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police

  • Sihem Souid, Anne-Marie Engler : Omerta, police

    Arbres,A&A12.1.11,Omerta 086.jpgJe conseille de guetter la venue sur Dailymotion du plus récent Café littéraire et sociétal d’Anne-Marie Engler, dans le cadre des cafés d’Annecom, qui accueillait le jeudi 13 janvier 2011 Sihem Souid, l’auteur d’Omerta dans la police, paru aux éditions Le Cherche Midi. Arash Derambarsh,  Directeur du département politique et personnalités publiques chez cet éditeur des personnalités politiques et publiques, m’en avait dit le plus grand bien. Avec raison.

     

    Sihem Souid est née à Monastir.

    Après un travail dans une société de surveillance, le sauvetage d’une amie par la police sert de révélateur et la guide pour embrasser la profession de policier. Cette vocation est un appel – du latin vocare : appeler.

     

    Sihem Souid est bonne, pour ne pas dire excellente. Concours réussi, notes et appréciations au mieux lui permettent d’intégrer le 1er septembre 2006 la PAF d’Orly, Police de l’Air et des Frontières, dont les agents sont en général « triés sur le volet ».

     

    C’est sur ce terrain d’activités que Sihem  Souid va découvrir que cette profession embrassée par choix ne dispose pas toujours, pour la servir, de personnes assez respectueuses des autres à contrôler. Qu’il y a des discriminations. Du racisme. Etc…

     

    Elle s’en étonne. Se demande pourquoi tous les citoyens de la planète terre ne sont pas également contrôlés puisque les lois et dispositions qui régissent ces contrôles sont les mêmes pour tous et toutes.

     

    Sihem Souid n’attaque jamais l’institution. Elle se contente de dénoncer avec vigueur des comportements qu’elle estime injustes ou aberrants. Elle raconte l’histoire de cette femme, retenue, mise en cellule, intégralement déshabillée et filmée telle que. A quoi ? à qui une telle offense sert-elle ? en dehors du fait d’humilier cette personne ?

    On apprend qu’il est recommandé aux policiers de la PAF de ne pas parler du droit d’asile possible aux Individus Non Admis sur le Territoire, les INAT; Sihem Souid passe outre.

    Des enfants servent de cibles. Ils sont « retenus » s’ils se trouvent hors espace Schengen, à tel point que même le quai d’Orsay se plaint de ce zèle excessif !

     

    Les personnes ne sont plus des individus mais des « bâtons », utiles pour une promotion si l’action va dans le sens souhaité.

    Des passeports sont falsifiés, pour justifier après coup d’une mesure de rétention décidée par erreur.

    A l’inverse, lors d’un passage officiel et annoncé de journaliste, des consignes sont données pour que tout se déroule au mieux; ainsi 2 palestiniens se retrouvent en sécurité en 30 minutes.

     

    Des policiers sont présents lors de ce café. L’un d’eux, dans la police depuis 1978, note que la police reflète l’image de la population. Il y a des filtres lors du recrutement pour éviter les dérives.

     

    Rendez-vous sur Dailymotion pour la vidéo. Rendez-vous sur les pages d’Omerta dans la police, ouvrage qui est, à propos de certains comportements dénoncés par Sihem Souid, une application pratique de Indignez-vous de Stéphane Hessel, évoqué ici le 13.1.2011 par « Indignez-vous ! Stéphane Hessel, Indigènes ».

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo du café archives personnelles)

     

     

  • Bénédicte Desforges, policier

     

    DesforgesB.jpgPassionnée par son travail de policier, Béndicte Desforges était l’invitée de Thierry Guerrierlivre Desforges.jpg lors du C à dire le jeudi 18 mars 2010.

    La vidéo de l’émission n’est plus disponible.

    De mémoire, Bénédicte Desforges a dénoncé vigoureuement une politique du chiffre qui n’est pas adaptée à une police de qualité.

    Est-ce pour cela que l’interview a été retirée au lieu de rester une semaine sur le site de France 5 ? Question.

    Un premier livre de cette professionnelle de la sécurité «Flic, chroniques de la police ordinaire» était le jeudi 8 mars 2007 aux éditions Michalon puis chez J’ai Lu en octobre.

    Ce livre de témoignages au quotidien avait été d’abord un blog qui s’est finalement traduit en livre, très bien écrit par elle toute seule.

    A ceux qui en ont douté elle avait lancé sur les plateaux télé : « Evidemment le flic est supposé être débile, un con incapable d’aligner correctement un sujet, un verbe et un complément… ».

    Et aussi sur son blog dans un article « Le nègre » http://police.etc.over-blog.net/article-10013927.html.

    Bénédicte Desforges a récidivé en mars 2010 avec « Police, mon amour - Chroniques d'un flic ordinaire » paru chez Anne Carrère Edts .

    C’est dans ce contexte aggravé par le décès par balles à Dammarie–les–Lys le 16 mars du brigadier chef Jean-Serge Nerin qu’a lieu l’interview.

    A ce propos le lieutenant de police Desforges déclare : "les flics, tous autant que l’on est, on s’en fout des peines incompressibles. Nous, on veut avoir les moyens pour que cela n’arrive pas".

    A côté du « manque de reconnaissance » dont souffre la police dit-elle "il y a un manque de moyens, un manque d’effectifs et cette fameuse politique du chiffre" qui consiste à "définir une délinquance avant qu’elle n’ait lieu. Cela n’a aucun sens" (…) d’autant que "cela gangrène le travail du policier et cela gangrène les rapports entre la police et la population".

    Je ne serai pas d’acord quand elle évoque - avec pour moi une certaine légèreté, comme une affaire ordinaire, correcte et banale - la mise en garde à vue d’Anne, collégienne du XX ème arrondissement de Paris, jeune fille de 14 ans accusée à tort d’avoir participé à une bagarre à la sortie de son établissement scolaire, événement qui s’est achevée par un non lieu.

    A ce sujet voir ici « Mineurs et policiers » le 9 février et « France, terre de violence ? » le 11 février 2010.

    La procédure, déclare le lieutenant Desforges, a été suivie.

    Peut-être ou peut-être pas.

    Le hiatus vient de ce que ce qui est banal pour une policière côté travail n’est rien de tel pour la personne sur qui s’abbat une telle mesure. A fortiori quand elle sait qu’elle est totalement injustifiée, ce que le non lieu prononcé a confirmé.

    Alors attention aux gardes à vue multipliées.

    En attendant que l’assistance d’un avocat tout au long soit décidée. Et encore, comme semble-t-il en Angleterre depuis une vingtaine d’années, le passage de personnes de la société civile n’mporte qaund, de nuit comme de jour, dans les commissariats pour vérifier que tout se passe bien pour les interrogés.

    En dehors de cette réserve de poids, les livres de Bénédicte Desforges et son bloc apportent l’éclairage du côté des policiers, qui sont aussi des citoyens comme les autres.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations : Bénédicte Desforges, couverture de son dernier livre)

     

  • Karim ACHOUI et MAM

     Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci. 23 septembre: 96 visites, 303 pages;

    Je cite là ce qui apparu dans les médias hier lundi en début d'après-midi.

    Plainte de Michèle Alliot-Marie contre l'avocat Karim Achoui arashpalais22sept08 002.jpg

    La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a déposé une plainte contre l'avocat Karim Achoui pour "diffamation envers la police nationale", a-t-on appris lundi au ministère de l'Intérieur.

     

    Cette plainte, déposée en vertu de l'article 48 de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse, est fondée "sur l'interview de l'avocat parue dans France Soir du 10 septembre 2008, dans laquelle il cite nommément un commissaire de la BREC (brigade régionale d'enquête et de coordination) de Versailles (Yvelines), comme étant impliqué dans la tentative d'assassinat" dont il avait fait l'objet en juin 2007 à Paris, a-t-on précisé de même source.

    Le commissaire bénéficiera de la protection juridique du ministère, selon cette source.

    La plainte de la ministre de l'Intérieur "ne vise que l'avocat", a-t-on indiqué au ministère de l'Intérieur, et pas l'éditeur du quotidien.

    L'avocat avait été grièvement blessé par balles, au cours de la soirée du 22 juin 2007 à Paris.

    Le tireur présumé, Rudy Terranova, avait été mis en examen et écroué le 18 avril dernier pour "tentative d'assassinat en bande organisée".

    L'avocat Karim Achoui avait mis en cause la police peu après la tentative de meurtre qui l'a visé. Il a réitéré ses accusations dans un livre, "L'avocat à abattre" (Editions du Cherche midi), à paraître jeudi.

    "Une frange de la police, plus particulièrement versaillaise, a trempé jusqu'au cou dans mon affaire", écrit notamment Me Achoui dans son ouvrage, dans lequel il cite nommément le commissaire de Versailles déjà évoqué dans France-Soir le 10 septembre.

    Ce fonctionnaire de police a déposé un recours pour obtenir l'interdiction de l'ouvrage. L'audience en référé s'est déroulée ce lundi à 10H00 et la décision était attendue mardi matin.

    "Je plains terriblement l'avocat de la ministre de l'Intérieur qui aura fort à faire pour expliquer au juge d'instruction en quoi ce que j'ai dit constitue une diffamation et justifie qu'elle se sente attaquée", a déclaré lundi l'avocat à l'AFP.

    "Je note que cette plainte intervient à un moment charnière. Entre l'audience de référé ce (lundi) matin 10H00 et la décision demain (mardi) 10H00, nous avons la ministre de l'Intérieur qui entre en scène!", a ajouté Me Achoui.

    "Je constate qu'un fonctionnaire de police ne peut absolument pas être mis en cause. Autant supprimer l'IGS (ndlr: l'Inspection générale des services, la "police des polices")!", a-t-il conclu.

    Cet épisode intervient quelques heures à peine après la sortie de l'audience relatée sur ce blog au TGI de Paris le lundi 22 septembre. Cette plainte explicable du Ministre de l'Intérieur risque-t-elle d'avoir pesé sur la décision de Justice qui doit, en principe, tomber à 10 heures 00 ce mardi 23, sauf retard improbable ? 

    Contact: francoiseboisseau@wandoo.fr   (photo archives personnelles: Maître Karim Achoui interviewé lundi après l'audience)