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suicide

  • Suicide au travail

    C'est une question qui nous concerne tous. Bien évaluée ce mardi 15 septebre 2009 lors de l'émission de C dans l'air "Suicide au travail" animée par Yves Calvi.

    Donnent un éclairage sur la souffrance au travail actuelle,  ses causes, tout ce qui fait que la France occuperait la 3 ème place au plan mondial dans ce domaine selon l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) les 4 invités suivants:

    * Patrick Ackermann, Sud PTT, France Télécom

    * Murielle Dumortier, médecin du travail

    * Marie Pezé, psychanalyste, expert près la cour d'appel de Versailles  

    * Henri Vacquin, sociologue.

    Que s'est-il passé ?

    Le suicide n'est que la partie la plus émergeante et dramatique d'un mal être au travail ou, encore, de situations désastreuses pour de petits  patrons qui assistent malgré leurs efforts à la chute de leur outil de travail.

    Dans de grandes entreprises on assiste à une véritable organisation tendant à éliminer des employés en surnombre et dont, dans une course au rendement et au profit, il a été décidé de se débarrasser. Très en gros.

    En milieu hospitalier les infirmières peuvent être appelées à faire du rendement, donc à prodiguer des soins trop rapides, plus ou moins bien  faits et douloureux. Je reprends là un propos de Marie Pezé.

    Le docteur Dumortier  constate que depuis 5 ans les travailleurs qu'elle rencontre au niveau de son travail disent tou: "Je n'en peux plus ! Je suis à bout !"

    Henri Vacquin explique ce qui s'est passé et ce qui fait aujourd'hui défaut: le cadre sécurisant a disparu et l'individu est seul au travail dans un cadre collectif.

    Avec cela la peur de perdre son travail. La disparition des temps morts qui permettaient de souffler et d'échanger.

    Les restructurations ont été menées avec les seuls critères économiques et financiers, en oubliant le facteur humain.     

    Des cadres ont été  formés au "harcèlement stratégique". Parfois ils se sont vu attribuer pour mission la fermeture de leur propore secteur d'activité.

    Patrick Ackermann souligne qu'aucun des 23 suicides de France Télécom n'a été classé "accident de service ou de travail" ce qui est impensable.

    Tout ceci est choquant, pas réconfortant mais à connaître de vous, les jeunes, les entrepreneurs de la France de demain. Allez voir cette émission si vous le pouvez. 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr