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philippe vénère

  • Route en partage

     

    arton3897caumont.jpgUne émission très intéressante sur la route avec le C dans l’Air du mardi 3 novembre 2009 «PV,arton3507lefrançois.jpg radars : la guerre de la route». Visible encore quelques jours.

    Deux groupes :

    D’une part Eric de Caumont qui sait traquer les vices de forme et défendre des automobilistes victimes d’erreurs, Nicolas Le François Chef de la rubrique Actualité du magazine l’Auto Journal qui sait lui aussi ce dont il parle, Philippe Vénère, ancien chef de la 1 ère division de police judiciaire de Paris et auteur d’un ouvrage à connaître paru chez Max-Milo, le Manuel de résistance contre l’impôt policier.

    Tous les trois dénoncent un tout répressif qui n’atteint pas ce qu’il cherche. Qui, pire, dénonce – en raison d’erreurs de radars pompes à fric - des fautes qui n’existent pas.

    D’autre part, Pierre Gustin, délégué général de la prévention routière, qui est « pro » radars.

    Il apparaît que l’alcool au volant reste un problème préoccupant, ainsi que les stupéfiants.

    Que le réseau secondaire est concerné à 60%.

    Que les 18 -25 ans sont les victimes de la période vendredi soir dimanche soir.

    Monsieur Pierre Gustin déclare qu’il n’y a pas de petite infraction.

    On peut en discuter. Je serais aussi tentée de dire que, comme pour les avions, les causes d’un accident sont multifactorielles.

    Les 4 présents sont d’accord pour un apprentissage de la route, peu fait à l’école. Pourtant, la route – comme piéton, 2 roues avec ou sans moteur, 4 roues avec ou sans permis –n’oublions pas les voitures électriques – concerne tous les citoyens. Sur 10 Millions d’enfants à l’école il n’y aurait que 2 millions d’entre eux à être sensibilisés à la sécurité routière. Très insuffisant !

    Pierre Gustin rappelle l’installation des éthylotests anti-démarrage sur les cars scolaires. Qui peuvent être installés aussi sur des véhicules particuliers pour des récidivistes contrôlés positif à l’alcool.

    arton5026vénère.jpgimages (2)vénère.jpgPhilippe Vénère, qui a été des deux côtés de la barrière, n'a rien contre la sévérité quand l’infraction le mérite. Dearton293gustin.jpg même que messieurs Le François et De Caumont.

    Un reportage met l’accent sur des erreurs : ainsi un automobiliste se voit reprocher un fait, abrogé depuis longtemps.

    Monsieur Le François dénonce 13 % d’erreurs avec les radars automatiques, soit sur 10 millions de PV, 1 million d’innocent condamnés à payer… pour rien. Ces radars qui devraient être contrôlés par des ingénieurs le sont, en fait, par ceux qui sont à la fois – comme on dit- juge et partie.

    Evidemment que la route est un espace qui se partage. Evidemment que le BSR, Brevet de Sécurité Routière est un élément positif.

    Pas suffisant.

    Je me situe dans la ligne du raisonnement de Philippe Vénère qui a pratiqué 14 années de cascade auto. .Sans aller jusque là j’ai beaucoup appris avec des dérapages contrôlées et autres exercices avec deux copains sur des sites à l’écart, dans le Nantais, alors que j’étudiais la médecine. Aller au-delà de ce qui est nécessaire pour la conduite sur la route, le lieu où l’on croise autrui, permet de mieux situer son véhicule et soi-même. De même savoir maîtriser un véhicule sur la neige ou la glace. A mon avis, les apprentis conducteurs gagneraient en sécurité – pour eux et les autres – en allant rouler sur des circuits à l’image de Philippe Vénère. On n’en est pas là.

    Eric de Caumont, à propos de la voiturette électrique, prend à témoin Yves Calvi pour préciser que le juge peut confisquer, aussi, une voiturette électrique si le conducteur de ladite voiturette est contrôlé positif à l’alcool.

    Pierre Gustin est pour les radars, pour les stages pour récupérer des points, argumentant que ces stages sont porteurs dans 66 % des cas de changements de comportement dans le bon sens : arrêter l’alcool avant de prendre le volant, mettre sa ceinture, etc ….

    Il faut prendre garde à certain papier à en tête qui laisse croire que c’est la justice qui répond, alors qu’il n’en est rien. Seul le juge a le droit de juger

    Tout le monde dit : « Bravo la ceinture !  »

    Il est bien précisé ce qui suit du côté des radars :

    De 0 à 100 kms à l’heure on retire systématiquement 5 kms pour les radars fixes et on retire 10 kms pour les radars mobiles, autrement dit les radars embarqués placés à bord d’une voiture qui roule.

    Au-dessus de 100 kms on retire 5 % du kilométrage pour les radars fixes et 10 % pour les radars en déplacement dans une voiture.

    N’oubliez pas : on se contrôle comme piéton, comme cycliste, comme futur conducteur ou comme conducteur à partir de 16 ans en conduite accompagnée. Cette dernière formule - que j'ai apprécié - a fait ses preuves : plus on conduit plus on contrôle sa conduite. Au volant comme en tout, rien ne vaut la pratique.

    Contact : franbcoiseboisseau@wanadoo.fr (illustrations : en haut à gauche Eric de Caumont, à droite Nicolas Le François ; plus bas à gauche Philippe Vénère et son livre, à droite Pierre Gustin)