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partage

  • Témoignage d’un partage avec « les amis de la rue »

    Samedi 15 décembre 2012, en Ile de France, repas de partage avec « les amis de la rue ». Je veux dire par là ceux qui sont appelés SDF, Sans Domicile Fixe.

    Parmi les présents se trouve un ex-SDF, heureux de nous accueillir dans son deux pièces bien tenu, obtenu et loué grâce à son acharnement à vouloir s’en sortir. D’abord avec des petits boulots en étant sans toit, puis, avec en plus de son travail, grâce à l’aide française accessible à ceux dans le besoin, à savoir le RSA, Revenu de Solidarité Active.

    Robert, l’accueillant - appelons-le ainsi – est papa de deux beaux et grands adolescents qui vivent au loin avec leur maman et viennent le voir chaque année. Robert croit en un Dieu créateur. Il est chrétien et joyeux de nous montrer une statuette de la Vierge de Lourdes qui lui a été offerte. Nous sommes onze au départ et un jeune couple viendra compléter le groupe. Un groupe aux appartenances religieuses variées : juifs, chrétiens, musulmans.

    Avant le début du repas, une petite lumière est allumée au centre de la table ; elle brûlera tout au long de ces heures d’échange et de partage. La table est ronde, symbole d’unité dans l’amitié. Notre hôte exprime le désir d’une prière qui prend la forme d’une chaîne d’amitié en se donnant la main, chacun pouvant s’exprimer à voix haute de tout son cœur.

    Puis nous dégustons un excellent couscous, préparé par une personne très compatissante à toute détresse – elle fut accueillante au 115. Couscous suivi d’une tarte aux pommes et d’un gâteau au chocolat confectionnés, eux, par une pâtissière, boudhiste convaincue.

    Robert rappelle plusieurs fois le véritable « esprit de Noël » qui imprègne tout ce temps de partage fraternel. Sur lequel plane, c’est palpable, un esprit supérieur et de paix, divin disons-le, l’esprit créateur.

    Trop de présents à ce repas sont encore à la rue. L’un, depuis moins d’une semaine, a quitté cette rue pour une chambre bien à lui qu’il est fier de montrer au retour.

    Il y a trois mois, tout le groupe des « amis de la rue », solidaires, accompagnait un des leurs au cimetière. Cela se passait sous une pluie battante et froide, un jour pétri de tristesse. Au cours de cette cérémonie un jeune - présent au repas - a levé les bras vers le ciel, implorant Dieu ainsi : «  Oh ! Dieu ! Oh ! Dieu ! Mon ami ! Ecoute notre tristesse ! Notre Père ! Que mon ami soit avec toi ! Accueille-le ! » Une vraie prière.

    A noter que la Société Saint Vincent de Paul a facilité cette rencontre par une prise en charge financière.

    Je souhaite à tous ceux de ce temps de partage une route meilleure. Ainsi qu’à tous les lecteurs de ces lignes.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Jésus, parole partagée

    Réunion amicale dans un café du Val d’Oise, le samedi 22 janvier 2011,         accueillant des personnes en difficulté et d’autres estimées l’être un peu moins.

    En difficulté ou pas, nous sommes tous des « pauvres », soit au niveau des finances ou des biens de ce monde, soit en matière spirituelle ou religieuse. La vierge de Banneux près de Namur en Belgique est la « vierge des pauvres ».

     

    Les présents de ce samedi ont dit leur parcours de vie. Christian a aidé avec générosité différentes personnes.  Francis, venu de Guadeloupe, a posé la question universelle : « Pourquoi Dieu permet-il la souffrance ? Les atrocités ? »

    Interrogation à laquelle Odile, initiatrice de cette rencontre, a répondu que ce n’est pas Dieu qui autorise cela. Mais Dieu a choisi de laisser à l’homme le cadeau fabuleux de la liberté. Et chacun peut user de cette liberté en bien ou en mal.

     

    Présent aussi Domice, mari d’Odile, qui a préparé et illustré par un feuillet la parabole du berger et des brebis.

    Je suis là, ayant précédemment suivi la cérémonie religieuse qui a accompagné le décès de Fredo en l’église Saint Flaive (voir sur ce blog le 17.12.2008 le billet « Un SDF très entouré !")

    Plusieurs personnes se sont excusées, bloquées par des rendez-vous pris antérieurement - dentiste et autre.

     

    A la suite de cet échange fraternel autour d’un thé ou d’un café, nous avons lu à tour de rôle l’évangile de saint Jean, chapitre 10, versets 1 à 16, sur la parabole du berger et des brebis.

    Jésus, le berger, au service du troupeau, connaît toutes ses brebis. Il est prêt à donner sa vie pour chacune d’elle.

    Cette parole vraie fait choc. Parole observée par Odile, à Barcelonnette, il y a quelques années, un berger laissant son troupeau pour libérer une brebis malencontreusement égarée dans un buisson d’épines dont elle ne pouvait plus s’extraire. Délivrant cette brebis, il l’a prise dans ses bras pour la réconforter puis la remettre dans le troupeau.

     

    A l’image de cette brebis, nous avons tous besoin de réconfort tant spirituel que matériel.

    L’homme est un être spirituel et cette spiritualité, inscrite en lui-même, guide sa vie.

     

    Si agir sur les catastrophes du monde nous est difficile - en dehors de la prière qui est déjà quelque chose de fort, nous sommes par contre responsables de ceux et celles qui vivent autour de nous et de notre propre vie, environnement terrestre compris.      

     

    Des rencontres comme celles de ce matin sont importantes. Elles réalisent le tissage de réseaux amicaux  entre des humains de bonne volonté, tous égaux devant la vie et dans la vie, respectueux des uns et des autres et soucieux d’améliorer, chacun à sa place, la marche du monde.

     

    Que ces femmes et ces hommes soient étiquetés favorisés, ou en difficulté, ou carrément SDF, de telles réunions de partage leur permettent de s’estimer, de communiquer, de partager un texte, de prier ensemble.

    La prière collective est une force, pour soi, pour les autres. Elle peut même être aussi une force de guérison.

     

    Une prochaine rencontre est prévue dans quelque temps.

     

    Moins de 18 ans, ne négligez pas votre être spirituel.

     

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr