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papillons

  • Nos papillons, contemporains des dinosaures

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus

    importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 23 novembre 2008: 127 visites avec 338 pages consultées.

    L’Observatoire des Papillons des Jardins (OPJ) est une initiative conjointe du Muséum national d’Histoire naturelle, à travers le programme scientifique Vigie Nature et Noé Conservation. Cet Observatoire est réalisé en partenariat avec la Fondation Nicolas Hulot et avec « Papillons & Jardin »par son programme de conservation des papillons et de sensibilisation aux bonnes pratiques de jardinage.

    En ce jour un peu particulier pour ma petite personne du 23 novembre où Paris a eu tour à tour des rayons de soleil et des flocons de neige voletant dans l’air, j’ai une pensée dédiée à notre mère à tous, la Terre, tout spécialement envers ses hôtes déjà présents à l’époque des dinosaures : les papillonsDSC02320.JPG.

     

    Pourquoi ?

    = Parce que ces hôtes ailés ont besoin de notre aide pour continuer à nous enchanter par leur beauté, leur diversité et leurs compétences. L’un nous permet la production de la soie. Tous participent à la pollinisation.

    DSC02324.JPG= Parce qu’ils sont menacés par la restriction de leurs espaces de vie et des comportements humains qui ne leur sont pas forcément favorables - pesticides et autres. Une étude récente en Angleterre a montré un déclin de 71 % des populations de papillons en 14 ans. En Europe c'est la disparition d’un papillon de prairie sur deux qui est observé.

    = Parce que les papillons de jour sont estimés comme étant d’excellents indicateurs de la qualité des milieux. Nous voyons essentiellement ceux de jour étant surtout en activité diurne nous aussi ; et il ne faut pas oublier ceux de nuit qui sont bien plus nombreux et plus anciens.

    = Parce qu’ils sont amenés à subir des transformations et à devoir supporter une survie hivernale qu’il nous convient de respecter.

    = Parce que le rôle des jardins pour la vie des papillons est de plus en plus important en raison de la diminution de leurs milieux naturels. Il est facile à chacun d’entre nous de participer au plaisir d’aider à la survie des papillons diurnes où que l’on vive. Très facilement si on a la chance d’avoir un jardin. Mais dès que l’on dispose d’un pot de fleur, d’une coupelle d’eau, d’un  balcon ou d’une terrasse il est possible de se livrer à l’observation et au comptage des papillons vivant à nos côtés . Ou encore au niveau de jardins collectifs, présents même en plein Paris.

     

    Comment faire ?

    En se préparant pour la prochaine saison 2009 de visibilité et d’aide à l’alimentation des papillons qui va démarrer avec le printemps qui arrive dans quelques mois.

    = Visibilité en participant au recensement des papillons, là où l’on vit. DSC02327.JPGOpération dont j’ai déjà parlé  le 4 avril 2008 sous le titre "Papillons à adoper".  

    Pour information les jardins représentent en France une surface de plus d’1 million d’hectares ce qui est énorme car couvrant 4 fois plus de superficie que les réserves naturelles. D’où une efficacité réelle pour la survie des papillons des actions menées par chacun à partir de quelques pots de fleurs, d’une terrasse ou d’un grand jardin.

    = Aide à l’alimentation en maintenant un environnement varié: de l’eau – les papillons en ont besoin eux aussi, des herbes folles, des fleurs, des bosquets, de vieux arbres…

     

    L’été passé j’avais jugé trop faible le nombre de papillons de passage – 2 observés - sur mes 2 balcons, l’un à l’ouest l‘autre à l’est, du 20 ème arrondissement de Paris où j’habite un 3 ème étage à 50 mètres du Parc exceptionnel qu’est le Père Lachaise. J’ai eu tort. En 2009, Je participerai mieux en identifiant les espèces.

    Dès ce jour, à titre de sensibilisation, voici 4 photographies du papillon nommé Robert le Diable faites en son jardin par ma petite sœur qui vit, elle, en pleine nature au pays basque , à flanc de coteau , recevant en plein visage la chaîne des Pyrénées et ses neiges encore éternelles. Le Robert le Diable est abondant  en Europe. Du côté de l’Angleterre, il est présent au sud et au pays de Galles

      

    Pour les gourmands de davantage de documentation je vous invite à « potasser » la table d’illustration fournie pour aider au recensement des DSC02325.JPGpapillons.

    Pour ceux qui le souhaitent et qui le peuvent, un livre sur les papillons : celui de John Sill chez Arthaud.

    Le Muséum national d’histoire naturelle est un Institut de recherche scientifique et de diffusion des connaissances, un des gardiens de la biodiversité en France. Le Muséum accueille Noé Conservation dans ses locaux, à la Ménagerie du Jardin des Plantes. Plusieurs collaborations scientifiques ont été initiées, en particulier l’Observatoire des Papillons des Jardins depuis 2006. Le Muséum est également partenaire de la Campagne "Biodiversités, nos vies sont liées".

    www.mnhn.fr

     

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos de papillons Robert le Diable faites par ma petite sœur en 2008; sur l'avant dernier cliché: le Robert le Diable se confond presque avec les gravillons sur lesquels  il s'est posé; sur les autres clichés ils se  nourrit du nectar des asters).

     

  • Papillons à adopter

    Papillons à héberger

    Un texte, signé Héloïse ROC, est paru en page 10 de La Grande Epoque du 1 au 15 décembre 2007.

    Le printemps étant là, épanoui de soleil avec des températures qui montent, je le diffuse ici, chers lecteurs, pour ne pas poublier l'importance du comportement des humains afin de ne pas affamer chenilles et papillons. Cela pour que les papillons ne crèvent pas peu à peu.

    Pas pour une question de privation de beauté, une abstinence de mouvements ailés et colorés de toutes les nuances des couleurs de l'arc en ciel.

    Mais parce que les papillons, au même titre que les abeilles, sont des indicateurs de bonne santé environnementale. Parce qu'aussi les papillons participent au maintien d'une diversité biologique garante d'un épanouissement durable de notre planète Terre.

    Les papillons, comme les abeilles, vont et viennent, dispersent, fécondent et nous donnent la vie.

    Chacun  peut, là où il vit, aider les papillons. Depuis un coin de son jardin, depuis un bout de terrasse, depuis quelques pots d'herbes sauvages. Pour ma part à Paris, à 2 pas du Père Lachaise visible depuis un balcon Est investi d'herbes sauvages jaillies des bas côté des routes, j'ai acclimaté sans difficulté des pissenlits sur ce même balcon que l'hortie était venue squatter spontanément.

    Voici donc l'article d'Héloïse:

    "DES PAPILLONS EN QUETE D'HABITAT 

    LES POPULATIONS de papillons sont en forte baisse et, selon diverses études, ce déclin réside dans une détérioration parallèle de la biodiversité. En effet les curieux de la nature constatent que l'on observe de moins en moins de papillons, même dans nos jardins. C'est ainsi qu'est née l'association VivArmor Nature. Elle a développé un projet de création de refuges à papillons en 2004, toujours d'actualité dans les Côtes-d'Armor. Il a été observé que 25% des espèces de papillons ont disparu des Côtes-d'Armor en moins d'un siècle. Les causes évoquées seraient les traitements chimiques, et la disparition des friches nécessaires à la reproduction.  

    DES FAMILLES CREENT DES REFUGES A PAPILLONS

    Après le constat de la perte des populations de papillons, VivArmor Nature a invité des costarmoricains à créer sur leurs propriétés des "refuges à papillons". Le principe est simple: il suffit, à quelque chose près, de laisser quelques mètres carrés d'herbes sauvages (hortie, pissenlits...) dans son jardin et de ne pas employer de traitements chimiques. C'est ainsi qu'à l'origine près de 90 familles ont accepté de créer un "refuge à papillons" dans leur jardin, ce qui a représenté plus d'une quarantaine de sites d'accueil pour ces insectes.

    Puis les collectivités locales ont apporté leur tribut et, en peu de temps, ce sont 32 ha (hectare) de refuges supplémentaires qui ont été créés par des villes  comme Trégueux, Plérin sur Mer, etc... Aujourd'hui le département des Côtes-d'Armor possède 162,5 ha de refuges à papillons répartis sur environ 150 sites, et ces insectes pourront se reproduire et s'alimenter sereinement. Jérémy Allain, responsable de l'opération, confie à l'AFP (Agence France Presse): "Nous demandons aux gens de laisser dans leur jardin quelques mètres carrés d'herbes sauvages, des ronces, des orties...dont les chenilles raffolent, et de mettre quelques plantes riches en nectar comme les trèfles, la sauge ou les marguerites, pour nourrir les papillons adultes." 

    DES SCIENTIFIQUES EUROPEENS ETUDIENT LA QUESTION

    Les chercheurs ne se contentent pas de se lamenter sur la disparition des populations de papillons. Ils pensent que ces populations sont d'excellents indicateurs de la santé générale des espaces naturels au même titre que les abeilles, les oiseaux, etc... Selon une étude commanditée par l'Union Européenne et publiée en mars 2006, il a été analysé 576 espèces de papillons dans 45 pays européens. Il a été découvert des taux inquétants de déclin: 71 de ces 576 espèces sont à présent répertoriées comme "menacées", bien que les taux ne soient pas stables dans toute l'Europe. Le chercheur britannique Martin Warren déclare à la revue New Scientist: "Les programmes agro-environnementaux ont déjà permis de ralentir, voire dans certains cas d'inverser, les déclins enregistrés chez certaines espèces, les politiques peuvent contribuer à ralentir les tendances à la baisse sur les habitats et les espèces."

    L'été 2007 les populations d'Eure et Loir ont été conviées à observer et recenser les papillons de passage sur les différentes parcelles. Premier pas d'une sensibilisation à ces insectes sur la vaste plaine céréalière de Beauce assaisonnée de pesticides et insecticides. Tenue au courant par une amie beauceronne, j'ai observé côté balcon ouest - celui que j'ai habituellement sous les yeux - 2 passages de papillons. C'était déjà ça !  

    Les jeunes qui savez lire ou les très très jeunes à qui on a pu lire ce qui se passe quant aux papillons, faites le nécessaire vous-mêmes avec autorisation des parents. Vous en êtes tout à fait capables avec quelques pots, bien arrimés en ville, proposant herbes sauvages et  fleurs à nectar ou encore avec un bout de terrasse ou un coin de jardin plantés des délices indispensables à nos amis les papillons. Aidez ainsi la planète Terre! Elle saura vous le rendre au centuple. Merci pour elle et pour nous tous !

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr