Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

pesticides

  • Tempête pour un verre d’eau

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci

     

    arton2501MikaïlBarah.jpgLa question de la qualité de l’eau n’est pas une nouveauté.arton4562Barraqué.jpg

    De même que le débat eau du robinet, eaux embouteillées.

     

    L’émission de C dans l’Air d’hier, surgie après les déclarations du Docteur David Servan-Schreiber associé au WWF visant à protéger mieux certains malades atteints de cancer et reprises par le journal Le Parisien, peut vous intéresser. Précision : WWF initialement World Wildlife Fund (=  Fonds mondial pour la vie sauvage ) est simplement maintenant WWF, une ONG visant à protéger nature et environnement illustré par un Panda.

     

    L’émission de C dans l’Air, animée par Yves Calvi, intitulée « Boire de l’eau du robinet tue ? ! » est visible intégralement jusqu’à jeudi prochain et peut permettre « d’éclairer sa lanterne ». En exerçant au passage son esprit critique.

     

    Dans les points à changer absolument – le fera-t-on ? – notre « gavage » en pesticides. Qui se retrouvent forcément ensuite disséminés partout. Pour longtemps.

     

    Egalement, suite à un autre excès, celui du « gavage » en médicaments, le fait que les métabolites rejetés suite à ces thérapies sont présents dans l’eau. Dont l’eau des rivières, qui peuvent ensuite alimenter nos réseaux d’eau potable.

    Peu de personnes, en dehors des pêcheurs en eau douce parfois interdits de pêche, se sont émues des conséquences de ces rejets. A moins d’être touché directement, il est rare que l’on monte au créneau. Attitude très humaine.

     

    Je suis, comme l’une des intervenantes de l’émission, souvent partie vivre dans l’Eure et Loir où j’ai de la famille. Et les céréaliers dont il est question, avec le système actuel, sont pratiquement mis en demeure d’ajouter des produits de traitement sur leur culture. Dont des pesticides.

     

    Je ne vois pas demain la cessation de cette pratique. Aussi la piste indiquée de protéger plus au large les zones de prises d’eau me semble plus réaliste.

     

    arton4563Chotard.jpgDu côté des toxicologues, ces « pauvres » spécialistes ne peuvent rien dire sur les actions combinées de arton4564Cressens.jpgproduits indésirables. Leurs études se font généralement produit par produit et ils ne peuvent rien dire sur ce qu’ils ne conaissent pas.

    Mais on ne peut pas être naïf et ignorer les effets non positifs de ces produits sur la santé. On peut déjà éviter de les utiliser dans son jardin ou sur son balcon, comme en principe le fait l’agriculture biologique.

     

    Des contrôles étant faits partout en matière d’eau du robinet, chacun peut aller consulter à la porte de sa mairie les résultats des analyses d’eau et leurs dates. L’affichage est obligatoire.

     

    Faites-vous votre opinion au travers des échanges des 4 participants :

    Barah Mikaïl est Chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)

    Bernard Barraqué est Directeur de recherches CNRS au Laboratoire Techniques Territoires et Sociétés (LATTS

    Monique Chotard est Directrice du Centre d’Information sur l’Eau

    Bernard Cressens est Directeur des programmes scientifiques de WWF-France

     

    Hier, l’un privilégiait l’importance de la contamination bactériologique, pour lui plus important car à l’effet assez immédiat qu’une contamination d’origine chimique aux effets plus lointains. Je ne suis pas d’accord. Ces deux contaminations sont toutes deux importantes. Un autre nous embarquait sur la route des emballages d’eau en bouteille me laissant assez perplexe. En effet, il n’y a pas si longtemps, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France veillait à ce que chaque variété d’eau mise en bouteille le soit dans un composant pastique approprié. D’où la nécessité pour les particuliers – vous, moi - de ne pas utiliser ces bouteilles ensuite pour y mettre de l’eau du robinet mais de préférer un récipient en verre, nettement plus inerte.

     

    Que ceux qui se sont sentis concernés par les propos du Docteur David Servan-Schreiber décident pour eux-mêmes. Que les autres se fassent leur opinion. Cette émission apporte un éclairage. Que tous nous évitions de polluer davantage, en général l’eau, indispensable à la vie. Celle des fleuves, celle des nappes souterraines. Notre bonne santé est à ce prix.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: en haut à gauche Barah Mikaïl, à droite  Bernard Barraqué; plus bas à gauche  Monique Chotard, à droite  Bernard Cressens )