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  • Thierry Guerrier et l’« affaire » Orelsan

    Il y a sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouver. Merci.

      

    Mercredi 15 juillet 2009, Thierry Guerrier a su animer avec beaucoup de tact une émission de C dans l’Air, nomméeimagesOrelsan.jpg « Quand le rap dérape », autour de la suspension de l’intervention du chanteur Orelsan à La Rochelle lors des Francofolies.

     

    Thierry Guerrier a fait face intelligemment à deux niveaux de conflits qui se sont fait jour sur le plateau : intergénérationnels et intragénérationnel.

     

    Peu commun !

    Personnellement, j’ai cru rêver à certains moments.

     

    Je vous invite à aller regarder cette émission instructive.

     

    A signaler :

    = une interview intéressante d’Orelsan, faite pour l’émission.

    = Orelsan en concert, samedi 18 juillet 2009 à Bournezeau, Vendée, dans le cadre d’un festival non subventionné.

     

    La chanson d’Orelsan -  qui a déchaîné un tel ouragan et son manque de gagne pain en raison de participations déprogrammées - n’est plus chantée par lui depuis longtemps.

     

    Elle n’était pas à l’ordre du jour à La Rochelle ou dans les autres lieux festivaliers où Orelsan avait été invité, puis désinvité.

    Pas plus qu’elle ne sera interprétée à Bournezeau.

    Mais Orelsan a, heureusement pour lui, d’autres airs à son arc.

     

    Les invités de l’émission C dans l’Air:

    * Véronique Mortaigne, Journaliste et critique musicale au journal Le Monde

    * Olivier Cachin, Journaliste et écrivain

    * Alain Piot, Sociologue de formation.

    * Violaine-Patricia Galbert, Psychothérapeute

     

    Voici le texte présentant l’émission :

     

    « 

    La déprogrammation d’Orelsan aux Francofolies met artistes et politiques en émoi et provoque le débat autour du clip d’une ancienne chanson du rappeur. Danger pour la liberté d’expression ou légitime lutte contre l’apologie de la violence envers les femmes ? 

     

    L’annulation, par les organisateurs, du concert d’Orelsan, qui aurait dû avoir lieu mardi 14 juillet 2009 au cours des Francofolies La Rochelle, a été condamnée par plusieurs artistes du festival, comme Olivia Ruiz, Tryo ou Bénabar, ainsi que de Cali, qui n’était pas invité cette année, certains criant à la "censure" ou à l’"atteinte à la liberté d’expression".

     

    La controverse, qui se concentre principalement autour d’un clip et des paroles d’une chanson datant de 2007 et intitulée Sale pute, a pris une tournure politique. Suite aux déclarations de l’ancien directeur du festival, Jean-Louis Foulquier, sur des menaces de retrait des subventions, l’UMP a accusé la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, d’avoir fait pression sur les organisateurs de la manifestation.

     

    Des affirmations contestées par l’actuel directeur artistique des Francofolies, Gérard Pont

    qui assume l’entière responsabilité de cette décision -, et de Ségolène Royal, qui reconnaît "avoir exprimé sa satisfaction à l’annonce de la déprogrammation du rappeur".

     

    Le nouveau ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, interrogé à ce sujet sur RTL, a jugé "cette polémique ridicule" . Dans le même temps, la secrétaire d’Etat à la Politique de la ville et ancienne présidente de l’association Ni putes ni soumises, Fadela Amara, a proposé une table-ronde aux rappeurs. Valérie Létard, secrétaire d’Etat en charge de la Solidarité, a, quant à elle, évoqué la possibilité de légiférer sur des chansons qui pourraient choquer.

     

    Orelsan, qui se défend de faire l’apologie de la violence envers les femmes dans cette chanson écrite suite à une déception amoureuse, a été remarqué pour la brutalité de ses textes par de nombreuses associations féministes. L’artiste a été déprogrammé de plusieurs autres manifestations musicales et son album devrait être retiré des bibliothèques municipales de la ville de Paris, une décision qualifiée de "censure" par la Ligue des Droits de l’homme. »

     

    Libre à chacun de penser ce qu’il veut des propos de chacun des intervenants.

     

    J’ai pensé que le texte de la chanson incriminée n’aurait pas fait la moindre histoire s’il s’était trouvé en chapitre d’un roman, par exemple.

    L’excès des propos d’un amour déçu n’est pas un scoop.

     

    A ce train là, pourquoi ne pas lancer un débat sur l’interdiction des livres d’histoire et de français de La Ballade des Pendus, au réalisme trop crû, de François Villon ? Etc…

     

    Pour moi, la première violence commence à l’école, quand on ne respecte pas les jeunes. Ce respect qui devrait précéder et accompagner tout enseignement.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (google images: Orelsan)