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vincent benard

  • Crise financière: origines

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.

    Depuis quelque temps je suis destinataire d’informations émanant de Café Liberté. La proposition pour la séance de ce jour que je découvre en ouvrant ce matin la boîte mail peut intéresser certains.

    La crise financière, la crise tout court est là. Et je me dis qu’à l’école on est très loin d’une information minimale sur les mécanismes qui nous gouvernent quelque part dans l’ombre et que nous ne maîtrisons pas du tout.

    On est un peu les esclaves de ces autres dans 2 sens : celui des dépôts d’économie, celui des emprunts. Cet esclavage pourrait se supporter, peut-être, si les règles en étaient connues. Or ces règles restent utilisées par les seuls initiés qui contrôlent ipso facto nos vies.

    Il est sans doute difficile d’y remédier, sauf en cultivant son jardin au sens propre quand on dispose d’un peu de terre. Ce qui n’est pas une raison pour ne pas essayer de comprendre afin de rénover ou remodeler ces manières de faire qui enserrent peu ou prou le fonctionnement économique de la planète terre. Donc sa vie tout court.    

    Café Liberté du lundi 6 octobre 2008: Aurélien VERON, Camille BARBIER - les origines de la crise financière

    Cette séance se tiendra comme à notre habitude à 20h30 au café Le Luxembourg, 58 Bd Saint Michel, 75006 Paris. La séance portera sur les origines de la crise financière.

    L'exposé introductif sera présenté par Aurélien VERON et Camille BARBIER, tous deux fondateurs du Café Liberté et professionnels des marchés financiers. Aurélien VERON, ancien président de Liberté Chérie est président du Parti Libéral Démocrate dont l'excellente l'Université d'Eté s'est déroulée en septembre, abordant notamment les origines étatiques de la crise financière avec une remarquable contribution de Vincent BENARD.

    A l'heure où les adversaires des libertés économiques braillent leur aversion dans des medias en réalité partiaux, il est essentiel pour tous les défenseurs des libertés économiques d'identifier et d'étudier les causes de la crise financière actuelle. Or ce sont des défenseurs des libertés économiques qui ont dénoncé les ingrédients de la crise en gestation lors de leur mise en place, annoncé l'existence et l'explosion à venir des bulles monétaires et immobilières, et structuré l'explication de la crise bien plus profondément que ne le font leurs détracteurs.

    BIBLIOGRAPHIE : Voici quelques sources d'information que nous vous recommandons .

    Blog de Vincent BENARD, président de l'Institut Hayek, spécialiste de l'urbanisme, et notamment son article les causes immobilières et foncières de la rise des subprimes décrivant la gestation de la bulle immobilière.

    Blog d'Aurélien VERON, spécialiste des marchés financiers et président du Parti Libéral Démocrate, et notamment son article Crise du libéralisme ou crise de l'interventionnisme ? décrivant les origines de la crise financière.

    Le discours de Ron Paul du 16 juillet 2002 à la chambre des représentants des USA, dénonçant les régimes dérogatoires des GSE Fannie Mae et Fredie Mac, et annonçant la création et de l'éclatement d'une bulle immobilière majeure du fait de ces régimes.

    Le blog du Café Liberté, avec notamment le compte rendu de nos séances du 11 et 15 décembre 2006 où nous émettions l'hypothèse d'une bulle financière comparable en intensité à celle de 1929 mais dont la capitalisation est issue de l'immobilier, et nos séances du 13 et 16 février 2007, portant sur l'urbanisme et évoquant les réglementations urbanistes en facteur fondamental de la création de la bulle immobilière majeure constituée en Europe et aux Etats-Unis.

    DOSSIER : Le présent dossier, dans sa version préalable au débat ne prétend ni représenter la pensée des orateurs introductifs, ni celle des participants au Café Liberté. Il fournit simplement des éléments d'éclairages et de contribution au débat.

    1- Des voix ont annoncé et dénoncé la crise financière avant qu'elle ne se produise

    Le 16 juillet 2002, l'ultra libéral Ron PAUL, futur candidat à la Maison Blanche, lors d'un discours à la chambre des représentants des Etats Unis (cf. résumé), dénonçe les réglementations et subventions des GSE Fannie Mae et Freddie Mac mises en place sous les démocrates et annonce le développement d'une bulle immobilière majeure de leur fait, et son fatal et terrible éclatement à venir. Les parlementaires républicains n'auront pas le courage de revenir immédiatement sur cette mesure démocrate sociale démagogique. Etant donné l'importance déterminante de l'immobilier au sein de la capitalisation, la bulle immobilière annoncée par Ron PAUL signifiait la constitution d'une bulle financière gigantesque. Le discours de Ron PAUL mentionne le fait que ces mesures démocrates sociales allaient engendrer la venue de difficultés financières directes pour des millions d'américains.

    Le 7 septembre 2006, l'universitaire économiste italo-états-unien Nouriel ROUBINI, ayant au cours de sa carrière débutant en 1988 été conseiller de prestigieux organismes publics (FMI, Banque Mondiale, NBER, Trésor US...) exposait au FMI la venue d'une crise financière majeure issue de l'immobilier, allant engendrer des faillites en cascade, au premier rang desquelles Fannie Mae et Freddie Mac.

    Lors de nos séances des 11 et 15 décembre 2006, le Café Liberté émettait l'hypothèse d'une bulle financière majeure d'une intensité comparable à celle de 1929. La flambée des prix de l'immobilier et de la masse monétaire étant disproportionnée par rapport à la croissance de l'économie. L'analogie avec la crise de 1929 provenait d'une comparaison de la distorsion de la masse monétaire. L'hypothèse d'une perturbation historique de l'indicateur d'inflation, à l'origine du déboussolement des banques centrales étatiques était évoquée. Lors du 1er semestre 2007, les travaux du Café Liberté ont étayé ces hypothèses et approfondi l'étude de leur volet immobilier, notamment avec nos séances du 13 et 16 février 2007, où la bulle immobilière était évoquée en relation avec les accablantes contraintes urbanistes dénoncées depuis longtemps par les libéraux. La plupart des grandes agglomérations occidentales ont un urbanisme tellement réglementé qu'elles ne peuvent plus s'étendre ni en hauteur ni en surface: chaque mesure dirigiste finançant le logement se traduit alors par une inflation en prix. Les grandes agglomérations texanes font exception et elles connaissent une inflation en volume au lieu d'être une inflation en prix et bénéficient d'une qualité de vie supérieure aux agglomération à l'urbanisme technocratiquement dirigé.

    A l'été 2007 la crise financière débutait avec l'annonce d'une faillite issue des défaillances des remboursements de subprimes. A l'automne 2008, la crise apparait dans toute son ampleur. On observe des faillites bancaire en cascade menaçant l'édifice financier occidental. L'effondrement des prix de l'immobilier commence tout juste à se produire en France où les mesures sociales démocrates du président Nicolas SARKOZY et de sa ministre Christine BOUTIN ont retardé l'éclatement de la bulle immobilière, lui donnant d'autant plus de force destructrice.

    2- Quelques facteurs étatiques connus, constitutifs de la création de la bulle monétaire et immobilière

    La législation CRA de discrimination positive a contraint les organismes de prêts immobilier aux Etats Unis à prêter à des emprunteurs issus de populations en moyenne peu solvables. Le durcissement considérable de cette réglementation au milieu des années 1990 sous Bill CLINTON a été de pair avec l'inflexion haussière des prix de l'immobilier. La théorie réglementaire prétendait imposer ces discriminations positives sans augmenter le risque de défaillance des emprunteurs. En réalité, cela a simplement conduit au masquage des risques par des acteurs (chargés de comptes, directeurs d'agences, etc.), qui devaient remplir les quotas imposés par la puissance publique.

    Les organismes Fannie Mae (originellement étatique) et Freddie Mac (concurrent créé avec la privatisation de Fannie Mae) étaient placés sous une réglementation dirigiste les ayant contraint à absorber d'immenses quantités de prêts hypothécaires, qui étaient en réalité à risque. On comprend dès lors que Fannie Mae et Freddy Mac étaient plus enclins à titriser sans bruit les prêts hypothécaires qu'à auditer efficacement les risques réels, au delà des déclarations des organismes prêteurs, eux aussi sous contrainte de la puissance publique.

    Traditionnellement les sociétés de cotation (Standard and Poor's, Moody, etc.) évaluent le micro risque (défaillance individuelle issue de causes individuelles) mais pas le macro risque (défaillances individuelles issues d'une cause commune future).

    Les risques de défaillance des subprimers sont devenus majeurs dès lors que les taux d'intérêts contrôlés par la banque centrale étatique, après avoir été très faibles durant plusieurs années ont augmenté, dans un pays où les taux d'intérêts sont variables pour une partie importante des prêts immobiliers et des prêts à la consommation.

    Le couplage de ces trois manipulations étatiques et de leur absence de correction par les opérateurs financiers durant une décennie a conduit à la mise sur le marché financier international d'immenses quantités de titres plus risqués qu'il 'y paraissait.

    Au delà de la crise financière de l'immobilier états-unien, il convient de signaler que durant la décennie 1996-2005 le différentiel entre la croissance de l'économie et les inflations de masse monétaire ou de prix de l'immobilier ont été du même ordre de grandeur en Union Européenne et aux Etats-Unis d'Amérique.

    ATTENTION : pour pouvoir participer à l’événement il faut être membre de cette communauté. Donc il faut se connecter au préalable pour confirmer sa participation.  Début le lundi 6.10.08 à 20h30, fin à 22h30.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr