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orane

  • Adieu Orane !

    Orane, dalmatienne de 12 ans, qui me faisait fête à chaque venue chez ses maîtresOrane fin 2010.jpg et amis dans le Val d’Oise, n’est plus.

     

    Après divers à coups dont elle se remettait à chaque fois, elle n’a pas surmonté le dernier choc.

     

    Fut-elle l’objet d’une malveillance ? On l’ignore.

     

    Cela a débuté il y a une semaine. Gros efforts de vomissements, suivis d’effet. Avec extraction finale de produits solides très étonnants.

     

    Après quoi, elle s’est affaiblie.

    Jusqu’à devoir entrer en clinique vétérinaire.

     

    Là son véto préféré, celui pour qui elle frétillait de la queue de contentement quand il venait lui faire une piqûre mensuelle anti arthrose, l’a prise en charge. Comme si c’était son animal favori.

     

    Une relation de confiance s’était tissée en effet, au fil des ans, entre cette 4 pattes et son soigneur ; entre ce vétérinaire proche de la retraite et son patient animal.

    Ainsi, après son injection anti-douleur, Orane bondissait – enfin, presque ! – dans le jardin, transformée, re-énergisée, revigorée.

     

    Cette fois, en clinique, son véto est allé regarder sur place plutôt que de s’égarer en examens annexes. Cela eut le mérite de la simplicité et de la clarté. La coelioscopie montra une rate littéralement coupée en deux. Une situation qui se produit en cas de coup violent. Les efforts de vomissements avaient-ils été suffisants pour induire cela ? Les maîtres d’Orane en parleront avec le vétérinaire.

     

    Face à ce constat, la chirurgie nécessaire eut lieu. Suivie d’une attente assez brève.

    Car Orane ne réussissait- plus à tenir sur ses pattes, ne s’alimentait pas et ne buvait plus. Situation qui conduisuit à l’élévation de l’urée.

    Chez l’homme, quand l’urée s’élève dans le sang, cela provoque un coma urémique, coma caractérisé par la conscience et l’éveil de la personne concernée bien que mourante.

     

    Finalement Orane est décédé samedi matin, 22 janvier 2011, sans souffrance, rejoignant le paradis des animaux. Avec j’en suis persuadée, le sourire d’un François d’Assise à l’arrivée. Ce saint si proche des oiseaux, ces humbles et petits que l’on écoute souvent trop distraitement.

    Sur ma lancée je ne résiste pas au plaisir de reproduire ici ce passage d’une Vie de Saint François d’Assise par Thomas de Celano, traduction française, éditions franciscaines, 1952.

     

    « Après l’arrivée de nouveaux frères, le bienheureux François prit la route et suivit la vallée de Spolète. Comme il approchait de Bevagna, il rencontra, rassemblés par bandes entières, des oiseaux de tous genres : ramiers, corneilles et freux. Sitôt qu’il les vit, il planta là ses compagnons et courut vers les oiseaux.

    Son amour était si débordant qu’il témoignait même aux créatures inférieures et privées de raison une grande affection et une grande douceur. Arrivé tout près d’eux, il constata que les oiseaux l’attendaient ; il leur adressa le salut habituel, s’émerveilla de ce qu’ils ne se fussent pas envolés comme ils font d’habitude, leur dit qu’ils devaient écouter la parole de Dieu et les pria humblement d’être attentifs.

    Il leur dit, entre autres choses : « Mes frères les oiseaux, vous avez bien sujet de louer votre créateur et de l’aimer toujours ; Il vous a donné des plumes pour vous vêtir, des ailes pour voler et tout ce dont vous avez besoin pour vivre. De toutes les créatures de Dieu, c’est vous qui avez meilleure grâce ; il vous a dévolu pour champ l’espace et sa simplicité ;vous n’avez ni à semer, ni à moissonner ; il vous donne le vivre et le couvert sans que vous ayez à vous en inquiéter. »

    À ces mots, rapportent le saint lui-même et ses compagnons, les oiseaux exprimèrent à leur façon une admirable joie ; ils allongeaient le cou, déployaient les ailes, ouvraient le bec et regardaient attentivement.

    Lui allait et venait parmi eux, frôlant de sa tunique et leurs têtes et leurs corps. Finalement, il les bénit, traça sur eux le signe de la croix et leur permit de s’envoler. Il reprit la route avec ses compagnons et, délirant de joie, rendit grâce à Dieu qui est ainsi reconnu et vénéré de toutes ses créatures.

    Il n’était pas simple d’esprit, mais il avait la grâce de la simplicité. Aussi s’accusa-t-il de négligence pour n’avoir pas encore prêché aux oiseaux puisque ces animaux écoutaient avec tant de respect la parole de Dieu. Et à partir de ce jour, il ne manquait pas d’exhorter tous les oiseaux, tous les animaux, les reptiles et même les créatures insensibles, à louer et aimer le Créateur, car à l’invocation du nom du Sauveur, il faisait tous les jours l’expérience de leur docilité. »

    Tout au long du samedi 22, et encore dimanche et lundi, le bon sourire d’Orane est revenu, à plusieurs reprises. Cette sorte de sourire propre aux chiens. Un sourire heureux.

     

    Qui affirmera que le paradis des animaux n’existe pas ? Un paradis qui leur convient ?

     

    Choyez votre animal si vous en avez un. Il vous le rend tous les jours au centuple. Un animal ne sait qu’une façon d’aimer : sans condition ! Ils nous montrent l’exemple, sans faire de publicité !

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr(clichés archives personnelles : Orane contemplant la neige qu’elle aimait comme de nombreux chiens)