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  • Pensée neuve : Claude Lévi-Strauss, survie de l’espèce

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus

    importants avec les jours où les trouver. Merci. Le 28 novembre 2008 : 126 visites avec 228 pages consultées

    Ce billet évoque la nouveauté jaillie il y a un demi-siècle de Claude Lévi-Strauss ainsi que le souhait d’une attitude qui pourrait être respectueuse envers les enfants actuellement condamnés d’avance au refus de la connaissance de leurs vrais origines biologiques.

    Tout le monde en parle : Claude Lévi-Strauss a 100 ans. C’est moins son état de centenaire qui fait qu’il est célébré ce jour que son regard allié à une pensée vidée de ses a priori et de ses habitudes culturelles quant au temps, à l’argent, et à la primauté de l’occident…il y a plus de 50 ans. Vidée de son éducation de blanc, de scientifique, d’occidental qualifié supérieur et seul super connaisseur. Cette éradication radicale permet  à cet anthropologue, observateur « naïf » des personnes vivant en pleine jungle amazonienne au Brésil, de réaliser une évidence fondamentale : ces humains là ont réussi à vivre en symbiose avec la nature et vivent toujours en équilibre harmonieux avec leur environnement. Ce qui débouche sur la publication de Tristes tropiques. L’émergence de ce nouveau Claude Lévi-Strauss d’après avant 1955 aboutira à son entrée dans La Pléiade de son vivant.

    Certains définissent Claude Lévi-Strauss comme le 1er écolo et comme le 1er alter mondialiste qui dénonce la « monoculture de masse de la civilisation occidentale » du côté de ses grandes villes.  Bonne suite Monsieur Lévi-Strauss !

     

    A côté de la survie des humains en pleine jungle – depuis les observations de Lévi-Strauss des tribus  insoupçonnées ont été rencontrées – la manière curieuse dont on entoure parfois la survie de l’espèce en milieu urbain et civilisée peut laisser totalement étonnée.

    Deux axes pris au passage.  Celui du manque croissant de performances des spermatozoïdes des petits d’hommes quant ils sont arrivés à l’âge d’assurer la survie de l’espèce par une reproduction indispensable. Celui de l’appel aux embryons congelés.

    Ce n’est pas l’appel aux dons de sperme ni l’emploi d’embryons congelés surnuméraires qui dérangent. Mais la manière dont on accompagne leur utilisation, sans aucun égard pour les enfants qui vont naître de ces pratiques. Enfants privés d’une filiation biologique à laquelle ils ont droit, pour le seul confort d’adultes, en principe responsables, qui préfèrent se cacher derrière un anonymat qui n’apporte rien de positif aux enfants nés ainsi.

    Après tout le négatif généré par les accouchements sous X, qui eux-mêmes faisaient suite aux dossiers verrouillés de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance) ou de la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) interdisant ou refusant aux enfants « placés » de retrouver leurs vrais parents malgré le désir qu’ils en avaient et la présence des coordonnées familiales couchées bien au chaud dans les dossiers !

    Il est bien petit d’opposer les deux, familles génétiques et familles composées. Ces dernières sont capables d’élever leur amour d’enfants désirés très fort à un niveau clair pour les enfants concernés ; et quitte à donner sperme ou embryon, on voit mal ce qui conduit les donneurs à se cacher dans un anonymat qui peut présenter de réels inconvénients.

    Pierre VERDIER, l’un des rares avocats à se préoccuper du sort des enfants « placés », s’est élevé à plusieurs reprises contre cette coupure des enfants nés sous X de leurs lignées innées biologiques, physiques et spirituelles, qui restent inscrites en eux, quoique l’on en prétende au nom de l’acquis.

     Pour les enfants nés sous X la recherche de leurs origines est un parcours du combattant . 
    (CADCO) Coordination Des Actions Pour Le Droit A La Connaissance Des Origines
    27 rue du Couëdic
    75014 PARIS
    Président : Pierre VERDIER
    Tel : 01 43 22 05 48
    VerdierPi@aol.com
    http://www.cadco.asso.fr

     

    (ADONX) Association pour le Droit aux Origines des enfants Nés sous X
    600 résidence Parc des Eaux Vives
    91120 PALAISEAU
    Présidente : Marie de BEUKELAER
    Tél: 01.60.14.79.18
    http://adonx.free.fr

    On parle beaucoup des enfants, on dit les aimer. Pourquoi ne pas se mettre à leur place à eux ?

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (clichés Google Claude Lévi-Strauss)

  • Enfants Placés, Bobigny 11 octobre 2008

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.  

    Samedi 11 octobre à la Bourse du Travail de Bobigny se tenait un colloque Brain Trust à propos des enfants placés par la Justice et gardés par les Services de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance), cela dans le cadre des 10 ans du Fil d'Ariane fondée par Catherine Gadot bobigny11octobre08 006.jpgbobigny11octobre08 008.jpg, seule association se préoccupant des enfants placés.

    Le matin des ateliers de travail se sont tenus avec parents d'enfants placés et professionnels de l'enfance. L'après-midi, après rendu de ces ateliers, il y a eu de nombreux échanges entre ces mêmes parents et des représentanst des institutions. 

    Quelque réflexions rapides au lendemain de ce colloque. 

     

    A propos des moins de 18 ans et du rôle de la Justice, le Président du Tribunal pour Enfants de Bobigny et juge des enfants, Jean-Pierre ROSENCZVEIG bobigny11octobre08 007.jpga eu cette parole : «Le mieux pour un juge est de ne pas avoir à prendre de décision et de servir seulement de scribe pour enregistrer ce qui vient d’être décidé ».

    Pas si bête ce rôle du juge pour enfants, simple chambre d’enregistrement.

    A côté de cela Jean-Pierre Rosenczveig, à la tête de DEI (Défense des Enfants International) France et très impliqué en ce qui concerne la jeunesse en général a répondu avec tout le calme d’un vieux ( pas péjoratif ) routier, une compétence absolue jointe à une courtoisie certaine à toutes les questions des présents, parents ou apparentés, qui étaient là suite à un placement d’enfants plus ou moins ressenti comme un kidnapping légal qui n’en finit pas de durer.

    A ses côtés Maître Pierre VERDIER, un des rares avocats impliqués dans la défense des intérêts de ces enfants placés et de leurs parents, dans le sens d’un retour à domicile.

    Présent également l’Inspecteur Général aux Affaires Sociales en charge des enfants placés, bobigny11octobre08 001.jpgPierre NAVES, au réalisme toujours à l’écoute, à la patience positive et qui ne demande qu’à faire bouger les choses dans l’intérêt supérieur de ces mêmes bobigny11octobre08 009.jpgenfants.

    En face à face avec ces professionnels cités et d’autres, une centaine de personnes  – dont des enfants aussi car on est samedi – des parents le plus souvent habités d’une immense douleur, et dans leur ombre des enfants à la douleur encore plus forte car surmultipliée par une incompréhension de ce qui se trame autour d’eux, de ce que l’on fait d’eux.

    bobigny11octobre08 002.jpgEncore beaucoup d’espace entre ces deux groupes.

    Un espace où s’ébauche cependant des initiatives innovantes. Ainsi dans un établissement du Nord un dialogue possible entre enfants placés et enfants non placés – une des propositions que je mentionnais dans le document que j’avais adressée à Madame Rachida DATI, Garde des Sceaux et Ministre de la Justice. Autre nouveauté, toujours dans le Nord, le placement à domicile – comme l’hospitalisation à domicile. Le médecin que je suis a trouvé cela excellent car c’est vraiment la signature d’une collaboration intense qui vise à maintenir le moins de 18 ans dans sa famille sans ces deuils imposés à l’enfant que l’on place brutalement, sans aucune enquête sociale préalable au mépris de la loi.

    Loi à propos de laquelle je verrais bien un service sinon 24h sur 24 mais au moins 7 jours sur 7 de 9 h00  à 21h00 apte à répondre avec des compétences approchant autant que possibles celles du Président du Tribunal de Bobigny aux parents d’enfants menacés de placement ou placés depuis trop longtemps avec des dérives contre lesquelles ils ne savent pas comment se défendre et défendre leurs enfants légalement. Un tel service pourrait peut-être exister au sein du Fil d’Ariane créé par Catherine GADOT il y a 10 ans, suite à une expérience personnelle crucifiante mais dont elle et l’enfant concerné se sont sortis.bobigny11octobre08 018.jpg

    Plus inhabituelle, l’intervention d’un curé de l’Oise qui, par la force d’événements survenus sur sa paroisse, s’est mis au service d’ouailles aux prises avec des menaces de placements d’enfants. Il a lancé l’idée d’un accompagnement éventuel du ou des parents concernés par un prêtre catholique ; et pourquoi pas par un rabin ou un iman.

    A été noté l’urgence pour les parents de rentrer dans des structures qui se mettent en place à propos des jeunes, sous peine de ne voir dedans que des professionnels de l’enfance et des magistrats, les consommateurs à qui sont destinés ces structures en étant absents.  

    J’ai repris le métro avec une professionnelle de Paris qui, comme d’autres dans le Nord, s’efforce de n’avoir que des placements modulés, visant tous à faire ressortir au plus vite l’enfant quand il est accueilli quelque temps hors de sa famille ; d’où un turn over important pour elle avec la reconnaissance d’enfants qui n’ont pas eu l’impression d’être bouclés entre 4 murs, comme s’ils éraient emprisonnés alors qu’ils n’ont commis aucun délit.

    Au final c’est moins mal. Mais il y a encore un très long chemin à parcourir. Et bobigny11octobre08 003.jpgJean-Pierre Rosenczveig a appelé tous les volontaires à s’atteler aux dispositions relatives à un environnement de « bien être de l’enfant » (moins pompeux et plus inter communicatif que « la protection de l’enfance ») via des associations, invitant au passage à rejoindre DEI France qui fait d’ailleurs un travail de fond remarquable.

    Je rappelle ici les coordonnées du Fil d’Ariane de Catherine Gadot : Tél 01 48 69 87 29  http://le-fil-dariane-france-asso.fr , 31 avenue du 14 juillet, 93600 Aulnay sous Bois, e.mail : lefildariane93@wanadoo.fr. , celles de DEI France de Jean-Pierre Rosenczveig 41 rue de la République, 93200 Saint-Denis ; 0148 30 81 98  www.dei-france.org ; contact@dei-france.org.

    Au nom des enfants encore placés – ou accueillis - et en souffrance, contribuons à changer ce qui ne va pas. 

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (Photo archives personnelles: de gauche à droite et de haut en bas: Catherine Gadot, Catherine Gadot à la tribune avec Pierre Verdier, vue de la salle, mes voisins dont un jeune, le buffet de midi, Pierre Naves dialogue à la pause, Catherine Gadot debout qui intervient + Maître Pierre Verdier + Jean-Christophe Save Association Village d’enfants + Thierry Tarraube Commandant formateur Gendarmerie et Jean-Pierre Rosenczveig Président du Tribunal de Bobigny, Jean-Pierre Rosenczveig magistrat et homme de coeur au travail à midi). 

  • Enfants Placés: Bilan Fil d'Ariane

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci. 

    En prélude à la journée du Fil d’Ariane ce samedi 11 octobre 2008, voici la première partie du texte d’une Conférence de Presse du Fil d’Ariane le 2 octobre 2006 sur le sujet : « Les familles d’Enfants Placés dénoncent les Abus de Pouvoir dont elles sont trop souvent victimes. » Je relate ici ce texte de 2006 qui fait un excellent bilan de la réalité constatée il y a 2 ans avec la participation de 4 avocats bien au courant de la situation des enfants placés.

     

    Le 2 octobre 2006 80 personnes se sont réunies au Père Tranquille à l’initiative de l’Association Le Fil d’Ariane pour témoigner et dénoncer les dysfonctionnements de la justice et des dispositifs de protection de l’enfance.

     

    4 avocats Maître Laurent Verdier, Maître Thierry Malleville, Maître Henri Lacamp et Maître Pierre Verdier participaient aux débats.

    Catherine Gadot, fondatrice et présidente du Fil d’Ariane, a ouvert la réunion en remerciant les participants et déplorant l’absence de la presse, pourtant régulièrement invitée.

     

    Pierre Verdier introduit le débat en ces termes :

    1- Dans notre système occidental, la responsabilité de l’éducation des enfants revient aux parents. Ils ont, de droit, l’autorité parentale qui est un droit. Comme tout droit, elle doit être respectée par les tiers, et seul un juge peut, dans les cas et conditions strictement prévus par la loi, y porter atteinte.

    Le rôle et la mission des pouvoirs publics – aide sociale à l’enfance et justice – est d’aider les parents dans cette mission éducative. On parle d’ailleurs d’assistance éducative.

     

    2- Or que se passe-t-il ?

    On est forcé de constater que, pour de multiples raisons, cette aide, au lieu d’aider, détruit la famille. C’est ce que nous allons voir ce matin avec les témoignages de personnes présentes.

    Si celui qui protège fait peur, qui protégera de la peur ?

     

    3- En ce moment deux projets de loi sont censés modifier notre dispositif de protection de l’enfance.

    - le projet de Philippe Bas, sur la protection de l’enfance,

    - le projet de Nicolas Sarkozy sur la prévention de la délinquance.

    Il y a quelques années, on parlait de faciliter l’accès au droit, de promouvoir l’autonomie des personnes, de soutien à la parentalité. Ces projets parlent seulement de dépistage, de contrôle, de renforcement de la coordination entre les services, de limitation du secret professionnel des intervenants, de suspension ou de retrait des prestations familiales par simple décision administrative.

     

    4- L’association le Fil d’Ariane, créée et présidée par Catherine Gadot, entend participer à ce débat.

    Pour ce faire, il propose de procéder en deux temps : d’abord entendre des témoignages de familles, puis esquisser des propositions pour une meilleure justice pour les familles et les enfants. Ces témoignages seront complétés, précisés, commentés par les interventions des avocats ici présents.

    Ces témoignages seront regroupés autour de quatre thèmes :

    - Les difficultés de se faire entendre au moment de la décision initiale

    - L’absence d’alternatives au placement et de recours aux solutions familiales 

    - Les difficultés pour maintenir le lien parents enfants en cours de placement.

    - La préparation du retour et les difficultés à ce moment là.

     

    1/ Les difficultés de se faire entendre au moment de la décision initiale

    Beaucoup de familles victimes de séparations nous disent que le jugement leur paraît inégalitaire. Souvent elles ont l’impression que la décision est prise avant l’audience.

    Il arrive encore que le Juge reçoive le travailleur social avant de recevoir la famille. Certaines ont pu consulter le dossier la veille de l’audience, mais il arrive qu’un rapport parvienne au juge le matin même par fax, faisant ainsi échec au débat contradictoire.

    D’autre part les rapports devraient être purement descriptifs et rapporter des faits. Certains contiennent des jugements de valeur, parfois allusifs et vagues « dysfonctionnement familial », « l’enfant vit un conflit de loyauté », « la mère est dans le déni ». Certains indiquent une solution privant le juge de son pouvoir de juger.

    Ainsi Maître Laurent Verdier expose plusieurs situations anormales :

    - un professionnel qui fait le rapport d’actualisation sans avoir vu la personne concernée,

    - l’oubli de la cause du placement et la recherche d’alibis pour le justifier,

    - la complicité entre juges et travailleurs sociaux, qui empêche de se déjuger…

    D’autres intervenants, parents, grands parents, dénoncent la captation dont l’enfant est l’objet de la part des services souvent incompétents et embrigadés dans des positions idéologiques.

    La misère est devenue un produit : les services travaillent à la reproduction de leur clientèle.

    Certains, exemples à l’appui, s’interrogent sur le fait que ces enfants pourraient être l’objet d’étude ou d’expérimentation.

    Des parents ont demandé de l’aide à des services médicaux ou hospitaliers : ces services, nonobstant le secret professionnel auquel ils devraient être astreints, ont enclenché des signalements et une mesure de placement. .

    Certaines familles sont détruites : « En quoi la destruction d’une famille peut servir les enfants ?  »  est-il demandé.

    Un placement peut être imposé « si les conditions d’éducation sont gravement compromises ». Or si on regarde les résultats de placement, on constate que les conditions d’éducation sont souvent pires lors du placement à l’ASE (mauvais résultats scolaires, violences, viols, non suivi scolaire, suicides, fugues…)  

     

    2/ L’absence d’alternatives au placement et de recours aux solutions familiales :

    Sur cette question difficile des liens, est dénoncées la violence extrême des placements à la naissance.

    Pourtant, même si une séparation est parfois nécessaire, il y a aussi parfois moyen de rechercher des solutions familiales qui évitent la rupture. On ne fait pas assez appel aux grands parents qui peuvent être d’une grande aide, parfois avec un soutien financier de toutes façons plus économiques qu’un placement. Dans tous les cas, les parents devraient être associés à la recherche des solutions les mieux adaptées à leur enfant.

    Les grands parents, les oncles et les tantes déplorent aussi de disparaître de la vie de l’enfant.

     

    3/ Les difficultés pour maintenir le lien parents enfants en cours de placement.  Seconde partie avec le prochain billet du lundi 13. Merci.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr