Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

roman polanski

  • Sexe et enfants.

    Que d’agitation ! Roman Polanski puis Frédéric Mitterrand, etc…

    Les médias sont envahis par quelque chose d’assez simple. Qui en temps ordinaire ferait hurler tous ces intervenants multiples et variés au nom des droits de l’homme à respecter. Et bien évidemment des droits des plus jeunes.

    Ces adultes déchaînés, que diraient-ils si c’étaient leurs enfants à eux qui avaient été, en quelque sorte, utilisés ?

    Manipulés dans un cadre de travail pour l’un ou dans un cadre de tourisme sexuel pour l’autre ? Lequel tourisme sexuel peut se pratiquer à Bangkok, certes, mais aussi – pourquoi pas en Europe ?

    Si c’étaient leurs propres enfants, ces grandes personnes crieraient tout autrement. Ils n’auraient pas sombré dans une certaine banalisation de faits qui n’ont pas à devenir banaux.

    Ne peut-on respecter les enfants ?

    Ne peut-on respecter les enfants, quand bien même ils sont affamés, en leur offrant le prix en usage sans les employer en objet sexuel quand on est un homme policé ?

    Quant aux interventions visant à faire valoir que l’on s’en prend à la vie privée de certain, on n’a pas peur du ridicule.

    A partir du moment où un auteur, Frédéric Mitterrand en la circonstance, a choisi lui-même d’exhiber sa vie privée, de la mettre en quelque sorte en vitrine par la publication d’un livre sur sa vie, un ouvrage où il ouvre son jardin secret à tous, sa vie privée devient de fait une vie publique.

    A partir de là, sachant ce qu’il a confié, d’aucuns ont pu s’étonner de sa dénonciation d’une certaine Amérique. Et plus généralement de voir clouer au pilori la justice d’un autre pays et son fonctionnement, comme si ce système judiciaire devait se plier aux fourches caudines de certains français.

    La jeune personne – qui a bien grandi - a pardonné à Roman Polanski.

    Admettons qu’une victime agisse de même en France. Pour autant l’action de la justice serait-elle éteinte automatiquement ?

    Pas que je sache.

    J’ai beaucoup d’admiration pour Frédéric Mitterrand en matière de culture. Pour ce qu’il a mis en route à la villa Médicis, le lieu de séjour de nos prix de Rome.

    Il est à sa place au ministère de la Culture, y compris à cette heure, y compris demain.

    J’ignore ce qu’il pourra dire ce soir.

     

    Demain, je le raporterai.

    Il demeure que les seules personnes importantes, au sein de cette agitation, sont les enfants.

    La seule attitude qui devrait faire la loi quand on se pense « civilisé » est le respect total des jeunes, sexe compris.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr