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responsabilité

  • Crash Concorde

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique         

    Le 25 juillet 2000 dans l’après-midi je suis au Centre Administratif de Sarcelles, au lieu dit Les Flanades.  F.       un collègue de travail passe et m’indique : « Drôle de blague ! un  potte  vient de me téléphoner le crash du Concorde ! Tu parles ! »

    Il file. Il revient peu après : « Je dois partir en intervention. C’est vrai : le Concorde vient de se crasher ! tout près d’ici. »concorde.jpg

    F. est pompier volontaire, sérieux, un garçon compétent dans son travail et aussi en matière de secourisme ce qui est précieux lors de ses interventions. Ce père de 2 jeunes garçons vit à plein la devise de ce corps de sauveteurs : « sauver ou périr ».

    A part ça, un  physique efficace pour ce qu’il lui appartient de faire. Comme hobby un talent de dessinateur caricaturiste hors pair – mais lui, très humble, considère qu’il n’est qu’un amateur de seconde zone.

    C’est le même qui - quand se sont levées jadis des émeutes à Garges - secourait avec des collègues ceux qui en avaient besoin tout en se faisant « caillasser ». A tel point que lorsque je quittais Sarcelles le soir, sachant F…..de garde, je me demandais si j’allais le retrouver entier au travail le lendemain.

    F …file. L’info commence à se répandre. Il faut dire que Sarcelles est sur le trajet des pistes de Roissy, notamment des vols réguliers des Concorde.Un vrai ballet aérien permanent. On sait, par exemple, qu’il va falloir clore une réunion à Sarcelles Village quand le Concorde du soir revient des States. Car, pour ceux qui ne connaissent pas, Sarcelles est un ville en 2 parties réunies par un territoire d’un bon kilomètre  : l’ancien village, traditionnel, du côté de Saint Brice avec une halte SNCF située en bordure de Sarcelles mais sur la commune de Saint Brice ; et la ville nouvelle - vaste grand ensemble réalisé de 1955 à 1975 - a permis d’accueillir les populations déferlantes rapatriées d’Afrique du Nord avec une autre halte SNCF située en bordure de Sarcelles mais cette fois sur le territoire de Garges.

    Devenue assez imposante, la ville de Sarcelles a acquis en 2000 le statut de Sous Préfecture.

    On peut dire que Sarcelles, de part sa constitution ethnique, est une mosaïque assez représentative du monde. Islamabad  - qui fait l’actualité ces jours – est un lieu de départ des familles vers la France.  Sarcelles est une ville à laquelle on s’attache, et il se dit communément que quand on a bossé à Sarcelles on peut aller naviguer partout.

     

    Dans l’heure qui suit le crash du Concorde – pas n’importe quel Concorde puisque affrété par Air France pour rallier New York avec des passagers plutôt à l’aise jouant à des vacances de luxe – ça cause. L’une a eu son fils qui a vu de sa maison la boule de feu de l’explosion du Concorde. L’autre a entendu l’impact. On apprend qu’il s’en est fallu d’un rien que le Concorde s’écrase sur l’hôpital de Gonesse tout proche. Pas de survivant à priori.etc…

    Voilà l’horreur qui vient casser une journée de juillet jusque là belle et ensoleillée.

    Je rentre. J’habite Paris et je n’appartiens pas au corps des sapeurs pompiers de Gonesse. Je ne suis pas non plus réquisitionnée.

    Les médias ne parlent que de ça, à juste titre. Les politiques vont vite s’emparer de cette affaire et au nom du principe de précaution le Concorde va être assez vite interdit de vol.

     

    Le lendemain, F…. revient au travail, mission d’urgence accomplie. Il ne conte pas. On déteste ça quand on porte secours. L’assistance apportée est déjà parfois assez difficile à  digérer après. Et aucun pompier, aucun secouriste digne de ce nom ne parle de ses interventions ; l’attitude est pudique, toujours. Il n’y a que les non intervenants pour aller se répandre sur des détails macabres et à vomir. Oui à vomir.

    Certains pompiers n’ont pas pu supporter le spectacle et se sont évanouis. Ils ont été éloignés et interdits de se représenter sur ce coup là.

    F…. nous dit qu’effectivement des collègues pompiers n’ont effectivement pas cru l’annonce faite, si surprenante. Ils ont raccroché au 1er  appel, ayant lâché un commentaire genre : « Et ma grand’mère ?  elle fait du vélo sur la lune ? »  Ce n’est qu’au second appel que ces garçons, pourtant habitués à réagir illico, ont rallié le point de rendez-vous.

     

    Alors voilà, à quelques jours des  8 ans anniversaires de la mort accidentelle de 113 personnes  à Gonesse, celles de l’avion et celles sous l’impact du Concorde au niveau d’hôtel vide de  clients à 16h44 – que 113 personnes grâce au professionalisme du commandant de bord qui a porté l’avion qui tombait à l’écart de l’important Centre hospitalier de Gonesse – c’est le tribunal correctionnel de Pontoise qui suit l’affaire.

    Le procureur a d’ailleurs précisé que « l’ordonnance de renvoi concerne deux employés de la compagnie américaine, deux représentants d’Aérospatiale, ainsi qu’un responsable de le Direction générale de l’aviation civile (DGAC). »

    Mais au fait, pourquoi tout ce monde ?

    Pourquoi 3 circuits différents ?

    Parce que  l’un des 3, Continental Airlines, a eu un DC-10 qui aurait perdu un bout de titane, objet coupant sur lequel en roulant le train principal gauche de Concorde aurait dilacéré son pneumatique dont les morceaux projetés au niveau du réservoir de carburant ont déclenché une fuite majeure de kérosène. D’où la chute de l’avion.  En pratique ce n’est pas la conception du DC-10 qui est mise en cause mais son défaut d’entretien qui a généré une mauvaise fixation de la lamelle de titane incriminée. Deux responsables sont visés : John Taylor et Stanley Ford.

    Parce que le second des 3, l’Aérospatiale, est soupçonné de ne pas avoir apprécié comme il fallait les éclatements de pneus réitérés du Concorde. Sont cités : Henri Perrier et Jacques Herubel.

    Parce que le troisième des 3 circuits suspectés est la DGAC , en la personne d’un certain Claude Frantzen qui, de 1966 à 1994, s’est attaqué à la question des éclatements de pneus mais sans se préoccuper de la fragilité des réservoirs du supersonique.

     

    Tout ceci me laisse perplexe, alors que le Concorde avait été un bon et fidèle serviteur des années durant.

    Par ailleurs, intéressée par la fabrication des avions et les autres drames qui avaient pu se produire ici ou là, j’ai découvert que des avions livrés en bon état de marche étaient ensuite laissés aux aléas de l’entretien de leurs utilisateurs. Et c’est là que les choses semblent coincer. Car les utilisateurs sont tentés de faire de l’entretien bas de gamme, parfois à la limite d’une sécurité basique.

    La conséquence est que l’on incrimine un avion correct, alors que la faille est dans un entretien défaillant.

    Il se peut donc que le Concorde ait été interdit de vol, condamné soudain comme un vieux machin, alors que cela n’était pas nécessaire.

    Il se peut aussi qu’en raison de l’augmentation du trafic aérien, le Concorde se soit trouvé en situation de plus grande fragilité qu’au moment de sa mise en circulation. 

    Il se peut encore plein de choses que j’ignore car je ne suis pas un avionneur ni issue d’une famille d’avionneurs.

     

    Les jeunes examinez bien ce qui va être avancé quant aux responsabilités dans ce crash en Ile de France. Et apprenez à être des « pros », d’excellents professionnels dans votre job futur ou actuel – apprentis ou stagiaires.

    Si vous voulez jeter un clin d'oeil sur Sarcelles regardez "Elle court, elle court la banlieue", film plein d'humour sorti en 1937 et tourné à Sarcelles.

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • BON SENS

    Où est donc passé BON SENS ? Qu'est-il vraiment ?

    Pour certains voici ce qui est arrivé à BON SENS. Le courrier reçu ci-dessous m'a laissée perplexe !

    "Chère amie

    Aujourd'hui c'est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès d'un ami très cher qui se nommait BON SENS et qui a vécu parmi nous durant de très nombreuses années.

    Personne ne connaît précisément son âge, car le registre de sa naissance a été déclassé, il y a bien longtemps, du fait de sa trop grande ancienneté. Mais nous nous souvenons bien de lui, notamment pour ses remarquables leçons de vie, comme "LE MONDE APPARTIENT A CELUI QUI SE LEVE TOT" ou "IL NE FAUT PAS TOUT ATTENDRE DES AUTRES" ou encore "CE QUI M'ARRIVE EST PEUT-ETRE AUSSI DE MA FAUTE" et bien d'autres encore.

    BON SENS vivait avec des règles simples et pratiques, comme "NE PAS DEPENSER PLUS QUE CE QUE L'ON A", et des principes relationnels clairs , comme "CE SONT CEUX QUI SAVENT QUI DOIVENT APPRENDRE A CEUX QUI NE SAVENT PAS".

    Et comme vous le savez, la mort de BON SENS avait déjà été précédée par la mort de ses parents VERITE et CONFIANCE, la mort de son épouse DISCRETION, la mort de sa fille RESPONSABILITE, ainsi que la mort de son fils RAISON.

    Certes, il n'y avait pas foule à son enterrement car il n'existe plus beaucoup de personnes qui le connaissaient vraiment, et peu se sont rendues compte qu'il était parti. Mais vous, si vous vous souvenez encore de lui et si vous voulez raviver son souvenir, prévenez vos amis de la disparition de notre regretté BON SENS, par exemple en faisant circuler cette lettre.

    Sinon ne faites rien.

    A un de ces jours, Chère amie !"

    Pour d'autres BON SENS est toujours en pleine vie. Bien présent en ces autres qui se déclarent plein, eux, de BON SENS !

    Alors me voilà poursuivie par la double interrogation suivante: BON SENS est-il toujours en vie ? Et s'il vit toujours qui est-il en vérité ? 

    Au secours les jeunes ! Qui peut me répondre ?

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr