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  • Patricia, "révélateur" d'enfants doués; trois ans déjà !

    Ce dimanche 8 septembre 2013, jour de la nativité de Marie, correspond au 3ème anniversaire du passage de l’autre côté de Patricia Le Carff, psychologue spécialiste des enfants doués. J’ai évoqué l’aide qu’elle a su apporter sur ce blog le 10 septembre 2010 sous le titre « Précocité : Patricia, « révélateur » d’enfants doués, nous a quitté mercredi. »

    Voici comment je définis l’enfant doué dans un livre à paraître.

    « Un potentiel élevé, ou le qualificatif de doué, surdoué ou précoce, désigne un enfant, plus tard adulte, qui fonctionne d’une manière différente de la majorité des autres. Né ainsi, une prédominance de son cerveau droit lui apporte une intuition et une vision globale des situations, une grande réceptivité toujours présente. C’est aussi un hypersensible, un hyperperceptif, doué d’une capacité émotionnelle importante et d’une créativité hors normes, ainsi que d’un besoin spontané de comprendre dans le détail le monde qui l’entoure ; à cela s’ajoute une rigueur logique évitant au raisonnement de dévier et de s’égarer. Ces aptitudes, bien moins présentes dans une société où quantitativement les cerveaux gauches prédominent, le font se sentir différent, s’interroger sur ce qu’il est tant qu’il ne connaît pas son fonctionnement de doué. La présence d’une extrême lucidité, d’une soif absolue de justice, d’un besoin de perfection, en sus des perceptions en continu et de sens fortement déployés peuvent parfois le rendre fragile. Pour repérer ces enfants – environ deux pour cent de la population – on dispose, outre ces spécificités, d’un test de quotient intellectuel, QI, mesurant les aptitudes cognitives et utilisable quel que soit le résultat final. Un surdoué, par consensus, obtient à ce test un résultat égal ou supérieur à 130. Tout au long de la vie le QI reste stable. Et ceux qui nient l’existence des doués – fussent-il médecins ou psychologues - sont dans l’erreur. A l’évidence ils n’en sont pas. Et restent ignorants des réalités de l’imagerie médicale montrées par les travaux du professeur Michel Habib neurologue à La Timone à Marseille sur le site www.congres-vrituels.com de mai 2011 ; une visualisation qui est négligée.

     

    Le potentiel élevé allant plus vite, plus à fond, plus loin que les autres, il se sent vite décalé avec les jeunes qui ne sont pas comme lui, le jour où il en prend conscience. Un bébé, né dans une famille à son image, est tel un poisson dans l’eau tant qu’il vit dans cet environnement. Les choses se gâtent à partir de la crèche quand il découvre que les autres ne raisonnent pas et ne réagissent pas comme lui. A l’école, s’il s’ennuie car il a vite compris, il va jouer, distraire la classe ou simplement s’endormir, ce qui peut générer des difficultés. Lesquelles, en général, ne feront qu’augmenter si cette potentialité n’est pas repérée.

     

    On ne peut pas parler de doué ou précoce sans nommer l’association Mensa qui accueille les personnes ayant plus de 130 aux tests d’intelligence. Jean-Charles Terrassier, psychologue, membre de Mensa, a fondé en 1971 l’Association Nationale Pour les Enfants Intellectuellement Précoces, ANPEP, et publié à ce sujet deux livres, en 1981 et 1998, toujours d’actualité. L’AFEP, Association Française des Enfants Précoces, créée par Sophie Côte a beaucoup œuvré aussi pour les enfants à potentiel plus élevé. Arielle Adda, présente dans l’histoire de Y..., on va le voir, œuvre efficacement dans l’axe de Mensa France. Quant à Prudence Lasserre, citée plus haut, elle est signataire de la charte de l’AFEP. »

     

    Prudence Lasserre est Patricia Le Carff.

     

    Merci à toi Patricia de continuer à veiller sur ces enfants et leur famille et à les soutenir.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

     

  • Précocité : Patricia, "révélateur" d'enfants doués, nous a quitté mercredi

    Elle est partie, ce mercredi 8 septembre, vers 22h00, depuis l’hôpital Cochin où tous les soignants ont fait de leur mieux pour l’être à la bonté généreuse qu’était Patricia.

    Signataire de la charte de l’Association Française des Enfants Précoces, AFEP, elle savait accueillir, à son cabinet de psychologue spécialiste de ce domaine, les enfants et leurs parents. Ou, parfois, des adultes en interrogation sur ce don éventuel. Le gène de la précocité, quand il est présent sur le chromosome 7, y restant toute la vie.

    Comme nombre de ses confrères ou consœurs psychologues en précocité, Patricia savait difficilement dire non. D’où des semaines surchargées pour la nécessité d’un passage d’un niveau à un autre, ou les besoins d’un saut de classe à décrocher, ou la compréhension du corps enseignant à conquérir, ou une multitude d’autres motifs.

    Patricia, "révélateur" d'enfants doués, à eux-mêmes et aux autres, avait un cœur compétent. Autant que son intelligence. La bonté rayonnait portée par un sourire, ce sourire qu’elle a gardé jusqu’au bout pour chaque infirmière venue dispenser quelque soin à son corps souffrant. Trop souffrant pour être réparé, bien qu’encore jeune – née à Saigon en 1952.

    Cette bonté généreuse, afin que chaque consultation se déroule le plus possible dans de bonnes conditions, proposait au jeune candidat au test de QI une boisson fraîche en été, chaude en hiver, assortie de quelques gâteaux.

    Vive et douce tout à la fois, les entretiens se déroulaient sans heurt. On ne voyait pas le temps passer !

    Au cours des 3 visites faites à Cochin au 8 ème étage du pavillon Achard, j’ai regretté pour elle – Patricia en avait tellement envie ! – qu’elle ne puisse pas profiter à l’extérieur, 30 minutes, une heure, de la caresse d’un soleil de septembre encore ardent.

    La dernière fois que je l’ai vue en vie, l’après-midi du lundi 6, elle a fait surface 3 fois. Alors consciente, je lui ai parlé d’elle, de son travail, d’amies communes, de ma famille qu’elle connaissait directement.

    Elle a entendu. Elle a souri. De ce sourire qui était son image. Et j’ai chanté, longtemps, quand elle était apparemment repartie mais percevant peut-être, pensant lui faire plaisir ainsi.

    Le vendredi précédent, voyant au chevet de son lit la psychologue clinicienne du service, elle a applaudi, marquant de ce signe particulier la venue de cette consœur. A qui j’ai révélé leur communauté de profession. Pour Patricia qui vivait essentiellement pour son travail, ce passage était très important.

    Bonne suite à toi, Patricia !

    Merci d’avoir insisté pour que certain test se déroule le 8 mars 2005.

    Merci pour tous ceux et celles que je t’ai adressé et que tu as su aider, toujours.

    Merci pour tout ce que tu as donné !

    Tous ceux et celles que tu as révélé à eux-mêmes ne t'oublieront pas ! En leur dévoilant leur précocité; tu leur as donné une nouvelle naissance. Consciente, apaisante et joyeuse, oh combien !

    Merci ! 

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr