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paix

  • Notre Dame de la Paix

    paixLe texte qui va suivre, intitulé « A Marie, pour la paix », a été lu le jeudi 27 décembre 2012 jour de la Saint Jean l'évangéliste à l’office du matin chez les salésiennes de Don Bosco. Il fait partie d’un ensemble de plusieurs dizaines de textes, tous aussi bien ciblés les uns que les autres.

    Celui-ci, m'a particulièrement plu. Et je vous l’offre, en partage, en méditation tranquille car chacun des mots compte, pour débuter la nouvelle année 2013.

     

    « Aide-nous, douce Vierge Marie, aide-nous à dire : qu’à notre pauvre monde soit la paix.

    Toi qui fus saluée par l’Esprit de la paix, obtiens-nous la paix. Toi qui reçus en toi le verbe de la paix, obtiens-nous la paix. Toi qui nous donnas le Saint Enfant de paix, obtiens-nous la paix. Toi qui aides Celui qui réconcilie tout, toi qui dis toujours oui à Celui qui pardonne, vouée à son éternelle miséricorde, obtiens-nous la paix.

    Astre clément dans les nuits sauvages des peuples, nous désirons la paix. Colombe de douceur chez les vautours des peuples, nous aspirons à la paix. Rameau d’olivier surgissant dans les forêts desséchées de leurs cœurs, nous languissons après la paix.

    Pour que les prisonniers soient enfin délivrés, pour que les exilés retrouvent leur patrie, pour que toutes les plaies soient enfin refermées, obtiens-nous la paix.

    Pour l’angoisse des hommes, nous te demandons la paix. Pour les petits enfants dormant dans leur berceau, nous te demandons la paix. Pour les vieillards qui désirent tant mourir chez eux, nous te demandons la paix.

    Toi la Mère des sans-appui, toi l’ennemie des cœurs de pierre, brillante étoile dans les nuits de désarroi, nous te demandons la paix. ».

    Que la paix  puisse vous accompagner, vous et ceux que vous aimez,   chaque jour de cette année !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photographie archives personnelles : Marie à l'église Saint Jean Bosco)

  • Du respect pour Didier, 17 ans !

    Une heure de plus de sommeil la nuit de samedi à dimanche !

    Avec toujours le démarrage spécial au matin qui suit ces nuits particulières . Du côté des sons carrément absents ou bien très différents langés dans de la ouate. Du côté des humains aussi en décalage absolu; normal après tout, cette opération de remise à l'heure n'ayant lieu que 2 fois par an et à 2 saisons bien différentes.

    Comme l'horloge biologique est secouée, ce jour va traîner en longueur chaque minute humaine passant l'une après l'autre - comme au ralenti - semblables au grain à grain d'un gigantesque chapelet.

    Ce lundi Didier, 17 ans, se réveille en Provence où il passe les vacances de Toussaint chez son père. Sympathique 242a587a427052b881c685a643c045e4.jpggarçon de son époque il est malmené par la séparation de ses parents. Avec un apprentissage en pâtisserie qui se passe bien, Didier doit faire face à une situation, désagréable et stupide, qui devrait inexister.

    ***Didier n'est pas écouté ni respecté.

    Pour des raisons, hors de propos ce jour, Didier et ses 2 sœurs, écartés de leur père, ont continué à vivre avec leur mère. L'arrivée rapide d'un "beau-père" a entraîné la mise automatique en internat du jeune Didier de 10 ans, un internat un peu particulier car très encadré par des éducateurs et accueillant parfois des enfants confiés par l'A.S.E.(Aide Sociale à l'Enfance).Les sœurs sont restées vivre chez la mère. Peinardes !

    Six ans ont passé. Didier a souhaité revoir son père malgré qu'on lui eut rabâché, semaine après semaine, que c'était un "salaud", avec en confirmation apparente le silence total du papa ! Mais un "salaud" qui a recueilli il y a peu le constat d'une voisine sur le fait que tous ses envois à ses 3 enfants - lettres,cartes, menus cadeaux convoyés par voie postale - avaient été annihilés: la mère jetait tout. Et parti en Provence, le père n'en savait rien.

    Comment une mère peut-elle à ce point mépriser ses enfants en jetant à la poubelle tendresse, lettres, cartes, menus cadeaux venus du propre père des enfants, homme pour lequel elle a, en un autre temps, éprouvé quelque penchant durable puisque 1 garçon et 2 filles sont nés de cette inclination ?

    Comment une mère qui a offert la vie à un nouvel être humain peut-elle devenir le propre destructeur de cet être quelques années plus tard ? Pourquoi ?

    J'entends déjà des réponses. Telle "Vous voyez bien qu'il faut que l'A.S.E. s'occupe de ces enfants puisque la mère se comporte en irresponsable !" .

    Non, non et encore non !

    Une mère qui agit ainsi le fait parce qu'elle a le soutien de tout un environnement qui maintient en "esclavage" trop souvent les enfants qu'il a produit , cela jusqu'à leur 18 ans.

    Cela coûterait quoi aux uns et aux autres de notre pays de respecter chacun ? Pas un cent !

    On préfère tolérer sans vergogne la destruction des liens des moins de 18 ans avec l'un ou l'autre, liens pourtant bien établis avant cette séparation des parents dans laquelle ces jeunes ne sont pour rien.

    Une phrase telle que "Ce sont des enfants !" ou mieux "Ce n'est qu'un enfant !" met fin à toute tentative de dialogue d'un jeune avec un aîné, lui-même sous la dépendance d'un autre pouvoir. Affaire réglée. Lourd silence de ces jeunes là qui n'ont rien à dire sur leur sort, du moins tous ceux qui ne sont pas écoutés.

    Il va de soi que seuls les adultes décident - eux qui ont la chance de tout connaître jointe aux talents de faiseurs de paix que nous leur connaissons au plan d'une Terre débarrassée de tout conflit ! J'ironise, oui !

    J'ai mal à l'âme en voyant toute cette humiliation, toute cette maltraitance infligée aux plus jeunes par des plus vieux, en théorie plus sages ! Tout ce négatif qui ne sert à rien ! Rien d'autre qu'à faire souffrir.

    Didier est bien dans l'internat où il se trouve.Il y est libre. L'A.S.E. très bonne mère grâce à nos impôts, lui donne de l'argent de poche, paye ses déplacements, lui laisse renouveler vêtements et chaussures à un rythme très raisonnable, bref prend soin de lui fournir tout ce dont il a besoin. Parfois mieux qu'une famille standard.

    Tout roulait sans trop d'accrocs jusqu'à ce que Didier s'avise d'informer sa mère qu'il voulait retisser des liens avec son père. Alors, cette femme s'est muée en maître chanteur. Didier avait le choix: soit de rester chez sa mère, soit de se faire" virer" par elle. Ayant maintenu sa volonté de contact avec son père, Didier dut acquitter le prix de sa liberté. Mis à la porte, il revint un jour chercher ses quelques affaires perso. dans la pesante atmosphère de celui que tous ignorent; au nombre de celles-ci: une console de jeux et un lecteur DVD.

    C 'était sans compter avec la maman qui osa se plaindre de son fils auprès des responsables de l'internat. Sous le prétexte que console de jeux et lecteur DVD "faisait partie du cadre familial" Didier se vit confisquer jeux et lecteur remis à sa mère. Chassé par sa mère et dépouillé par elle de ses menus biens, Didier souffrait beaucoup.

    ***L'insouciance des éducateurs

    Selon leurs propos, les éducateurs n'avaient pas voulu s'impliquer. Ils n'étaient pas là pour critiquer les décisions des parents. Sans doute n'avaient-ils pas eu envie de s'embêter avec les broutilles de Didier.

    Où cessent les broutilles ?

    Très touché par l'attitude de sa mère vis-à-vis de lui - les liens spécifiques mère-fils sont là - Didier connut une abominable période d'abandon de tous.

    Trop c'est trop et il existe un instant ténu où il est possible de basculer dans le néant. Car il n'y a plus de solution. Rien. Rien qui vaille la peine de continuer. Rien ni personne qui vaille la peine de poursuivre cette vie de galère. Rien.

    Bien qu'au courant de la situation, alertés par une jeune amie extérieure de l'état d'esprit de Didier, les éduc ont traité cela par-dessus la jambe. Ce garçon de 17 ans avait entendu ces jours-ci des choses désagrables. Normal qu'il n'aille pas bien. Il s'en remettrait. Basta !

    Par cette totale absence d'attention, Didier aurait vu la fin arriver. Il a échappé à une TS (tentative de suicide) grâce à un double hasard: celui d'un appel téléphonique et celui d'être encore réceptif au son d'une voix amie. Juste avant le passage à l'acte. Vive le portable qui a mis fin à cet essai dramatique !

    Là encore, j'entends les voix des "connaisseurs ": "Vous voyez bien, Didier n'allait pas bien puisqu'il a failli faire cela !". Le beau discours sur l'étiquetage de celui (ou celle) qui a osé ou aurait osé se livrer à un tel acte est reparti. Bêtise! Intolérance !

    Et on ose s'indigner encore de l'affaire Dreyfus ou de l'affaire Callas! Il faut peut-être regarder ce que nous sommes, ce que nous faisons…. Du pas mieux !de38255ef2587a247ee4c3d01f8481a3.jpg

    Tout est cadré pour le confort des "has been" gérant les jeunes: tel acte, telle sanction, on ne déroge pas !

    En parallèle on va geindre sur l'augmentatiàon du stress, sur les suicides des jeunes, sur les prises de tranquillisants, etc …Au lieu de porter un regard, neuf d'a priori, sur ce qui se passe pour y voir plus clair, avancer vers des solutions.

    Comme très souvent, trop souvent on confond causes et conséquences.

    Dans le cas de Didier on prend pour cause d'un mal être normal - lié à une maman qui jette son fils unique à la porte - la blessure intérieure qui a presque conduit à la TS et on clame:"Ce jeune va mal !" Heureux si on ne le met pas sous férule "psy" quelconque !

    C'est pas ça du tout ! La cause, la seule vraie, n'est pas la douleur intérieure mais l'attitude d'un certain nombre qui osent interdire aux plus jeunes ce dont ils ont besoin avant tout: être écouté et être respecté!

    Que demandait Didier ? De pouvoir avoir des liens relationnels, affectifs autant que ceux charnels/génétiques avec ses 2 parents.

    Merveilleuse époque qui, dans le même temps où cela est interdit à nos jeunes, va aller béer d'admiration devant les éléphants qui viennent retrouver les dépouilles de leur géniteur et de leur mère.

    Alors oser interdire un mouvement naturel ou à tout le moins l'entraver chez les moins de 18 ans ? je m'interroge. Quelle humanité est la nôtre ?

    Au lieu de dessiller nos regards nous compliquons à loisir, nous encadrons, médicalisons, enfermons toute une jeunesse qui ne demande qu'à être libre pour bien faire. Et qui veut être respectée dans ses demandes légitimes !

    Dom BOSCO ne disait pas autre chose, lui qui faisait toujours confiance au pire garnement. Avec succès.

    Et le Didier de ces faits réels est un garçon sans histoire, lui. Arrêtons ! Mettons nous en vérité à la place des plus jeunes. Essayons du moins.

    C'est nous les majeurs qui sommes compliqués. C'est nous les faiseurs de problèmes. Eux, les jeunes, ne désirent que de l'harmonie; et à défaut d'un couple de parents présents ensemble, ils sont capables de s'adapter à un couple en 2 morceaux, à comprendre la remise en couple des parents, à supporter beaucoup de choses. Ils n'ont qu'un désir: être libre d'aimer père et mère sans vivre dans le drame ou le moins possible en tout cas.

    Ce n'est pas un désir que l'argent peut payer. Ce n'est pas un désir qui coûte. Ce n'est pas un désir extravagant. C'est un tout petit bonhomme de désir réalisable. A condition que les grands acceptent d'y mettre du leur; car ces enfants c'est eux qui les ont faits et ils sont responsables de cette œuvre, de ce travail encore si mystérieux de don de la vie.

    Ce désir d'amour et de paix des enfants est très loin de ce qui leur est offert trop souvent par une société amoureuse des lois mais pas du tout concernée par l'amour, la tendresse, l'affection … autant de vérités vivantes pour lesquelles les services sociaux n'ont actuellement que dédain voire mépris. Leur mot d'ordre, leur credo est d'éviter les attachements !

    Or sans amour un nourrisson se laisse dépérir. Même la culture dite hors sol ne flotte pas dans les airs !

    Dans le cas des Didier, c'est la maman qu'il faudrait mettre au pas - je n'ai pas dit traiter. Il n'y a pas de traitement à l'amour ou au désamour.

    ***Mais l'histoire de Didier ne s'arrête pas là

    *Dans son état de mal être passager, ne voilà-t-il pas qu'il est surpris en train de fumer de "l'herbe" à l'extérieur de l'internat; pour ce fumeur occasionnel, être pris est ennuyeux : conseil de discipline, peut-être même renvoi alors qu'il passe un examen sérieux en juin 2008.

    Que n'a-t-il consommé un peu d'alcool ou de vin, une des ces drogues tolérée et en vente libre !

    Entre des éducateurs qui n'ont rien vu ni rien fait bien qu'alerté par une amie de Didier - pas une petite amie ! …et la dégustation d'un peu d'"herbe": Didier a-t-il mis en péril autrui ? Du tout ! Alors pourquoi cet acharnement ?

    *Et ça continue. Outre cette perspective angoissante de mise en jugement scolaire, Didier était désireux de passer les vacances de Toussaint avec ses copains habituels.

    Toujours ce même traitement de non écoute et de non respect. Malgré son accord à lui, une lettre de sa marraine et de la famille de sa marraine pour un accueil détendu à la Toussaint pas très loin de son internat (10 kms) les décideurs/ penseurs s'approprient le droit de choisir à sa place, sachant mieux que ce presque majeur ce qu'il faut pour lui. En l'espèce, il a été décidé qu'il est mieux pour lui de rester en famille, donc de traverser la France.

    Il était prévu qu'il aille chez son papa pour les vacances de Noël et il ira; mais qui va payer le trajet Paris-Provence et retour pour aller voir son père à la Toussaint ?

    Facile ! ce sera nous, contribuables.

    Compliquer les choses au lieu de les simplifier devient un art dans lequelle excellent les services d'aide et assimilés qui ronronnent en interne sur des pratiques de fonctionnement obsolètes jamais remises en cause.

    Est-on conscient de la chape de plomb sous laquelle vivent tous ces jeunes, contraints de ne pas être eux-mêmes ?

    Après cela les services de l'A.S.E. iront nous cracher aux oreilles que si les jeunes ne vont pas bien en quittant ces structures à 18 ans pour entrer dans le groupe étiqueté S.D.F.(Sans Domicile Fixe) c'est parce qu'ils n'allaient pas bien avant. Que c'est facile cette désinvolture ! Que c'est cruel !

    Didier est donc parti en vacances de Toussaint chez son papa au lieu d'être avec des jeunes de son âge.

    Ainsi perdure le double discours incohérent infligé à ces jeunes avec d'une part: "A leur âge, ils ne vont plus avec les grands-parents , ou la famille ! ". Sous-entendu fini les "has been" et vive les jeunes entre eux ! Et d'autre part on presse ces presque majeurs - dont on aura gémi sur le manque d'acquisition d'une mythique autonomie - de séjourner encore et toujours lors des vacances avec des grands-parents ou de la famille ! Cela même quand, de par la croissance et l'accès à une totale vie d'homme ou de femme capable de reproduire l'espèce,ces jeunes recherchent tout à fait normalement la compagnie de jeunes de leur âge !

    Comprenne qui pourra.

    "C'est quoi d'ailleurs ce pays là ?"

    "Hé bé c'est la France, le pays des droits de l'homme. Voyez, c'est écrit au fronton des mairies: liberté, égalité, fraternité !"

    "Oh ! Excusez ! C'est pas très visible !!!!! "

    Didier ne vit pas dans un foyer de l'A.S.E. laquelle se contente de payer la note là où il est accueilli et non pas placé. Importante nuance !

    Avec les piécettes fournies sans fin par les citoyens contribuables, l'ASE apporte de l'aide à des jeunes et leur famille. C'est indéniable.

    La partie glauque et celée de l'ASE est celle des placements, qu'il s'agisse de placements en foyer ou de placements en famille. Depuis que "je vais au charbon" sur les terres des placements, j'ai été submergée par les cas d'enfants malheureux car placés en foyer ou famille d'accueil. Alors que tous ont une famile capable de continuer à les élever. Familles amputées de leurs jeunes pousses qu'elles réclament et qu'on leur refuse avec l'aide formelle de rapports de spécialistes, si semblables de l'un à l'autre que l'on croirait du copié/coller !

    En contrepartie un seul cas positif ! Pour 50 négatifs !

    C'est pas possible ! Pourtant dans l'émission d'Envoyé spécial du 7 juin 2007 l'Inspecteur Général des Affaires Sociales, Pierre NAVES, dit entre haut et bas dans le train qui le ramène de Niort où s'est tenue la journée du Fil d'Ariane (voir 18.10.2007) qu'il faudra bien 50 ans pour mettre de l'ordre dans cette affaire d'enfants placés dont 50% au moins pour lesquels il existait une autre solution que le placement. Hallucinant !

    Quand j'ai lu peu après sous la plume d'un autre qu'Israël et la Palestine s'entendront, eux, alors que l'affaire des enfants placés ne sera toujours pas résolue….je me dis qu'il urge de faire connaître la vie de ces 130.000 mineurs placés abusivement.

    Se taire quand on sait c'est être complice actif de la maltraitance.

    Je reviens à Didier.

    Comme j'étais présente pour ses 17 ans j'espère, dans moins d'un an, pourvoir être dispo pour voir Didier souffler ses 18 bougies. Enfin 18 ans ! Enfin libre !

    Et vous, avez-vous eu l'occasion d'observer des curiosités, des bizarreries, des incohérences autour de vous et concernant les moins de 18 ans ? Ou bien avez-vous d'autres choses à faire connaîte ?

    Si oui, dites voir. Merci.

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr