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philippe bilger

  • Présumé coupable,

    alain marécaux,philippe torreton,philippe bilgerSorti cette semaine, le film Présumé coupable qui présente l’affaire d’Outreau à travers le témoignage d’Alain Marécaux est à voir.

    Il faut faire tout pour que la récidive d’un tel drame humain puisse être évitée. Aller voir  ce film pour avoir en tête tout ce qui a dérapé est quasiment une nécessité citoyenne.

    Alain Marécaux est un huissier de justice qui s’est trouvé piégé en étant faussement accusé de pédophilie. Il a écrit son calvaire et celui de sa famille dans un livre paru aux Editions Flammarion Chronique de mon erreur judiciaire.

    Cela fera 10 ans qu’il a été arrêté en 2001, qu’il a dû se battre jusqu’à son acquittement en 2005, ses enfants étant « placés » pour être « protégés » – on sait ce que trop souvent ces mots sous entendent.

    Alain Marécaux a réussi à redevenir huissier de justice. Ce qui prouve une grandeur d’âme et une énergie peu commune après ce qu’il a traversé. Une aptitude aussi à dépasser le négatif subi.

    A l’occasion de la sortie du film Philippe Bilger, avocat général que j’apprécie beaucoup et qui tient un blog très intéressant, a donné ses impressions le mercredi 7 septembre sur Europe 1. Il a insisté, à cette occasion, sur la frontière très mince qui existe entre le pouvoir légitime et l’abus intolérable. Il a condamné la bêtise et l’arrogance qui ont prévalu dans cette affaire, indiquant au passage que certains des jeunes futurs magistrats alors en formation à l’école de Bordeaux avaient envisagé de donner à leur promotion le nom du juge obstiné à vouloir condamner les innocents de cette affaire.

    Il y a, et c’est heureux, beaucoup de juges consciencieux et qui s’interrogent.

    Mais la justice est rendue par des hommes, avec leurs qualités et leurs défauts.

    Ceux et celles qui en ont la charge ne doivent pas oublier le versus humain de leur travail, afin de ne pas se contenter d’une technique judiciaire bien exécutée mais qui passerait pourtant à côté de la vérité, comme ce fut le cas dans cette affaire d’Outreau.

    Merci à Philippe Torreton, interprète d’Alain Marécaux.

    Prenez le temps les jeunes, entre les premiers cours de cette rentrée scolaire, d’aller voir ce film. C’est très important !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr 

  • Rachida DATI et sa bonne étoile

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    Si le Garde des Sceaux et  Maire du 7 ème, Rachida Dati, avait été flashée au cours d’un exercice délicat de saut à a670365200_2503467_6553.jpgl’élastique ou en plein vol par delta plane, j’ose espérer qu’elle aurait été encensée.

     

    Il se trouve qu’elle s’est prêtée à un jeu plus simple le mercredi 22 avril dans le cadre d’une soirée détendue avec les Jeunes Pop (Populaires) qui avaient prévu de lui faire jouer un « Qui veut gagner des millions ».

     

    Pas de quoi fouetter un chat ! 

    Pour une fois qu’elle pouvait se détendre en séance publique ? Après tout c’est une femme gaie, espiègle, spontanée, pas bêcheuse. Il faut la voir à l’oeuvre sur les marchés du 7 me.

     

    Hé bien non ! Il a fallu que certains en profitent pour faire un montage déplorable. J’ai trouvé affligeant qu’il soit repris d’une seule voix par toutes les chaînes avec les commentaires que l’on sait !

     

    Etant conviée mais pas disponible, j’ai regretté de n’avoir pas pu être présente pour rapporter  in extenso et de manière compréhensible ce qui s’est transformé, encore une fois, en tsunami médiatique.

     

    Peut-être y-a-il quelque part un sociologue éclairé  en train de préparer un livre, cette fois-ci sympathique, sur les vagues que déclenche sur son passage Rachida Dati ? Cela rendrait justice à ce que j’ai pu voir, en direct, à l’issue du lancement des européennes à Maisons Alfort alors que la foule la pressant et elle seule, les gardes du corps avaient fort à faire pour permettre à Rachida Dati de respirer. Cette jeune femme n’est pas Céline Dion ni Michael Jackson. Pourtant il se passe quelque chose de particulier.

     

    Là, maintenant, ce n’est pas tant l’UMP qui s’exprime mais bien plutôt un certain ras-le-bol face à un déchaînement anti Rachida Dati par trop systématique. Certains disposeraient donc de temps et d’énergie à dilapider en cette période difficile ?

     

    Il est un honnête homme que l’on écoutera, je pense, beaucoup mieux que moi en ce qui concerne le Garde des Sceaux. Quelqu’un qui dit ce qu’il fait et ce qu’il pense, y compris quand il estime avoir été dans l’erreur.

    On le connaît par ses prises de paroles et par son blog. Il est avocat général à la Cour d’Appel de Paris. C’est Philippe Bilger. Et je conseille aux  pro comme aux contre Rachida Dati son récent ouvrage paru aux Editions Le Cherche Midi « Etats d’âme et de droit » où ce haut magistrat lui consacre un chapitre serein « Un regard sur Rachida Dati » (p.55 à 82) (voir aussi le billet du 17 avril concernant l'avocat général intitulé "Philippe Bilger,Arash Derambarsh, et Etats d’âme et de droit")

     

    Voilà ce que lance ce juriste – qui trace droit sa vie depuis toujours – dans les rangs de ceux qui ne cessent d’annoncer la mort programmée du Garde des Sceaux et Maire du 7ème arrt de Paris :

    «La magistrature fera avec celui ou celle que le pouvoir présidentiel lui offrira. La seule certitude, c’est que Nicolas Sarkozy sera toujours le seul à décider de son sort et que, quels que soient sa désillusion ou son enthousiasme refroidi, il ne laissera jamais Rachida Dati, « son » symbole, son inconditionnelle et sa battante, sur le sable de la vie publique. Il y aura toujours quelque chose pour elle ». (p. 80)

    Et aussi, cette excuse :

    « J’ai honte de l’exprimer  mais la défiance à l’égard d’une intruse, dont la compétence était passée au crible d’une exigence impitoyable, n’était pas loin de nourrir subtilement ou grossièrement des appréciations que je prétendais seulement technique ou politiques ».(p.81)

     

    Car Philippe Bilger qui, au départ, n’était pas très incliné en faveur du garde des Sceaux regarde, observe, s’interroge, remet en question jusqu’à son attitude à lui certaine fois et décide, à un certain moment, que la coupe déborde.

    Que l’attitude anti Rachida Dati est abusive. En conséquence, d’abord par respect pour sa fonction, il n’est pas sur les marches du Palais de Justice de Paris le 23 octobre 2008 et écrit pourquoi sur son blog. Qu’arrive-t-il ?

     

    Le garde des Sceaux en personne lui téléphone pour un petit déjeuner en tête-à-tête qui a lieu le 11 novembre. Philippe Bilger ne s’associe pas à la bouffonnerie suivante du 17 novembre où  534 magistrats réclament des excuses publiques du garde des Sceaux !

     

    En fin de chapitre, Philippe Bilger déclare : « La forme n’a pas été son fort mais si elle l’avait été, nous serions encore au milieu du gué ».

     

    Ce qui est une manière de complimenter le Garde des Sceaux  

    Alors, avis à la population ! Sa bonne étoile ne quitte pas Rachida Dati.

     

    Discerner les jeunes ! Construisez votre opinion personnelle.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : Rachida Dati alors garde des Sceaux en campagne pour la Mairie du 7 ème  avec le rédacteur de ce blog) 

  • Philippe Bilger,Arash Derambarsh, et Etats d’âme et de droit

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    C'est fait. Il est entre mes mains. Je le feuillette. Je le lis.arash der.jpg

    bilgerEtats.gifBilgerPhil.jpgCelui par qui cet ouvrage est arrivé se nomme Arash Derambarsh et est directeur du département politique et personnalités publiques au  Cherche Midi  http://www.cherche-midi.com. Cet ami ne cache pas son admiration pour ce « modèle », l’avocat général Philippe BILGER, auteur d'« Etats d’âme et de droit » paru en mars 2009 aux Editions Le Cherche Midi. Dans ce neuvième livre, il se dévoile, servi par une écriture claire, simple ponctuée parfois de naïveté – c’est lui qui l’indique. 

     

    Il mérite le respect ce magistrat passionné, apte à la polémique, qui a su garder sa liberté de penser au sein de l’institution judiciaire et réalise un blog à l’écriture limpide. 

      

    Sans lien particulier de proximité avec la justice – ma parentèle est plutôt truffée d’ingénieurs -,  j’ai attaqué ce livre par la partie famille - Voyage au fond de soi - qui occupe, à elle seule, environ le cinquième de l’ouvrage  (42 pages sur 222). Le petit garçon devenu grand et avocat général à la cour d’appel de paris est pétri d’attachement familial. Il m’a émue par ce qu’il révèle de son parcours familial. Je l’ai mieux compris, alors.

     

    Après trois pages de bilan sur La France en manque, on aborde la question de la nouvelle atmosphère française par un chapitre intitulé Un président en rupture. Il s’agit de Nicolas Sarkozy qui, par la manière dont il ressent la fonction de Président de la République, impose tout naturellement un style qui lui est propre. Sont regardées, sur fond général de société, des manifestations telles que celle du salon de l’Agriculture de 2007, un Bernard Kouchner saisi les pieds sur son bureau ou encore un DSK (Dominique Strauss-Kahn) pris en faute comme un gamin. On l’a compris : l’auteur ne goûte guère la déliquescence de « la courtoisie et de l’élégance » (p.24). Comme Philippe Bilger ne perçoit pas la possible réalité d’une séparation entre vie publique et vie privée, cette perte de tenue s’étale de la vie privée à la vie publique. Montrant ce que l’on voit. Or, pour l’auteur - et j’en suis d’accord -, «Tout se tient, du privé au public, et les leçons que l’autorité dispense, elle ne peut pas se permettre de les violer dans le cours ordinaire des jours ». (p. 30)

     

    Après cette mise en bouche, on accède à une étape importante dans la vie du magistrat avec L’homme est un blog. En novembre 2005 « Justice à l’écoute  » voit le jour pour arriver, en matière de justice, à « une communication libre et spontanée avec le peuple ». (p. 35) On imagine la suite : des satisfactions, des déceptions, au final un bilan positif avec une transformation assez rapide du nom en «Justice au singulier » www.philippebilger.com mieux adapté. J’ai découvert dans ce chapitre comment le rédacteur rendait possible la rencontre entre le contenu de ses billets et « L‘obligation de réserve du  magistrat » (p.42). Lequel nous parle ensuite des médias traditionnels, de certains « people ». L’essentiel pour l’auteur ressort, à la fin, où il affiche sa fierté de : « ne jamais transiger avec la dénonciation, même dérisoire, des importants et avec la sauvegarde des petits ». (p.53)

     

    Un regard sur Rachida Dati se révèle être un chapitre particulièrement intéressant en raison de l’honnêteté intellectuelle et de l’intégrité morale de Philippe Bilger. On suit parfaitement  la trajectoire du Garde des Sceaux. Les modulations relationnelles avec le Président de la République - dont l’omission par le Ministre de la Justice de « changer de braquet  puisque le président avait modifié sa propre allure ». (p. 69) ». Les attaques renouvelées à plusieurs reprises contre le Ministre de la Justice et le moment où l’avocat général se démarque de cette magistrature excessive tombée « dans le cirque des slogans, des pancartes et des vulgarités » (p. 72). C’est à partir de la manifestation du 23 octobre 2008, alors que sont présents sur les marches du Palais de Justice de Paris tous les personnels judiciaires, que Philippe Bilger rompt avec les autres. Sur son blog il analyse le pourquoi de cette hostilité et exprime son refus d’être présent à une telle manifestation. Il précise : "Enfin, je n’étais pas obsédé par la nature de la relation qui nous unissait, nous opposait au garde des Sceaux car j’étais beaucoup plus préoccupé par le rapport dégradé,  le délitement de la confiance et de l’estime entre le peuple et la magistrature » (p.73).

    Quelques jours plus un appel téléphonique du Garde des Sceaux le convie à un petit déjeuner en tête à tête le 11 novembre. Il découvre alors « une femme acharnée à se défendre et à convaincre, consciente de certaines de ses faiblesses mais persuadée aussi qu’une part de la magistrature, pour ne pas parler des manipulations médiatiques, lui était foncièrement hostiles » (p.74).

    La fronde de 534 magistrats qui, le 17 novembre, réclament des «excuses publiques du garde des Sceaux » (p.75) n’est pas passée sous silence. L’avocat général prend plus encore ses distances, exprimant ceci : « Nicolas Sarkozy  (…) ne laissera jamais Rachida Dati, « son » symbole, son inconditionnelle et sa battante, sur le sable de la vie publique. Il y aura toujours quelque chose pour elle» (p. 79-80). Et cela : « ce qui permet d’évaluer la réussite d’un ministre, c’est ce qu’on lui a demandé et ce qu’il a accompli. A cette aune, Rachida Dati, vaillant petit soldat, doit être inscrite au tableau d’honneur. Presque toute seule » (p.82).

     

    Je ne m’attarderai pas sur La justice en vrac me contentant de faire deux citations :

    « Durant la campagne présidentielle j’avais été frappé, en dépit de l’intense travail accompli par l’UMP dans ses conventions, par la rareté des thèmes judiciaires véritablement traités dans les discours et les entretiens du candidat. Comme s’il avait voulu s’emparer dans le vivier mis à sa disposition des seules propositions fondamentales qui seraient forcément approuvées par l’opinion publique » (p. 83)

    « Il ne faudrait pas se méprendre sur l’apparence et laisser croire que le corps judiciaire, parce qu’on parle beaucoup de lui et qu’il lui arrive de protester, est enfin arrivé dans la cour des grands.

      En réalité, l’incompréhension aigre du monde politique à son égard n’a pas diminué. La même inculture phénoménale chez les parlementaires laisse pantois ceux qui s’étonnent qu’on puisse être législateur sans avoir une culture de base dans le domaine dont on s’occupe. Pour la justice et son vocabulaire, que d’ignorances et, pire, que d’indifférences » (p. 103).

     

    A mi-parcours de l’ouvrage se place le chapitre familial évoqué au début, avec l’importance du parcours du papa, une mère admirable, une fratrie – sœur et frères - solide, une bonne éducation. Avec la conclusion en page 156 : « Depuis des années, je sens l’homme public, qu’a été mon père, en moi. Je me regarde et je perçois sa force, son instinct, la violence nue de sa parle, sa rusticité, son audace. Il vit, parle et agit en moi. (…)

     Et si ma passion professionnelle m’a conduit à affronter les accusés, à les écouter, peut-être à

    les comprendre, c’est évidemment parce que mon père a été accusé, qu’il a été condamné et

    qu’on ne chasse pas aisément son père de soi.

     C’est même impossible » (p.156).

     

    Arrive La cour d’assises à nu. C’est un chapitre plus technique avec un état des lieux.

    «Dans cet échange entre le ministère public d’hier et l’accusateur d’aujourd’hui, il y a bien plus qu’une différence de caractère, plus qu’une autre manière d’exercer la même mission, plus que le passage du temps. Il y a une société qui hier avait confiance en nous et qui aujourd’hui se défie de nous. Ce qui allait de soi pour elle, nous avons à l’établir. Les évidences d’antan sont devenus  plus que des interrogations et presque des mensonges» (p.164-165).

    Certaines figures sont évoquées. Ainsi Eric Dupont-Moretti, ce maitre « terreur » des palais. Le changement des jurys qui de « notables » avant 1978 sont passés à des jurys ordinaires, à  partir des listes électorales. Ce qui donne que : « Chaque citoyen et donc chaque juré n’éprouve plus qu’une obsession et une envie : celles de montrer qu’il existe, qu’il est libre et, par conséquent, volontiers opposé à ce qui manifeste le plus ostensiblement le conformisme et les certitudes ancrées : l’autorité et la loi » (p. 173).

    Dans ce contexte, la qualité du président est essentielle. Ce n’est pas si fréquent. Seuls deux sont cités.  

    On peut frémir ensuite quand Philippe Bilger rend compte du « mépris subtil des « petits » » (p. 180) et autres moqueries ou désinvoltures. Ensuite c’est « la préparation des audiences, des listes de témoins et d’experts » (p.188) qui semble faite trop à la va-vite.

     

    Recherche intellectuels désespérément. Le cri du cœur de l’avocat général qui dit nettement ce qu’il pense de personnes très présentes à nos oreilles. Plus préoccupées de pouvoir, d’agitation, de paillettes.

    Que manque-t-il ? L’intégrité. Une intégrité sans faille. La morale également fait défaut.

    Ce défaut de vrais intellectuels, dignes du respect des autres, engendre ces paroles en avant-dernière page : « « Le fait accablant, le constat morose de l’absence d’intellectuels à la hauteur de l’espérance que morale et intelligence alliées ne peuvent qu’engendrer, c’est notre malédiction, c’est un immense vide au cœur de la société. C’est la permission donnée au pouvoir de se croire seul maître de notre destin. Ce sont des temps égarés faute de boussole » (p.230).

    Cela me fait peur ce pouvoir qui serait seul maître des citoyens ! Où allons-nous ?   

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    Par un prêt en bibliothèque ou pour 17 euros, ces pages d’une lecture agréable vous révéleront beaucoup les moins de 18 ans. Dans ce que vous vivez au quotidien sur le plan médiatique. Par l’observation du parcours du Garde des Sceaux, Rachida Dati, dont ce magistrat a pris la défense quand cela devenait évident eu égard à la fonction qu’elle occupe. Dans le domaine des Assises. Et plus généralement dans ce qui dérange cet homme au niveau du laisser-aller qu’il constate en France. Quand Philipe Bilger conclut en exprimant sa désolation vis-à-vis de l’absence d’intellectuels qui feraient office de  guides moraux, on peut lui répliquer que lui-même, à travers ce livre, joue déjà ce rôle.

     

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo: en haut à gauche: couverture du livre « Etats d'âme et de droit » paru au Cherche Midi et son auteur Philippe BILGER sur Google images; à droite Arash Derambarsh, de sa collection personnelle)