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printemps

  • Journée de l'eau: 20/3/2008

    *Jeudi, ce jour de printemps est aussi celui de la journée mondiale de l'eau et, pour les catholiques, le jour du jeudi saint.

    *Quel rapport ?

    *A Paris, les giboulées de printemps posent leurs marques spatio-temporelles sur cette période. C'est là du classique. Ce qui l'est moins  c'est l'alternance observée de trop de douceur sur le fond  froid  "normal" d'un hiver habillé d'inconstance. D'où sur la terrasse ouest où il est installé en sédentaire un mimosa qui a déjà abandonné sa parure éclatante. En  plusieurs occasions ses fleurs au jaune unique, à la douceur caressante, à la senteur voluptueuse et sensuelle - du moins pour certains - sont venues apporter un clin d'oeil vif  chaleureux sur des tenues sombres de circonstance pour  des sorties très officielles. Cette parure éphémère et sans prix - elle ne se trouve qu'ici - a rendu les armes au lendemain du 2 ème tour des élections: trop d'alternances de douceur ne permet pas au mimosa cette année d'offrir sa couleur exceptionelle et une senteur parfaite jusqu'à fin avril.
    Pour autant il ne reste pas inactif. Si à ce jour ses fleurs sont recroquevillées sur elles-mêmes ayant viré à l'orangé et depouillées de parfum, elles sont toujours en vie et se préparent soit à choir à terre, soit à se muer en gousses porteuses de graines reproductives.
    Pour autant, maintenant comme hier, il a toujours besoin d'eau, cette eau nourricière indispensable ! Cette eau source de vie !

    L'eau du printemps comme celle des autres saisons. Cette eau que les bipèdes humains estiment signe de vie  et s'acharnent à repérer à l'aide d'un matériel adéquat sur d'autres planètes. Ces bipèdes qui, dans leur majorité, voient surtout une vie issue de la nuit des temps de la terre; tandis que d'autres pensent plutôt à des "graines de vie" venues d'ailleurs, trajectoires de "contamination" liées à des collisions produites dans les lointains célestes. Après tout, nous, ces  bipèdes ne nous privons pas actuellement d'envoyer nos germes au-delà de notre mère Terre, polluant l'espace près avoir pollué fleuves et océans.

    On l'a compris: l'eau doit être apportée à tout ce qui vit et s'agite et butine et volète sur ces balcons et ailleurs. Des jacinthes aux primevères en pleine effervescence, des framboisiers aux  groseillers dont les feuilles pointent,  des jonquilles à la grosse botte de persil poussée là sans prévenir  - mais quelle saveur ! , aux moineaux et merles  qui ont acquis une sorte de droit d'hébergement privilégié par leur aptitude à communiquer et s'abreuvent et se baignent dans la coupe prévue à cet effet, aux abeilles et bourdons actifs à la saison, et à tant d'autres vies ... Des "bébés" arbres de 50 cms aptes à devenir des adultes de 30 mètres et plus réclament leur livraison d'eau régulière, à un rythme variable déterminé par une plus ou moins grande sécheresse de l'air.

    L'eau du printemps pour les végétaux, êtres vivants tout comme nous.

    L'eau du printemps pour les animaux, êtres vivants tout comme nous.

    *L'eau du printemps pour les hommes. Une Espagne en manque d'eau sonne la belle Massilia (=Marseille) apte à lui venir en aide; ce sevrage bien involontaire en eau est récurrent dans  un pays où les gardiens de l'eau sont aussi les gardiens de la vie depuis des lustres.
    En France, avant les circuits commerciaux des fournisseurs d'eau que l'on connaît et qu'il faut payer, hommes, femmes et enfants allaient "cueillir"  l'eau nécessaire à des sources émergentes, à des fontaines, à des puits repérés et creusés. Puits isolé en campagne. Ou puits avec accès ouvert à tous les habitants du quartier en ville; situation qui n'a plus cours, faute de fréquentation. Et même les fontaines d'une eau  - somme toute potable car indemne de germes pathogènes - sont pointées inaptes à la consommation en raison d'une dureté qui nous ferait taxer de stupides gâcheurs de cet or blanc nécessaire à la vie par des populations qui ne disposent que d'une eau enrichie en germes porteurs de mort, surtout pour les plus jeunes. Une eau trop dure n'a pas les lettres de noblesse qui conviennent à nos natures - étiquetées trop délicates ?  

    L'eau pour boire, pour survivre, la hantise normale de ceux de l'Aéropostale tombés dans le désert car contraints à un atterrissage de fortune.

    *L'eau pour se laver. Si considérée dans les pays où elle est rare !
    L'eau si importante pour l'accueil du visiteur ou de l'étranger dans les pays d'Orient. Ainsi, au pays de Jésus, ce Jésus dont il est fait mémoire ce jour de Jeudi Saint par le renouvellement dans les églises catholiques du lavement des pieds des enfants de choeur encore appelés actuellement servants d'autel (les pieds sont déjà propres, le geste est symbolique).  A commencer par le Pape à Rome. Pourquoi ce geste ? simplement parce qu'après des trajets sur les chemins de sable et de poussière de la Palestine parcourus en sandales par Jésus et ses contemporains au 1er siècle de notre ère, de Nazareth à Jérusalem et alentour, un bain de pieds n'était pas de trop. Pour situer la position de serviteur des autres que Jésus souhaitait voir adopter par ses disciples, il se met en peine - au cours d'un dernier repas à Jérusalem ensemble au soir du jeudi saint - de laver les pieds de ses disciples. Geste essentiellement symbolique mais démonstratif. Après quoi, après un repas à la solennité très particulière aux paroles et aux gestes perpétués depuis bientôt 2000 ans, Jésus rejoint avec ses amis le Mont des Oliviers pour y prier, cela avant de se faire "serrer" par la police, dénoncé par Judas l'un de ses douze disciples les plus proches.
    Ce lavement des pieds et ce diner se situent avant la fête de Pâque.  L'évangile de Jean décrit comme suit cette opération symbolique à laquelle Judas est présent. Jésus "se lève de table, ôte ses vêtements, et prend un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l'eau dans un bassin, et se mit à laver les pieds de ses disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il arrive donc à Simon-Pierre. Ce dernier lui dit: "Vous, Seigneur, vous voulez me laver les pieds !" Jésus lui répondit: "Si je ne te lave, tu n'as rien de commun avec moi." Simon-Pierre alors de s'écrier: "Seigneur, non seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête." (...) Il (=Jésus) leur lava donc les pieds; puis il reprit ses vêtements et se remit à table : "Comprenez-vous bien, leur dit-il, ce que je vous ai fait ? Vous m'appelez Maître et Seigneur; et  vous avez raison, je le suis. Eh bien ! si je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et Maître, vous aussi vous devez vous laver  les pieds  les uns aux autres. Je vous ai donné l'exemple, pour que vous fassiez comme je vous ai fait. En vérité, en vérité je vous le déclare, il n'y a pas de serviteur supérieur à  son maître, pas de messager supérieur à celui qui l'a envoyé. (...)"  (Jean:13, 4-9 puis 12-16).

    *Voià pour l'eau du printemps, l'eau pour la vie des hommes, l'eau du lavement des pieds du Jeudi Saint.

    *On peut ajouter l'eau des bassins de natation où règne une Laure Manoudou.  L'eau de la mer que l'on sait désaler.  L'eau des oasis et des lieux de culture où elle sa présence est limitée et où les hommes savent l'utiliser avec le meilleur rapport quantité d'eau/végétaux comestibles produits. Eaux des sources thermales riches de substances aptes à soigner. Etc...

    *En ce jour de printemps, de renouveau, de fête de l'eau, de semaine sainte où se situe le jeudi saint, l'actualité déferle. Dans le désordre: Après le plateau montagnard choisi et adopté par notre Président de la République, Nicolas SARKOZY, on observe - je cite pêle-mêle -un gouvernement "amendé" pour du mieux - avec un Yves JEGO, une Anne-Marie IDRAC, une Nadine MORANO-, le Tibet et la Chine des JO (Jeux Olympiques), le décès hier soir à son domicile près de Dijon de Chantal Sébire, les menaces de Ben Laden vis-à-vis d'un Occident non respectueux du prophère Mohamed, le succès du club de football amateur de Carquefou - près Nantes - sur Marseille, et j'en oublie etc...
    Du côté de ce blog c'est un constat de 202 visiteurs avant-hier ! Après un pic de 106 la semaine précédente.
    Chers lecteurs, merci à vous ! Je ne boude pas ma joie !

    *Du côté de l'eau, malgré les catastrophes de l'actualité, il n'y a rien d'autre à faire que de continuer à vivre, de mon point de vue.
    Faites au mieux les moins de 18 ans ! Pas de défaitisme. Pas de catastrophisme. Vivez ! Profitez de cette vie offerte !
    Inutile de se placer dans la position particulière et publique de celui qui avait prévu et anoncé la fin du monde lors du passage au 21 ème  siècle; ce qui ne fut pas.Ce qui était bien naturel quand on connaît la quantité des différents calendriers de par le monde, d'où l'existence de repères multiples dans les datations !
    *Pour ceux qui pensent à l'après terre, les monothéistes disposent - malgré des interrogations légitimes - du tapis rouge de la croyance. Les boudhistes et autres penseurs disposent d'un autre paysage de bonheur éternel promis. Quant à tous mes frères et soeurs dispersés de par ce monde et qui s'affichent sans foi, ni dieu, ni rien, ils sont tout autant que les précédents à la tête d'une vie riche, souvent à l'écoute de l'autre - homme, animal, végétal, minéral, eau, feu, air ou terre - et d'une suite a priori sans souci dans le néant auquel ils adhèrent. Ces croyants dans un vide éternel, dans un néant perpétuel étant tous aussi respectables que les autres.
    *Bon printemps à tous et toutes !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr