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une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

  • Une semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires)

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    un sem sur deux.jpgJe suis allée voir ce film, oubliant les prises de vues de Lol, Beaux Gosses, Entre les murs.

    Il m’importait de m’immerger dans la tête des enfants confrontés à ce qui est toujours déplaisant pour des jeunes : voir les parents qui les ont fabriqués à deux, les laisser sur le bord de la route.

     

    Un peu comme s’ils étaient, après tout, secondaires. Comme si seuls comptaient, avant tout, les désirs des adultes d’être heureux, apparemment en prenant la solution de se quitter. Pour aller butiner ailleurs.

     

    Pas pour refaire sa vie.

    Une vie ne se refait jamais. On la continue, c’est tout. Avec plus ou moins de réussite.

     

    Et les petits dans tout cela ? Leur avis est-il demandé ? Et leur opinion ?

    En général, ils préféreraient ne pas avoir une double séparation à supporter. Car souvent un parent part avec une autre, et l’autre s’envole avec un autre - ne serait-ce que par peur de rester seul ou seule.

     

    Comme la jeunesse permet de s’adapter, il est évident que, par la force des choses, les enfants s’adaptent.

    Dire que c’est le bonheur pour autant pour eux, c’est une autre histoire !

     

    Alors ce film est à voir.

    Chacun avec son parcours, long ou court, y trouvera matière à réflexion.

    Pour soi ou d’autres jeunes autour de soi. Car, ici, ce sont les moins de 18 ans qui m’importent.

     

    Ce film n’a rien de triste. Il est avant tout vivant.

    La jeune Léa de 12 ans avec Maxime son frère, passent chaque semaine d’un lieu à un autre – peu éloignés – dans le cadre d’une garde alternée.

     

    Un modèle de garde alternée qui est filmée là, en raison de la proximité géographique. Qui rappelle davantage une vie à l’hôtel ou en pension, en alternant deux lieux choisis.

     

    Certes il y a le père et la mère qui sont présents. Avec le poids de leur vie sentimentale respective, de leurs errances affectives, de leurs gamineries.

     

    Car ce sont les adultes qui affichent des comportements de gamins.

    Les enfants font ce qu’ils peuvent pour assurer leur survie dans un monde qui déploie et affiche de plus en plus le défaut de persévérance des grands.

     

    Après quoi on voudrait, dans une société qui affiche au quotidien le laxisme des grands, que les enfants soient concentrés à l’école, intéressés par des connaissances parfois trop théoriques, etc…On voudrait qu’ils soient parfaits, alors que sous les yeux c’est un peu la débandade.

    Un exemple qu’ils intègrent, même à leur corps défendant.

     

    Léa et Maxime sont deux êtres positifs. Qui utilisent au mieux les conditions dans lesquelles ils se trouvent placés par la force des choses.

    Non. Pas la force des choses. La décision, plus ou moins réfléchie, de leurs adultes de parents.

     

    Optimiste de nature, on verra bien les quelles types de familles prévaudront à terme.

     

    Quelles que soient ces variétés, ce que je souhaite, ce qui me semble le plus important est d’écouter davantage les moins de 18 ans. Ce qui n’est guère le cas !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : affiche du film Une semaine sur deux)