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repas

  • Le repas dans La Bible

    Temps spirituel fort à Ermont, au Centre diocésain et paroissial Jean-Paul II. Un temps de deux jours,  les 26 et 27 mars 2011, vécu par un groupe de 120 personnes aux  racines culturelles africaines, belges ou françaises.

     

    Ces deux journées ont été portées par l'enthousiasme, la joie de prier sincère, les chants bien rythmés, la magnifique farandole spontanée associant tous les présents, la louange vers le Dieu Trinité, vers la vierge Marie et vers Saint Joseph, toutes choses exprimées en plénitude par nos amis africains.

    J’étais présente seulement le dimanche, afin d’entendre la conférence du Docteur Odile Boudier, confrère très apprécié.

    Ce dimanche 27 le thème retenu était Le Repas. Réflexion sur le repas dans la parole de Dieu ; invitation à un parcours à travers La Bible ; méditation sur le dernier repas des moines de Tiberhine (film Des hommes et des dieux) ; application concrète dans notre vie de ces réflexions.

    Une traduction simultanée, en flamand, avait lieu au fur et à mesure.

     

    Voici ce que le docteur Odile Boudier nous a transmis, précisant que la conférence – par souci d’exactitude - avait été validée par deux prêtres, l’un d’eux étant de surcroît théologien. .

     

    Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament les allusions aux repas et à la nourriture sont très nombreuses : il y en aurait plus de 1.000.

    Et chaque fois que se présente un repas ou une recommandation à propos de la nourriture, un conseil ou un message se trouve également délivré.

     

    Nous allons parcourir un choix de textes autour du repas, des exemples qu’il sera facile de méditer à nouveau chez soi.

     

    Texte 1 : la célébration de La Pâque, Livre des Nombres 28, 16-25.

    Ce texte est très ancien.

    Le message est que le repas de La Pâque a lieu en l’honneur du Seigneur. Ce repas est aussi rite de sacrifice pour les fautes commises par les hommes.

    Il est l’ancêtre de la Cène, le dernier repas de Jésus.

     

    Texte 2 : le repas d’Elie chez la veuve de Sarepta, Premier Livre des Rois 17, 8-24.

    Le repas consiste un une seule petite galette offerte à Elie.

    Le message donné, par la résurrection de l’enfant de cette veuve qui a donné au prophète tout ce qui lui restait pour vivre, est d’avoir une confiance absolue en Dieu à l’image de cette femme. Un don fait à Dieu engendre en retour un don fabuleux.

     

    Texte 3 : Elisée, autre homme de Dieu, multiplie la nourriture en partant de 20 pains d’orge et de blé pour nourrir une foule de gens, Second Livre des Rois 4, 42-44.

    Le message ici est celui de la puissance du Seigneur par le signe de cette multiplication : « Ainsi parle le Seigneur ».

     

    Texte 4 : le festin du Seigneur, Isaïe  25, 6-9.

    Dans ce texte le Seigneur fera disparaître la mort, donnera la joie absolue.

    Le message est la promesse d’un festin pour tous les peuples à l’horizon de l’éternité.

     

    Texte 5 : le repas avec Abraham au chêne de Mambré : Genèse 18, 1-15.

    En orient le repas fait partie de la tradition d’accueil des voyageurs ; ici ils sont trois. A la suite du repas offert, l’annonce d’un fils est donnée. Or, Sarah, la future mère, est trop âgée. Les voyageurs insistent.

    Le message est : le Seigneur peut tout accomplir, même les choses les plus incroyables

     

    Texte 6 : le repas de noces à Cana, Jean 2, 1-11.

    Jésus accomplit là son premier miracle, en réponse à la demande pleine de confiance de sa mère.

    Le message, transmis ici par Marie, est : faire confiance à Jésus.

     

    Un chant a lieu en l’honneur de la vierge Marie.

     

    Texte 7 : la multiplication des pains, Matthieu 14, 13-24.

    Jésus dispose pour nourrir une grande foule affamée de 5 pains et 2 poissons.  Il multiplie ces nourritures abondamment car il reste un excédent de 12 paniers pleins.

    Message : la grâce de Dieu montre, par cette surabondance, que son amour pour nous et sa compassion se situe toujours au-delà de ce que nous, les humains, pouvons imaginer.

     

    Texte 8 : le repas chez Lévi, Marc 2, 13-17.

    Ici, Jésus partage un repas en compagnie de convives peu recommandables :pécheurs, collecteur d’impôts, etc…

    Le message est : ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin du médecin mais les malades, autrement dit au plan spirituel les pécheurs.

     

    Texte 9 : annonce du pain du ciel, Jean 6, 27-51.

    « Je suis le pain de vie » proclame Jésus.

    Le message est le grand don d’amour du Christ. Jésus dans ce passage se décrit, se donne comme le pain vivant venu pour que le monde ait la vie.

     

    Texte 10 : diner en l’honneur de Jésus, Jean 12, 1-4.

    Lors de ce diner à Béthanie, Marie exprime une extrême affection à l’égard de Jésus. Elle prend un parfum de grand prix, en oint les pieds de Jésus, les essuie avec ses cheveux ; la maison est rempli de ce parfum. Voici un geste d’amour pur, sans sensualité, sans sexualité. Un amour pur, gratuit, débordant de tendresse envers son maître bien-aimé. Cette femme caresse avec ses cheveux le crps de Jésus, un corps qui va bientôt souffrir.

     

    Cette attitude évoque le Cantique des Cantiques 1, 2-3. « Ta personne elle-même est un parfum ».

     

    En message : la personne de Jésus est semblable à un parfum de prix, un cadeau merveilleux.

     

    Ici se place un chant évoquant le Cantique des Cantiques.

     

    Texte 11 : le repas de La Cène, Matthieu 26, 26-29.

    Là, un simple repas devient sacré car les 2 éléments de ce repas fait uniquement de pain et de vin sont consacrés. Par cette consécration, la nature, l’être de ce pain et de ce vin sont changés. L’acte par lequel se fait ce changement de nature s’appelle en théologie la « transsubstantiation ». Après cet acte le pain n’est plus du pain mais le corps de Jésus ; le vin n’est plus du vin mais le sang de Jésus.

    Message : par la transsubstantiation qui sanctifie un repas humain traditionnel, Dieu veut combler notre faim et étancher notre soif au niveau spirituel.

     

    A propos de ce texte et de l’eucharistie, attention aux dérives apparues depuis Vatican II. Ces dérives consistent à se focaliser sur la convivialité du partage ensemble, en communion, du repas eucharistique en négligeant l’aspect sacrificiel. Or, il convient de ne pas oublier que La Cène, l’ultime repas de Jésus avant son agonie et sa mort en croix, est le sacrifice du Christ pour sauver le monde. Lors de ce dernier repas, Jésus donne son corps et son sang en sacrifice pour le salut de tous.

    Jean-Paul II a rappelé que « Il y a parfois une compréhension fausse du mystère eucharistique ». La rencontre fraternelle ne doit pas faire oublier que l’eucharistie est tout autant le sacrifice du Christ.

     

    Les 2 prêtres lecteurs de la conférence ont, comme Jean-Paul II, insisté sur cet axe.

     

    Texte 12 : le repas avec les disciples d’Emmaüs, Luc 24, 30-34.

    C’est lorsqu’arrive le partage du pain – un repas – que les yeux de ces disciples s’ouvrent ; pas avant.

    Message : Jésus choisit de se révéler lors d’un simple repas partagé.

     

    Texte 13 : repas après la résurrection, Luc 24, 39-43.

    Cette fois le repas partagé avec les 11 disciples consiste en poissons grillés.

    Message : Jésus n’est pas un pur esprit mais il est un homme vivant et qui a faim.

     

    L’assemblée entonne un chant relatif à l’eucharistie.

     

    Arrive le moment de la réflexion sur le dernier repas des moines de Tiberhine. C’est une illustration récente au cinéma du sujet abordé aujourd’hui.

    Dans un contexte de violences terroristes, en Algérie, on observe comment des moines trappistes resserrent leurs liens fraternels. Dans cette situation ils vont partager un dernier repas avec deux bouteilles de vin. Au cours de cette « cène » récente, les visages se métamorphosent : d’abord inquiets, terrorisés, ils deviennent peu à peu sereins, pacifiés, cette scène étant accompagnée par la splendide musique de Tchaïkovsky qui porte au recueillement. Ce passage, très émouvant, nous renvoie à la cène de Jésus car, en quelque sorte, ces moines acceptent tous à ce moment d’offrir leur vie. L’un d’eux, le 23 mai 1994, avait écrit : « Ma vie, nul ne la prend. Je la dépose et je m’en désaisis. »

     

    La musique de ce passage est alors écoutée.

     

    Pour nous chrétiens, un repas partagé, un simple café, une boisson consommée ensemble  constitue un lien privilégié du partage et de l’écoute.

     

    Il est bon de ne pas hésiter à partager un repas ou une boisson avec des personnes éloignées de notre cercle familial ou de notre entourage amical habituel.

     

    On observe qu’il se produit souvent quelque chose, dans le bon sens, au cours des échanges d’un repas ou d’une consommation partagée. Souvent surgit un moment de joie.

    Dans notre société actuelle, il y a de très nombreuses personnes isolées qui n’ont personne à qui parler et ne reçoivent pas même un simple appel téléphonique tout au long d’une semaine.

    Aussi un moment de joie apporté par le partage d’un met ou d’une boisson, même s’il reste isolé et très ponctuel, peut réchauffer le cœur.

    Ces moments positifs peuvent aussi être les premiers pas vers le grand festin où le Seigneur nous conduira. (Isaïe 23)

     

    Alors comme il est écrit dans l’Apocalypse de Jean en 19, 6-8, réjouissons-nous d’être invités aux noces de l’agneau.

    Et l’orateur conclut : « Tu es invité. Je suis invitée ».

    Comme le texte ce texte de l’Apocalypse est fondamental, magnifique, porteur d’espérance, nous aidant à tenir, nous allons l’écouter debout.

     

    « Alors j'entendis comme le bruit d'une foule immense, comme le mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violents tonnerres; on clamait ; "Alleluia ! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout. Soyons dans l'allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l'Agneau, et son épouse s'est faite belle: on lui a donné de se vêtir de lin d'une blancheur éclatante" - le lin, c'est en effet les bonnes actions des saints."

     

    En attendant ces noces, ce festin, écoutons Jésus et agissons selon son conseil qui est : « Prenez et mangez, ceci est mon corps. Prenez et buvez, ceci est mon sang ».

     

    La conférence s’achève par un chant eucharistique.

     

    Le repas, dans toutes les cultures, est un moment important. Sans doute celui où le partage est au maximum, l’action de manger ou/et de boire concernant tous les humains.

     

    Sur ce blog où je ne cesse de rappeler que l’homme est aussi et d’abord un être spirituel, cette conférence qui reprend des passages de La Bible autour du repas m’a paru importante à relayer. Merci au Docteur Boudier pour le travail de transmission accompli.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Athée ? Opportuniste ?

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique          

    Voici un  petit conte transmis par un copain catholique.

    Histoire d’un athée, qu’un ours s’apprête à dévorer. L’homme se souvient alors de Dieu

    Et négocie. 

    C’est d’accord, Dieu peut faire de l’ours un bon catholique !

    Exécution ! l’ours fait alors comme tout bon croyant pratiquant, autrement dit l’ours prononce les mots indispensables : « Seigneur, bénissez ce repas. ». Il dit « les grâces » avant son repas. grizzly debout.jpg

     

    Pas une blague. J’ai pratiqué ça durant les 7 ans où il fallait aller vivre en internat pour continuer des études jusqu’au Baccalauréat car je ne vivais pas dans une grande ville. Et pas de ramassage scolaire  l’époque.

    L’internat en question était situé à Cholet dans le Maine et Loire - la petite ville de certain mouchoir rouge lié au cœur vendéen pour ceux qui connaissent - et l’établissement accueillait moitié externes, moitié internes. Que des filles. Avant chaque repas les grâces étaient dites ou chantées.

    Certaines familles catho récitent aussi les grâces, les hôtes des monastères aussi …Bref, qui veut. Ce merci du cœur avant le repas pour la nourriture donnée peut être improvisée ou être fait de formules rédigées d’avance. Ceux qui veulent remercier après le repas le peuvent; c’est alors un « merci » pour ce qui vient d’être consommé ou dégusté !

    Les amis juifs font beaucoup mieux que les catho à l’occasion de chaque fin de semaine et de leurs fêtes.

    Pour les musulmans, ignare je suis !

    Du côté de l’ours, j’ignore  ce qu’espère l’athée en faisant sa requête à Dieu. Pense-t-il, cet homme, que l’animal va renoncer à son repas ?

     

    Voici l’histoire :

     

    « Un athée se promenait dans les bois tout en s’extasiant devant la nature :

    « Quels arbres majestueux, quelle puissante rivière, quels beaux animaux ! »  se disait-il.

    Comme il marchait le long de la rivière, il entendit un sourd grognement provenant d’un buisson à proximité.

    Il jeta un œil dans cette direction et vit un énorme grizzly de plus de 2 mètres de haut qui s’apprêtait à le charger.

    Il courut aussi vite qu’il pouvait dans un petit sentier, regarda par-dessus son épaule et réalisa que l’ours le talonnait.

    Il trébucha et tomba sur le sol. Il roula sur lui-même et comme il tentait de se relever, il vit l’ours au-dessus de lui, la patte droite prête à le frapper.

    A cet instant l’athée s’écria :

    « Oh, mon Dieu ! »

    Le temps s’arrêta, l’ours se figea et la forêt devint silencieuse.

    Une lumière vive apparut près de l’homme et une voix vint du ciel :

    « Tu as nié mon existence durant toutes ces années et attribué la création à un accident cosmique. Dois-je t’aider à de sortir de cette situation ?  

      Crois-tu que je puisse te considérer comme un croyant ? « 

    L’athée regarda vers la lumière et répondit humblement :

    « Je crois qu’il serait hypocrite de ma part de vous demander de me considérer comme un bon catholique, mais peut-être pourriez-vous rendre l’ours…catholique ? »

                « Très bien », dit la voix.

    La lumière s’éteignit, la forêt reprit son chant.

    L’ours descendit sa patte, se pencha la tête et tout benoîtement joignit ses 2 pattes en murmurant :

    « Seigneur, bénissez ce repas. » »

     

    L’ours a faim.

    Devenu bon catholique par la grâce de Dieu, l’ours a l’idée de dire les grâces…avant de consommer !

    Ce n’est qu’un histoire, les jeunes. Source de réflexion cependant. Au niveau qu’il vous plaira. Après tout c’est les vacances !

    Très bonne journée à tous !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr