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radioactivité

  • Radioactivité Japon.

    Japon nucléaire.

     

    Je perçois un propos genre :

    Chers concitoyens,

    Surtout ne craignez rien.

    Aucun danger ne vous menace.

    Nous, les responsables, pensons à tout, surveillons tout, saurons faire face à tout.

    Braves gens, dormez !

    Le petit nuage radioactif japonais ne doit pas vous perturber.

    Ni vous inquiéter. Ni vous soucier.

    Il va passer, se dissoudre, s’évaporer en quelque sorte… comme s’il n’avait jamais existé.

     

    Pourtant certains s’inquiètent. Voici le lien vers un article de Médisite sur ce sujet :

     

    http://sante.planet.fr/a-la-une-catastrophe-nucleaire-au-japon-ou-se-trouve-le-nuage.57437.2035.html

    Moins de 18 ans, observez. Parlez-en entre vous. C’est une partie de votre à venir qui se joue. Votre avis vaut celui des grandes personnes.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Elise LUCET : déchets radioactifs en liberté

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci

     

    Hier soir, mercredi 11 février, Elise Lucet et son équipe nous a présenté un dossier sur France 3 dans Pièce à conviction : « Uranium : le scandale de la France contaminée ». 

    Après la 2 ème guerre mondiale, l’orientation vers une certaine indépendance de la France en matière énergétique par les centrales atomiques pour fournir l’électricité et pour disposer de la bombe atomique a conduit à creuser les sols de France pour aller y chercher de l’uranium.

    Ceci a duré une cinquantaine d’années avec des travailleurs exposés aux radiations comme si de rien n’était. On a exploité des sols porteurs de roches d’où l’on extrayait ensuite le

    nécessaire pour faire fonctionner les piles atomiques, sans aucune précaution, comme s’il s’agissait de charbon ou de minerai de fer. Indépendance énergétique obligeait.

     

    De toutes manières il eut été difficile de protéger les travailleurs exposés par des kilogrammes de Plomb. Il eut fallu disposer d’automates. Ce qui n’était pas.

     

    Aujourd’hui l’exploitation de ces 210 mines dispersées dans plus de 20 départements, est arrêtée. Mais l’arrêt des cailloux mis à jour, rejetés généralement sur place car par assez chargés en irradiation pour extraire correctement le matériel nécessaire aux centrales ou à la bombe atomique, n’a pas eu lieu.

     

    Pourquoi ? Pour différentes raisons nous dit-on hier soir.

    La gestion de l’énergie atomique a été ces années durant une sorte d’état dans l’état, protégé en direct par la présidence de la république et  sur lequel les ministres successifs en charge ne disposaient d’aucune prise. Ou pour le dire plus crûment étaient priés de rester au coin.

     

    L’émission d’hier s’est terminée par une rencontre d’Elise LUCET avec le Ministre de l’Environnement, Jean-Louis BORLOO, qui a, me semble-t-il, déclaré que toute la population  exposée à une irradiation excessive car vivant sur des sites contaminés serait protégée avant un an de tout contact dangereux avec ces terres grâce à une protection efficace par des grillages. Ainsi les enfants en poussette près du sol, ou les jeunes en train de trottiner et de ramasser au sol des cailloux irradiants qu’ils ramènent dans leur chambre n’auront plus accès à ces jeux dangereux. Dangereux car invisibles. Dangereux car les promeneurs ne déambulent pas dans une campagne qui semble parfaite et sereine avec un appareil pour mesurer l’irradiation.

     

    Espérons que le Ministre réussira là où les autres se sont cassé le nez. Et quels autres ! Car dès juillet 1991 un rapport signé Desgraupes pointe clairement tous les risques et comment il conviendrait de tenter d’y remédier. Dans la foulée un député, PS,  propose la Loi Bataille qui prévoit certaines dispositions mais fait l’impasse totale sur les déchets radioactifs. Comme si ces déchets étaient inertes, sans risque aucun. En 1997 c’est Michèle Rivasi élue de Valence qui s’y met en décidant de faire un rapport à l’office parlementaire; on essaie de la dissuader mais elle s’obstine pour aboutir – surprise ! – à une non acceptation a priori de son rapport. Du jamais vu ! Actuellement, elle va conduire la liste des Verts dans la grande région Sud-Est (Rhône-Alpes, PACA et Corse) pour les prochaines élections européennes de 2009. Adjointe au maire de Valence et conseillère générale de la Drôme, Michèle Rivasi a fondé en 1986, du célèbre laboratoire indépendant sur la radioactivité, la CRIIRAD ; elle est aussi présidente-fondatrice du Centre de recherche indépendant sur les rayonnements électro-magnétiques (CRIREM). Ensuite Corinne LEPAGE découvre le mélange des contrôleurs et des contrôlés ; du jamais vu ! rien d’autre que la confusion des intérêts, toujours pour laisser les mains libres aux producteurs d’énergie radioctive et aux déchets qu’ils laissent derrière eux. Face à cette situation de protégés au plus haut niveau, à la fois juges et parties, Corinne Lepage ne peut rien faire non plus. Corinne Lepage est candidate Modem tête de liste de la circonscription Nord-Ouest - qui comporte 4 régions : Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie. Le lobby nucléaire contrôle tout et est inattaquable. Pour finir Dominique Voynet aux commandes de 1997 à 2001 essaie à son tour de penser à la santé du grand public qui vit toujours près de ces zones ; en vain. Et comme le déclare un de ses proches, Roland Lagarde, le choix est alors entre claquer la porte et ne plus agir sur ce qui est encore permis à un ministre ou rester et au moins agir sur les zones encore autorisées. En principe Dominique Voynet est candidat des verts aux européennes 2009.

     

    Les secteurs chargés en déchets radioactifs retenus pour l’émission sont Geugnon, Saint Priest la Prugne dans la Loire arrondissement de Roanne, d’autre lieu dans l’Allier, Saint Pierre dans le Cantal, le site d’Escarpière dans la Loire Atlantique, la mine de Fanay dans la Haute Vienne sans oublier la ville de Limoges aux eaux d’alimentation sur-irradiées. Pas la peine de sursauter. Certes des travaux sont faits…qui consistent à déplacer le cœur de la question. Ainsi pour la ville de Limoges, des mètres cubes de déchets de la mine de la Crouzille ont été curés et déposés ailleurs, en plein air, parfois transformés en beaux lieux paysagers. Un maquillage qui cache ce qui est à un doigt dessous Alors que les sources d’eau alimentant la ville de Limoges sont toujours bourrées de radionucléides, contaminées par une radioactivité qui vient de plus haut ; tant que la cause n’est pas écartée, on n’en sort pas ! Dans des lieux où des points de mesure ont été installées, comme par hasard c’est aux points où les mesures sont les plus basses que ces appareils officiels ont été implantées; pourquoi ces choix faits pour les relevés officiels ? sinon pour minimiser les résultats des dosages donc les risques ? c’est ce que sous tendent les propos.

     

    C’est toujours pareil. Cette sorte de coups a été réalisée tant d’autres fois. En attendant, toujours selon l’émission que je ne fais que rapporter, il apparaît que l’on ne tient compte au plan officiel que des dosages d’uranium alors que ce sont les enfants de l’uranium qui sont bien présents et en activité en spectrographie: uranium 226, thorium, polonium, etc…Quant à la justice saisie, elle  a  choisi de conclure officiellement ainsi : il n’y a pas de déchets radioactifs dans le limousin ! Bref c’est l’impunité tranquille et totale pour ces pollueurs au long  court. Car il ne s’agit pas là de quelques années à patienter mais d’une période de 4 milliards d’années et demi pour l’uranium, pas moins ! En rappel une période d’un élément radioactif est la duré au bout de laquelle son activité est divisée par 2.

     

    A la maman qui a conçu et mis au monde deux enfants, élevés quelques années dans une maison « contaminée » - depuis disposant de l’information elle est allée vivre ailleurs - l’autorité sanitaire a eu l’outrecuidance de répondre ce qui suit, en guise de conclusion d’information : « c’est le tabac qui est le premier facteur de cancer du poumon ». De qui se moque-t-on ? Comme si on était accro au tabac à 2 ans ! C’est de l’indécence pure et le mépris total des citoyens que l’on est censé informer. Cette maman était d’ailleurs outrée ainsi que le papa.

     

    La Cogema devenue Areva a dormi très tranquille jusque là. Les organismes de contrôle affiliés donnent des résultats tirant vers le bas ou encore minimisent l’effet de la radioactivité. J’aurais pu titrer pour certains lieux : cueillette de légumes en jardin irradié. Car les déchets laissés sur place  - insuffisamment riches au plan radioactif pour une exploitation rentable – ont été laissé libres à emporter par les habitants du secteur voire par certaines administrations – telle la DDE (Direction Départementale de l’Equipement). On a ainsi construit des équipements divers avec des remblais radioactifs gratuits. Ou encore des personnes privées sont allées se servir toujours gratuitement sans information aucune au niveau de ces déchets  dispersant ainsi un peu partout des éléments anormalement chargés en radioactivité. L’argument suprême des sociétés toutes puissantes en matière de nucléaire est de renvoyer vers la radioactivité naturelle. Facile mais erroné. Il y a un monde entre les doses de radioactivité naturelle  et celles liées à du minerai extrait pour sa richesse radioactive. Il a même été dit hier qu’il serait « dénué de sens » de faire des études épidémiologiques auprès de populations soumises à de faibles doses radioactives. Admettons. Mais tous ces travailleurs à visage et mains nues qui sont décédés au fils des ans prématurément suite à leur travail en mines d’uranium témoignent.

     

    Lutter contre le réchauffement climatique occupe les esprits. Laurent Cabrol nous rappelle, constamment notre orgueil à prétendre dominer une nature bien plus puissante que nous. Je n’ai rien, personnellement, contre les mesures prises à propos du réchauffement climatique puisqu’elles vont dans le sens d’un retour au respect indispensable de notre mère la terre. Respect qui va bien au-delà du réchauffement climatique.

     

    Piéger à nouveau la radioactivité autrefois celée au cœur de nos campagnes serait, à la lueur du reportage d’Elise Lucet, un plan techniquement plus aisé à réaliser que contrôler la respiration de la terre. Pour ceux qui ont envie d’en savoir plus, des associations vivantes se préoccupent d’informer population, maires, préfets avec des relevés précis. Thierry Lamireau, bien présent dans le film, est l’auteur du film « URANIUM EN LIMOUSIN » ; je vous invite à aller lire ce que dit cet homme sur Google, dont l’absence de signalement pérenne des lieux concernés. Alors que l’on affiche les baignades dangereuses. Côté associatif, le collectif des Bois Noirs avec Arlette Maussan donne des mesures et des informations :  faire dans Google « Arlette Maussan collectif des Bois Noirs » ; certains réagissent en disant que depuis des millénaires des hommes ont vécu sur cette radioactivité ; certes mais ils étaient suffisamment isolés de cette radioactivité. Côté médecine, une thèse de Blandine Vacquier soutenue le 15 octobre 2008 à Villejuif, hôpital Paul Brousse, a contribué  à améliorer les connaissances sur le risque de mortalité lié à de faibles niveaux d’exposition au radon. Ce travail s’appuie sur des mineurs d’uranium français. Allez voir de plus près sur Google  si vous le voulez.

     

    Informez-vous les jeunes ! Vous avez notre pays entre les mains et son devenir. On vous laisse un sale cadeau irradié. Espérons que Jean-Louis Borloo saura être convaincu, d’une part, par les associations et se montrer persuasif, d’autre part,  avec les responsables jusque là protégés pour diminuer les risques des populations vivant dans les lieux concernés. Car, évidemment, aucun responsable n’habite sur un site contaminé ; on le saurait !

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    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr