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surpoids

  • Surpoids moins de 18 ans

    Le 21 avril 2010 Toute une Histoire a présenté des cas concrets d’enfants en surpoids ou obèses. Visible quelques jours, cette émission peut rassurer ou/et guider des parents préoccupés par ce phénomène qui touche, en 2010, un jeune français sur 5.

    Quelques messages à retenir :
    = l’importance de l’aspect extérieur, l’importance du regard porté par les autres, les pairs, sur un jeune en surpoids ou obèse. Un regard très négatif, voire une chasse au gros à l’intérieur d’une école – un des cas présentés – est ce qu’il peut y avoir de pire. 
    = le poids de la génétique qui, quand une mauvaise carte est tirée lors de la combinaison chromosomiuqe de la fécondation, va offrir dans une famille de 3 enfants 2 sans souci et un 3 ème à tendance surpoids ou plus.
    = des mesures simples à respecter : des assiettes de taille modérée, des repas pris assis à table et en famille et sans urgence, l’évitement des boissons sucrées gazeuses. Au goûter, un fruit au lieu d’un gâteau. Avec une dépense physique suffisante. 

    Mais il n’est pas question de supprimer friandises, frites et autres gourmandises pour ces enfants à la prise de poids facile, au bon appétit. De ce côté on peut agir en diminuant les quantités. 

    Mais quand certains enfants en surpoids se sentent bien dans leur peau pourquoi les ennuyer ? 

    Il ne faut pas avoir peur de problèmes de santé. Il faut cesser de parler de cœur enrobé de graisse, de diabète et autres pathologies lors d’un surpoids. Le médecin présent sur la pleteau insiste : il n’a rencontré dans une pratique concernant 5.000 enfants, en surpoids ou plus, que deux enfants obèses avec diabète. Quand il y a diabète ou autres pathologies chez un enfant cela est lié à autre chose que le surpoids.

    L’activité physique est toujours un plus. Un obèse ayant une activité physique régulière sera en meilleur état de santé qu’un non obèse sans activité physique. 

    Les parents doivent se déculpabiliser. Ils ne sont pas à accuser de ne pas être « collés » tout le temps à leurs enfants – fussent-ils en surpoids. Ils n’ont pas à être accusés de fabriquer des « orphelins de 16 heures 30 », expression pour désigner les jeunes attendant devant l’ « amie » télévision le retour des parents. Ce n’est pas la télévision qui fait grossir mais la sédentarité excessive qu’elle génère. 

    L’IMC est l’Indice de Masse Corporelle. Il se calcule facilement par le rapport Poids (P) sur Taille (T) au carré, soit P/T2.
    Exemple : un adulte de 70 kilogs mesurant 1 m 60 a un IMC de 70/2,56 = 27,34 ce qui signe un surpoids.

    Sur les carnets de santé des enfants, un Indice de Masse Corporelle supérieur à la normale fait entrer – du moins passagèrement - dans la catégorie en surpoids – qui va remplacer l’obésité de degré 1, puis, si la situation s’aggrave encore, en obésité - l’ancienne obésité de catégorie 2. Il peut aussi y avoir retour en catégorie sans obésité ni surpoids. 

    La génétique favorise l’émergence du surpoids et de l’obésité car l’époque propose en France beaucoup de nourriture avec, dans l’ensemble, une diminution de la dépense physique face à cette abondance. Et, quand on parle de dépense physique, il ne s’agit pas spécialement de sports mais de réduction importante de mouvements.

    Le médecin présent évoque, en cas extrêmes, l’appel à la chirurgie de l’obésité, ce qui a eu lieu pour les 2 diabétiques de 12 ans précédemment évoqués. Cette chirurgie fait appel aujourd’hui à 2 techniques, le by pass et l’anneau gastrique; moyen de dernier recours, elle commence à être utilisée pour les enfants.

    Sur le plateau le papa d’un enfant passagèrement en surpoids a corrigé, à 34 ans, par un anneau gastrique un surpoids toujours connu. Ayant perdu du poids suite à cet anneau il voit maintenant dans la glace un homme qu’il n’a jamais connu, quasiment un étranger, ayant toujours vécu « enveloppé ». Il indique que si un jour il perd sa bonne humeur ou ne se sent pas bien dans sa tête il lui sera possible, en retirant cet anneau, de retrouver son corps antérieur. 

    Cette notion de corps nouveau, de corps inconnu à apprivoiser, est souligné par un jeune de 17 ans.
    Une situation à évoquer avant de décider, avec accord de l’intéressé, l’envoi d’un jeune en centre spécialisé pour perte de poids. 

    Ne pas faire attention au regard des autres quand on est bien dans sa peau quoique en surpoids - aucun problème de santé n’étant par ailleurs signalé - peut être une ligne de conduite à maintenir sans oublier une dépense physique correcte. 

    Une maman d’Ile de France, à la tête d’un petit garçon filiforme et d’une fillette plus âgée affamée dès l’époque des biberons, se refuse à faire entrer sa fille de 7 ans dans un système de régimes. Cette maman veille, en observant sa petite, la laisse vivre sa vie, misant sur la prise de conscience personnelle de cette enfant qui grandit. Prise de conscience qui a déjà eu lieu par rapport à la mayonnaise qu’elle consommait en quantité et qu’elle vient de stopper d’elle-même, suite à une information entendue. 

    Une émission pour vous, moins de 18 ans, qui privilégie le bon sens et la mesure.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr