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  • UMPGE + Frédéric LEFEBVRE

     

    795799520.jpgLundi 10 mars 2008, rue de La Boétie, les Jeunes UMP Grandes Ecoles accueillent Frédéric LEFEBVRE pour l'entendre et échangre à propos d'une question de 1ère actualité pour les Français: Le Pouvoir d'Achat.

    Benjamin LANCAR, coordinateur UMP Grandes écoles, indique - après les propos d'usage - un premier chiffre de 1%; c'est le pourcentage des jeunes de 18-25 ans qui sont engagés en politique. Puis il donne un second chiffre de 7%; cette fois il s'agit du pourcentage pour cette même tranche d'âge des engagés en milieu associatif. Le chiffre de 1% reflète un préoccupation mineure pour la politique,ce qui s'avère dommage. La politique est le domaine de la vie quotidienne où la voix des jeunes est indispensable pour participer en faisant part de leurs idées et pour réfléchir aux modes possibles de leur mise en oeuvre. Ceci est aussi important - sinon plus - que de participer à des opérations de tractage, collage et animation de meeting.

    C 'est une main tendue vers les jeunes - pour devenir des acteurs mieux impliqués dans la réalité de la politique - que Frédéric LEFEBVRE vient proposer ce soir en partant d'un échange sur le pouvoir d'achat.

    L'invité des jeune UMPGE, député des Hauts de Seine, Conseiller Régional d'Ile de France, prend la parole et, d'emblée, fait entrer son auditoire dans sa passion pour la politique. Face à une salle pleine et attentive, il rappelle:

    1. la priorité d'une mobilisation active jusqu'au dernier moment, les français ayant, dit-il, tendance à se "laisser voler les élections".

    2. l'importance de l'enjeu qui cette fois est autant national que local.

    3. des listes d'ouverture pour le 2ème tour avec pour seul objectif le bien des Français.

    Frédéric LEFEVBRE donne la parole pour des questions.

    La 1ère à propos de la loi TEPA (= loi en faveur du Travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat) génère une réponse claire et argumentée.

    Il est ainsi rappelé qu'entre 1999/2000 il s'est passé ceci: une baisse de 1% des salaires - appelée modération salariale, conjuguée au passage à l'euro et à une augmentation des prix.

    Face à l'impossibilité de revenir sur les 35 heures, il a fallu trouver des solutions. La loi TEPA les a mises en oeuvre, par exemple en permettant  de "travailler plus pour gagner plus". A titre d'exemple : un salarié gagnant le SMIC qui va travailler 4 heures de plus par semaine va gagner 150 euros de plus par mois. Ce qui est important pour l'intéressé.

    Il sera précisé plus tard - à l'occasion d'autres questions - que les opposants à la politique du gouvernement qui font valoir que certains faisaient déjà des heures supplémentaires, qu'il y a du changement pour ceux-là aussi. En effet, ces mêmes heures supplémentaires vont rapporter un gain supérieur à celui d'avant la loi TEPA.

    Pour ceux qui vont accéder à des heures supplémentaires, ce sera un apport très bienvenu. Et par ailleurs, l'existence de cette nouvelle disposition a un effet d'entraînement contagieux par la motivation qu'elle apporte à ceux qui ne faisaient pas d'heures supplémenaires et qui peuvent maintenant en faire.

    Une difficulté de faire passer l'information sur les nouvelles dispositions réside dans le fait que les Français mettent tout dans l'expression "pouvoir d'achat". Pour franchir cet obstacle le Directeur du CREDOC, m. ROCHEFORT, est missionné pour compartimenter (= préciser la part du logement, de l'alimentation, de l'habillement..) les différents composants du pouvoir d'achat afin de donner à tous une visibilité aux réformes engagées.

    Une autre difficulté tient à la nécessité d'avoir dû entreprendre, presqu'en même temps, quantité de rérformes toujours remises au lendemain. ce qui rend plus difficile encore la communication sur ce qui se passe de positif et dont la visibilité n'est pas toujours "immédiatée".

    L'attitude du Président, Nicolas SARKOZY, est novatrice car (au contraire des présidents précédents coulés dans la formule de Jacques CHABAN-DELMAS, en l'occasion que l'on sait, lequel déclarait :"Le Président préside, le gouvenement gouverne" ndlr) avec l'instauration d'une sorte de "gouvernance présidentielle" il a le courage de s'exposer de plein fouet à des citoyens aux aguets et qui attendant chacun des résultats positifs rapides - sinon immédiats - quant à leur mode de vie, autrement dit qui espèrent une amélioration de leur pouvoir d'achat. Mieux être que le Président souhaite pour chacun, bien évidemment.

    Mais le courage de Nicolas SARKOZY - montré de longue date, par exemple  à Neuilly sur le terrain d'une école - n'apporte pas automatiquement en parallèle l'argent manquant pour exaucer aussitôt les voeux de chaque habitant dans le besoin ou dans un pauvreté qui peut déstructurer les moins résistants. Rechercher des gisements financiers et trouver des solutions prend du temps. De même qu'une situation financière dégradée au niveau d'une famille ne se redresse pas en un jour et sans que chacun de ses membres fasse des efforts.

    Frédérique LEFEBVRE développe l'exemple instructif des prix. C'est depuis 2004 - 3 ans avant d'être élu Président - que Nicolas SARKOZY s'était déjà précoccupé des prix et des réformes à entreprendre à ce sujet. Cette année là, 2004, Nicolas SARKOZY obtient une baisse des prix à la consommation, baisse qui ne perdurera pas. En attendant c'est l'effet Sarkozy et le futur président a déjà en ligne de mire la suppression des marges arrières. Les marges ainsi nommées sont le fruit de négociations plus ou moins imposées par les acheteurs vis-à-vis des producteurs, les acheteurs étant généralement des hyper marchés ou des grands surfaces et les producteurs/vendeurs des maraîchers, agriculteurs, éleveurs ou autres fournisseurs qui reçoivent une portion congrue n'équilibrant pas toujours leur budget. Or travailler à perte ne permet pas de vivre. En plus, il se passe que le bénéfice tirée de ces négociations serrées n'est jamais répercuté au niveau des acheteurs, ce qui fait que le panier de la ménagère ne profite jamais de cette baisse des prix imposée aux producteurs.

    Devenu Président Nicolas SARKOZY ayant toujours en tête la suppression des marges arrières y a mis fin par le vote d'un texte de loi il y a 2 mois, mesure applicable depuis le 1er mars 2008. Cette mesure, positive pour le pouvoir d'achat du consommateur, a quasiment coïncidé avec l'agitation déclenchée via les médias vers la population par l'enquête de 50 millions de Consommateurs sur le dérapage des prix. Alors que la loi entrant en application pour permettre une baisse des prix à la consommation passait plutôt inaperçue !

    Si l'on passe de la consommation quotidienne alimentaire et autres au problème du logement ici aussi des réformes ont eu lieu favorables au consommateur. En particulier, lepouvoir d'achat a été accru dans ce domaine sans augmentation de la dépense publique. Ainsi le dépôt de garantie - se montant précédemment à 2 mois  de loyer et prévu pour  réparer un logement laissé anormalement dégradé lors du départ de son occupant - a été ramené à 1 mois donc une division par 2; de plus, pour en faciliter le paiement en cas de besoin, un système de règlement mensuel étalé a été rendu possible grâce à Locapass qui règle directement le mois de caution et auprès duquel les intéressés acquittent la participation mensuelle due. Il est rappellé que la caution est rendue au locataire à son départ si tout est normal.

    Du côté de l'achat de logement, une mission travaille sur la question des prêts à taux variable.

    Il est aussi prévu l'application par l'Etat de la règle d'or imposée jusqu'ici aux seules collectivités territoriales, à savoir qu'en cas de budget déséquilibré ces collectivités ont leur gestion placée sous la tutelle du Préfet.  

    Du côté des fonctionnaires la suppression de postes à l'occasion de départ en retraite vise à accorder à ces agents de l'Etat de meilleurs salaires ainsi qu'une revalorisation de leur travail. Choses qui ne seront possibles que par une réduction du nombre accompagnée d'une gestion meilleure du travail par l'utilisation de méthodes adéquates.

    Il est impossible de créer de la richesse sans travail. Et un certain nombre de Français ont été abusés par des propos sur la réduction du travail.

    Des propositions vont être faites pour que lorsqu'une entreprise fait des bénéfices les salariés puissent aussi en profiter; cela crée une motivation puissante pour un travail bien fait puisque l'on en reçoit le bénéfice. Ce qui est bon pour tout le monde. Il est impossible d'envisager un système de primes car elles seraient obligatoirement requalifiées en salaire.

    Il faut en finir avec une politique sociale opaque alors que tout le reste vise à la transparence.

    Les populations qui reçoivent un salaire sous forme de RMI ou d'allocations chômage ont a être respectées, estimées et traitées avec dignité. Ce n'est pas toujours le cas, loin de là, et cela pèse d'un poids très lourd moralement sur ces personnes qui, dans la plupart des cas, n'ont rien fait pour en arriver à une situation non enviable et dont elles souhaitent sortir.

    Voilà une gande partie de la soirée évoquée, de l'essentiel !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr