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pascal galodé

  • Arash Derambarsh, Marc Machin et Seul contre tous

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

     

    arash der.jpgL’histoire de Marc Machin finit bien à ce stade, ayant été libéré fin 2008 après sept ans d’une imagesMachin.jpgpeine infligée pour un meurtre jamais commis. L’autre étape, pour lui, est sa CAWIC96WCAVIXNANCAOYCCZGCAEC7129CA6FZWGMCAH90KM5CAIWMVI7CAXA2EMCCA3S6VQGCAGTIGGSCAQ47XX2CAXD5I89Cmachin.jpgréhabilitation.

    En attendant, à sa sortie de la maison d’arrêt de Rouen, grâce à Arash Derambarsh il a pu recevoir une avance sur droits d’auteur pour un ouvrage qui est sorti il y a peu aux éditions Pascal Galodé www.pascalgalodeediteurs.com sous le titre «Seul contre tous ».

     

    J’ai lu et médité attentivement chaque page. D'abord  les chapitres 1 à 6. Médité car si l'auteur en est arrivé au stade où, en 4 ème de couverture, « il devient le coupable idéal » ce n’est pas de sa responsabilité. Il s’agit là des conséquences des dysfonctionnements des services sociaux. Pas des dysfonctionnements d’un petit garçon qui va bien, malgré les engueulades de ses parents. Il n’a que 4/5 ans quand, pour lui assurer - soi-disant - une vie plus tranquille et meilleure, il est jugé préférable par l’Aide Sociale à l’Enfance de le placer .

     

    Marc atterrit donc dans une famille d’accueil où il est violé régulièrement et méthodiquement par un grand de 16 ans. Belle aide à l’enfance pour ce petit de 5 ans qui ne peut en parler à personne. Que n’est-il resté chez lui près de son flic de père, avec son frère et sa sœur ? Les services sociaux poursuivront dans le même axe, grosso modo, au fil des ans. Où est passé l’aide affichée ? 

    Sauf un entracte de 4 ans, seul crédit à porter en faveur des services sociaux et, je pense, de la justice. C’est en page 23 : "ce sont mes grands-parents paternels qui ont obtenu le droit de s'occuper de moi, m'offrant les plus belles années de m vie".

      

    Au bout de 4 ans de bonheur, le décès par cancer de sa grand-mère paternelle qui a su le chérir avec fermeté précipite ce garçon de 12 ans dans une spirale de turbulences où il n’est quasiment jamais écouté. Cette non écoute l’expédie en droite ligne vers la petite délinquance. « Il devient le coupable idéal » qui, sous les coups psychologiques d’une garde à vue, avoue un crime qu’il n’a pas commis.

    Il se rétractera ensuite devant le juge. Mais on se souviendra de cet aveu, obtenu à l’arraché, sous pression, un aveu pour qu’enfin on le  laisse en paix. 

     

    Ensuite, à partir du chapitre 7, c’est l’horreur d’un emprisonnement quand on n’a rien fait. Il s’aperçoit, à l’occasion de la reconstitution du crime non commis, qu’il existe sur les lieux une caméra de surveillance qui a forcément enregistré sa non présence. Quand il en parle, il apprend que personne, lors de l’enquête, ne s’en est soucié. Que les bandes pouvant le disculper sont effacées depuis belle lurette ! De quoi avoir la rage !

    Sa famille a toujours soutenu Marc durant son séjour en prison, persuadée de son innocence.  

     

    Si Marc a tenu le choc, malgré tout, c’est avec la pensée de sa grand-mère, toujours présente. Et avec une foi chrétienne que j’admire. Son récit, qui file bien à la lecture, nous apprend tout sur ce qui se passe en prison.

    Le livre de Marc Machin présente toutes les informations pratiques quant aux us et coutumes et beaucoup plus encore du côté des émotions, des réflexions, de son jugement sur le système qui l'encercle constamment, cela avec une délicatesse et une sensibilité intenses.

     

    Il ne manque à ce garçon que je n’ai pas encore rencontré – sauf à travers ses prestations sur les médias – qu’à conforter davantage sa confiance en lui. Il y arrivera qu’il se fasse aider ou non par des thérapeutes. C’est un garçon bien. Qui en plus est dépourvu de haine. Ses meilleurs thérapeutes non diplômés mais tout aussi efficaces sont déjà près de lui : son père, sa fratrie, sa visiteuse de prison, le prêtre de Bois d’Arcy, ses lecteurs, ses amis, les chevaux, les nuages dans le ciel, l’herbe neuve du printemps, etc….

     

    Marc Machin ! Courage ! Vous êtes toujours l’être plein d’enthousiasme pour la vie qu’appréciait tant votre grand-mère.  Un être digne et libre !

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos : en haut à gauche Arash Derambarsh; à droite Marc Machin et la couverture de son livre)

  • Marc Machin chez Fogiel

    Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci.

    CAWIC96WCAVIXNANCAOYCCZGCAEC7129CA6FZWGMCAH90KM5CAIWMVI7CAXA2EMCCA3S6VQGCAGTIGGSCAQ47XX2CAXD5I89Cmachin.jpgGrâce à Arash Derambarsh dont j’ai capté à temps l’information, j’ai écouté avec attention ce mercredi matin Marc Machin, arashmars.jpginvité de Marc-Olivier FOGIEL, à 8h35 - 9h (Europe 1 - 104.7 FM).

     

    Son livre « Seul contre tous. » est sorti, une vidéo du parisien du 3 mars en témoignage :

    http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJEU3.html

     

    Je vais incessamment me plonger dans ce témoignage de Marc Machin. En prendre pour des années alors que l’on est innocent ne peut pas vous rendre très doux. L’agressivité serait un comportement normal.

     

    Comment vit aujourd’hui ce condamné à tort, sorti de prison, qui a écrit sa vie. ?

     

    Il semble positif et légèrement amer. On ne passe pas une éponge – comme on efface la craie blanche d’un tableau noir - sur 7 années d’enfermement à tort suite à une condamnation à 18 ans de prison par erreur judiciaire et tout le déshonneur qui en découle.

     

    Le premier propos de Marc Machin chez Fogiel à l’occasion de la sortie de son livre chez Pascal Galodé, est le besoin, fortement espéré, d’une réhabilitation grâce à une justice au travail. Remise à jour qui passe par la Commission de révision des condamnations pénales. Six personnes seulement ont été réhabilitées au XX ème siècle. Marc Machin souhaite être le 7 ème et dernier, sous entendant par là son espérance qu’il n’y aura pas d’autres erreurs judiciaires après la sienne. Belle espérance que l’on ne peut que souhaiter avec lui !

     

    L’auteur remercie toutes les personnes qui lui ont proposé du travail à l’occasion d’une émission précédente, même ceux qui n’ont pas donné suite après. Il a raison. Les non suivants ont été pleins de bonne volonté et le simple fait d’appeler et de montrer un intérêt pour une personne blessée par des années de prison apporte du réconfort. Dieu sait si on doit en avoir besoin quand on est puni à tort.

    Quiconque a été puni à tort au cours de sa vie -fut-ce pour une babiole - en garde un fort sentiment d’injustice. A ce jour Marc Machin n’a toujours pas trouvé de travail. Cependant ayant fait deux stages, son état d’esprit est meilleur. Il espère un CDD ou un CDI. Pourquoi pas ?

     

    Quand Marco – Marc Machin s’adresse ainsi à Marc-Olivier Fogiel avec la confiance d’un grand enfant, je le sens ainsi  - lui demande si c’est difficile après ces 7 années, la réponse débute par un gros soupir continué par un « oui et non ». Les papiers administratifs à refaire ? Il ne s'agit après tout que de papiers. Le plus dur dans ces 7 années avalées par ce temps d’enfermement est la séparation d’avec le reste de sa fratrie, et des décès. En pratique tout l’affectif dont toutes les manières d’enfermer françaises privent.

    On apprend que Marc Machin a vécu une enfance teintée de la violence entre ses parents, marquée par le décès de sa maman qui entraîne le placement de Marc en famille d’accueil. Là c’est l’horreur car Marc est violé régulièrement par un grand de 16 ans pendant un an. Traitement déjà réglé par l'injustice !

    Par la suite, menant une vie chaotique d’ado – c’est ce qu’il dit ce matin alors qu’il va avoir 27 ans -  il fait quelques conneries avant la bascule infâmante de l’erreur judiciaire du Pont de Neuilly. Il évoque les dispositions mises en avant par le Garde des Sceaux, Rachida Dati, pour désengorger les prisons. Il évoque sa mise à l’isolement, 23 heures sur 24 car il n’est pas – et pour cause ! – un détenu modèle en prison. Ce n’est pas possible quand on a été condamné injustement. Isolé, il a droit à 1 heure à 1 heure 30 maximum de promenade solitaire. 

     

    A Marc-Olivier Fogiel qui lui demande comment on fait pour ne pas dérailler ? l’interviewé répond par le fait d’avoir assez de caractère, de s’adonner au sport, d’avoir la Foi, de disposer du soutien de son père qu’il remercie, là, ce matin. Comme les autres, au début, il a tabassé des violeurs de gosses, des pédophiles; puis il a cessé : « Dieu seul a le droit de juger » ces gens qui son malades, bons à soigner. Et encore, oui, un surveillant à chercher  l’étrangler. Oui, il pense encore à son matricule, pas toujours quand même. Mais dit-il à un certain moment : « Le passé est le passé. Je me tourne vers l’avenir. »

     

    Le miracle de sa sortie de prison ?

    Oui, c’est un vrai miracle. Que le SDF de 34 ans responsable ait avoué.

    « Qu’est-ce que vous en pensez ? » questionne Fogiel

    « Je vous renvois la question » rétorque Marc Machin qui met l’accent sur la civilité des fonctionnaires de la Brigade Criminelle du Quai des Orfèvres, respectueux, apportant des bretelles, lui disant « monsieur » à sa sortie.

     

    Quand Fogiel lui demande s’il est prêt à pardonner ? Non. Il peut pardonner pour la prison pas pour les 2 morts causées.

     

    Et le retour à une vie normale ?

    « Oui, le jour où je serai innocenté ». Marc Machin enchaîne en indiquant avoir besoin d’un suivi psychologique, psychiatrique pour répondre à des questions qu’il se pose. Quand il sera innocenté, il souhaite être une personne exerçant une profession, passant son permis de conduire, avec une maison, une famille.

     

    Pour finir deux phrases qui serrent le cœur : « Je n’oublierai jamais »,  « J’espère qu’il n’y aura pas d’autre Marc Machin ».

    Avant de quitter l’antenne, Marc MACHIN rappelle Pascal Galodé, l’éditeur. Les moins de 18 ans, 7 ans en prison pour rien sur bientôt 27 années, ça mérite un peu d'attention pour éviter d'autres erreurs judiciaires. Si besoin demandez à la bibliothèque d'acheter ce livre, intéressant témoignage. 

     

    Sur ce blog le 8.01.2009 « Marc Machin soutenu par l’éditeur Arash Derambarsh  » évoque le drame vécu par Marc Machin. Je cite à nouveau cette affaire le 22 février dans « Arash Derambarsh au Cherche Midi éditeur ».    

     

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (clichés photographiques : à droite cliché personnel d'Arash Derambarsh présentant le livre de Marc Machin,  à gauche Marc Machin dans l'attente de sa réhabilitation) 

  • Marc Machin soutenu par l’éditeur Arash Derambarsh

    Sur la page intitulée "index thèmes blog" vous avez les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci. 

    Le 8  janvier 2009 : 141 visites avec 374 pages consultées

    Dans Le Parisien de ce jeudi 8 janvier 2009, signalé à la une et disposant de la parole à la page 14 qui lui est entièrement consacré sur l’édition papier, Marc Machin raconte. arashMachin.jpg

    Rappel des faits.
    Marc Machin a été condamné à 18 ans de prison pour le meurtre le 1 er décembre 2001 de Marie-Agnès Bedot, sous le pont de Neuilly. Il a toujours proclamé son innocence à propos de ce crime, hormis un faux aveu arraché sous la pression de la garde à vue, et sur lequel il est revenu sitôt devant le juge.
    Condamné à 18 ans de prison, il a eu la « chance » que le vrai assassin, David Sagno, s’accuse de ce crime.
    Après « sept ans de vie volée » ( je cite Marc Machin) cet homme de 26 ans a retrouvé le goût de la liberté en octobre 2008.

    Aujourd’hui.
    Depuis 2 mois, Marc Machin est tout à son autobiographie que va éditer le Cherche Midi éditeur – et Pascal Galodé. « La sortie est prévue pour début mars » indique Arah Derambarsh, le Directeur de Collection bien connu, qui précise « que ce sera un récit sans concession ». C’est grâce à Arash Derambarsh que Marc Machin libéré, mais dépourvu de tout, a reçu 10.000 euros, avance pour son travail d’auteur appelé à témoigner d’une période de sa vie derrière les barreaux et psychologiquement enchaîné. Cette bouée financière aide concrètement à retrouver une vraie dignité d’homme innocent.

    Demain se prépare par ce livre qui est forcément thérapeutique dans ce cas pour son rédacteur. Ouvrage dont les pages vont permettre de faire connaître à l’immense foule des citoyens de France et d’ailleurs les innombrables moments blessants et asservissants de la vie en détention. Car si Marc Machin se savait non coupable devant Dieu, pour les autres de son environnement rapproché – gardiens, codétenus, etc...- il était au long des jours et des nuits tristement coupable devant la justice des hommes.

    Pour les années à venir Marc Machin lance des appels pour se voir confier un travail « dans la nature, près des animaux ». Inscrit à l’ANPE, aux ASSEDIC, il a choisi de passer la prochaine semaine dans un haras pour acquérir un commencement de formation. La suite il peut d’ailleurs l’apprendre sur le tas, entouré de personnes qualifiées aptes à transmettre leur savoir. Depuis toujours les chevaux sont la passion de Marc. Et c’est un bon plan d’avenir pour ce nouveau libre, sans diplôme, emprisonné à 19 ans. Reprendre un régime de vie semblable à celui des hommes et des femmes non enfermés qui travaillent, ont un foyer, des loisirs, des enfants ne se fait pas d’un coup. L’emprisonnement conduit à une vie de rupture complète avec ce qui se passe hors les murs.

    Dernier obstacle à franchir pour Marc Machin : la procédure de révision de sa condamnation pénale. Compliqué d’être lavé d’une accusation erronée ! Et long ! Là c’est aux magistrats de la cour de travailler.

    L’essentiel, me semble-t-il, pour Marc Machin, est de s’immerger de mieux en mieux, jour après jour, dans son nouveau corps et son nouvel esprit d’homme libre, ayant fait connaître par l’intermédiaire de son récit personnel de vie comment peut s’enrayer une mécanique judiciaire, habile à construire un dossier à charge qui aboutit à condamner un innocent. La France doit apprendre à retrouver le chemin de l’habeas corpus ainsi que le respect de la présomption d’innocence, la partie à décharge étant trop souvent négligée.
    Ceux et celles qui auraient raté l’édition papier de ce jour disposent au choix de l’édition en ligne du journal www.leparisien.fr qui propose aussi une vidéo toute fraîche d’hier filmée chez l’éditeur et où Marc Machin s’exprime sous le regard intelligent et bienveillant d’Arash Derambarsh http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJ32p.html

    Les jeunes, ce livre témoignage sera une mine d’informations. A découvrir bientôt !

    Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr (photo du Parisien : Marc Machin et Arash Derambarsh)