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  • Serge Tribolet « L’abus de psy nuit à la santé »

    psy tri.jpgMon cadeau pour cette année 2010 est le choix, très réfléchi, de ce livre de Serge Tribolet paru en septembre 2006 et dont le titre interpelle. L’auteur « pouvait le faire », étant lui-même psychiatre. Il est paru aux éditions Le Cherche Midi http://www.cherche-midi.com où l’ami Arash Derambarsh est directeur du département politique et personnalités publiques. Arash vient de représenter excellemment la France au Qatar en participant au Salon international du Livre de Doha qui s’est tenu du 30 décembre 2009 au 10 janvier 2010, intervenant à double titre comme envoyé spécial de BSC News http://www.bscnews.fr/ et comme éditeur.

    Comment est présenté cet ouvrage de Serge Tribolet, veilleur et acteur bienveillant, travaillant comme psychiatre, formé à l’analyse et à la philosophie ? Il a un Doctorat acquis en Sorbonne.

    Voici ce qui est proposé sur la 4 ème page de couverture de son récit.

    « Et si la psychologie, la psychanalyse et la psychiatrie étaient devenues, par un étrange retournement, les symptômes de notre société ? Et sitribolet.jpg le scandale ne portait pas tellement sur l’usage exagéré des psychotropes, antidépresseurs et anxiolytiques, mais plutôt sur l’usage abusif de la psychiatrie elle-même ?

    Douze mille psychiatres, cinquante mille psychologues, sans compter les psychanalystes et les para-médicaux qui sont légion, une armée entière au service de tous, travaillant exclusivement pour notre bonheur et intervenant sans cesse dans les médias pour dire la norme et expliquer les règles d’une vie heureuse. Voilà le nouvel opium du peuple, l’arme d’abêtissement massif, le nouveau despotisme…

    Dans un essai qui devrait « marquer les esprits », Serge Tribolet veut montrer clairement les dangers d’une telle dérive et affirmer que le recours systématique aux « psys » est en soi, une maladie ! ».

    Cela pour 15 euros en 176 pages.

    La table indique une Préface de l’auteur, suivie d’un Eloge de la science. Un chapitre Idéologies arrive, puis un autre appelé Obscénité. L’antipsychologie n’est pas oubliée, suivie de L’abêtissement, pour conclure par une dernière partie Les petits hommes.

    C’est une mine que ce livre.

    Sans doute en raison du parcours de l’auteur qui souligne avoir appris, certes, avec la médecine, mais avoir appris davantage sur l’homme par la philosophie que par l’enseignement médical. Il est un ausculteur bienveillant et amical de l’humain, disposant aussi d’une grande culture. Et il a les pieds sur terre.

    Serge Tribolet, psychiatre, analyste et philosophe, dénonce dès le début de « L’abus de « psy » nuit à la santé », les excès en psy de notre époque. Le pouvoir des psys enserre tout !

    Le ton est donné dès les pages 12 et 13 : « L’omniprésence de ce pouvoir se mesure au nombre de citoyens impliqués dans une aide psychologique, au nombre des offres de soutien psy, aux prescriptions de soins psy dans la plupart des événements de la vie (traumatismes, échecs, accidents, perte d’un proche…), au marché que représente le psy dans les domaines des « nouvelles médecines » dites douces, des théories et des techniques psychothérapeutiques en tout genre, des stages de bien-être, des cellules de soutien…Il est à craindre que les paroles de Tocqueville, lorsqu’il imaginait les traits d’un pouvoir immense et tutélaire élevé au-dessus des peuples, ne correspondent plus désormais à une prévision mais à une description factuelle : il parlait d’un pouvoir qui se charge d’assurer la jouissance des citoyens et de veiller sur leur sort. (…)

    Je pense que cette espèce d’oppression, pour laquelle Tocqueville ne trouvait pas de nom approprié, est un effet de la science et se dissimule aujourd’hui sous le masque du psy. Du psy dans tous ses états à l’étatisation du psy…il est temps de lever le masque ! »

     

    Et puis quelques petits cailloux en découverte semés tel un Petit Poucet à l’heure du Net.

    Des extraits de L’Eloge de la science d’abord. « Pendant mes études de médecine, la science m’a toujours entouré, nourri, entretenu. J’ai suivi le mouvement comme l’âne suit la carotte.» (p. 29)

    «  Grâce à vous mes amis je sais ce que jamais la science ne me dira, j’ai gardé en mémoire ce que vous m’aviez appris ». (p 30)

    « Je reste devant les portes closes, les portes par lesquelles la science enferme ce monde. (…) J’ai appris qu’il ne faut pas exiger de la médecine ce qu’elle ne peut donner. La médecine n’apprend pas l’homme, elle apprend l’organe, elle ne fait pas l’homme de l’art, elle forme des hommes de science. La médecine n’est plus un art, elle est une « technicité surveillée » par des techniciens de la santé qui comptent parmi eux des statisticiens, des économistes, des administrateurs en tout genre et parfois quelques médecins » (p. 31)

    « Malgré la concordance entre les arguments de l’antipsychiatrie et certaines de mes déceptions, je ne me suis jamais considéré comme un antipsychiatre… »(…) je n’ai jamais été convaincu par l’idée (toutefois séduisante) selon laquelle ce n’est pas le malade qu’il faut soigner mais la société. Ma motivation est restée intacte pour poursuivre la voie de mon exercice hospitalier, au cœur même de " l’institution psychiatrique " (...).

    L’auteur a « en permanence la ferme volonté de servir ceux qui souffrent, diminuer la douleur morale, être présent dans les situations extrêmes de rejet, de violence, de délires hallucinatoires, de mélancolie, d’angoisse, d’effondrement de la réalité, etc… » (p. 34 - 37)

    Est venue sa rencontre avec la psychanalyse : Freud et Lacan.

    Au chapitre Idéologies que nous dit–il ?

    « Toute idéologie participe d’un même idéal : l’exclusion du sujet. (…) Le sujet est l’individu même. Il représente un échec pour la science qui use de toutes ses armes pour en venir à bout, elle voudrait en faire un objet manipulable à souhait. (…) Psychologie et psychiatrie sont des systèmes idéologiques, à ce titre elles sont les lieux d’enfermement de la pensée. » (p. 50-51)

    L’auteur a les mots qu’il faut quant à la folie. De même quand il parle de la foi et de l’art.

    L’obscénité, c’est quoi ?

    « L’obscénité est le plancher sur lequel se joue la « société du spectacle ». (p.75)

    Qu’est-ce que L’antipsychologie ?

    « La psychanalyse se présente comme une antipsychologie. (…) Tandis que la psychologie va tout mettre en œuvre pour comprendre votre souffrance, circonscrire votre symptôme, saisir les liens de causalité entre chacune des parcelles de votre quotidien, la psychanalyse choisit une voie opposée. Elle ne prend pas le chemin de la compréhension. « Gardez-vous de comprendre », répétait inlassablement Lacan tout au long de son enseignement; » ( p. 86-87)

    « La bonne morale est essaimée et assénée aujourd’hui dans les médias par les psychiatres et psychologues. Le normal et le pathologique sont devenus le bien et le mal dans le domaine moral. » (p. 94)

    « L’incompréhensibilité des propos de mes patients schizophrènes tient justement au fait que le délire tente l’expression d’un savoir qui échappe à la compréhension. Cette dernière étant l’apanage de la science, ses limites sont celles de l’objectivation et du rationnel, elle ne passe pas les frontières du monde des objets, objets matériels, objets-concepts, objets rêvés ou fantasmés, objets mathématisés… Mais au-delà de ce monde, au-delà des phénomènes objectivés, il y a quelque chose qui échappe à la compréhension, donc à la science, donc à la psychologie ». (p.111)

    « L’abêtissement du citoyen est une étape de l’évolution de notre société soumise aux lois de la science. (…) Ce que j’observe n’est pas un rapprochement des hommes entre eux mais un rapprochement entre l’homme et la technique. (…) La médecine ne soigne plus, elle répare. La psychologie considère le psychisme comme un système de fonctions cognitives, de conditionnements, de circuits réflexes; elle intègre l’homme tout entier dans un affligeant modèle bio-psycho-social, véritable tarte à la crème proposée par les techniciens de la psyché : les comportementalistes, les cognitivistes, les biologistes, les « psychiatristes »

    L’abêtissement à l’œuvre dans notre société trouve son meilleur ferment dans la vie de couple. » (p. 124-125)

    Ce couple « plus facilement manipulable que le citoyen isolé » (p.131)

    Et ceci, en point d’orgue à ce chapitre : « J’affirme que la folie est un bienfait pour l’humanité parce qu’elle est le lieu d’un savoir, elle dit sur l’home plus que toute sa science ne lui permettra jamais d’entendre. Seuls les petits hommes redoutent ce qu’elle peut dire ». (p.147)

    On découvre Les petits hommes, chapitre qui affronte la santé mentale, le droit à la santé, les droits sociaux, la recherche pharmacologique avec ses coûts et conséquences. Et l’inversion du « principe hippocratique » qui « est devenu : à tel traitement correspond telle maladie » (p.165).

    Avec cette réflexion : « Véritable logique surréaliste : nous ne donnons plus un traitement au patient mais un patient au traitement ! » (p.164)

    Au nom des erreurs commises au nom du consensus, Serge Tribolet conclut son livre par cette phrase : « Puisse mon livre ne jamais devenir consensuel ». p.175)

    J’espère ne pas avoir trahi l’esprit de cet ouvrage.

    Pour information Serge Tribolet, confrère très à l’écoute des réalités de l’existence, n’en est pas à son premier ouvrage. Cet auteur intéressant a publié dès 2003 aux Heures de France « Le guide pratique de psychiatrie » coécrit avec Christophe Paradas. En 2004 il a offert « La folie, un bienfait pour l’humanité » édité chez Santé, en 2004, suivi en 2006 d’un constat « L’abus de "psy" nuit à la santé ». En 2008 ce fut « Freud, Lacan, Dolto enfin expliqués », paru aux éditions L’Esprit du temps. Il a apporté, en octobre 2009, aux côtés de Marc Menant, un regard inédit sur le surnaturel aux « phénomènes inexpliqués ou inexplicables » (4 ème de couverture) dans « Bien réel le surnaturel et pourtant …. » édité chez Alphée-Jean-Paul Bertrand. Tous ces livres témoignent d’une grande ouverture d’esprit.

    Outre sa responsabilité d’une unité d’hospitalisation à l’hôpital Maison Blanche à Paris, il est présent à la télévision dans des émissions grand public, C dans l’Air par exemple.

    Je connais des psychologues, des psychiatres, des psychanalystes que je peux qualifier de « raisonnables ». Ils n’hésitent pas à le dire : si un jeune n’a pas besoin d’eux, le bilan étant correct, pas de suivi, surtout pas !

    Aussi pour veiller vous-même, les jeunes, faites-vous offrir ce livre de Serge Tribolet ou réclamez-le à votre bibliothèque. A une époque où aux USA - dans certains états pas tous - fleurit la mise sous contrainte médicamenteuse de millions d’enfants qui n’ont pas besoins d’être ainsi « drogués », à une époque où les « psythérapeutes » – formés ou autoproclamés – envahissent la vie quotidienne, c’est à vous, moins de 18 ans, qu’il convient de rester l’esprit clair pour aujourd’hui et demain afin de demeurer libres.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration : à gauche couverture du livre « L’abus de psy nuit à la santé »; à droite Serge Tribolet).

  • Do et ses "psys"

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique       

    Ce texte est du live ! vous pouvez écrire à son auteur qui vous répondra le cas échéant cela via les coordonnées du contact de ce blog: francoiseboisseau@wanadoo.fr. 

    C'est volontairement, lassée de tous ces NAT ou "précoces" présentés comme des bêtes de scène ou de cirque tant ils sont brillants et cela de façon très visible, que j'ai choisi de mettre sur le devant de la place les NAT en difficulté - la majorité ! Ces jeunes en difficulté qui confrontés  avec des outils scolaires inadaptés pour eux - bien que proposés par les circuits officiels - se retrouvent en retard, déphasés, déjantés, meutris  rejetés, niés .....par leur environnement.  

    Le billet de ce jour est la suite des déboires de Dominique avec ses "psys", le récit précédent étant paru le 15 juin 2008 sous l'intititulé "NAT: Mes déboires avec les psy..."et signé "Une NAT(=Normal ATypique) ou précoce".

    Le lendemain, 16 juin, un long texte rédigé "Témoignage NAT: Dominique" de la main de la même NAT contait son parcours jusqu'à l'obtention difficile de son Baccalauréat avec des redoublements en cours de route. 

    Ce jour, Dominique do 15.6.08.jpgnous livre un épisode supplémentaire de sa saga "Mes déboires avec les psys...", ce texte étant paru également sur Facebook le 30 juin 2008.

    "J'ai demandé au CMPP où j'ai été suivie de pouvoir consulter mon dossier, comme j'en avait le droit. Mais la personne que j'ai eu au téléphone devait en parler à la dirrectrice puis me recontacter.
    Alors, je croyais que je pourrai voir mon dossier, mais, lorsque la personne m'a rappelée, elle ma dit que j'avais rendez-vous avec un psy. Je me dis " il pourra m'éclairer s'il y avait des termes médicaux que je ne comprenne pas, même si je ne suis pas bête"
    Mais, je n'ai pas vu mon dossier, le psy s'est livré sur moi à une véritable "cuisine thérapeutique". Je me suis laisser cuisiner, mais en évitant de trop en dire. Je lui ai aussi parlé de cette citation de Salvador Dali : "La différence entre moi et un fou, c'est que je ne suis pas fou". Le psy dut être déconcerté, je ne sais plus ce qu'il m'a répondu, mais il n'avait pas l'air convaincu que DALI n'était pas fou.

    Je lui ai demandé pouquoi j'avais consulté là bas aussi longtemps ? Il m'a sorti le couplet normal, passe-partout : difficultés d'adaptation scolaire, angoisses par rapport à la maladie de votre père... Tout cela a pu être vrai, un court moment, mais après, je prenais sur moi, à 14 ans , j'allais bien.

    Quand j'ai dit que pendant que j'y allais je ne me sentais pas normale, il m'a demandé si tel était toujours le cas. J'ai dit que j'étais normale mais atypique. Il m'a parlé en ces termes : "dans votre ATYPICITE" ....bien sûr le mot atypicité n'existe pas.
    Il a dit que peut être qu'un jour je reconsulterai un thérapeute; ma réponse a été catégorique: " non!!!"

    Enfin , je n'ai pas consulté mon dossier et le psy m'a dit qu'il me l'enverrait.

    Suite au prochain épisode"

    Ce même 30 juin, j'ai mis sur Facbook le commentaire suivant: "J'ai accompagné Do..., à titre d'amie effacée entre les murs. Ainsi que prévisible , j'ai été priée d'attendre; ce que j'ai fait en observant tous ces gosses dont un bon nombre se morfondaient...à juste titre. Dehors,j'ai découvert la file des taxis, tous remboursés pour des gosses valides. Comprenne qui peut !"

    Les jeunes, NAT ou pas, soyez rassurés ! Xavier DARCOS, notre Ministre de l'Education Nationale actuel, a beaucoup fait antérieurement pour que les enfants NAT, Normaux ATypiques, et d'autres enfants aux besoins particuliers soient enfin pris en considération par l'Education Nationale. Ce qui a débouché sur des textes applicables et appliqués.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • NAT: Mes déboires avec les psy…

    En préalable, vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez, non classés pour l'instant en alphabétique 

    Après la naissance de mon frère, j'ai fait des crises de jalousie. Qu'est-ce qui n'était pas normal ? Bref, je me suis mise à écorcher les mots. J'avais 5 ou 6 ans, et je parlais déjà très bien depuis l'âge de 2 ans. Alors je suis d'abord allée voir une orthophoniste, qui ne pouvait rien pour moi, puisque je n'avait pas besoin de rééducation, c'était fait exprès.do 15.6.08.jpg

     

     Ensuite, j'ai consulté un psy, qui s'est simplement contenté de déclarer à mes parents : "Votre fille est folle." Ça fait toujours plaisir à entendre pour des parents.

     

     Enfin, mes parents ne savaient plus trop comment réagir avec moi. Et il ont entendu parler du CMPP ( centre médico psycho pédagogique. ), où j'ai d'abord vu deux ou trois psys pour un bilan. Ensuite je voyais régulièrement une thérapeute. J'ai changé environ trois fois de psy entre 7 ans et 15 ans. Ma dernière psy engageait la conversation avec ce simple mot : "Alors?". Ma réponse était claire, précise et toujours la même : "Alors rien !" Même si je parlais après.

     

    Pendant le primaire, j'allais au CMPP, par taxi - moyen élégant de creuser le trou de la Sécu, pendant les heures de classe. Ce qui m'énervait profondément : Pourquoi devais-je partir de l'école pour voir une psy ? Qu'est-ce qui n'était pas normal chez moi ? 

    Plusieurs fois j'ai souhaité laisser tomber, puisque je n'en éprouvais pas le besoin. Mais on me répondait que ça me faisait du bien, que c'était pour m'aider à prendre confiance en moi... Tous les jeunes de 13 ans ont-ils une confiance absolue en eux mêmes et en l'avenir ? J'avais des problèmes personnels, pas évidents à gérer : mon père avait de gros ennuis de santé, je ne pouvais plus disposer de ma propre chambre où se trouvait le lit médicalisé de mon père, ma grand-maternelle vivait à la maison ... Mais, dans mon esprit, tout ça ne regardait pas ma psy et je ne lui parlais que de mon travail scolaire.

    A 15 ans, entrée en troisième, dans un collège privé, je souhaitais être recevoir le sacrement de confirmation. Aussi, mon rendez-vous chez la psy devait avoir lieu en même temps que le catéchisme. Alors, là, le choix a été vite fait, j'ai arrêté la psyGRÂCE A DIEU, ALLELUIA ! 

     

    Au lycée, vers 18 ans, sur les conseils d'un professeur, je suis retournée consulter une psy, qui trouvait que je m'habillais en petite fille. Ce qui était absurde. En effet, avec ma forte corpulence, je mettais ce dans quoi je rentrais. Je portais une montre de petite fille, mais c'était une montre pas chère et qui me plaisait. Ne sommes-nous pas libre de nous habiller comme nous le voulons sans être jugés ?

     

    Un an plus tard, j'ai vu un autre psy, pour dépression. J'ai eu un traitement médicamenteux, bien évidemment, qu’en bonne rebelle, je refusais de prendre. Aussi, au cours d'un entretien, ce psy m'a tenu un discours que je n'ai pas compris : il a tenté d'établir un lien entre un poème sensuel sur mon rapport à la poésie, avec ce que – théoriquement - j'aurai dû ressentir pour quelqu'un, de l'amour. Pour moi, ce rapport n'existait pas, j'argumente en citant Victor HUGO, et le psy cherche à me répond par un argument vain et sans rapport. Deux jours plus tard, j'ai décidé toute seule que j'étais guérie ! Et je n'avais pas eu besoin de psy !

     

    J'ai appris voilà un an, que jamais je n'avais eu le moindre problème. J'ai revu une psychologue, mais qui me comprenait, avec qui le courant passait, et surtout elle m'a fait passer un bilan de compétences qui a révélé que j'étais simplement intellectuellement précoce.

     

    Je sais maintenant qu'en tant que précoce, je n'étais certes pas toujours comme tout le monde, mais que les psys ne pouvaient rien y changer, j'étais juste précoce, ce qui est une chance. Alors, pourquoi m'a-t-on pris la tête pour voir des gens dont je n'avais pas besoin ? Pourquoi ne laisse-t-on pas les précoces tranquilles ? 

     

    Une NAT (=Normal ATypique) ou précoce.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr