet d’établissement, un projet spécifique à chaque établissement, était à l’ordre du jour avec le candidat Sarkozy à la veille des résidentielles. Un tel projet peut inclure pour un collège ceci :

    = l’accueil des 6 èmes par les 5 èmes ; plutôt que par les 3 èmes

    = une charte du respect les uns des autres

    = la lutte contre les phénomènes de sexisme très présents et dont on ne parle pas

    = la lutte contre la violence.

    Elle souligne qu’un enfant ne pose pas des problèmes du jour au lendemain.

    L’infirmière scolaire est une personne importante dans un établissement les élèves poussant facilement sa porte.

    * Philippe Guittet, proviseur au lycée Carnot, lycée où furent élèves avant leur succès les deux musiciens de Daft Punk, indique :

    = ne pas être opposé à un diagnostic de sécurité spécifique à chaque établissement, aux Equipes Mobiles de Sécurité, au personnel formé à la sécurité

    = désirer un projet d’établissement comportant :

    * une éducation appréciant mieux les compétences

    * un accompagnement personnalisé consistant à suivre de la seconde à la terminale un groupe de 4 à 5 élèves, suivi fait par un enseignant, un documentaliste ou un personnel d’éducation.

    Carnot, dans le 17 ème arrt de Paris, accueille 2.000 élèves. Tous les carnets sont vérifiés le matin afin de n’accueillir que des élèves de Carnot.

    * Clément Dirson cite le travail d’un sociologue d’où il ressort que faire d’une école un bunker revient à transformer cette école en cible.

    Michel Botbol réagit pour préciser que les lycées ouverts sur les favellas ont perdu l’exigence du savoir et sont par ailleurs contrôlés par la mafia locale.

    Il dénonce la violence comme mot fourre-tout les violences étant très différentes. Il y a celles qui motivent du sécuritaire. Il y a les autres en quelque sorte celles des bagarres des années collège.

    Du côté des professeurs, dire la peur ne corrige pas le ressenti. Aller au travail sans être entendu est pénible. Cette difficulté est aggravée quand on déclare que cela a toujours été ainsi – avec de la violence – et qu’il est mieux de se taire que de réclamer ou d’aller manifester.

    * Corinne Tapeiro souligne que beaucoup d’enseignants ont leur métier à cœur. Quand il y a des réformes les congés de formation ne suivent pas toujours.

    Il serait important de mieux évaluer les élèves, au plus près de leurs compétences.

    Par ailleurs le parcours des enfants n’a pas à être sacrifié à celui de l’institution.

    A l’école, les enfants devraient se sentir chez eux, une deuxième maison en quelque sorte ce qui donnerait une relation plus directe et plus respectueuse entre enseignants et élèves.

    Corinne Tapeiro constate une fracture du respect entre parents et enseignants. Et il faut faire connaître aux parents ce qui est attendu d’eux comme parents éducateurs et comme parents d’élèves.

    * Clément Dirson dénonce une autre violence faite aux professeurs : celle de devoir choisir entre des élèves à aider. Sur 10 élèves, en choisir 1 à aider par le PPRE, Programme Personnalisé Réussite Education.

    * Pour Corinne Tapeiro la vraie question est : Allons-nous former les citoyens de demain ? Cela quand 15% des élèves sortant de CM2 ne savent ni lire, ni écrire, ni compter. C’est un échec. Des problèmes à régler en amont sans doute, et certainement des solutions à trouver en aval.

    Les voie d’excellence peut être une 1 ère S ou une 1 ère L mais aussi celle choisie – à condition que ce soit réellement un choix personnel – d’un enseignement professionnel ou technologique.

    Evaluer la quantité de devoirs rendus ne semble pas suffisant pour évaluer Les compétences des élèves.

    * A une question posée sur une relation entre violence et multinationalisme Corinne Tapeiro souligne deux nécessités : celle de former les enseignants à la gestion des conflits, celle de remplacer les professeurs absents pour évier aux élèves d’être désoeuvrés.

    Pour Michel Botbol, psychiatre, les quartiers favorisés sot mieux lotis que ceux dits défavorisés. Par ailleurs, dans les zones de relégations, il est habituel que les situation soient plus facilement explosives. Il met d’ailleurs en garde contre la judiciarisation.

    * La violence n’épargne pas le secteur privé, où elle est davantage étouffée. La différence entre public et privé tient à ce que ce dernier met à la porte si cela ne va pas.

    Ce que j’aimerais bien et qui n’est pas fait ce serait un bilan de compétences, associant les aptitudes scolaires et extra-scolaires, qui serait établi chaque année à partir de la 6 ème. Certains élèves seraient peut-être alors vus autrement, mieux compris et davantage motivés, d’où moins d’échecs scolaires. Faites passer le message !

    Contact francoiseboisseau@wanaoodoo.fr

  • France, terre de violence ?

     

    balanceJustic.jpgVais-je regretter d’être française ? D’appartenir à une lignée de français ? La mise en garde à vue d’une collégienne de 14 ans dans le XX ème arrondissement de Paris m’interpelle car elle se produit après d’autres violences infligées à des mineurs qui n’ont rien fait, même pas séparer d’autres jeunes à l’occasion d’une bagarre.

    Sur le « Journal d’un avocat » - blog référencé de maître Eolas – il est donné le mardi 9 février 2010 le récit de la garde à vue d’une certaine Anne, collégienne de 14 ans, avec les commentaires de ce défenseur.

    Ayant écouté Anne – vrai prénom ou pas qu’importe – à la télévision ainsi que sa maman, j’ai entendu ce qui suit.

    Anne a été réveillée vers 10h00 par des coups très forts frappés à la porte. Elle était au lit car souffrante – ceci arrive même aux adultes quand une « gastro » les cloue chez eux - et en tenue de jogging. Ayant demandé à s’habiller – autant ne pas risquer d’attentat à la pudeur ! – cela lui a été refusé.

    Embarquée en jogging au saut du lit, elle raconte au poste qu’elle est intervenue dans une bagarre - pour laquelle les forces de l’ordre sont venues la quérir - afin de séparer d’autres jeunes, de 14 ans comme elle.

    Ce qu’elle exprime alors évoquerait plutôt un comportement de policiers adultes dans le cadre d’une garde à vue pour suspicion de meurtre que pour une bagarre qui n’a pas eu, semble-t-il, de conséquence.

    Anne raconte comment on lui parle. Je la cite : « Maintenant tu vas arrêter de te foutre de ma gueule. T’as intérêt à me dire la vérité. Sinon on va te prolonger de 24 heures». Elle est choquée. De tels propos sont maltraitants. La maltraitance est une violence.

    Il ne faut pas perdre de vue qu’une garde à vue, en principe, ne se déclenche pas sans éléments sérieux, sans faits assez graves nécessitant l’isolement de l’« individu », son éloignement pour la conservation des preuves, etc… La garde à vue est un peu un début de sanction et n’a guère à voir avec la présomption d’innocence que l'article 9-1 du Code Civil mentionne :"Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence".

    Anne évoque aussi le « menottage » pour se rendre à la visite médicale. Encore une fois pourquoi Anne inventerait-elle ?

    Alors, quand on entend la policière concernée déclarer à propos de « la mineure » que tout s’est bien passé, que la mineure n’a pas fait de réclamation, j’hallucine.

    Injuriée, stressée, accusée – sans doute à tort car si Anne dit vrai pourquoi ne pas la croire, elle ? – on voudrait qu’elle réagisse si elle est mécontente ?

    Mais, miss police, avez-vous été en garde à vue à son âge ? Maltraitée comme Anne l'a ressenti ?
    Vous rendez-vous compte de ce que cela représente pour une jeune fille qui serait accusée par erreur ?

    Il n’est pas pire injustice que d’être accusé à tort !

    A votre totale décharge et à celles de vos collègues, il semble qu’il soit dans l’air du temps que des consignes musclées soient données par qui de droit pour sévir. Il ne reste plus qu’à appliquer la loi de la manière la plus extrême. Et les forces de l’ordre placées en 1 ère ligne sont bloquées entre des ordres venus d’en haut et leurs concitoyens d’en bas.

    Il y avait, pour cette affaire de bagarre, une autre possibilité que la garde à vue. Cette voie était celle de la convocation des jeunes concernés, avec les parents, pour être entendus individuellement. Puis ensuite – pourquoi pas ? – être confrontés les uns aux autres.

    Ces jeunes n’étaient ni des criminels ni des délinquants, eu égard aux informations entendues.

    Le problème est que ce qui s’est produit pour ces jeunes parisiens peut arriver demain à des bretons, des marseillais, des landais, n’importe où en France.

    Le plus grave est pointé par l’écrit de Maître Eolas : « Sur ses aveux : 14 ans, réveillée par la police qui l’arrête conduite en pyjama-jogging au commissariat, entendue pendant huit heures, sans la possibilité d’être assistée par un avocat qui aurait accès au dossier. Ça c’est de la preuve solide et irréfutable, largement suffisante pour dès 14 ans lui coller un casier judiciaire. J’espère que mon confrère Jean-Yves Halimi qui est saisi de ce dossier obtiendra la nullité de cette garde à vue qui colle parfaitement à l’arrêt Dayanan. »

    Un casier judiciaire pour rien, ce serait très grave. Un pas vers l’avant glas d’une démocratie.

    La voie du tout sécuritaire fait peur. Elle est bizarre au pays des droits de l’homme, et pourrait amorcer le début d’un régime de peur où tout citoyen deviendrait dénonciateur.

    Que les partisans du tout sécuritaire soient vigilants : ce tout sécuritaire contre autrui, par un effet boomerang qui n’aurait rien de novateur, peut se retourner un jour contre ses propres promoteurs.

    A quoi sert de maltraiter ainsi, dans le cadre d’une garde à vue, des moins de 18 ans ?

    Contact : francoiseboisseauàwanadoo.fr (illustration : la balance de la justice)

     

  • Guittet, Raufer, Pomart, Girau et la violence; Desborde et l’espoir.

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Mercredi 27 mai 2009, une émission de C dans l’Air, consultable jusqu’au mardi 2 juin compris, a été présentée sous 09.05.28Fem3000 019.jpg l’intitulée  « Un couteau dans le cartable ».

    Chacun des 4 invités – Philippe Guittet, Xavier Raufer, Bruno Pomart, Catherine Giraud - rapporte, au plan personnel, son vécu et son expérience.  

     

    Philippe Guittet est Secrétaire général du Syndicat National des personnels de direction de l’Education nationale. Il est surtout, proviseur à Maurice Ravel, établissement de 1850 élèves pas loin de chez  moi dans le XX ème arrondissement de Paris dont il connaît bien la population.

     

    Xavier Raufer est criminologue et professeur à l’Institut de Criminologie  à Assas Université Paris II. Il est au fait de la ville et de ses bandes -  autrefois et maintenant. Il apporte un éclairage indispensable, bien au-delà des questions scolaires.

     

    Bruno Pomart a été policier au Raid. A la tête d’une association il travaille à Aulnaye sous Bois à un projet mettant en place une équipe de 17 médiateurs formés. Excellents résultats dit-il.

     

    Catherine Giraud est Psychologue clinicienne au relais étudiants-lycéens rattaché à la Fondation Santé des étudiants de France. Elle stigmatise la violence –celle des parents – pas trop – et des jeunes - beaucoup.

     

    C dans l’Air plaçait le texte ci-dessous pour présenter l’émission :

     

    « Comment lutter contre la violence et la présence d’armes à l’école ? Quelques jours après l’agression au couteau d’une enseignante par un collégien, Xavier Darcos précise, aux collectivités locales, parents d’élèves et chefs d’établissement, ses propositions. 


    "L’école doit être sanctuarisée", a réaffirmé, mercredi 27 mai 2009, Xavier Darcos, qui recevait, "dans le cadre de la lutte contre l’introduction d’armes dans les établissements (scolaires)", les représentants des fédérations de parents d’élèves, des collectivités locales et des chefs d’établissement.

    Une réunion où le ministre de l’Education nationale a précisé l’ensemble de ses propositions formulées après l’agression au couteau, le 15 mai, d’une enseignante par un élève de 13 ans au collège François-Mitterrand de Fenouillet, en Haute-Garonne, et qui ont soulevé depuis la controverse, au sein même du gouvernement.

    "Je reconnais que le portique, c’est un peu compliqué à mettre en place", a-t-il déclaré à la sortie de cette entrevue, préférant envisager plutôt le principe du "cas par cas", dans les établissements où des "diagnostics de sécurité" auront fait apparaître un besoin.

    S’agissant de l’éventualité de fouilles des sacs des élèves, la tâche pourrait incomber aux chefs d’établissement et Conseillers Principaux d’Education (CPE), "au moyen d’une habilitation spécifique qui leur serait donnée par la loi".


    Quant aux "forces mobiles" qui dépendraient du rectorat, elles pourraient être constituées sur le modèle de ce qui se fait déjà dans l’académie de Versailles, "où un petit groupe d’agents sont mobilisés lorsque des difficultés particulières se présentent ou lorsque des risques se dessinent" dans les établissements.

    Enfin, le ministre a insisté sur la formation des personnels des collèges et lycées, et leur "protection juridique", ainsi que sur l’idée de sanctions financières contre les parents des élèves amenant des armes en milieu scolaire. »

     

    Je suis sortie de cette écoute insatisfaite, avec un sentiment étrange, désagréable d’invités les uns à côté des autres plutôt qu’en convergence.

     

    Explication suggérée pour cette émission: les populations de jeunes évoquées par l’un ou par l’autre ne sont pas les mêmes.

     

    Plus généralement du côté des violences à l’école, là c’est un fait : il y a 50 ans, les populations continuant leur scolarité était un petit pourcentage désireux d’apprendre et à mille lieux de contester les enseignants. Les autres entraient dans la vie active.

     

    Aujourd’hui c’est le Baccalauréat pour presque tout le monde en objectif affiché. Or tout le monde n’est pas « accro » à des études qui durent et qui répètent. Alors que la diversité des populations constituant la France s’est fortement accrue et que la vitrine scolaire est restée presque la même qu’autrefois.

     

    Une note positive avec l’expérience concrète d’une femme, Chantal Desbordes, seul amiral à ce jour de sexe féminin, qui par ses fonction a pensé à utiliser pour les besoins de la marine le vivier des 110 000 (en 1993) à 130 000 (en 2008) jeunes sortant chaque année du système éducatif sans diplôme.

    La mer - c’est une réalité - est un chef exigeant. Et là, miracle ! Enfin non, pas un miracle mais le fruit de paroles positives exprimant le respect, l’estime, la confiance du chef, Chantal Desbordes, vis-à-vis d’eux, les dévalorisés de la terre de France. Grâce à elle, la majorité s’en est sorti, acquérant des compétences, des diplômes, et même des Validation d’Acquis pour aborder des formations plus poussées quand des vocations plus pointues se sont manifestées sur le tard.

     

    Cette rencontre avec l’amiral Desbordes avait lieu hier soir  à la mairie du XVème arrt de Paris. Et quand je lui ai demandé si la société civile était bien au courant de ces initiatives réussies, elle m’a répondu que cela ne semblait guère le cas.

    En même temps ce n’était pas à elle de faire cette publicité. Que je commence ici. Il est agréable de semer le bon grain de la réussite de la vie pour chacun, à condition de le vouloir bien et de s’en donner les moyens.

     

    Je consacrerai bientôt un billet à Chantal Desbordes.

     

    Contact : francoiseboiseseau@wanadoo.fr (illustrations : Chantal Desbordes jeudi en intervention)