Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

thérapeutique

  • Janine Fontaine : Médecin des trois corps

     

    Toujours achetable en 2011 dans la collection J’ai Lu, le livre Médecin des trois corps est paru pour la première fois en 1980 chez Robert Laffont.

     

    J’ai été très intéressée par ce qu’il raconte. Il est, en effet, le récit d’une sorte de parcours initiatique de son auteur, un médecin formé à la médecine officielle occidentale et la pratiquant sans se poser de question jusqu’au décès de sa mère en 1970. Ce jour là, ses certitudes concernant la médecine « dominante et officielle » (p 352) volent en éclats ; Le docteur Fontaine, cardiologue puis anesthésiste-réanimateur, regarde alors autrement les médecines dites parallèles, en particulier l’efficacité des guérisseurs philippins.

    Des séjours aux Philippines la conduisent à découvrir les 3 corps – physique, énergétique, spirituel - , les « opérations » sans bistouri ni fil ni aiguille, cela auprès de Tony Agpaoa guérisseur renommé de là-bas.

    La 4 ème de couverture précise que, percevant les vibrations du patient avec les mains étendues au-dessus du malade, elle diagnostique avec fiabilité. Lors de ces séances une « matière » émerge qui n’a rien en commun avec les tissus humains ou les organes tels que vus en chirurgie dans nos hôpitaux.

     

    Je vous laisse le soin de prendre connaissance du contenu de ce ivre pour en venir aux Conclusions générales, p 351 à 358 de l’édition de 1980 qui le terminent.

     

    Elle écrit « Ce qui était juste et vrai ne le fut plus le jour de la mort de ma mère » (p 352). Elle reprend ainsi une phrase qu’elle cite de Platon sur le juste et le vrai. Ce jour là la vérité qu’elle avait cru « unique et définitive » (p 351) de ses études universitaires a cessé d’exister. Les certitudes médicales qui faisaient sa vie ne sont plus.

     

    Janine Fontaine précise alors que sa cohérence interne a été rétablie auprès de Tony Agpaoa par « une succession d’épreuves et de remises en question souvent douloureuses ». (p 353).°Avec le doute au menu quotidien de chaque jour.

     

    Le docteur Fontaine conclut en 4 points essentiels pour elle.

     

    L’existence d’un Dieu absolu, unique, partout présent, une parcelle divine nous habitant tous.

     

    Le fait que la naissance est le moment où « nos corps subtils s’incarnent dans un corps physique et une famille choisie » (p 353), cela pour progresser en fonction des actions des vies passées.

     

    Le constat que la mort n’est qu’une mue lorsque les corps subtils abandonnent un corps physique « inutilisable ». L’auteur mentionne les réincarnations terrestres successives.

     

    La coexistence d’une médecine officielle et d’autres médecines. Ceci est aisément explicable.

    Le corps physique est le lieu d’exercice de la médecine occidentale centrée sur l’extérieur, la médecine officielle, celle des Centres hospitaliers en France et ailleurs. Bien utilisée, elle est efficace.

    Le corps énergétique est le lieu sur lequel s’exercent « acupuncture, homéopathie, auriculomédecine, ostéopathie bien comprise » (p 354) C’est le corps énergétique qui donne vie au corps physique.

    Le corps énergétique est encore le lieu d’exercice de la sophrologie avec accès « au monde imaginal » (p 354)

    Le guérisseur-magnétiseur qui possède un potentiel électro-magnétique plus élevé que celui de la moyenne des individus  lève des blocages énergétiques et modifie la répartition de l’énergie.

    En général, tout guérisseur digne de ce nom apporte « la dimension affective et humaine dans la thérapeutique » ; il est « disponible à l’écoute, la compassion, la tolérance et l’amour des autres. » (p 354)

    Qualités plus rares en milieu hospitalier où la technique joue un rôle majeur.

    La médecine hospitalière n’est pas faite pour créer un climat affectif comme peut le faire un guérisseur. Et le patient matérialiste est conditionné par la médecine matérialiste qu’il utilise ; tout semble ainsi cohérent entre malade et médecin. Parfois, le malade fait appel à « d’autres » médecines.

     

    Janine Fontaine rend hommage à Tony Agpaoa qui « a su découvrir la cohérence qui pouvait habiter l’homme et rendre cohérente la thérapeutique. La coexistence d’un enseignement spirituel, d’un traitement par le faith-healer (guérisseur de la foi), du médecin acupuncteur, de la phytothérapie chinoise d’accompagnement et du chirurgien classique en sont la preuve. Masseur, ostéopathe-médium, kinésithérapeute classique sont présents au sein de l’équipe.

    D’où venons-nous, où allons-nous, à quoi servent la maladie, la souffrance et la mort. Il a su me le dire à sa façon.

    Il a su me faire voir que les différentes thérapeutiques n’étaient pas contradictoires mais complémentaires.

    En m’aidant à développer les sens du corps subtil, il m’a libérée des contraintes du système classique de la recherche médicale. J’en exposerai les résultats dans un prochain volume.

    Ce monde oriental, ce monde de médiums, ce monde de guérisseurs en possession d’une force électro-magnétique exceptionnelle, connaissant les lois du monde symbolique et la manipulation de ses symboles, ce monde averti, capable de vivre notre vie moderne, mais teinté de chamanisme par ses origines, nous échappe totalement. Par un processus de défense compréhensif, nous avons, dans notre monde occidental qui se croyait tout puissant, opéré un rejet de ces guérisseurs. » (p 356)

     

    Depuis cette publication de 1980 une ouverture s’est faite vers certaines de ces médecines autres, parfois jusqu’au sein de l’hôpital. Ecrivant cela, je pense à un acupuncteur traditionnel diplômé du College of Chinese Acupuncture, Pékin, qui dispose de consultations officielles en milieu hospitalier à Paris.

    On s’oriente, peu à peu, vers des approches thérapeutiques complémentaires. Ce qui me semble excellent, les occidentaux que nous sommes très centrés sur une vie extérieure peuvent approcher l’activité intérieure développée notamment par certaines civilisations en orient et en d’autres lieux.

     

    L’ouvrage Médecin des trois corps est à lire.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr