Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

thierry guerrier

  • Laurent CABROL et d’autres face au climat : « Et si la terre s’en sortait toute seule ? »

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    cabrol.jpgRC désigne ici le Réchauffement Climatique. cabrol livre.jpg

    RCN désigne ici le Réchauffement Climatique Naturel.

    RCH désigne ici le Réchauffement Climatique Humain.

     

    Ces préliminaires pour introduire une émission intéressante de C dans l’air avec la participation de Laurent Cabrol à propos de la canicule.

    Précisément « Alerte la canicule revient » du jeudi 20 août 2009.

     

    Avec Laurent Cabrol Philippe Amouyel, médecin épidémiologiste, Serge Jouzel glaciologue et climatologue, Emmanuel Bocrie météorologiste.

    C’est Thierry Guerrier qui assure l’animation, l’intérêt mrincipal de l’émission étant que les 3 observateurs du climat se connnaissent bien, se respectent, s’écoutent. Philippe Amouyel apporte la touche santé.

     

    Rien de très nouveau n’est dit.

    Sauf ce qu’avance Laurent Cabrol dont je suis le raisonnement et, sur tout, les observations.

    Frappées au coin du bon sens.

     

    Laurent propose ainsi de faire pour les grands froids ce qui a été institué suite à la canicule de 2003. On sait bien qu’auparavant les canicules existaient, mais on n’en parlait pas.

    Je ne sais pas vous, mais moi, rien que d’entendre parler et re-parler de canicule, ça me donnerait  encore plus chaud !  Alors que ces poussées de chaleur excessive ne sont pas nouvelles ! Seulement on ne les pointait pas du doigt.

    Les plus 15.000 morts de l’été 2003 ont généré des mesures concrètes. Laurent souligne que les grands froids causent, eux, 6.000 morts en plus, soit quand même 40 % du surplus estival.

     

    Laurent souligne tout ce qu’on ignore, lié à l’extrême jeunesse de la météo.

    Ce qui rejoint d’autres propos que j’ai entendus à propos d’un tsunami très très ancien, déclenché à partir de la côté ouest de l’Amérique pour aller frapper le Japon. Et aussi à propos des ouragans dont des séries auraient frappé la côté Est des USA il y a 250 ans ou plus. Des événements peu gardés en mémoire d’homme. Mais gardé dans la mémoire de la terre quand on la sonde.

     

    Le fait est que l’on observe des événements climatiques. Et que l’on est incapable de savoir ce qui déclenche nombre de choses.

    Laurent rappelle constamment qu’il y a lieu d’être très humble. Car nombre de réalités sont ignorées.

    Dans le RCN difficile ainsi de faire l’impasse sur les océans, la chaleur qu’ils ont emmagasinée, leur manière de s’en décharger, d’exprimer en quelques sorte des « bouffées de chaleur ». Alors pourquoi pas leur participation « naturelle » au réchauffement climatique ?

     

    Dans le secteur ignorance, quand on parle d’anticyclone, on ignore pourquoi cet été il est resté « à la barbe des bretons ».

     

    Il est question d’El Nino, le retour. De sa périodicité. Du fait qu’il n’a rien de nouveau. Des scientiques vont d’ailleurs profiter d’El Nino, du RCN qu’il produit, pour en étudier l’impact aux Galapagos sur les espèces animales, maritime et terrestres. Ce afin de se préparer au  pic attendu du RCH.

     

    Tout le mon de est d’accord sur l’ancienneté d’El Nino. Hors émission, dans son livre paru aus éditions Le Cherche Midi en avril 2008 « Climat : Et si la terre s’en sortait toute seule ? » Laurent Cabrol souligne en page 46 à propos d’El Nino :

    « Il existe depuis des millénaires. L’évêque de Panama, Thomas de Berlanga, en a fait l’expérience en embarquant en 1535 pour le Pérou : soudain les vents se sont arrêtés. Il a dérivé et découvert les Galapagos. Le fautif ? El Nino, qui, déjà, avait inversé la course des vents. »

     

    Tout le monde est d’accord sur la pollution qui ne se contente pas d’exister là où elle aparaît mais va, par la grâce de vents, se déplacer où elle n’existe pas, à 100 kms de Paris par exemple en pleine campagne.

    Tout le monde est d’accord sur des dictons basés sur des observations locales répétées, lesquelles sont valables localement au moins pour le court terme.

    Tout le monde est d’accord sur les intercations océans atmosphères.

    Tout lemonde est d’acord quant à la régulation thermique individuelle, la sensation de soif. Car la sensation de soif, par exemple, est mal ressentie par les organismes très jeunes – les enfants en bas âge – ou très avancés en âge.

     

    Sege Jouzel annonce que le prochain rapport du GIEC parlera du lien entre réchauffement climatique et pollution. Il répond ainsi à une question très futée de Thierry Guerrier à propos de l’ozone et des gaz à effet de serre, style boucher le trou d’ozone par l’ozone produit par la pollution. Pour mémoire le GIEC est l’acronyme de Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, organisation mise en place à la demande du G7, ce en 1988.

     

    Emmanuel Bocrie du côté des prévisions déclare qu’il y a possibilité de prévisions saisonnières ou trimestrielles, non pas pour l’hexagone, mais à propos du fleuve Sénégal. Pourquoi ? Parce que la zone équatoriale est plus stable et a moins d’événements climatiques à prendre en compte. C’est météo France qui donne des prévisions à 3 mois pour une bonne gestion d’un important barrage sur le fleuve Sénégal. Cette régulation permet une fourniture correcte de l’eau au Sénégal, au Mali, à la Mauritanie, parce que 50 ans de données d’observations ont été accumulées.

     

    Je suis d’autant plus attentive à la pensée de Laurent Cabrol qu’on aurait l’impression, à force d’entendre assener la responsabilité des hommes dans le RC, que l’on serait capable de stopper une éruption volcanique ou un tremblement de terre.

    Certes on fait des progrès à propos desquels tout lemonde est d’accord. Mais c’est tout. RCN ? RCH ? Cette chaleur brûle les oreilles !

     

    Le Grenelle de l’Environnement ne me gêne pas car il concourt au respect de « notre mère la terre ». Ce respect que des populations restées hors civilisation officielle ont continué à respecter intuitivement.

    Nous n’inventons rien.

     

    Pour conclure : lisez et relisez le livre de Laurent Cabrol. Allez déambuler, si le coeur vous en dit, sur www.laurent-cabrol. com . Vous y apprendre tout ce qu’on ignore en météorologie. Des idées de vocation pour certains ?

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : couverture du livre de Laurent Cabrol, Laurent Cabrol) 

  • Thierry Guerrier et l’« affaire » Orelsan

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Mercredi 15 juillet 2009, Thierry Guerrier a su animer avec beaucoup de tact une émission de C dans l’Air, nomméeimagesOrelsan.jpg « Quand le rap dérape », autour de la suspension de l’intervention du chanteur Orelsan à La Rochelle lors des Francofolies.

     

    Thierry Guerrier a fait face intelligemment à deux niveaux de conflits qui se sont fait jour sur le plateau : intergénérationnels et intragénérationnel.

     

    Peu commun !

    Personnellement, j’ai cru rêver à certains moments.

     

    Je vous invite à aller regarder cette émission instructive.

     

    A signaler :

    = une interview intéressante d’Orelsan, faite pour l’émission.

    = Orelsan en concert, samedi 18 juillet 2009 à Bournezeau, Vendée, dans le cadre d’un festival non subventionné.

     

    La chanson d’Orelsan -  qui a déchaîné un tel ouragan et son manque de gagne pain en raison de participations déprogrammées - n’est plus chantée par lui depuis longtemps.

     

    Elle n’était pas à l’ordre du jour à La Rochelle ou dans les autres lieux festivaliers où Orelsan avait été invité, puis désinvité.

    Pas plus qu’elle ne sera interprétée à Bournezeau.

    Mais Orelsan a, heureusement pour lui, d’autres airs à son arc.

     

    Les invités de l’émission C dans l’Air:

    * Véronique Mortaigne, Journaliste et critique musicale au journal Le Monde

    * Olivier Cachin, Journaliste et écrivain

    * Alain Piot, Sociologue de formation.

    * Violaine-Patricia Galbert, Psychothérapeute

     

    Voici le texte présentant l’émission :

     

    « 

    La déprogrammation d’Orelsan aux Francofolies met artistes et politiques en émoi et provoque le débat autour du clip d’une ancienne chanson du rappeur. Danger pour la liberté d’expression ou légitime lutte contre l’apologie de la violence envers les femmes ? 

     

    L’annulation, par les organisateurs, du concert d’Orelsan, qui aurait dû avoir lieu mardi 14 juillet 2009 au cours des Francofolies La Rochelle, a été condamnée par plusieurs artistes du festival, comme Olivia Ruiz, Tryo ou Bénabar, ainsi que de Cali, qui n’était pas invité cette année, certains criant à la "censure" ou à l’"atteinte à la liberté d’expression".

     

    La controverse, qui se concentre principalement autour d’un clip et des paroles d’une chanson datant de 2007 et intitulée Sale pute, a pris une tournure politique. Suite aux déclarations de l’ancien directeur du festival, Jean-Louis Foulquier, sur des menaces de retrait des subventions, l’UMP a accusé la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, d’avoir fait pression sur les organisateurs de la manifestation.

     

    Des affirmations contestées par l’actuel directeur artistique des Francofolies, Gérard Pont

    qui assume l’entière responsabilité de cette décision -, et de Ségolène Royal, qui reconnaît "avoir exprimé sa satisfaction à l’annonce de la déprogrammation du rappeur".

     

    Le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, interrogé à ce sujet sur RTL, a jugé "cette polémique ridicule" . Dans le même temps, la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville et ancienne présidente de l’association Ni putes ni soumises, Fadela Amara, a proposé une table-ronde aux rappeurs. Valérie Létard, secrétaire d’Etat en charge de la Solidarité, a, quant à elle, évoqué la possibilité de légiférer sur des chansons qui pourraient choquer.

     

    Orelsan, qui se défend de faire l’apologie de la violence envers les femmes dans cette chanson écrite suite à une déception amoureuse, a été remarqué pour la brutalité de ses textes par de nombreuses associations féministes. L’artiste a été déprogrammé de plusieurs autres manifestations musicales et son album devrait être retiré des bibliothèques municipales de la ville de Paris, une décision qualifiée de "censure" par la Ligue des Droits de l’homme. »

     

    Libre à chacun de penser ce qu’il veut des propos de chacun des intervenants.

     

    J’ai pensé que le texte de la chanson incriminée n’aurait pas fait la moindre histoire s’il s’était trouvé en chapitre d’un roman, par exemple.

    L’excès des propos d’un amour déçu n’est pas un scoop.

     

    A ce train là, pourquoi ne pas lancer un débat sur l’interdiction des livres d’histoire et de français de La Ballade des Pendus, au réalisme trop crû, de François Villon ? Etc…

     

    Pour moi, la première violence commence à l’école, quand on ne respecte pas les jeunes. Ce respect qui devrait précéder et accompagner tout enseignement.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (google images: Orelsan)