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séropo

  • Séropos "helpés" par JL Romero

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique   

    Communiqué de presse du 22 juillet 2008

    22 juillet à 23:30

    Suite à la décision du Sénat des Etats-Unis de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le sol américain, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande à Nicolas Sarkozy d’intervenir auprès de George W. Bush afin que cette décision soit ratifiée et réellement appliquée par l’administration américaine.

    Le 16 juillet 2008, le Sénat des Etats-Unis a décidé de mettre fin à l’interdiction d’entrée des séropositifs sur le territoire américain, via un amendement voté dans le cadre d’une loi globale sur le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan for AIDS Relief). Jean-Luc Romero se dit très satisfait de ce vote alors que, depuis 1993, les séropositifs n’ont pas le droit de poser un pied sur le sol américain !

    Pour autant, Jean-Luc Romero, président d’ELCS et membre du Conseil national du sida, appelle à la prudence quant à l’application effective de cette mesure : en effet, il ne faut pas oublier que George W. Bush avait, le 1er décembre 2006, déclaré qu’il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces discriminations. Concrètement rien n’a été fait à ce jour.

    C’est pour cela que, par une lettre transmise aujourd’hui, Jean-Luc Romero, président d’ELCS, demande officiellement à Nicolas Sarkozy, président de la République française et actuellement président de l’Union européenne, d’intervenir auprès de George W. Bush afin que celui-ci applique effectivement la décision du Sénat mettant fin aux discriminations !

    Globalement, Jean-Luc Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a quelques jours dans sa déclaration finale qu’il « soutient les travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs déplacements ».

    Le président d’ELCS appelle toutefois à continuer le combat et à redoubler d’efforts dans la mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays, dont la Russie et la Chine, qui interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur leur territoire et la moitié des pays membres de l’ONU qui interdisent l’installation sur leur territoire aux personnes séropositives.

    Pour votre agenda
    (à 5 jours de l’ouverture de la Conférence internationale de Mexico)

    ELCS vous invite à la conférence de presse de présentation de sa mobilisation pour la liberté de circulation à l’occasion de la Conférence internationale de Mexico :
    poster, dossiers de mobilisation etc.

    Lieu : Café Beaubourg, 1er étage (43, rue Saint-Merri - Paris 4ème)
    Date : 29 juillet 2008
    Horaire : 10h45
    Les jeunes à Paris et dispo mardi matin 29 juillet pour 10h45, venez ! ça soutiendra ceux qui sont touchés ! chaque acte positif et empathique de chacun de nous contrebalance  et gomme peu à peu  tous les actes de méchanceté produits au quotidien.
  • Séropo: dehors !

    Séropositifs: interdits de circuler ! C'est volontairement que je remonte au vendredi 29 septembre 2006, jour où l'ami Jean-Luc ROMERO - le médecin que je suis a fait connaissance avec lui à propos de la lutte contre le Sida - a bien voulu répondre à une interview proposée par Stéphane GARIN, journaliste à Libération. C'est comme Président des Elus Locaux Contre le Sida (ELCS) que Jean-Luc dénonçait à Libé les restrictions imposées par certains pays à l'entrée des séropositfs sur leur territoire. 

    Or, hier, à propos des JO de Pékin, j'ai été stupéfaite de découvrir que 2 amies proches - l'une en fac avec un Bac acquis depuis peu et l'autre responsable documentaliste d'un lycée accueillant 2.000 élèves service - ignoraient les barrières liées au statut sérologique VIH des voyageurs. D'où le billet de ce jour.  A la date de l'interview de 2006, dans au moins onze pays, dont les Etats-Unis et la Russie (1), les séropositifs sont interdits d'entrer sur le territoire», dénoncent Act Up Paris et les Elus locaux contre le sida (ELCS). Ils exigent que ce problème soit posé lors des prochaines conférences onusiennes. Président de l’ELCS et conseiller régional (UMP) d'Ile-de-France, Jean-Luc Romero a répondu librement aux questions de Stéphane GARIN.

    Les personnes séropositives sont-elles libres de voyager ?
    Globalement plus de la moitié des pays représentés à l’Onu dont onze européens émettent des restrictions à l’entrée et au séjour des personnes séropositives sur leur territoire national. Depuis des mois les Elus locaux contre le Sida (ECLS) travaillent sur ce sujet. L’existence de barrières liées au statut sérologique VIH des voyageurs est totalement intolérable, plus de 40 millions de personnes sont privées de leur droit élémentaire de libre circulation du seul fait de leur état de santé, nous considérons que la moitié d’entre elles est en prison dans son propre pays. Ce qui est extrêmement symbolique actuellement, c’est qu’une personne porteuse du VIH ne peut légalement se rendre au siège des Nations unies situées à New York.

    Avez-vous vous-même vécu cette situation ?
    Le 11 août, à ma sortie des Etats-Unis, mon sac a été fouillé et les douaniers ont trouvé mes médicaments. Quand ils m'ont demandé ce que j'avais, si c'était le sida, j'ai dit que j'avais un cancer. Comme je quittais le pays, ils ne m'ont pas plus embêté que ça, mais vous ne pouvez pas imaginer combien c’est humiliant de devoir mentir et d’être comparé à un délinquant. Cette situation n’est pas acceptable, si je tombe amoureux d’un Américain par exemple et que je veux le rejoindre dans son pays, je ne le pourrais pas. On ne peut pas dire aux gens « n'ayez pas honte de votre maladie » tout en les obligeant à mentir s'ils veulent voyager. Aujourd’hui on n’est plus comme en 1987 quand on pensait que le sida s’attrapait au contact d'un simple verre ou d'une poignée de porte. Le sida est une maladie transmissible, mais pas contagieuse. Le séropositif n’est ni un criminel ni une menace à l’ordre public. Avec Emmanuel Château, d’Act Up-Paris, nous craignons que les tests salivaires à lecture rapide ne soient utilisés pour accroître les contrôles. Il faut savoir que dans le cadre des procédures d’entrée sur le territoire américain on exige que vous précisiez votre régime alimentaire. Comme un grand nombre de séropositifs souffrent de diabète, si vous le signalez, on vous demandera pourquoi vous suivez ce traitement, quelles autres maladies vous avez et on vous poussera à avouer votre séropositivité.

    Qu’avez-vous l’intention de faire ?
    Nous avons écrit à de nombreuses personnalités dont Jacques Chirac, Kofi Annan, ou Willy Rozenbaum pour dénoncer la tenue d’Unitaid (2) aux Etats-Unis. Comment accepter que les militants de la lutte contre le sida ainsi que les malades n’ont pas pu se rendre à cette conférence alors qu’ils sont directement concernés par la création de cet instrument de solidarité internationale. Hormis Manuel Barrosso qui a essayé de noyer le poisson, nous n’avons reçu aucune réponse. La Belgique applique également des mesures discriminatoires aux ressortissants hors Union européenne. Elles visent à connaître le statut sérologique des candidats à un séjour de longue durée voire à exclure les séropositifs avérés. Je souhaite que les grandes manifestations internationales liées à lutte contre le sida n’aient plus lieu aux Etats-Unis ni à Bruxelles, mais plutôt en Suisse ou en France qui n’ont pas mis en place une telle législation et ne soumettent pas les voyageurs à un questionnaire médical préalable à l’entrée de leur territoire.

    (1) Outre ces deux pays: l'Arabie saoudite, l'Arménie, Bruneï, la Chine, la Corée du Sud, l'Irak, la Moldavie, le Qatar et le Soudan.
    (2) Unitaid est un organisme financé notamment par la taxe sur les billets d’avions. Cette initiative sert de centrale d’achat permettant aux pays en développement d’accéder aux médicaments contre les grandes maladies infectieuses.
    A la veille des JO de Pékin les séropo se retrouvent interdits d'accès à cette manifestation internationale.
    Mes 2 hôtes d'hier ont soulevé la question suivante: et si un athlète est séropo ?
    Parler de VIH/Sida, transporte en direct de la séropositivité connue à la situation vécue sexuellement  par environ 7% de la population. Je veux dire la préférence sexuelle pour le un sexe identique au sien. Ne faisant pas partie de ces 7% et ayant de véritables amis et amies dans ce cas, je peux évoquer librement cette situation non choisie par ceux qui doivent faire avec. Je plains sincèrement les 7% nés avec cette tendance. Mes amis et amies "homo" sont des personnes sensibles, généreuses, courtoises.
    Les jeunes sur qui ont fait déferler des quantité d'infos, outre l'utilisation d'un Net sous contrôle parental, vous n'avez pas les yeux dans les poches ni les oreilles aux abonnés absents. Vous savez bien tout cela.
    Alors, par pitié, tolérez les 7% de vos camarades ainsi conformés. Etant bien entre eux ou entre elles, ils ou elles ne vont pas "contaminer" les autres, vous autrement dits! Et puis, soyez tranquilles, je parle à mes petits enfants de 10 ans et 14 ans ainsi qu'à leur amis comme je vous parle à vous sur ce blog.
    Mes jeunes lecteurs,si vous n'êtes pas capables d'être tolérants pour des particularités involontaires d'autrui pourquoi les autres le seraient-ils pour vous ?
    Pas de souci et très bonne semaine, que vous soyez ou non en vacances.