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  • Les demoiselles de Reims ou 2 sœurs en fugue

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.   

    Ceci fait suite au billet mis sur ce blog sous le titre « 2 sœurs en fugue » le 9 octobre 2008. D’abord un article paru dans la presse, puis ce que j’en pense.

    D’après agence  AFP (Agence France Presse)  je suppose, ce texte est celui qui charge le plus le papa, Renaldo Galtieri.

    Sophie et Valérie, disparues le 8 octobre« Valérie et Sophie, les deux soeurs de 11 et 13 ans dont la pseudo-fugue aurait été organisée par leur père, ont quitté la France, dans la nuit de vendredi à samedi, en compagnie de leur mère italienne.

    Elles ont pris place à bord d'un avion à destination de l'Italie. "Elles étaient d'accord pour repartir", a déclaré le procureur de la République, ajoutant que "l'histoire se (terminait) bien". "Elles sont reparties complètement consentantes, contrairement à ce que l'on avait pu dire", a ajouté le procureur.  Vendredi après-midi, les quatre hommes soupçonnés d'avoir organisé la disparition des deux fillettes, avaient été déférés au palais de justice de Reims. Le père, l'oncle et les deux proches, qui étaient en garde à vue depuis jeudi après-midi, ont été présentés au juge chargé d'une information pour soustraction de mineur, ouverte par le parquet de Reims le 8 octobre, deux jours après la "disparition" des deux soeurs. Si tous sont ressortis libres, les deux premiers ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.  
    Lors de leur garde à vue, les quatre suspects "se sont expliqués sur les  faits. Ils n'ont pas été muets", a indiqué une source judiciaire. Selon le procureur de la République, "ils ont bien reconnu avoir organisé la fuite et la disparition des deux soeurs, avec deux amis qui ont pris le relais pour les héberger pendant les dix jours".  
    La mère italienne des fillettes, arrivée vendredi matin à Reims en provenance de Calabre, en Italie, où elle réside, avait pu les voir dans un hôpital de Reims où elles avaient été placées. "J'ai vu mes filles ce matin dans leur chambre. C'était important pour moi. On a parlé moins d'une heure. Cela s'est bien passé. On a pleuré toutes les trois", a déclaré Katia Navigante, âgée de 37 ans.
    Jeudi matin, les deux soeurs s'étaient présentées à leur collège à Reims, où elles auraient dû se rendre le 6 octobre, jour de leur "disparition" du domicile paternel. Depuis plusieurs mois, elles étaientt l'enjeu d'un conflit entre leurs parents  franco-italiens, leur père, âgé de 36 ans, les ayant soustraites avant leur disparition à la garde de leur mère. »

     

    Valérie et Sophie, reparties le 18.10.2008 avec leur mère pour l’Italie, sont dites consentantes car placées en milieu neutre.  Comme c’est intéressant ! Encore des grands qui ignorent qu’un milieu neutre cela n’existe pas du côté des moins de 18 ans. On ose qualifier de neutre un endroit officiel où les deux sœurs étaient parquées avec la pression de médecins et de psychologues délégués par la justice. Placées sous les feux de l’actualité, en face à face avec les pleurs d’une mère, sachant parfaitement qu’elles seront taxées de vilaines filles si elles ne suivent pas la ligne de conduite décidée par la justice, elles sont quasi obligées de filer droit , quoiqu’elles en pensent et même si le cœur n’y est pas.

    Evidemment le papa a commis une « bêtise », une faute très grave aux yeux de la loi puisqu’il s’agit là de la soustraction de mineures. D’après les informations personnelles dont je dispose, ce papa n’a pas pensé à mal un instant, soucieux seulement de l’à venir correct de ses filles.

    Mais la forme l’emporte sur le fond. Les habitudes de la justice vont lui faire filer à la maman ces demoiselles mineures comme s’il s’agissait de paquets que l’on expédie sans tenir compte de ce qu’elles avaient décidé, oubliant qu’elles avaient choisi de repartir avec leur papa en restant près de lui depuis plus d’une année.

    Comment peut-on, alors que l’on n’a pas vécu la situation antérieure de ces 2 jeunes en Italie chez leur mère près d’un compagnon qui ne les apprécie pas, décider de les écarter du refuge tranquille qu’elles avaient trouvé à Reims chez leur père ?

    Les droits de l’enfant sont une belle vitrine. La réalité est encore bien loin de l’écoute des moins de 18 ans quand ils ou elles disent spontanément vrai, avant tout placement dans un  « milieu neutre » qui va conditionner leur réponse.

    On ne saura sans doute pas la suite pour  Valérie et Sophie. Mais je note que quand il s’agit d’un service gardien qui soustrait les enfants aux parents en se moquant bien d’une décision d’un juge qui a permis à ces parents là de les accueillir régulièrement chez eux, aucune réprimande ni menace de prison n’est faite à ce service. On poursuit un papa. On ne poursuit pas un service gardien d’enfants, financé par notre argent de contribuable via un conseil général. Deux mesures différentes pour un même acte de soustraction de mineurs. Qu’en penser ?      

    Passons par pertes et profits le cas de ces 2 sœurs. A ce jour je dispose de 5 autres cas, limpides, montrant le mépris dans lequel on tient les avis des moins de 18 ans. Pour faire changer les choses, dans le seul intérêt des jeunes, du côté des décideurs – politiques, magistrats, etc…  - il faut disposer d’exemples réels en plus grand nombre. Si vous en connaissez, n’hésitez pas ! Pas besoin de noms. Des faits rien que des faits ! Aidez vos pairs , les jeunes !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Deux sœurs en fugue.

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.    9 octobre: 103 visites

    Un sujet qui me tient à cœur : l’écoute des moins de 18 ans, tout de suite, quand ils expriment ce qu’ils souhaitent au fond de leur cœur. Et qu’ils savent être le mieux pour eux. Et qui est le mieux, n’en déplaise aux juges divers qui ne tiennent pas compte de leurs souhaits légitimes.

     

    Un cas exemplaire cette semaine : celui de Valérie, 13 ans, et Sophie, 11 ans, qui avaient fait le choix de venir vivre avec leur père à Reims depuis 2007 et y étaient scolarisées.

    Rien à signaler au sujet de ces 2 jeunes.

    Sauf que la justice s’en est mêlée, à la demande d’une maman, toujours en Italie, qui n’a pas entendu ses filles. Ni cherché à les laisser grandir selon leur gré, en attendant qu’elles désirent la rencontrer à nouveau.

     

    Avec toujours cette manie des juges de parfois entendre les jeunes, mais en général de suivre l’avis : jamais.

    Ici, on a deux jeunes filles, deux soeurs. On le sait, les filles sont plus réactives que les garçons et se laissent nettement moins manipuler.

    Mais c’est toujours pareil quand la position des jeunes n’est pas conforme à l’avis d’un juge – considéré comme infaillible, on se demande sur quelles bases concrètes ? – on déclare alors que ces jeunes sont manipulés.

     

    C’est du n’importe quoi reflétant l’attitude persistante des majeurs vis-à-vis des moins de 18 ans, comme si à 11 ans et 13 ans on s’adressait à des bébés. La justice des enfants non délinquants se comporte avec une légèreté et une insouciance affligeante. D’où la fuite de Valérie et Sophie.

     

    Ci-dessous voici ce qui est paru, sous la signature de Fabrice Curlier, dans les colonnes du journal l‘Union, Champagne Ardennes Picardie - L’Ardennais www.lunion.presse.fr le 9 octobre 2008, ainsi que la question de l’Union à laquelle personnellement j’ai répondu par oui. Et dont le résultat est le suivant pour 139 votants.

    Deux sœurs de 11 et 13 ans ont fugué de chez leur papa à Reims suite un arrêt de la cour d'appel ordonnant leur retour en Italie auprès de leur mère. Pensez-vous qu'en matière de droit de garde la justice tranche trop souvent en faveur de la mère ?

    Oui

    62 %

    Non, c'est le cas par cas qui prime

    12 %

    Ces affaires sont tellement délicates... C'est difficile pour la justice de faire la part des choses

    26 %

     

    Nombre de votants

    139    

     

    Sophie et Valérie restent introuvables

     
    Sophie et Valérie ont disparu depuis lundi matin.

    Disparues depuis lundi matin du domicile de leur père, les deux fugueuses de Reims restaient introuvables hier soir. Où dorment-elles ? Ont-elles trouvé refuge quelque part ? Un juge d’instruction est désormais saisi de l’affaire.

    Toujours aucune trace des deux sœurs qui ont fugué depuis lundi à Reims. Leur mère est arrivée hier d'Italie. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur.
    Les recherches continuent à Reims pour retrouver Sophie et Valérie, deux sœurs de 11 et 13 ans qui ont fugué lundi matin du domicile paternel pour ne pas retourner en Italie chez leur mère, comme l'a décidé la justice française (notre précédente édition).
    La discrétion reste de mise auprès des autorités. Sans doute pour ne pas entraver l'enquête. « Elle suit son cours », se contente d'indiquer le commissariat.
    Hier, le parquet de Reims a ouvert une information judiciaire contre X. pour « enlèvement », mais il s'agit d'une question de procédure, prévient le procureur Madeleine Simoncello. L'avantage d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction est de renforcer le pouvoir d'investigation des services de police, mais elle doit nécessairement viser une infraction, sans quoi elle n'aurait aucun fondement légal. Le procureur a donc décidé d'ouvrir du chef d'enlèvement, sans que cela ne préjuge de la suite du dossier.
    La thèse d'un départ volontaire reste d'actualité. Dans une lettre adressée à leur père, retrouvée dans la chambre, les deux sœurs ont écrit « plutôt mourir que retourner en Italie ». C'était lundi en fin de matinée. Le collège Maryse-Bastié venait de prévenir Renaldo que ses filles scolarisées en 6e et 4e n'étaient pas venues en cours.
    Elles avaient quitté le domicile familial de la rue de Verdun vers 7 h 30. Leur père était déjà parti au travail. Seule sa compagne était présente. « Elles sont parties comme si de rien n'était. Elles avaient leur sac d'école mais on a retrouvé les affaires de classe cachées sous le lit », raconte Renaldo. « En fouillant dans les armoires, on a constaté qu'elles ont pris des vêtements de rechange. Sophie avait une boîte avec des économies. Il n'y a plus rien dedans. Ce n'est pas une somme importante. De quoi s'acheter quelques sandwiches. Valérie aussi a des économies. Il en reste dans sa boîte. Je ne sais pas si elle a pris de l'argent. »
    Les deux sœurs ont chacune un téléphone portable mais les appeler ne sert à rien : elles ont laissé les appareils à la maison. Plus les jours passent, et surtout les nuits, plus les enquêteurs sont en droit de se demander si elles n'ont pas trouvé refuge quelque part. Leur père n'a aucune idée de l'endroit où elles auraient pu aller. Il a fait le
    tour des copines. Aucune ne les a vues. De plus, l'hypothèse selon laquelle elles auraient pu être hébergées par l'une d'elles a perdu de sa consistance hier. Avec le battage médiatique national qui entoure désormais cette affaire, les parents concernés auraient forcément fait le rapprochement, et n'auraient pas manqué de prévenir la police.
    A Reims depuis seulement un an, les deux collégiennes ne connaissent pas la région. Sont-elles encore dans la ville ? Ont-elles quitté l'agglomération ? Leur signalement a fait l'objet d'une diffusion nationale auprès des services de police.
    Fabrice Curlier
    Un douloureux conflit franco-italien
    Valérie et Sophie sont arrivées en France l'an dernier avec leur père, un Franco-Italien de 36 ans natif de Reims mais parti vivre de longues années en Italie. Une première fille y est née, puis Valérie en 1995, Sophie en 1997. La suite, hélas, est le lot de nombreux couples : séparation des parents, relations conflictuelles, procédures devant les juges aux affaires familiales. En 2004, un tribunal italien prononce la séparation de corps des parents en confiant la garde des trois enfants à la mère. Cette décision a été confirmée début 2008 par les instances d'appel. Entre-temps, fin août 2007, le père a profité d'une opportunité d'emploi à Reims, où il a encore de la famille, pour quitter l'Italie avec ses deux dernières filles. Seule l'aînée est restée chez leur mère qui a saisi la justice française, via les autorités italiennes, pour récupérer ses enfants. La procédure a débouché jeudi 2 octobre sur un arrêt favorable de la cour d'appel de Reims, qui, confirmant la décision des magistrats italiens, ordonne le retour des deux sœurs « à leur résidence habituelle en Italie, auprès de leur mère ». Celle-ci envisageait de venir à Reims cette semaine pour faire exécuter la décision de justice. La fugue l'en a empêchée. Elle est arrivée hier de Calabre (sud de l'Italie) pour suivre l'évolution de l'affaire auprès de son avocate rémoise, Me Sylvie Dumont-Dacremont. Pas question d'évoquer le litige, au demeurant très complexe, comme toujours dans ce genre de dossiers. « Je ne pense qu'à mes filles. J'espère qu'elles n'ont rien fait de grave. » Concernant la lettre dans laquelle elles ont exprimé leur refus de retourner en Italie, la mère envisage une possible manipulation des esprits. Protestations véhémentes du père. Tout les oppose, sauf le souhait exprimé hier, chacun de leur côté, de voir Sophie et Valérie réapparaître au plus vite.  F.C.

    Je reprends un extrait d’un des deux commentaires ajoutés suite à cet article : « Les décisions des Juges »… « loin d’apaiser des conflits, sont source de drames. Elles sont prises »… « sans tenir compte de l’avenir des enfants, qui ne sont jamais écoutés et encore moins entendus. » Vous pouvez aussi aller voir le billet relatif aux fugues mis sur ce blog  le 28 mars 2008  avec en titre " Fugueurs ? Non ! Bannis ? Oui ! ", suite à un article paru dans Le Parisien.   

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration du journal: Valérie et Sophie)