09.08.2008

Jean-Luc Romero,Sida et J.O.

En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique  - 9 août 88 visiteurs

A l'occasion des JO de Pékin je vous propose d'entendre et de voir en clip La Flamme d'Alango grâce au lien suivant:  http://www.wat.tv/video/flamme-www-alango-fr-2d46_89cl_.h...Ce clip est beau, dynamique, positif, joyeux, sportif, bien implanté dans la réalité de tous les jours et d’une grande qualité. Entendre La Flamme permet d'entendre le message que souhaite faire passer Alango, auteur, compositeur, interprète et producteur. La Flamme est tiré de l’album d’Alango appelé Lamaousong ce qui veut dire Beauté de la Lune.  Découvrez Alango, si vous ne le connaissez pas encore. 

Je n'ai pas boycotté la cérémonie d'ouverture des J.O.. Je vous dirai demain.

 Ce qui n'empêche pas de vous rapporter la position personnelle de l'ami  Jean-Luc Romero  dans un commniqué de presse du 7 août 2008, par rapport à la position de la Chine quant aux séropositifs VIH/Sida.

 

"7 août 2008 à 15 H 23 :
« Séropositifs, boycottons la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques… à la télévision ! »  2008mexicoJLRomero.jpg

Le 8 août sera une journée bien chargée dans le calendrier international : alors que s’achève la 17ème Conférence internationale sur le sida à Mexico, s’ouvrira le même jour les 29èmes Jeux Olympiques à Pékin.

Deux événements essentiels à l’échelle mondiale et donc forcement traités de la même façon par les gouvernements du monde entier … ? Non, vraiment pas ! Alors que la Conférence de Mexico était marquée par une liberté de ton, une énergie militante, des échanges bouillonnants, une envie de changer le monde pour le bien être de tous, bien des gouvernements du monde y ont brillé par leur absence, provoquant la colère légitime des acteurs de la lutte. Paradoxalement, dans une ambiance de censure - malgré les promesses maintes fois renouvelées des autorités chinoises, encore bien trop de sites internet d’information seront censurés -, les représentants du monde entier vont partager les tribunes présidentielles avec les officiels chinois qui vont pouvoir triompher, après des menaces, bien théoriques pour certains, de boycott.

Bien évidemment, ces tribunes chinoises seront bien garnies : on pourra y retrouver des visages connus de tous les français comme par exemple ceux des personnalités politiques de premier ordre qui ont préféré venir aux Jeux Olympiques plutôt que de passer quelques heures avec les 23.000 acteurs de la lutte contre le sida à Mexico. Pourtant, 2 millions de morts par an, cela vaudrait-il moins que des danses et des feux d’artifice ? 2,7 millions de personnes nouvellement contaminées en 2007, n’aurait-ce pas été une raison suffisante pour que la France soit représentée par au moins un membre du gouvernement ? Manifestement non.

Alors, d’ici on peut déjà entendre les beaux discours sur l’idéal olympique, sur les valeurs d’amitié, de respect de solidarité et d’engagement, les félicitations, les autocongratulations, les tapes dans le dos, les sourires de façade. Mais concrètement, qu’en est-il des fameux droits de l’Homme qui ont été portés comme un étendard par bon nombre de dirigeants pour annoncer un possible boycott de la cérémonie d’ouverture ?

Rien ne s’est amélioré pour les droits de l’Homme en général en Chine. La peine de mort y aurait-elle été abolie ? La liberté de la presse serait-elle devenue une réalité ? Quant au Tibet qui a fait la une de l’actualité pendant bien des semaines ; ses morts auraient-ils « servi » à faire avancer cette cause juste ? Quant aux personnes touchées par le VIH/sida ; la Chine aurait-elle suivie l’exemple des Etats-Unis en autorisant l’entrée des personnes touchées par le VIH/sida sur son territoire comme elle s’y était engagée auprès du Fonds mondial il y a quelques mois?

A toutes ces questions la réponse est simple : non !

Aujourd’hui, encore, 33 millions de séropositifs dans le monde sont toujours interdits de territoire chinois. Le mur de la Honte ! Il faut prendre un exemple très concret qui parlera à tous : aujourd’hui, un grand champion comme Magic Johnson, séropositif depuis 16 ans, médaille d’or aux JO de Barcelone, membre de la fameuse « Dream Team » ne pourrait pas assister à ces Jeux. Il n’aurait pas eu le droit de poser le pied sur le territoire chinois à cause du virus dont il est porteur. 25 ans après le début de l’épidémie, alors que la Chine a plus de 700.000 personnes séropositives sur son territoire, elle fait comme si le sida ne la concernait pas. La Chine se bande les yeux et, dans le domaine de la lute contre le sida, il faut savoir regarder la réalité en face, les yeux grands ouverts.

Alors, puisque la Chine boycotte les personnes touchées par le VIH/sida, puisque les intérêts économiques pèsent plus que les droits humains, que les officiels ne disent rien et se comportent ainsi en complices du régime communiste, Jean-Luc Romero appelle les personnes séropositives à faire la seule chose qui soit possible : « Séropositifs, boycottons la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques … à la télévision ! »."

Les jeunes, de nombreux pays n'ont pas affiché les chiffres du Sida chez eux au départ. J'ignore l'attitude de la Chine envers le VIH/Sida: je n'ai rien vu ni entendu à ce sujet, et les journalistes n'ont pas a abordé cette question quand ils avaient en face d'eux des journalistes chinois ou autres responsables, alors que le Tibet était largement mis et remiset re-remis sur le devant de la scène. 

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

27.07.2008

Pas de vacance pour le Sida ! JL Romero

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Hier, 26.7.2008, bilan à propos du Sida : La situation actuelle vue par Jean-Luc Roméro

                                      

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Difficile d’aborder ces sujets graves que sont l’euthanasie et le SIDA durant la période des vacances d’été. Pourtant, l’épidémie est loin d’être terminée, ni même jugulée et malheureusement, des centaines, peut-être des milliers de personnes seront contaminées cet été alors même qu’elles sont loin des soucis, heureuses de vivre et de profiter du soleil, de la plage ou de la montagne, avec l’envie de rencontrer quelqu’un, pour une nuit ou pour la vie. Parmi ces futurs contaminés, il y aura des jeunes. Retour sur ce fléau un peu oublié.
Après 28 ans d’épidémie de SIDA, où en sommes nous ?
Le virus du SIDA touche actuellement 33 millions de personnes dans le monde. C’est la 6ème cause de mortalité sur la planète. En Afrique, en Asie et maintenant dans les pays de l’est, la situation est terrible. La pauvreté, l’absence de prévention, la difficulté d’accès aux traitements font des ravages.
En France, on estime que 100 000 à 150 000 personnes vivent avec le SIDA, qu’elles soient considérées simplement comme séropositives ou avec un SIDA déclaré. Paris concentre à lui seul 25% de ces personnes soit environ 40 000 personnes, l’équivalent des populations du premier et second arrondissement réunis ! Environ 90 000 personnes en France sont actuellement sous traitement.
A-t-on des enfants du sida en France ?
Nous avons été très rapidement capables de juguler la transmission du virus entre la mère et l’enfant mais il y a en effet de jeunes adultes en France qui vivent sous traitement depuis leur enfance, environ quelques milliers.
Les jeunes et le SIDA ?
La situation est paradoxale. Les adolescents français sont à la fois très conscients de l’existence du SIDA – leur utilisation du préservatif le prouve – et plus mal informés que leurs ainés. En étudiant de près ce qu’ils disent du SIDA, on perçoit nettement que le niveau de connaissance de la maladie recule. Pour citer un exemple, lors du dernier Sidaction en décembre 2007, 26% des 15 – 24 ans déclarent penser qu’on peut être contaminé par une piqure de moustique, ce qui est faux. Le pourcentage était de seulement 14% dans les années 90.
On voit réapparaître des fantasmes autour des modes de contaminations que nous pensions disparus. Avec les progrès dans les traitement, il y a moins de morts et donc beaucoup moins d’images de la maladie. De plus les malades se cachent.
Le succès des multithérapies a-t-il rendu la tâche plus difficile au discours de prévention ?
L’arrivée soudaine des « trithérapies » en 1996 a eu une conséquence inattendue : dans une atmosphère de mort, ou dans certains milieux, chacun avait un ou plusieurs proches qui avaient disparu, la vie est revenue très rapidement. Le soulagement généré par ce progrès a eu comme effet, à la longue, de faire baisser la garde.
En 2007, on a recensé 6400 diagnostics de séropositivité. L’épidémie est donc loin d’être éradiquée, ou même jugulée.
Que penser du bareback ?
Il ne faut pas confondre bareback et relapse. Le mouvement bareback revendique un comportement qui vise à contaminer les autres. Ce mouvement est très minoritaire. Les relapses, eux, sont des gens épuisés face à la protection. Il n’y a pas de valorisation des séropositifs dans la société. Le discours de protection ne passe plus, ou de plus en plus mal.
Pire, on stigmatise et les gens finissent par baisser les bras. La « pénalisation » de la séropositivité, comme on l’a vu dans des affaires récentes, pose un vrai problème. Une relation non protégée – et librement consentie par les deux partenaires – implique une responsabilité partagée. Si on fait porter le poids de la responsabilité sur les seules épaules du partenaire séropositif, on court le risque de voir diminuer le dépistage sous le motif que « si je ne sais pas, je ne peux pas être condamné ». je le répète, la responsabilité DOIT être partagée.
Qu’en est-il de la discrimination en France ?
La discrimination se traduit en France de nombreuses manières. C’est par exemple dire que les séropositifs sont des personnes différentes. Il est extrêmement difficile, voire impossible de contracter un prêt pour acheter un logement, pour investir dans une société. Les banques arguent de la santé pour refuser, alors même qu’un séropositif peut vivre des dizaines d’années. Dire sa séropositivité dans un tel climat, c’est prendre le risque, quasi certain, de faire fuir son ou sa partenaire. C’est la certitude de ne pas être embauché. Dans un sondage récent, 100% - 100% ! - des employeurs disent refuser l’embauche d’une personne dont la séropositivité est déclarée.
La discrimination se traduit aussi au quotidien par l’extrême difficulté à voyager. La moitié des pays de la planète refusent l’installation sur leur sol de séropositifs. 13 vont même jusqu’à interdire la circulation des séropositifs. Donc pas de voyages touristiques dans ces pays, pas même de possibilité de transiter par leur sol. Parmi ces 13 pays, on compte la Chine. Et les USA.
Quelles sont les origines de ces mesures d’exclusions ?
La peur des sociétés face à cette maladie mal appréhendée et vue comme honteuse. Selon la législation américaine, le SIDA est une maladie contagieuse alors que c’est une maladie transmissible. Personne n’est contaminé si il se trouve à proximité d’une personne séropositive. La contagion n’existe donc tout simplement pas.
Si ces mesures visaient à épargner un pays du SIDA, elles sont inopérantes et même n’ont aucun sens car elles ne touchent pas les ressortissants de ces pays qui peuvent aller à l’étranger, y être contaminé et revenir dans leur pays sans avoir à répondre à quelque questionnaire que ce soit.
Il est tout de même paradoxal que les USA appliquent encore cette mesure inique alors même qu’ils regroupent une fraction non négligeable des séropositifs dans le monde !
En fait, ces dispositions législatives entraine une guerre contre les malades alors que c’est une guerre contre la maladie elle même qu’il faut mener.
Comment se traduisent ces mesures ?
Pour l’installation dans un pays, les autorités demandent un test. Cette pratique se fait y compris au sein de certains pays de l’Union Européenne. Bien sur, les ressortissants européens ne sont pas concernés mais tous les autres se voient dans l’obligation de fournir un test. Pour le contrôle aux frontières des touristes, cela ne se fait pas mais les autorités utilisent des faisceaux d’indices.
Certaines compagnies américaines font procéder à la fouille de bagages à l’aéroport de départ. Si un traitement contre le SIDA est trouvé, elles avertissent les autorités de l’aéroport d’arrivée où ces dernières procèdent à l’arrestation de la personne et la refoulent vers son point de départ.
En définitive, le SIDA est une maladie honteuse car les séropositifs sont obligés de se cacher, parfois en interrompant leur traitement car ils ne peuvent pas les emmener avec eux.
Comment les choses peuvent-elles évoluer ?
C’est triste à dire mais un vrai scandale médiatique ferait sans doute bouger les choses : par exemple, si on venait à apprendre qu’une star planétaire est séropositive, il serait difficile de maintenir ces discriminations à l’entrée du territoire américain. La solution « sage » serait d’avoir une volonté politique nationale ou internationale. Mais elle n’existe pas. Pour illustrer cette absence, je rappelle que l’ONUSIDA n’a ouvert un groupe d’étude sur ce sujet qu’en mars 2008. Il y a 3 mois !
Lors du dernier G8 au Japon, une position de principe contre cette interdiction a enfin été prise.
Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki Mun se dit sensible à ce problème mais il était avant ministre des affaires étrangères de la Corée du Sud, l’un des 13 pays à interdire la circulation des séropositifs. Que penser ?
Au niveau de l’Union Européenne, il n’y a aucune déclaration globale même si Xavier Bertrand - que je salue – a évoqué le problème le 30 novembre 2006. Les réticences sont dues aux politiques appliquées et aux législations ambigües. Pourtant le Parlement Européen a voté récemment pour demander la levée de l’interdiction américaine.
Le 1er décembre 2006, le président Bush, en réponse à une lettre ou je l’interpelais sur ce sujet, a déclaré qu’il allait demander au congrès de lever cette mesure pour les séjours d’une durée inférieure à deux mois. C’était un début modeste mais un vrai geste. En l’absence de pressions internationales et internes aux USA, cette volonté est restée lettre morte. Comme personne en situation d’influencer les décideurs ne fait la demande, ces derniers n’agissent pas.
Je dois dire que le président Clinton avait essayé mais s’est heurté au refus de son congrès. Le Sénat a cependant voté il y a quelques jours cette levée. Espérons !
Et Jacques Chirac ?

Il a beaucoup parlé du SIDA alors qu’il était à la présidence mais il n’est plus en situation de responsabilité.
Au travers de sa fondation, peut-il faire bouger les choses ?
La Fondation Jacques Chirac œuvre sur le front de l’accès aux traitements mais Jacques Chirac s’investit moins sur le plan politique. Je lui en parlerai pourtant.

En photo, c'est Jean-Luc Romero, pas souvent en vacances ! mais toujours à l'écoute même quand il fait un "break". 

Les jeunes et tous les autres, mais les jeunes surtout: lisez ou faites-vous lire ces lignes. C'est de votre vie à protéger du VIH/Sida qu'il s'agit. Comme médecin je note tout comme Jean-Luc un ramollissement, un afffaiblissement du côté de la prévention. Pour les raisons qu'expose très bien Jean-Luc. Dont les multithérapies et la méconnaissance des modes de contamination. 

Il ne faut pas oublier que, comme pour aprendre à lire et écrire et compter, une nouvelle classe d'âge voit le jour chaque année qui doit  tout acquérir en matière de prévention VIH/Sida. Ce qui semble oublié, comme si le passage des acquis était automatique des plus grands vers les plus petits. Certes des choses sont dites mais c'est insuffisant. 

Aussi même si vous ne comprenez pas bien  étant très jeunes  tout ce qui est écrit  plus haut, vous "pigerez" l'essentiel, et irez aux nouvelles précises pour le reste. Je vous le dis comme grand-mère de 2 jeunes, garçon et fille, l'un de 14 ans et la plus jeune de 10 ans qui liraient ce billet sans souci. 

Pas de vacance pour le Sida !

contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

23.07.2008

Séropos "helpés" par JL Romero

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Communiqué de presse du 22 juillet 2008

22 juillet à 23:30

Suite à la décision du Sénat des Etats-Unis de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande à Nicolas Sarkozy d’intervenir auprès de George W. Bush afin que cette décision soit ratifiée et réellement appliquée par l’administration américaine.

Le 16 juillet 2008, le Sénat des Etats-Unis a décidé de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain, via un amendement voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief). Jean-Luc Romero se dit très satisfait de ce vote alors que, depuis 1993, les séropositifs n’ont pas le droit de poser un pied sur le sol américain !

Pour autant, Jean-Luc Romero, président d’ELCS et membre du Conseil national du sida, appelle à la prudence quant à l’application effective de cette mesure : en effet, il ne faut pas oublier que George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’a été fait à ce jour.

C’est pour cela que, par une lettre transmise aujourd’hui, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande officiellement à Nicolas Sarkozy, président de la République française et actuellement président de l’Union européenne, d’intervenir auprès de George W. Bush afin que celui-ci applique effectivement la décision du Sénat mettant fin aux discriminations !

Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».

Le président d’ELCS appelle toutefois à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays, dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire et la moitié des pays membres de l’ONU qui interdisent l’installation sur leur territoire aux personnes séropositives.

Pour votre agenda
(à 5 jours de l’ouverture de la Conférence internationale de Mexico)

ELCS vous invite à la conférence de presse de présentation de sa mobilisation pour la liberté de circulation à l’occasion de la Conférence internationale de Mexico :
poster, dossiers de mobilisation etc.

Lieu : Café Beaubourg, 1er étage (43, rue Saint-Merri - Paris 4ème)
Date : 29 juillet 2008
Horaire : 10h45
Les jeunes à Paris et dispo mardi matin 29 juillet pour 10h45, venez ! ça soutiendra ceux qui sont touchés ! chaque acte positif et empathique de chacun de nous contrebalance  et gomme peu à peu  tous les actes de méchanceté produits au quotidien.

18.07.2008

Séropo, circulez !

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Communiqué de presse du 17 juillet 2008

17 juillet à 20:42
Le Sénat des Etats-Unis en passe de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain !

Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que le Sénat des Etats-Unis soit en passe de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain. Ainsi, hier, un amendement a été voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief), mettant fin aux restrictions à la liberté de circulation des séropositifs, mesures mises en place en 1993. Pour mémoire, George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’avait été fait ….

Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».

Alors, même si cette annonce est un signe d’espoir important dans ce combat pour la dignité des séropositifs et l’égalité des droits, le président d’ELCS appelle à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire !
Enfin une lueur de tolérance, les jeunes, envers les séropositifs (VIH/sida pour cet article, je précise, car on peut être séropositif par rapport à une hépatite par exemple). Ceci est le résultat de l'acharnement - dans le bon sens - de l'ami Jean-Luc Romero, qui a aussi obtenu dans un même élan la possibiolité de prêts bancaires non seulement pour les séropo mais aussi pour d'autres blessés dans leur santé tels que les cancéreux etc...qui, avant Jean-Luc, étaient jetés au rebut. 
On y est presque ! à cette circulation de par tout le monde des séropos comme des autres.  
contact: francoiseboiseau@wanadoo.fr

13.07.2008

Jean-Luc ROMERO et Sida

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Communiqué de presse du 10 juillet 2008

10 juillet à 20:04
Communiqué de presse du 10 juillet 2008

Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se félicite que le G8 ait pris position
sur la liberté de circulation des personnes séropositives et demande que les déclarations soient enfin suivies de mesures concrètes



Jean-Luc Romero, président d’Elus Locaux Contre le Sida, se félicite que le G8 ait pris, dans sa déclaration finale, position sur le problème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida dans le monde.

La déclaration finale mentionne que « le G8 soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements et nous nous sommes engagés à suivre cette question » (The G8 supports ongoing work to review travel restrictions for HIV positive people with a view to facilitating travel and we are committed to follow this issue).

Rappelons que cette déclaration est loin d’être anodine et a sûrement été l’objet de négociations serrées : en effet, parmi les membres du G8, certains appliquent encore des mesures discriminatoires aux personnes séropositives. Ainsi, les Etats-Unis et la Russie interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida toute entrée sur leur territoire même pour un court séjour. Le Canada, quant à lui, applique toujours des restrictions sur les séjours de plus de trois mois pour les personnes séropositives.

Globalement, ce sont près de la moitié des Etats membres de l’ONU qui mettent en œuvre de telles restrictions. Dans 13 pays, les séropositifs sont soumis à une stricte interdiction d’entrée sur le territoire national, même pour un court séjour touristique.

Il est heureux que le G8 ait pris position mais ELCS demande maintenant que les déclarations d’intention soient enfin suivies de mesures concrètes…

ELCS présentera un poster lors de la Conférence internationale de Mexico et un dossier d’information traduit en trois langues sur cette question.


Dossier d’information disponible sur le site : www.elcs.fr
Jean-Luc est un ami, les jeunes. Un vrai. Il répond toujours et vite: pas fréquent ! En plus, il fait toujours tout ce qu'il peut chaque fois qu'il peut venir en aide. Rien qu'en répondant, il aide ! 
Formidable, non? 
Alors découvrez cet homme au grand coeur !
Et voyez si vous pouvez soutenir son combat pour la libre circulation des séropositifs.
Moi ? Je roule avec Jean-Luc pour cela; c'est vérifiable sur Facebook.
Voyez quant à vous. 
contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

30.03.2008

Sidaction

J'oublie  pas le Sidaction.  J'oublie pas le Sida.
Année après année, présente au marché, à la piscine avec l'accord sans réserve d'un  directeur de choc, en bureau de poste, en centre commercial etc...j'ai fait au mieux là où j'étais.
A l'extérieur comme chez moi, avec à libre disposition info papier ou vidéo pour tous niveaux de compréhension, et des préservatifs pour les plus grands; tous les âges circulent à la maison.

En 2007, avec  dans  le XIème arrt de Paris "mon"  groupe d'élèves de caté de CM2,  c'est à propos de l'attention bienveillante à autrui que le souci de faire attention au Sida est ressorti spontanément. Mieux encore, les garçons avaient en leur possession l'info technique approprié en matière de préservatif  pour éviter une contamination par le VIH; côté filles, c'était quasi nul. J'ai donc conseillé aux garçons d'ouvrir l'oeil pour 2 ! en quelque sorte.
J'étais  contente de ce savoir assimilé , 1er pas  nécessaire avant une mise en pratique le moment venu.
Faire passer les messages de prévention dès le primaire est important.  Chez les moins de 10 ans l'info pénètre facile, comme l'eau dans une éponge. De plus, les hormones de la reproduction de l'espèce ne se sont pas encore facteur de turbulence chez ces jeunes  pour qui la santé en général - hygiène bucco-dentaire, orthodontie, chasse aux gastro par le lavage des mains.... -  et la non contamination par le VIH/Sida  via une hygiène sexuelle préventive  adaptée sont des réalités auxquelles il faut faire face.

Quelques uns s'étonnent  de devoir répéter, année après année, les mêmes messages pour éviter une contamination Sida. C'est que, année après année, une nouvelle vague de jeunes débarque sur terre. Jeunes qui ont besoin, comme ceux de l'année précédente, comme ceux qui verront le jour l'année suivante d'une information. Comme ils devront apprendre à lire, à écrire, à compter classe d'âge après classe d'âge.
D'autres vont dire qu'ils n'écoutent pas bien, ces jeunes, ce qui leur est dit puisque, année après année, un certain nombre de 15 à 18 et de 18 à 24 ans sont contaminés. Et alors ? on ne fait pas le compte de tous les autres qui ne sont pas contaminés !
Qu'on arrête de critiquer les jeunes !  C'est agaçant et par trop systématique, routinier et sans acte de réflexion préalable ! Car les grands, censés être exemplaires, ne le sont pas forcément ! Et je redis là ce qu'ont montré des enquêtes non contestées,  à savoir que - bien qu'informés des conséquences déplorables de cette pratique en matière de santé - nombre de médecins fumeurs continuent un tabagisme actif  fervent.

Par ailleurs, dans le domaine sensible et délicat de la gestion de l'émotion, une rencontre conviant  le corps en son entier ( jusqu'à une  participation sexuelle) est une entrée en  connaissance par une forme d'intimité conviant tous les sens  qui - quel que soit le degré d'affectif  voire d'amour qui la colore, du 0 à l'infini ! - se situe dans un espace où il est facile "d'envoyer son bonnet valser par-dessus les moulins". Ce qui en 2008 équivaut à oublier le préservatif.

Cela étant dit, il est important de penser à se protéger ce qui est revient aussi à  protéger l'autre au sens large.

Sur les sites nombreux parlant du VIH/SIDA , vous trouverez, les jeunes,  toute l'information voulue.

Au passage, je signale tout spécialement
* La contamination lors d'un première fois
* Les contaminations hétérosexuelles, avec parfois en sus iun intermédiaire homosexuel ou hétéroséxuel pas forcément révélé
* La mise en route de tests aux résultats plus rapidement connus.
* La diffusion des préservatifs féminins, plus au point qu'au démarrage il y a plusieurs années.
   J'incite vivement garçons et filles à demander à leurs proches de pouvoir  voir, toucher et tripoter  préservatifs masculins et féminins pour se   familiariser  avec eux.  La technique, ici, s'associe étroitement à l'information pour une prévention correcte.
   Face au risque  violent  de mort très prématuré liée au Sida,  se camoufler derrière des explications édulcorées voire fausses vis-à-vis des plus jeunes est devenu hors saison.

Si besoin était il est possible de répondre à des demandes faites soit par les commmentaires soit par l'adresse mail du contact indiqué.

Les jeunes, attention à ce qui est peut être non dit... sous motif  " de ne pas encombrer les circuits hospitaliers",  propos entendu au dernier Paris Plage  et qui m'a fait halluciner !  De quoi s'agit-il,  chers lecteurs.
Il s'agit là d'une mesure toute simple qui vaut dans 2 cas: quand il y a rupture de préservatif ou en cas  de blessure acidentelle sang à sang.  Cette mesure consiste à se précipiter  vers l'hôpital le plus proche pour y être entendu et examiné aux urgences, dans le but de recevoir s'il en est décidé ainsi au nom d'un principe de précaution bien normal dans ce cas,  un traitement qui peut être "préventif" en quelque sorte. Pensez-y bien les jeunes !
On peut, en effet, essayer d'enrayer la marée montante du virus dès le stade le plus précoce autrement dit quand un préservatif claque au cours d'un acte sexuel "risqué", ou encore en cas de contamination accidentelle sang à sang  par exemple professionnelle - lorsqu'un pompier en intervention sur un lieu d'accident a ses gants en cuir bien épais détrempés lqui laissent passer du sang  - contaminé ? - jusqu'à une possible coupure ou égratignure de sa peau au niveau des mains.  Un test  sanguin est alors fait pour connaître la situation par rapport au virus du VIH/Sida lors de cette consultation d'urgence, test qui sera renouvelé 3 mois plus tard pour connaître la situation définitive.
Personnellement,  je préfère stopper une contamination de suite plutôt que, par une négligence coupable, laisser une personne être contaminée par le VIH  puis développer ultérieurement un Sida avec toutes les thérapeutiques lourdes à effets secondaires qui devra alors être supportée tout au long de la vie.

J'ai bien présent à l'esprit que ce site s'adresse, d'abord, aux 0 à 18 ans.
Ce que j'écrit ici en matière de VIH/Sida, est visible par tous, quel que soit l'âge.  Car chacun  va chercher les informations dont il a besoin, en fonction de son niveau de développement et d'approche. Ce n'est pas nouveau: c'est de n'importe quelle époque
.

Faites-vous respecter les jeunes !

Ne laissez pas l'information être mise sous verrous.

Osez demander

contact: francoiseboisseau@wanadool.fr