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thérèse de lisieux

  • animaux bénédiction 2016

     

    animauxBénédiction1oct2016 009.jpgLe samedi 1er octobre 2016, en la fête de Thérèse de Lisieux, se déroule une bénédiction des animaux, à la crypte de l'église Notre Dame du Perpétuel Secours au 55 boulevard de Ménilmontant à Paris (11ème). J'assiste, pour la première fois, à ce type de manifestation

     

     

     

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  • Lisieux : la famille de Thérèse

    thérèse de lisieuxDe l'union, le 13 juillet 1858, des parents de Thérèse de Lisieux Zélie Guérin (1831-1877) et Louis Martin (1823-1894) naquirent neuf enfants. Tous reçuren le prénom de Marie en premier prénom. Deux filles et deux garçons décédèrent en bas âge. Les cinq filles qui restèrent vécurent assez longtemps, sauf Thérèe décédée de tuberculose à 24 ans. Toutes les cinq firent une "carrière" de religieuse, dont quatre au Carmel de Lisieux. Zélie décéda jeune, à 46 ans, d'un cancer après des années de travail comme excellente dentelière et chef d'entreprise. Thérèse, la plus jeune, avait alors 4 ans et demi. Ce fut pour elle un choc intense.

    Le papa, Louis Martin, déménagea alors à Lisieux où vivaient Isidore Guérin, frère de Zélie et pharmacien, son épouse et leur deux filles Jeanne et Marie. La famille Martin s'installa aux Buissonnets, ce nid de beauté, de paix, de lumière que Thérèse évoque dans ses écrits. L'aînée, Marie (1860-1940), qui a reçu ainsi que Pauline (1861-1951) la seconde une éducation soignée au Mana, reçoit du papa la direction de la maison, mission qu'elle assume parfaitement. En novembre 1877 Pauline fait l'école à Thérèse, née le 2 janvier 1873 et nommée Marie Françoise Thérèse, Marie lui donnant des leçons d'écriture. Léonie (1863-1941) et Céline (1869-1959) vont à l'école à l'institution des bénédictines de l'abbaye.thérèse de lisieux

    Comment vit cette famille ?  Voici ce qui est dit dans le livre "Marie. Une âme libre. Soeur aînée et marraine de sainte Thérèse" publié en 1966 à l'Office central de Lisieux : "On s'efforce de suivre la ligne tracée par la chère disparue. (....) thérèse de lisieuxOn s'entrechérissait, on s'entraidait, et cette chaleur du coeur se manifestait par certains signes extérieurs (...) Chacun apportait dans ce concert sa note propre : Marie, positive et entière, avec ce grain de fantaisie et ce sens de la nature, qui l'apparentaient à son père ; Pauline, active et entreprenante comme sa mère, semillante comme elle et combien émotive ; Léonie, obstinée et courageuse, mais susceptible et chargée de complexes ; Céline, volontaire jusqu'à l'entêtement, riche de talents et de personnaité ; Thérèse enfin, qui traverse, depuis la mort de la maman, une crise d'hypersensibilité, sans toutefois que cela altère son énergie foncière ni cet ensemble de qualités dont bien peu alors soupçonnent l'opulence. Quant à Monsieur Martin, il règne en Patriarche sur ce petit monde, lui communiquant sa foi et l'égayant de sa belle humeur. Chaque matin, il le conduit à la messe à Saint-Pierre. Avec ses filles, il fréquente les offices dominicaux. Il a l'art de varier la conversation et de garnir la veillée de chants, de jeux et de poèmes, que la soirée se tienne sous la lampe, à la tombée du jour, ou, dans les belles périodes printanière et estivale, qu'elle se déploie au jardin près du rosier fleuri que chantera Thérèse." (pages 61,62)

    En octobre 1881, à 8 ans, Thérèse rejoint Céline chez les bénédictines, alors que Léonie, 18 ans, vient de quitter cette école. Mais en 1882, nouveau choc pour Thérèse qui va "perdre" Pauline, celle qu'elle a choisi pour seconde maman en 1877. Pauline a reçu l'appel de sa vocation pour le Carmel de Lisieux. En mars 1883 Thérèse tombe malade chez son oncle Guérin, monsieur Martin faisant visiter Paris à Marie et Léonie. Elle va mieux pour la vêture de Pauline qui devient Agnès de Jésus le 6 avril 1883, cérémonie à laquelle elle est présente, regagnant ensuite Les Buissonnets. Elle y rechute, Marie ne la quittant quasiment plus. Monsieur Martin  fait dire une neuvaine à Notre Dame des Victoires à Paris. Thérèse va de plus en plus mal. Marie, Léonie, Céline prient la Vierge près du lit de Thérèse d'avoir pitié d'eux. Marie écrit : "Par trois fois, je renouvelai la même prière. A la troisième fois, je vis Thérèse fixer la statue de la sainte Vierge, son regard était irradié, comme en extase. Je compris qu'elle était sauvée, qu'elle voyait, non l'image de Marie, mais la Sainte Vierge elle-même. Cette vision me parut durer quatre à cinq minutes, puis deux grosses larmes tombèrent de ses yeux, et son regard doux et limpide se fixa sur moi avec tendresse. Je ne m'étais pas trompée, Thérèse était guérie. Quand je fus seule avec elle, je lui demandais pourquoi elle avait pleuré. Elle hésita à me confier son secret, mais voyant que je l'avais deviné, elle me dit :"C'est parce que je ne la voyais plus !"" (pages 78,79)     

    thérèse de lisieux Le 8  mai 1884, la "petite reine" de Louis Martin fait sa première communion tant attendue. En 1882, Marie a rencontré un saint homme, un jésuite, le père Almire Pichon, qui va lui faire découvrir sa vocation. Céline ayant fini sa scolarité, Marie l'initie à partir de 1885 à la conduite de la maison des Buisonnets. Au second trimestre 1886, Thérèse quitte l'abbaye pour des leçons particulières en ville. Thérèse est proche de son aînée : "Marie savait...tout ce qui se passait en mon âme, elle savait aussi tous mes désirs du Carmel" (page 88) Marie entre le 15 octobre 1886 au Carmel de Lisieux, sous le nom de soeur Marie du Sacré-Coeur. La vie en communauté, dans un lieu de clôture stricte, révèle des défauts, fait souffrir. Le père Pichon envoie à Marie cette phrase de saint François de Sales : "Je ferai de tout mon oceur ce que de tout mon coeur je voudrais ne pas faire". (page 105) Pas facile ! Le père Pichon insiste encore sur "patience et charité envers soi-même, pas de découragement, culte des petits efforts, primauté de la charité" (page 107) Il encourage et stimule. Céline et Thérèse ont connaissance des conseils du père Pichon. Quand sa petite dernière, le 29 mai 1887 pour la Pentecôte, lui demande la permission d'entrer au Carmel, on imagine la peine - vite surmontée car cet hommes est la générosité incarnée - du père. Qui dit "Oui". Lors d'un voyge à Rome Thérèse entend : "Vous entrerez si le bon Dieu veut." Et le 1er janvier 1888, veille de ses 15 ans, Thérèse reçoit l'accord de l'évêque de Bayeux pour son entrée au Carmel de Lisieux. Le 8 avril, repas d'adieux aux Buissonnets. Le 9 avril, jour de la fête reportée de l'Annonciation, Thérèse entre au Carmel rejoignant ses deux soeurs. Marie, l'"ange", chargée de la guider, pense "profiter" des occasions permises de rencontrer Thérèse. Mais celle-ci indique, dès fin avril : "je serais heureuse de rester avec vous, mais il faut que je m'en prive, car nous ne sommes plus chez nous". Soeur Marie du Sacré-Coeur verse des larmes bien humaines. Et le 22 mai 1888, c'est Thérèse qui pose la couronne de roses sur la tête de sa soeur aînée qui s'engage définitivement. Léonie a fait plusieurs essais en religion ailleurs qu'au Carmel. Céline, à son tour, annonce au papa le 15 juin 1888 sa vocation de carmélite. Le 10 janvier 1889 Marie coiffe une dernière fois la belle chevelure de Thérèse qui fait son entrée dans la chapelle au bras de son père. La neige, demandée par celle que Louis Martin nommait la "petite reine", couvre subitement et bellement préau et cloître. Peu de temps après Louis Martin est victime de problèmes vasculaires cérébraux qui nécessitent un transfert à Caen où Léonie et Céline iront veiller sur lui. C'est le 12 mai 1892 qu'il peut aller une dernièe fois au parloir au Carmel. A ce moment Thérèse est à mi chemin de son temps terrestre au Carmel.

    On a eu beaucoup de chance, grâce à la natuthérèse de lisieuxre intuitive de l'aînée de la famille, Marie/soeur Marie du Sacré-Coeur. Elle a découvert, observé, noté en son esprit et son coeur les progrès spirituels de Thérèse, Après l'avoir élevé, Marie devient, peu à peu, le disciple, l'élève en spiritualité de sa petite soeur devenue Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. Le 20 février 1893, Pauline devient Mère Agnès de Jésus étant élue supérieure du Carmel à 32 ans. Mère Agnès de Jésus demande à soeur Thérèse de conseiller ses compagnes, office qui l'aidera à mûrir sa petite voie et à la propager. Thérèse pense aux missions. Elle se lance pour le 21 janvier 1894, jour de la fête de Mère Agnès, dans un jeu scénique sur Jeanne d'Arc écoutant ses voix; Thérèse joue Jeanne d'Arc et Marie joue sainte Catherine. Le 29 juillet 1894 monsieur Martin décède. Céline  entre au Carmel de Lisieux le 14 septembre, devenant soeur Geneviève de la sainte Face. En janvier 1895, seconde partie de Jeanne d'Arc qui, cette fois, accomplit sa mission avec Thérèse en Jeanne et Marie dans le rôle de la France. Pendant ce temps, Léonie re-essaie le monastère de la Visitation de Caen où elle finira par rester comme soeur Françoise Thérèse.

    En 1895 c'est un peu par hasard, à l'occasion d'une récréation où Thérèse a évoqué joliment des souvenirs des Buissonnets qu'il vient à l'esprit de soeur Marie du Sacré-Coeur de ne pas perdre de tels souvenirs. Puisque Thérèse est autorisée à écrire des textes pourquoi ne pas aller plus loin? Pourquoi ne pas lui demander d'écrire ses souvenirs d'enfance ? Marie interpelle donc Mère Agnès à ce sujet :"Est-il possible que vous lui laissiez faire des petites poésies pour faire plaisir aux unes et aux autres et qu'elle ne nous écrive rien de tous ses souvenirs d'enfance ? Vous verrez, c'est un ange qui ne restera pas longtamps sur la terre, et nous aurons perdu tous ces détails si intéressants pour nous." (page 144) Marie du Sacré-Coeur insiste jusqu'à obtenir gain de cause. Une échéance est fixée : le 21 janvier 1896 pour la prochaine fête de la supérieure. Et Marie intervient près de Thérèse pour obtenir d'autres enseignements. Dont un long texte remis le 13 septembre 1896, le poème Pourquoi je t'aime , ô Marie. Merie sollicite Thérèse pour une poésie sur ce sujet pour la fête du Sacré Coeur le 12 juin 1896. Marie reçoit bien des confiidences de Thérèse : les prières à saint Joseph "pour obtenir de continuer à faire du bien dans l'au-delà". Marie "recueille la promesse fameuse : "...Je ferai pleuvoir des roses après ma mort.""  (page 156)

    Merci à la famille Martin, à l'occasion de l'anniversaire de mariage de Zélie et de Louis, pour tout ce qu'elle nous a donné et donnera en exemple humain et spirituel !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos personnelles : les buissonnets, la chasse de Zélie et Louis à la basilique, bougies à Thérèse dans la basilique)

  • Lisieux, Thérèse, miracle.

    Le 1er juin 2013, deux jumeaux de sept ans, frère et sœur étaient baptisés en Bretagne. Cérémonie suivie le 2 juin de leur première communion.

    Cinq enfants de cet âge étaient concernés, préparés comme il convenait durant deux années avec une retraite adaptée à leur âge.

    Une préoccupation agitait la grand-mère paternelle des jumeaux : la perspective pour ce jour de fête des enfants d’une altercation sévère père/fils, je veux dire entre grand-père et père des jumeaux.

    Pourquoi ?

    Parce que ces deux là, semblables à deux rhinocéros au combat, ne cessaient de s’affronter depuis toujours. Ne se supportant pas car …si semblables !

    A tel point que le fils avait fait dire à son père qu’il ne souhaitait pas sa présence à ce double baptême. Un papa qui accueillait pourtant généreusement ses petits-enfants lors des vacances.

    Entre grand-père et grand-mère le parrain, choisi par les parents des jumeaux, musicien très doué, organiste brillant outre des qualités humaines et intellectuelles nombreuses, priait.

    Pendant plus d’un mois, j’ai assisté au quotidien cette grand-mère qui espérait décider son mari à rester à la maison ce 1er juin, écarté.

    Elle a utilisé tous les stratagèmes. Demandant, insistant, suppliant. Sollicitant l’avis d’un prêtre ami de la famille qui, raisonnablement, l’assura de ses prières, lui conseillant aussi de prier.

    Arrive la veille du départ. « Evidemment, je viens à cette cérémonie ! » déclare sans broncher le grand-père, à nouveau interrogé par son épouse sur son intention qui n’avait jamais varié.

    Départ très tôt d’Ile de France le samedi 1er juin des grands-parents et du parrain qui tient le volant.

    Route sans histoire. Repos chez une amie et préparatifs vestimentaires pour la cérémonie.

    Eglise.

    La petite fille arrive, toute en blanc, recueillie, tenant entre ses mains une marguerite blanche aussi haute qu’elle. Son frère suit, plutôt embarrassé par une fleur identique.

    Cérémonie de baptême priante, belle, dans le calme le plus parfait.

    Suit la partie détente, avec photos où le père et le fils, côte à côte et en harmonie, ont plus ou moins les larmes aux yeux.

    La maman des jumeaux est, elle aussi, très émue. Bientôt son baptême ? Sans doute.

    Une atmosphère d’entente et de famille unie règne tout au long du jour jusqu’au départ dans l’après-midi des grands-parents et du parrain.

    Que s’est-il donc passé pour que s’arrête, ce jour, le combat incessant père/fils ?

    La prière de la grand-mère. Une prière confiante et incessante, la semaine précédent la cérémonie, vers Thérèse de Lisieux à la famille si unie, si soudée.

    Et Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face a offert ce miracle d’entente pour que, le jour de fête des jumeaux, soit un jour immaculé, de toute beauté. Une journée accompagnée aussi d’un grand soleil au bord de la mer où ces baptêmes avaient lieu.

    Ce même 1er juin, une amie proche avait fait avec sa famille le trajet Bretagne Lisieux pour se recueillir près de sainte Thérèse, m’envoyant une photo de la basilique où brûlaient de multiples cierges de neuvaine.

    Je devais vous conter cet événement positif, ce miracle, parmi tant d’autres, de Thérèse de Lisieux pour deux jeunes enfants au cœur pur, ayant foi dans le divin, grandissant au plan spirituel autant que charnel.

    N’hésitez pas ! Demander l’aide de Thérèse !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr