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  • Rapport ONED: enfance en danger

     Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci. 

    * L'Observatoire national de l'enfance en danger (Oned) publie le mardi 10 février 2009 son rapport annuel. D'où de l'agitation

    Une fois de plus c'est la dénonciation de manques.

    Une fois de plus on est à côté de la plaque.

    Car une fois de plus on va se pencher sur des enfants pour les soustraire ou les retirer à leur famille, à leurs parents , à leur environnement... alors qu'ils ne sont ni délinquants, ni maltraités, alors qu'il existe d'autres solutions.

    Je suis écoeurée par les cas que je connais que ce système a détruit ou a placé sur la pente de la destruction, dont des "précoces", que je préfère nommer Normaux ATypiques, jeunes à propos desquels les éducateurs de l'ASE n'ont aucune connaissance, ni les juges des enfants.

    D'où des destructions assurées, avec des familles que l'on conduit à penser que leurs enfants sont placés entre les mains de spécialistes ! Alors que les mains de ces hautes autorités vont détruire et non construire. Par méconnaissance. 

    Des familles totalement bernées qui abandonnent leurs jeunes à la super maltraitance d'institutions qui ne savent pas. Des enfants qui doivent supporter des consultations de psy inutiles et déstructurantes, dans le cas des NAT. Car un psychologue standard ne connaît pas la "précocité". Ce qui change tout. Ce qui démolit au lieu de soutenir. Mieux vaut pas de psy plutôt qu'un psy incompétent... qui va détruitre ou faire souffrir. Et puis on vit très bien sans psy ! Heureusement !

    * Myriam DAVID  née en 1917 est décédée le 28 décembre 2004. Cette externe des hôpitaux de l'Assistance Publique a été déportée à Auschwitz. Geneviève Appell, psychologue, qui va travailler avec elle plus de 20 ans dira d'elle que "son expérience personnelle d'Auschwitz-Birkenau est encore là, tout vif, et ces enfants vivent pour elle une véritable déportation avec une intolérable expérience concentrationnaire." On ne saurait être plus clair ! Car ces enfants sont des enfants placés.

    En 1962, Myriam David, soutenue par John Bowlby, mène avec Geneviève Appell, une recherche sur les placements d'enfants, en nourrice ou en institution (...) qui va confirmer d'une façon alarmante l'importance numérique des placements d'enfants, la gravité de leurs conséquences et l'ignorance généralisée de ces problèmes.

    Ce qui n'a guère changé depuis.

    Sauf que Myriam David a fait ce qu'elle a pu avec les enfants qu'elle avait en charge. Qu'elle a cherché à aider.  

    Elle serait horrifiée par le malheur causé à des enfants de personnes ayant fréquenté l'université, sans problème social ni financier, et dont l'idéologie de leur environnement amène les parents de ces enfants à imaginer que leurs jeunes sont mieux "placés" que chez eux ou momentanément accueillis par une marraine ou un grand-parent disponible. Surtout que la force qui décide tombe à bras raccourcis sur ces personnes, s'acharnant à les décrire - faussement ! -comme des êtres malfaisants avec le concours a priori assuré d'"experts" non compétents.

    Comment peut-on être aussi inconscient ? 

    D'autres parents moins bien lotis se bagarrent pour arracher leurs enfants à ce système. Ils savent eux, dans le fond de leur coeur, tout ce qui n'est pas bon pour leurs petits. 

    * Curieusement, dans un département d'Ile de France, il est question à propos de ce rapport de l'ONED de laisser placer les jeunes chez eux au sein de leur famille. Ce que je ne vois pas se réaliser du tout pour un certain nombre d'enfants que je connais de ce département. Enfants très conscients de leur situation anormale et qui veulent rentrer chez eux, attendus par des parents aimants, ayant été placés par erreur !

    Qui se moque de qui ? Quant va-t-on respecter vraiment les moins de 18 ans?

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • L'après Noël d'Hugo et Garance

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 5  janvier 2009 : 202 visites avec 462 pages consultées

    Du vendredi 26 décembre 2008 au vendredi 2 janvier 2009 

    Même pas drôle ! ce qui suit.  Le matin du retour en placement est venu vite pour les 2 enfants et leur famille. Préparatifs. Le papa s’occupe de la toilette, des vêtements du petit déjeuner la maman ayant dû filer au travail. La grand-mère maternelle est là, une aïeule aimée des enfants s’en étant beaucoup occupée avant leur éloignement forcé. Quoique l’on fasse ensuite, l’affectif reste gravée.

    Le papa est sorti faire quelques photocopies d’un carnet de santé muet sur de l’important. Précisons qu’à la surprise de tous Hugo est arrivé chaussé de lunettes. Qui a décidé d’une mesure qui ne relève pas de l’urgence ? Qui a consulté ou simplement averti les parents  comme il se devrait ? Qui a inscrit le médecin consulté sur le carnet de santé ?

    Personne ! Aucun être humain. Par un tour de magie ce jeune garçon précédemment non appareillé se retrouve vêtu de lunettes comme s’il s’agissait là d’un nouvel ornement vestimentaire. Cela aurait pu si les verres avaient été « blancs », sans aucune force. Ce n’est pas le cas. Hugo se plaint de mal de tête et retire spontanément sa paire de besicles.

    Je récapitule : absence de preneur de décision, ; absence de consultation, absence de médecin ophtalmologiste, absence de mention sur le carnet de santé. Troublant. Le carnet de santé récapitulant tous les faits de la santé d’une jeune personne depuis sa naissance.

    Hugo et Garance disposent l'un et l'autre d’un tel carnet. Ils vivent en France. La papa tient boutique. La maman travaille. Aucun lien  avec un milieu défavorisé.

    A quoi joue le service gardien si soucieux de l’enfance ? Je suis sans doute trop niaise pour comprendre ce qui se passe à ces hauteurs souveraines. Et puis je ne suis pas du sérail.

     

    Ce souci d’une extrême urgence pour Hugo donne à penser que pour sa petite soeur, Garance, le suivi a été très sérieux. Cette petite d'un an plus jeune souffre d’une amblyopie qui se corrige quand elle est prise à temps. Dans son cas il a été nécessaire que la grand-mère maternelle bienveillante mentionnée plus haut constate, signale et insiste lourdement pour qu’enfin, après des mois, une consultation ait lieu pour prescrire des lunettes ainsi qu’une rééducation indispensable. Après cette action en force constat est fait que le suivi nécessaire n’est pas assuré. Pourquoi ? A-t-on affaire là à un être inférieur ?

     

    Troublant ces mesures. Pour le garçon alors qu’il n’y a pas urgence on se précipite. Pour sa sœur qui a besoin d’un suivi sérieux on navigue dans la négligence.

     

    Fini les lunettes. Pendant que leur grand-mère est en compagnie des enfants ils commencent à exprimer leur inquiétude : « où va-t-on ? ». Hugo est préoccupé par la réponse. Garance qui aime beaucoup téléphoner bavarde avec une amie de sa grand-mère qui vient d’appeler. Revenu, le papa fait une réponse apaisante et d’attente. D’ailleurs les jouets essentiels reçus pour ce Noël sont laissés à la maison pour le prochain week-end autorisé. Installation en voiture. Trajet vers le lieu convenu.

    Et là qu’arrive-t-il ? Non, on ne rit pas. Non, on approuve au contraire ce qui se passe. Car, alors qu’ils sont transférés dans la voiture de la fonctionnaire du service gardien, les enfants repartent vers la ville de la France lointaine et profonde, très loin de Paris, d’où ils sont partis. Leur papa et leur grand-mère suivent derrière.

    Bilan : temps perdu, fatigue inutile, dépense inutile, etc, etc ….

    Pas drôle.

     

    Le nouvel an 2009 arrive. Sans vœu, sans rien.. Les  parents sentent l’odeur de leurs enfants chez eux. Ils errent – pour autant qu’on puisse errer quand on est des grands – tels des âmes en peine. La maman n’a pas le cœur à téléphoner. Curieusement le téléphone n’apparaît pas dans un gros livre qui fait référence. Les parents savent bien qu’ils n’ont pas à appeler. Tacitement interdit. Il n’y a pas de barreaux en fer aux fenêtres de la maison de la famille d’accueil où se trouvent Hugo et Garance, certes. Ce sont les barreaux des interdits qui sont installés. Des interdits moraux. Illimités.

    Alors c’est le silence pour les vœux de l’année nouvelle.

    Une semaine passe. Arrive le vendredi, jour habituel de la rencontre sous surveillance. La maman a pu gérer ses horaires de travail en prenant de l’avance et finalement sera présente. Les parents ont reçu un courrier du service gardien leur indiquant de venir deux heures plus tard qu’à l’accoutumée. Ce pour quoi ils se sont organisés. Surprise. Le téléphone sonne à 14h30 pour réprimander les parents : comment se fait-il qu’ils ne soient pas arrivés ? Leurs enfants les attendent depuis 14H00. Les parents font part du courrier arrivé qui affirme autre chose.

    Quelle coordination ! Ce n’est pas une première fois. L’habitude est bien installée d’avis discordants, de convocations postés trop tard qui arrivent au lendemain des rendez-vous prévus.

    Où sont donc les responsables ? Comme évoqué  dans une émission de C dans l’Air pas de contrôle réel. Pas d’information des Français sur la maltraitance larvée faite à l’intérieur de leur placementaux aux enfants "sauvegardés". En toute impunité, ceux qui assistent ces enfants les éduquent ou pensent les rééduquer – comment dit-on ? reconstruire ! encore une notion qui n’existe pas ailleurs qu’en mots – agissent en toute bonne fois, persuadés de détenir seuls la vérité vraie.

     

    Comment leur en vouloir ? Ils ne sont jamais contrés par des responsables ?

    Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Enfin Noël pour Hugo et Garance !

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus

    importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 25 décembre 2008 : 165 visites avec 419 pages consultées

    En ce jour de Noël je pense au bonheur d’Hugo et de Garance d’être chez eux. noël08 002.jpgAvant-hier, le 23, je vous parlais de ces enfants de 5 et 4 ans, frère et soeur, à la situation ubuesque. Ayant obtenu – disons leurs parents - la permission de noël08 001.jpgsortie pour cette fête après deux ans et demi d’un placement aux rebondissements dignes d’un mauvais polar, les autorités pensantes ont réussi le coup impensable d’encore « maltraiter » les parents tout le jour du 24.

     

    Sur quelles bases ? Il se trouve que durant le  placement de mineurs les seuls responsables des enfants, du point de vue des assurances, sont les services gardiens. Rien d’étonnant qu’il ait été dit aux parents que leurs enfants seraient amenés chez eux par une ou deux personnes du service gardien.

    C’était oublier les va-et-vient irraisonnés du service, pas meilleur sur ce coup là que sur les précédents. Il aura fallu pas moins de 10 appels téléphoniques, du dérangement et du stress négatif pour que Garance et Hugo retrouvent leur vrai « chez eux » hier au soir, 24. Car à tout instant au long de ce mercredi la sous-sous-sous-sous « chef » concernée du service gardien pouvait trouver moyen de faire opposition à la décision du juge des enfants. C’est là une chose observée trop souvent que ce type de réaction.

    Pour Hugo et Garance, Melle Espadoin – oui elle n’a pas eu d’enfant - dans sa France profonde et très éloignée de Paris a décidé de freiner au maximum la remise des enfants. De l’entraver. Espérant que les parents vont se lasser et lâcher, renonçant au bref séjour de leurs enfants chez eux. Je rappelle qu’en deux ans et demi jamais Garance et Hugo ne sont retournés dormir chez eux. Et qu’ils n’ont eu droit au total qu’à des retours de deux heures chez eux sous surveillance, faveur accordée deux fois depuis le mois d’octobre 2008. Melle Espadoin se trompe. Le papa aux commandes lui tient tête. Aussi change-t-elle de registre, prétendant qu’elle n’est pas la bonne interlocutrice, qu’il faut passer par un central intermédiaire apte à dispatcher les appels plutôt que de la déranger en direct.

    Parfait en théorie. En pratique, ce fameux point de passage obligatoire est aux abonnés absents. L’administration est déserte. Le service public en voie de disparition. Et les enfants ? Où sont-ils ? A quel Noël sont-ils finalement destinés ?

    Heureusement que les parents persévèrent. La voix du père sait rétorquer comme il convient  à chaque « gifle » verbale expédiée par téléphone par l’interlocutrice savante de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), seule personne présente du service gardien à l’extrémité du fil. Hormis la nécessité d’une permanence assurée ce mercredi par Melle Espadoin, ce sont les vacances et tous les protecteurs d’enfants sont « at home sweet home » !

     

    Si le papa ne s’acharnait pas, que se passerait-il ? Pas compliqué ! Du lieu de dépôt Melle Espadoin appellerait en urgence une autre famille d’accueil - l’habituelle partant en vacances à cette période - et une fois de plus ces enfants seraient déplacés comme des colis postaux que l’on trimballe sans demander leur avis.

    En plus, le rapport écrit par la demoiselle mentionnerait une dérobade des parents, acte totalement inventé mais qui serait considéré comme réel. Ce constat donnerait lieu à un mauvais point entravant la sortie définitive des enfants Quant à la juge des enfants elle serait logiquement portée à croire que les parentes ne savent pas ce qu’ils veulent, refusant selon les apparences d’accueillir leurs enfants pour cette fête de famille après avoir sollicité cette faveur. Une très mauvaise note en défaveur de la sortie définitive !

     

    C’est tout le temps comme cela. Désorganisation ou défaut constant de coordination. Dans le cas d’noël08 018.jpgHugo-Garance, en fin de journée du noël08 017.jpg24, après 10 échanges téléphoniques Melle Espadoin demande soudain au papa de venir lui-même les chercher. Pas au lieu initialement prévu. Entre temps, mystérieusement, les enfants ont migré de 40 kms vers un local de la préfecture, la ville où habitent les parents. Finalement, le papa doit fermer boutique pour ne pas laisser ses enfants à l’abandon et va à pieds chercher ses petits. Pendant que la maman achève sa journée de travail à la sous-préfecture. Ouf ! On n’y croyait plus !

     

    Ce jour de paix, de bonheur, de joie, je m’interroge et j’interroge. C’est le jour de Noël. Que ce Noël ne soit pas un jour de plus de destruction ! Le Noël empoisonné des enfants « placés » n’est plus possible. Ce jour pourrait être un vrai Noël pour la majorité de ces gosses. Pourquoi ne pas prévoir pour ces enfants là, non délinquants et non maltraités en famille, le Noël des enfants « placés » ? un Noël qui soit d’espérance ? Cela pourrait accélérer la fin de ces vies gâchées hors familles ! Il faudra bien y arriver ! Très rapidement pour Hugo et Garance !

     

    francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo archives personnelles: en haut Noël place Vendôme, en bas la crèche de l’élise sainte Elisabeth à Paris)