Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

thibaud valérian

  • Thibaud Valerian, suite Avignon

    thibaud valérianLe 5 juillet 2012, sur ce blog, je présentais la pièce d’Ariel Dorfman La jeune fille et la mort dans une mise en scène toute neuve.

    Je suis allée au festival d’Avignon revoir ce spectacle les 27, 28 et 29 juillet.

    J’ai alors été saisie par le joyau qu’il était devenu après plusieurs dizaines de représentation. Et aussi interpellée par les énergies précises, multiples et porteuses de sens déployées par les 3 comédiens – Juliette Degenne, Gérard Chaillou, Claude Lesko – ainsi que par leur constante humanité et réalisme. Le metteur en scène est pour beaucoup dans ce résultat dont le plus surprenant est une intense communion, palpable, de tous les spectateurs avec la pièce. Le 27, cette salle de 70 personnes était littéralement métamorphosée en chapelle où s’unissaient émotions, sentiments et pensées. Le trio de comédiens qui paraît né pour cette œuvre est juste, vrai et brillant.

    Le plan artistique, je le rappelle, a été porté par Thibaud Valerian, le maître d’oeuvre que l’on connaît. Il a confié à Christopher Daniel Stewart une mise en scène que Vaucluse matin, par la plume de Marie-Félicia Alibert, a qualifié de faite « au cordeau ». Un beau compliment.

    La vitrine permise par le théâtre Arto pour cette interprétation de La Jeune fille et la mort lors du festival Off devrait trouver une continuité dans des salles de Paris/Ile de France et de province. Je le souhaite. Ce serait justifié.

    Bon vent à cette première réalisation de Tall Men Productions - Thibaud Valerian et Christopher Daniel Stewart – avec qui il est possible de prendre contact.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Thibaud Valérian, Avignon, La jeune fille et la mort

    thibaud valérian,christopher daniel stewart,avignon Avignon festival 2012 avec Thibaud Valérian et Christopher Daniel Stewart qui, par Tall Men productions, nous offrent un poignant et réaliste La Jeune fille et la Mort issu d’Ariel Dorfman.

     

    La jeune fille et la mort soulève, par un trio intime réuni quelques heures, les positions, dans une après dictature, d’une femme et deux hommes. Un médecin, identifié comme autrefois son tortionnaire par Paulina, assurée d’avoir reconnu son bourreau ; ceci en présence du mari de cette dernière, un avocat appelé à diriger une commission d’enquêtes sur les auteurs des crimes alors commis.

     

    Où est la vérité ? Où est la justice ?

     

    Entre faits et ressentis, les comédiens Juliette Degenne, Gérard Chaillou et Claude Lesko, par ordre d’entrée en scène, donnent chair et vie à une création où Christopher Daniel Stewart, nouveau venu en Avignon, a pu investir librement toutes ses capacités artistiques. La musique est de Jean-Marie Sénia, les lumières/scénographie de Jean-Luc Chanonat. Avec la présence, également, de la musique de Schubert.

     

    Unité de temps, unité de lieu, flux tendu mental et moral sur lequel viennent exploser des paroles d’évidence ponctuées de cris d’âme, c’est un spectacle à venir découvrir en Avignon. Tous les jours à 11 heures du 7 au 29 juillet, au Théâtre Arto (tél. 04 90 82 45 61) situé 3 rue du Râteau, intra muros, à deux pas de la porte Limbert.

     

    En juillet 2011, j’avais eu le bonheur d’assister à une lecture géniale réalisée par Thibaud Valérian, accueilli alors par la Maison Jean Vilar. Autour de ces instants, un billet titré « Thibaud Valérian Avignon 2011 », est présent sur ce blog au 13.07.2011.

     

    Avec La Jeune fille et la mort pour ce festival 2012, Thibaud Valérian continue d’apporter son empreinte au monde du spectacle, une marque antérieurement ciselée au sein de la Cité des papes, notamment quand il y avait donné, il y a quelques années, Le livre blanc de Jean Cocteau.

     

    Autant de justes raisons pour aller découvrir, ce juillet et dès 15 ans, cette nouvelle réalisation de valeur de Thibaud Valérian, œuvre à laquelle Christopher Daniel Stewart a su associer excellemment un talent sûr de metteur en scène.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Thibaud Valérian Avignon 2011

    thibaud valérian,théâtre,avignon,jean vilar,guy tréjan,madeleine barbuléeThibaud Valérian a donné à plusieurs reprises des spectacles en Avignon.

    Venu en observateur pour ce 65 ème festival, il a été sollicité, impromptu, pour une lecture dans la cour de la Maison Jean Vilar. 

    Ce qu'il a réalisé hier, mardi 12 juillet, à 18 heures. Intelligemment, avec l'écoute d'un public se faisant attentif à la voix de ce lecteur d'exception.  

    Car lire un texte en en restituant l'âme ne s'improvise pas.

    Nombre de bons acteurs sont, fréquemment, de piètres lecteurs.

    Ayant entendu, avant la prestation de Thibaud Valérian, une dizaine d'intervenants, j'ai été déçue. 

    Plusieurs ont accepté de s'élever dans les airs sur une balançoire, dispersant les mots de leur texte vers les nuages. Certes, un micro relayait, mais c'était raté. D'autres se sont encadrés à une fenêtre, ou présentés  sur une terrasse, ou encore se sont offerts, platement, sur un banc parmi les spectateurs.

    Tout cela au détriment de l'auditoire et de la participation de ce public pour lequel, après tout, le festival d'Avignon a été créé. 

    Le théâtre est construit de 3 blocs incontournables : l'auteur, le ou les comédiens, le public.

    L'idée d'une lecture de textes non stop durant 24 heures en hommage à Jean Vilar était intéressante. Si elle est appelée à être reprise, il serait convenable de la réaliser mieux. 

    J'en reviens à l'acteur Thibaud Valérian qui a choisi, pour servir le théâtre, d'utiliser l'estrade en place. Avec, en fond de tableau, le nom de Jean Vilar. L'emploi d'un micro adéquat. Une attitude distinguée et souple. Une voix bien posée, entraînée à l'exercice délicat et difficile de la lecture d'un texte.

    Le silence s'est fait.

    Une alliance étroite s'est établie entre lecteur, auditeur et Jean Vilar par son texte. Un texte à réfléchir sur la part de l'auteur et celle du metteur en scène lors d'un spectacle.

    J'ai vécu avec une jubilation certaine des minutes de fusion avec la foi et la pensée de Jean Vilar, avec son enthousiasme créateur, grâce à la médiation créée par la lecture de Thibaud Valérian.

    Au-delà des mots, on entendait le silence. Ce silence recueilli qui illumine toute communion intégrale au "sacré", à cette impalpable respiration de l'homme en osmose avec tout l'univers. En ces minutes de sincérité le texte, transcendé, permettait l'union au divin.

    Le public ne s'y est pas trompé. Il a reconnu de ces moments rares de partage. 

    Il les a savouré, comme moi, exprimant sa satisfaction par des applaudissements nourris. 

    Thibaud Valérian interviendra-t-il à nouveau dans le cadre de ce 65 ème festival ? 

    On peut le souhaiter.

    Cet acteur talentueux, filleul de Guy Tréjan et de Madeleine Barbulée, a su émouvoir, il y a quelques années, en proposant une version du Livre Blanc que son auteur, Jean Cocteau, aurait apprécié. Avignon s'en souvient toujours. 

    De par les hasards de son parcours artistique, Thibaud Valérian est le seul héritier de plusieurs grands du théâtre. Anouilh, Planchon, Barbulée, Tréjan - pour ne citer que 4 noms - sont de ceux-là.

    Raison de plus pour désirer une nouvelle participation, non prévue au programme, de Thibaud Valérian au cours de ce 65 ème festival.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo : Thibaud Valérian hier à la Maison Jean Vilar)