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prénom

  • Islam: délit de prénom !

    Laurent GRZYBOWSKI signe en page 28 du numéro 3269 du 24 avril 2008 de l'heddomadaire chrétien d'actualité "La Vie" - lavie.fr - un article que  j'approuve et que je rapporte ici, tel quel,  tant cette affaire est odieuse et  montre une fois de plus un irrespect total des droits d'un moins de 18 ans. Ce garçon a été victime d'un délit de prénom.  Dans la France laïque de 2008n il est interdit de s'appeler Islam ! Sans histoire, bon élève,  non enfermé dans une AEMO  (= Assistance Educative en Milieu Ouvert), non "placé", on lui a infligé un traitement que l'on aurait jamais  osé vis-à-vis d'un adulte ayant le même prénom que lui. D'un adulte, on a peur. D'un enfant, on se moque !

    Voici le papier de Laurent qui souligne le silence curieux de Rama YADE alors que Fadela AMARA  a roulé correct, de mon point de vue.

        "Dérapage islamophobe en France". C'est avec ce titre de une que le quotidien algérien le Jeune Indépendant informait ses lecteurs, le 17 avril dernier, d'une affaire révélée il y a un mois dans nos colonnes (La Vie n°3265). Une histoire de discrimination reprise, ces dernières semaines,  par tous les médias français... avant de franchir  les frontières de l'Hexagone.
        Souvenez-vous. Le petit Islam Alaouchiche, 10 ans, avait été écarté du jeu télévisé In ze boîte, diffusé sur la chaîne pour enfants Gulli, à cause de son prénom. Initiative malheureuse des responsables du casting ou fruit d'une politique délibérée ? La direction de la chaîne avait
    immédiatement démenti toute implication dans cette "regrettable mésaventure" et désavoué les deux "casteurs" mis en cause, avant de  présenter  ses excuses à la famille.
       Cette affaire a suscité de très nombreuses réactions, tant parmi nos lecteurs (voir les pages Courrier) que dans l'opinion publique. Les
    sites internet qui ont relayé l'information ces dernières semaines ont reçu des milliers de messages, souvent indignés, toujours passionnés. Des  personnalités politiques, telles que la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, ont manifesté leur désapprobation - cette dernière a d'ailleurs reçu Islam mardi dernier. Contactée par La Vie, Rama Yade, la secrétaire d'Etat chargée des droits de l'homme, candidate malheureuse aux municipales  de Colombes (Hauts de Seine), où réside la famille Alaouchiche, n'a curieusement pas jugé utile de s'exprimer sur le sujet. Informé tardivement, Arnaud Lagardère, propriétaire de Gulli, a téléphoné  la semaine dernière aux parents d'Islam pour leur présenter ses excuses, expliquant qu'il allait  lancer une enquête interne "pour faire toute la lumière sur cet incident contraire aux valeurs défendues par le groupe."
       Contrairement à ce qui a été annoncé dans certains journaux, la famille Alaouchiche renonce pour le moment à porter plainte auprès
    du procureur de la  Répblique. "Nous ne voulons surtout pas  d'argent, mais nous souhaitons une réparation morale. Nous allons saisir la Halde
    (la Haute autorité de lutte contre  les discriminations et pour l'égalité)" précise Farah, la maman d'Islam. A charge pour la Halde de mener l'enquête et de rechercher les causes de la discrimination dont a été victime l'enfant. N'est-elle due qu'à l'énorme maladresse d'une seule personne ? Si un délit de discrimination religieuse était avéré, la famille se réserve le droit de déposer une plainte. Selon l'avocate de la famille, Marie-Anne Soubré, "ce n'est pas l'identité arabe du prénom qui a gêné, mais sa consonance musulmane". Pour elle, "cette affaire est révélatrice d'un certain climat laïciste qui règne dans la société. La laïcité est trop souvent comprise comme un déni des religions, et non comme la possibilité pour elles de s'exprimer dans le respect des convictions de chacun."
       En attendant, le petit Islam a retrouvé le sourire... et ses bonnes notes. Lui qui figurait parmi les premiers de sa classe avait connu ces dernières semaines une certaine baisse de régime. Aujourd'hui, conforté par  les messages de sympathie qu'il a reçus, le jeune garçon a décidé de tourner la page".

    Le courrier des lecteurs en page 6 soutient très franchement Islam, pour 4 témoiganges sur 5; le 5 ème bien que reconnaissant la discrimination  parle d'un prénom porte-fanion.

    L'essentiel est le non respect vis-à-vis d'un moins de 18 ans ! Faites vous respecter les jeunes, chaque fois que possible !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr