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  • Jardins de Findhorn, âme, corps de lumière

    Peter et Eileen Caddy, Dorothy Maclean, David Spangler, Roc et Alan Watson sont les auteurs du livre Les jardins de Findhorn, dont j'ai sous les yeux la 3ème édition de 2008 parue aux éditions Le Souffle d'Or, ouvrage illustré de magnifiques photos, 19 euros.

    Sir George Trevelyan introduit l'histoire de ces jardins par un avant propos clairvoyant : « la croissance végétale n'est pas seulement un processus mécanique. Il semble que des myriades d'êtres vivants et intelligents sont au travail à l'intérieur des fleurs, des feuilles et des racines. L'Être merveilleux et plein de dignité qui gouverne ce royaume est celui qui était connu sous le nom de Pan par les anciens Grecs. (…) Notre ignorance de l'existence réelle des esprits de la nature qui travaillent dans ce monde végétal nous conduit à suivre toutes sortes de pratiques qui blessent et nous rendent étrangers ceux qui devraient être nos collaborateurs. Il se peut même qu'ils finissent par considérer l'homme comme un parasité sur leur planète. Il est vrai que seul un nombre limité de personnes ont déjà développé des facultés les rendant capables de voir et de communiquer avec les dévas et les esprits de la nature. » Quant il vint à Fidhorn Sir George sut « dès le premier instant qu'il y avait là quelque chose de très vivant, de très sain et qui sonnait vrai ». Et il souligne que cette histoire d'un jardin « n'est qu'une partie de l'initiative plus importante que développe une communauté en faisant croître non seulement des choux, mais aussi des âmes. » Sir George est quelqu'un de connu, impliqué dans l'éducation permanente des adultes en Angleterre. Peter Caddy fit la connaissance de Sir George en 1965 lors d'une conférence Nouvel Age, époque à laquelle la famille Caddy vivait juste d'une allocation chômage ; Sir George demandant la stratégie financière de Findhorn – Peter ayant déclaré qu'à Findhorn on vivait les principes dont la conférence discutait - Peter répondit : « Bien, c'est très simple. Nous renonçons à tout, laissant la première place à Dieu et à Sa Volonté, et c'est ainsi que les besoins de chacun sont satisfaits grâce aux abondantes richesses de Dieu ». Sir Gorge alla sur place et vit à Pâques ceci à Findhorn au nord est de l'Ecosse : « nous nous sommes assis sur une pelouse émaillée de jonquilles et de narcisses, si belles et si grandes que je n'en ai jamais vu de telles, poussant en massifs abondants également d'autres fleurs. J'ai été nourri des meilleurs légumes que j'ai jamais goûtés. (…) en bref, c'est l'un des jardins les plus vigoureux et les plus productifs que j'aie jamais vus, dont la saveur et la coloration ont une qualité sans pareil. (…) je m'y connais assez pour savoir que le compost et la paillis seuls, mélangés à un terrain sableux et pauvre, ne sont pas suffisants pour justifier la qualité de ce jardin. Il doit y avoir, ai-je pensé, un « facteur X » dont on doit tenir compte. Quel est-il ? » Sir George pressa Peter car « Ici, nous devons prendre notre élan car ce qui suit en séduira certains mais paraîtra parfaitement inacceptables aux autres ». Et Peter Caddy répondit la réalité : « ce « facteur X » était notre coopération avec les dévas et les esprits de la nature. » Ce que Sir George accepta, encourageant la divulgation des faits. Sir George écrivait : «  Les dévas et les élémentaux travaillent selon la loi divine à la croissance de plantes. Mais l'homme ne cesse de violer cette loi. (…) Toutefois, leur désir est de travailler en coopération avec l'homme qui a reçu pour tâche divine de prendre soin de la Terre. Pendant des générations, l'homme les a ignorés et a même nié leur existence. A présent, un groupe d'individus les invite de manière consciente dans leur jardin, ils démontrent littéralement que le désert peut fleurir comme la rose. Ils prouvent également la rapidité étonnante avec laquelle cela peut s'accomplir. (…) Puisque le groupe de P. Caddy l'a fait, d'autres peuvent le faire aussi. Où que nous nous trouvions, nous pouvons invoquer nos dévas qui, sans aucun doute, entrent instantanément en contact avec ceux qui sont sur même longueur d'onde partout ailleurs. »

    Comment avaient démarré les jardins de Findhorn ? Par des guidances reçues d'en haut. Peter Caddy, ancien officier de la Royal Air Force, avait dirigé un grand hôtel non loin de Findhorn, en triplant les bénéfices. La famille – Peter, Eileen leur trois garçons (Christopher, Jonathan et David) et Dorothy leur collaboratrice - avait l'habitude de méditer et de n'entreprendre que ce qui leur était indiqué spirituellement. Indication qui les conduisit, un matin neigeux de novembre 1962, à s'installer pour sept ans dans une caravane de neuf mètres de long à Findhorn, entre ajoncs et genêts, « entre une décharge municipale et les restes d'un garage en ruines ». Les enfants furent ravis de la liberté de courir sur les plages. Peter avait reçu en leçon : « aime le lieu où tu te trouves, tous ceux avec qui tu es et tout ce que tu fais ». Peter cherchait un travail qu 'il ne trouvait pas jusqu'au jour où un employé lui dit « Diriez-vous que c'est Dieu qui vous empêche de trouver du travail ? » L'allocation fut arrêtée et Dieu fit que, à peine le dernier versement d'allocation reçu, des donations commencèrent à venir suite à la publication de la « guidance » d'Eileen « Dieu m'a parlé ». Au printemps 1963, sans emploi, Peter démarra un petit jardin sur place, sur un sol de sable et gravier, exposé aux vents, sans argent, attendant avec toute leur foi, « sachant qu'il serait répondu à nos besoins ». Eileen avait reçu en guidance : « Rappelez-vous comment j'ai nourri les enfants d'Israël de cette manne tombée du Ciel. (…) Mes dons sont illimités car tout ce qui existe est Mien. Chaque fois que vous serez tentés de conserver quelque chose pour un jour sans soleil, rappelez-vous cela, et vous cesserez de penser au lendemain. Vous cesserez de regarder vers le passé et vous vivrez dans la complétude, maintenant. Au fur et à mesure qu'il est répondu à vos besoins rendez constamment grâce ».

    Peter et les autres adultes travaillent au jardin ; ils récoltent des algues pour le compost, de la paille tombée d'un camion, du crottin de cheval, du gazon coupé, des cendres de bois pour la potasse fournie ainsi, des feuilles... Peter écrit : « J'avais appris qu'en travaillant dans un état de concentration totale et en aimant ce que je faisais, je pouvais instiller de la lumière dans la terre. (…) j'étais réellement conscient des radiations de lumière et d'amour qui passaient à travers moi lorsque je travaillais. Je ne m'en rendis compte qu'au moment où je tins la bêche entre mes mains et me mis à creuser. Alors, comme lorsqu'un pôle négatif et un pôle positif sont reliés et produisent de l'électricité, l'énergie s'écoula de moi à travers le sol. Ce travail avait transformé ce lieu et créé un impalpable mur de lumière ».

    L'effort à faire était le travail en groupe. En même temps, « la guidance de chacun pouvait être comparée à celles des autres lorsque le doute planait pour savoir si les réponses que nous avions provenaient du moi inférieur ou d'un niveau plus élevé. Lorsque nous ressentions tous la même certitude intérieure, nous savions que nous agirions de manière juste. » Des trois adultes, c'est Dorothy qui avait eu le lien le plus étroit avec la nature. En mai, deux mois après le démarrage du jardin, elle reçut en méditation un message d'un esprit du royaume des plantes, le déva ou « ange » des pois. « Nous savions que les dévas font partie de la hiérarchie angélique qui maintient le modèle archétypique de chaque espèce de plantes et canalise l'énergie pour aider une plante à prendre forme sur le plan physique. Au cours de mon entraînement spirituel, j'avais pris conscience des formes de la nature, en particulier des « élémentaux », ces esprits de la terre, de l'air, du feu et de l'eau. Pour moi les dévas et les esprits de la nature faisaient intégralement partie du processus de la création ; ils étaient la force de la vie personnifiée. En fait, à un certain moment, le fait de pouvoir coopérer avec eux de manière consciente m'avait beaucoup intéressée. Et maintenant, voici que le déva des Pois nous offrait de nous aider dans notre jardin. (…) Je me mis à poser toutes les questions qui nous avaient traversées au cours des semaines qui s'étaient écoulées tandis que nos jardins commençaient à se développer, et Dorothy à son tour les posa au déva de chaque espèce concernée. Aussi étrange que cela puisse paraître, il nous fut répondu. Des réponses pratiques à des questions pratiques ». Par exemple, le déva des laitues indiqua de semer les graines très serrées, puis d'ôter les plants les plus faibles pour intégrer au compost leur force vitale plutôt que de les repiquer.

    Peter explique : « La véritable coopération commence au moment où nous réalisons que l'homme, les dévas et les esprits de la nature font partie de la même force vitale, que leur création est commune. » Les dévas rappelaient l'amour que nous avions à donner aux plantes en les soignant, un amour consistant à être sensibles à leurs besoins matériels et spirituels. Eileen recevait en guidance : « Vous êtes en train de travailler avec la nature, avec les dévas et les élémentaux, et vous êtes en train de découvrir progressivement que vous pouvez être en harmonie avec eux. » En juin 1963, Eileen reçoit : « Vous pouvez tout faire par la pensée. C'est aussi la raison pour laquelle le pouvoir que vous venez de découvrir ne peut être utilisé que s'il n'est pas terni par ce qui pourrait vous rester d'égoïsme ; sinon, il pourrait trop facilement être utilisé à mauvais escient et non pour le bien de tous. S'il est utilisé par ce qui est le plus élevé en vous, vous ne pouvez qu'attirer le bien et ne pouvez créer que le bien. Tel est le secret de la création. Ce que vous pensez, vous le créez. C'est en cela que votre foi et votre croyance doivent demeurer inébranlables. Dès que le moindre doute plane ou que vous perdez confiance, il devient impossible de permettre à ces vérités de se concrétiser. Mes prodiges sont d'être manifestés dans la forme. Le Paradis doit être créé sur Terre. Nous ne sommes qu'Un. C'est pourquoi tout ce qui semblait être impossible dans le passé ne l'est plus. Tout est possible. »

    Quand les trois adultes se posaient des questions, on leur rappelait Noé : « Ce jardin est comme l'arche que J'avais demandé à Noé de construire. Il vous est difficile d'en comprendre la raison, car vous ne pouvez pas voir l'avenir, mais laissez-Moi vous assurer qu'il est d'une importance vitale. Tout doit s'accomplir sous Ma guidance, avec l'aide et la coopération des dévas et des esprits de la nature. C'est un travail d'unification destiné à reconstruire une totalité qui a été déchiquetée et divisée ».

    La famille savoure les premiers radis, des laitues, des navets. Les moucherons viennent parasiter les choux, les larves dévoraient les racines. Les dévas dirent de penser de façon positive aux plantes, « qu'elles étaient fortes, saines et florissantes » , etc...Nous avons élevé la terre en mottes le long des tiges et déversé de l'amour. Nos choux survécurent jusqu'à ce que les larves deviennent chrysalides, puis ils continuèrent leur croissance. En juin, notre jardin, si vert et si plein de vitalité, attira l'attention des voisins. Les dévas nous dirent : « En termes de forces vitales, l'amélioration du sol est immense. Non seulement vous avez travaillé comme peu d'humains l'ont jamais fait, mais nous aussi, nous n'avons cessé de laisser pénétrer dans la terre une pluie constante de radiations. Nos efforts se sont multipliés entre eux et c'est à cause de cette « pression » que vous avez obtenu des résultats plus rapides qu'habituellement ».

    Voici une première découverte des Jardins de Findforn, qui va se poursuivre. Je ne suis pas allée à Findhorn, le site de la fondation - qui accueille toujours des visiteurs - étant www.findhorn.com. J'essaie d'appliquer aux fleurs, arbres et plantes qui poussent dans la joie sur deux balcons parisiens l'attention et l'amour de ceux qui ont été appelés à créer Les Jardins de Findhorn.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr