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transmettre

  • Transmettre

    Transmettre a lieu chaque instant que Dieu fait ou chaque nanno seconde qui nous est donnée.

    On transmet tout le temps.
    On vit à chaque seconde en une sorte d'étrange tour à tour,  en situation d'initiateur de transmission ou de récepteur de transmission ou encore en position neutre d'agent de transmission.
    Avce des sujets différents, des niveaux différents, des intentions différentes.

    Hier , c'est une parole positive d'un garçon de 14 ans, élève attentif  au Conservatoire de Paris qui a fait "tilt" dans ma tête. Ce jeune sans histoire, déroulant une classe de 3 ème correcte, a fait état du talent  de son professeur  de cor de chasse. A savoir l'aptitude à transmettre de façon vivante,  joyeuse,  avec un plaisir communicatif  et intense tout ce qui concerne la musique. Musique exprimée dans ce cas concret par l'instrument qu'est le cor de chasse. Or il n'est pas fréquent  d'entendre un tel compliment spontané sur un professeur. 

    Cee enseignant en art musical a-t-il un truc ou un talent particulier inné ? Ou bien a-t-il développé cette aptitude à transmettre ?

    Vaste sujet qui concerne tout autant la transmission des matières au programme des écoles que celles proposées et enseignées dansun Conservatoire de Musique.

    L'important étant que ce professeur de cor n'est pas - heureusement ! - seul à disposer de ce"plus" qui peut faire la différence pour un certain nombre d'enseignés, moins ou plus de 18 ans.
    Ainsi,  j'ai eu des échos d'un professeur en EPS (= éducation physique et sportive), une femme, cette fois, qui en collège, en classe de 3 ème,  concilie à la fois le fait d'enseigner tout le programme prévu et de faire dans le même temps plaisir à tous ses élèves. Le tout avec des résultats corrects quand il y a une inspection.  Qui dit mieux ?

    Le parcours de tout le programme n'est pas toujours assuré. Un de mes voisins d'immeuble, au 5 ème étage - je navigue au 3 ème - n'a pas obtenu son brevet des collèges  en juin 2007, la faute  au sujet d'histoire-géo non vu.  Entre nous, il y a de la faute du côté du prof  de ce collège privé catho et aussi de la faute du côté du garçon qui aurait pu s'organiser pour éviter l'impasse; ceci dit il est passé en seconde et il n'était pas le seul de ce colège ayant échoué en raison de ce trou. Et sans doute de notes juste à la moyenne par ailleurs.
    A l'inverse la jeune Amélie, elle aussi en 3me en public a décroché son  brevet là où je l'aurais pensé peut-être en péril. Hé bien non ! elle avait tout assimilé !
    Ces 2 jeunes habitent le 20 ème parisien.

    Revenons à ce propos sur transmettre en se demandant ce qu'est ce "plus" évoqué plus haut ? Cette étincelle qui "met le feu" au désir d'apprendre ? L'étincelle qui donne "l'envie d'avoir envie". La flamme qui éclaire le paysage infini du savoir à explorer.   

    La recette de cette magie ? je ne la connais pas. Je la connais d'autant  moins au'il ne s'agit pas d'une recette singulière ou de ??????recettes??? multiples.
    Il s'agirait plutôt d'une chimie réinventée à l'infini par chacun de ceux et celles qui savent faire trouver  à chacun de leurs "enseignés",  en apprentissage de découvertes,- leur  chemin personnel unique pour arriver à  prendre place au banquet festif et jouissif  quelque part - cen'est pas Axel Kahn qui me contredira !du savoir , de la recheche, de la découverte. Un peu comme la chimie multiple des bons cuisiniers qui régale chacun à sa façon mais toujours avec succès.

    Les ingrédients de cette chimie réussie sont multiples.
    Encore plus aujourd'hui qu'il y a 60 ans chaque être qui naît en France  est exposé à une multitude de sollicitations en tout genre,  l'époque actuelle étant "bourrée" de charmes et de possibilités.  Parmi lesquels il convient cependant de faire un certain tri , sous peine de submerssion ou carrément de noyade dans un tourbillon visant à une pseudo égalité et au sein duquel  de l'essentiel et du gratuit -  tels silence,  calme, sobriété - sont cachés ou sous peine de devenir "accro"  à un  élément  ou l'autre d'un environnement trop sollicitatif.

    Il existe un ingrédient, un élément constant  qui permet d'assurer en la facilitant la transmission: l'exemple. Un homme, une femme, heureuxe) de ce qu'il aime, de ce qu'il fait détient déjà l'étincelle qui permet une tranmission à quasi 100%.  Qu'il s'agisse de "travaux" étiquetés  manuels ou  d'activités intellectuelles ou sportives etc...
    Suite à un exemple positif , il y a aussi des éléments qui se jouent en duo.

    Un chercheur tel Antoine de la Garanderie - dont  on trouve facilement les ouvrages à la portée de tous - a pu,  grâce à  de nombreux enseignants à sa suite et à son écoute,  faire échapper à  l'échec scolaire des milliers d'élèves. Ce chercheur, également professeur, a montré en clair le fonctionnement mécanique, technique, physique du cerveau. Il a su en particulier, très en gros, vulgariser le fait que des humains fonctionnent en mode appelé visuel, alors que d'autres se situent en mode auditif.  Cette situation "de naissance" est importante à savoir, de par ses conséquences au niveau de l'enseignement scolaire.  Ainsi il faut savoir qu'un enseignant visuel sera bien perçu donc bien reçu par un élève visuel mais mal réceptionné par un élève auditif.  Et vice versa un enseignant auditif sera bien entendu  par un auditif et totalement étranger à la compréhension d'un visuel.  
    Ce qui est valable pour des jeunes l'est tout autant pour des adultes. 

    Ignorant de ces choses, l'homme fabrique de toutes pièces à partir d'êtres normaux des êtres malheureux. Faute de savoir. Faute de chercher à savoir avec humilité  plutôt que prétendre tout connaître en déclarant "pas biens, pas aptes, pas capables"ceux et celles qui fonctionnent nomalement mais d'une manière ignorée de ces connaisseurs.
    L'ignorance engendre des malentendus aux conséquences  fâcheuses pour concernés, certes,  et  aussi pour toute la collectivité.
    Attention ! Antoine de la Garanderie ne parle pas du tout de fonctionnement au sens "psy" (psychologique,  psychiatrique, pychothérapeutique), mais d'un fonctionnement aussi mécanique que celui de mouvements physiques.     

    Dès 1977,  Jean-Charles Terrasier, lui,  a montré et défendu la spécificité des NAT (=Normaux ATypiques ou "précoces" ) soit 2,3% de la  population. Ces Nat,  comme les auditifs ou visuels décrits par A. de la Garanderie,  sont  nés comme ça et  n'y peuvent rien. En sus ces NAT peuvant êre "déconsidérés" comme une injure à une égalité "du côté de la tête" aussi irréaliste qu'est impossible une égalité physique de taille, de poids etc....
    L'éclairage apporté par Jean-Charles Terrassier a montré que le système scolaire, tel que standardisé, était inadapté à ces 2,3%  bien incapables de remonter le temps pour se refabriquer autrement  avec un autre capital génétique qui serait  conforme à celui des 97 ,7% majoritaires.
    L'inadaptation scolaire tient pour  partie à un rythme insuffisament rapide à l'école - et ailleurs - pour ces NAT ainsi qu'à des attitudes hostiles d'enseignants  ou de responsables non informés qui croient, par exemple, repérer  de l'insolence ou du rejet de l'autorité là où il n'y a  pour ces jeunes NAT aucune intention de ce genre car ils sont spontanément à l'aise, de par des aptitudes dont ils n'ont pas forcément connaissance,  avec la plupart de tous les grands adultes, ce qui est - en fait - une façon très égalitaire de se comporter avec des majeurs.  Mais cette égalité là est, en général, rejeté violemment par des majeurs désireux de garder le pouvoir sur des moins de 18 ans.  Seuls des plus de 18 ans, eux-mêmes NAT,  peuvent comprendre cette sorte de situation et s'exposer - sans aucune peur - à ces moins de 18 ans qui sont comme eux  des NAT. A côté de ces NAT dont 1/3 s'en sort,  les 2/3 restant terminent  en échec total  scolaire et de vie ou encore en vie plus ou moins ratée définitivement ! Pour ces deux-tiers  la  résilience se fait peau de chagrin ou inexistante. Il existe des NAT accablés en sus de dyslexie,  par  exemple, ce qui ne simplifie rien.

    A côté des NAT,  des Dyslexiques tout simples peuvent  être plus ou moins bien pris en considération.
    Le sort d'autres "non conformes" , les autistes par exemple, reste trop souvent encore attristant Eux aussi demeurent encore vicitimes de ces interdictions tacitees d'être différents, cette différence dérengeant ls autres. J'ai cité, dans le billet relatif aux soeurs BONNAIRE,  l'acharnement du député UMP de La Loire Jean-François Chossy qui a réussi à  faire voter un texte en favuer d'une meilleure prise en charge des autistes, dite loi Chossy; il a aussi proposé des textes en faveur des handicapés, dispositions qui sont très appréciées. 

    Par ailleurs combien de jeunes en France sont indemnes d'atteintes chroniques  - diabète, épilepsie, etc...  que sais-je ?
    Et sans être atteints  d'une maladie chronique classique ou bien d'une rare maladie orpheline,  combien de jeunes sont immaculés en matière de "déviance"  ? ces  nobles "déviances"  qui font le charme et l'originalité de tous ces Normaux  ATypiques ?  "déviance" pointée du doigt  par rapport à une norme totalement virtuelle, moyenne et inexistante? mais bien présente et porteuse de blessures et de douleurs pour tous ceux qui s'écartent trop de cette virtualité jamais incarnée.
    Il importe, me semble-t-il, plus que jamais d'être ou de devenir tolérant à la différence, chacun pourvant avoir sa place en un monde où l'on passe et d'où l'on s'envole aussi vite qu'un fétu de paille entraîné par le vent.

    A propos des "précoces" ou NAT, à propos de cas médicaux nouveaux vite invalidants et douloureux, je tiens à citer  un UMP de mes Deux-Sèvres, un de mon secteur de Mauléon - 79700 - homme qui n'a cessé de porter la voix des petits, des nécessiteux, des souffrants,  des malades en étant leur relai pour  interpeller par des questions écrites des gouvernements successifs.  C'est de Monsieur Dominique Paillé que je parle ici et que je remercie pour une implication personnelle aboutissant  à des mesures légales mises en oeuvre du côté des "précoces" ou NAT en milieu scolaire par l'Education Nationale. Pour tout cela et pour tous ceus pour qui  vous continuez à vous battre: "Merci, monsieur Paillé !"

    Je vais conclure.
    A cette époque soucieuse de faire accéder à l'école des enfants handicapés qui le désirent, il est important de ne pas choisir, à tout prix, un nivellement par le bas de tous.
    Pour 2 raisons:
    *les très handicapés de base n'atteindront pas forcément le bas minimum de base envisagé, ce  en raison de besoins spécifiques et d'aptitudes spécifiques
    *les trop doués, eux,  n'ont pas à être cassés vers le bas;  ce serait se priver là d'une mine gratuite de richesse pour tous

    La vraie égalité - pour tout être disposant de liberté - n'est pas une égalité des chances qui n'existe pas.
    La vraie égalité est de donner à chacun ce dont il a besoin. Ce ne sont pas les familles qui comptent en leur sein un jeune "blessé" par la nature ou la vie qui diront le contraire;  dans un tel  cas, en général, c'est toute la famille qui se mobilise pour donner davantage à celui ou à celle qui a besoin de disposer de  plus.

    Pour ce qui est de l'école et de tout ce qui est à l'extérieur vous, les jeunes, que pensez-vous de ce texte ?
    Et aussi,  cherchez bien !
    Qui parmi vous n'a pas, un jour,  eu la chance de bénéficier d'un enseignant "super "? au moins 1 ?
    Cherchez bien !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr