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  • Entrer en politique ? Dr V. Vasseur et d’autres

    verovasseur.jpgimagesVasseur.jpg Le Docteur Véronique Vasseur dans le livre qu’elle vient de publier «Le panier de crabes» aux éditions Flammarion, 19 euros, relate noir sur blanc son trajet en politique. Et sa déception.

     

    Pour elle avec l’UMP. Mais au sein d’autres partis, déclare-t-elle, c’eut été pareil.

     

    Avant d’être pressentie, le Docteur Vasseur était déjà connue par son action positive dans le cadre de son activité professionnelle de médecin. Complétée par deux livres : « Médecin-chef à la prison de la santé » et « L’hôpital en danger ».

     

    Elle raconte n’avoir rien demandé. L’UMP l’a sollicitée pour se présenter en 2007 aux législatives dans un fief difficile, concourant comme femme à la parité des sexes.

     

    C’est dans la 10 ème circonscription de Paris. Elle s’en tire honorablement au premier tour ; est battue au second. En novembre 2007, elle remet ça pour les municipales de mars 2008 toujours dans le même arrondissement parisien. Cette fois c’est moins bon avec un score au second tour d’à peine un tiers des voix contre plus de deux tiers à la liste d’union de la gauche.

    Elle s’arrête là.

     

    Aujourd’hui, elle raconte que le monde de la politique n’était pas son monde.

    Elle ne se décrit pas comme naïve mais comme idéaliste. Quand elle y est allée, elle savait que ce ne serait pas tendre. Ce fut médiocre.

    Ayant soutenu Nicolas Sarkozy, elle pensait être aidée. Elle ne s’imaginait pas un tel « bal de faux-semblants », tant de coups multiples portés de l’intérieur.

     

    Elle dénonce l’hypocrisie. Présente de la droite à la gauche. Avec des mines faussement sympathiques devant. Une guerre à outrance derrière. Apprendre par exemple que l’épouse d’un député maire déclare, à l’occasion d’une réunion publique, que le candidat que vous êtes n’a aucun charisme n’a rien d’encourageant.

     

    Le Docteur Vasseur vient de la société civile et non d’une immersion politique qui aurait pu débuter au lycée.

    En conséquence, elle ne connaît pas les us et coutumes, les codes plus ou moins cachés. La nécessité de l’argent à avancer par les candidats. Cela peut aller jusqu’à 20.000 euros remboursés au mieux un an plus tard. Il faut bien payer les affiches, les salles pour débattre, les tracts, bref l’intendance. J’en atteste l’ayant observé pour un candidat indépendant. Avec la nécessité de faire un score d’au moins 5 %. Des emprunts sont faits par certains. Etc…

     

    En interview le Docteur Vasseur déconseille à Patrick Pelloux - l’urgentiste compétent et apprécié qui dit et écrit ce qu’il pense – d’aller en politique. Personnellement, tel qu’est ce confrère, je ne le pense pas un instant exposé à ce genre de situation. Il tient trop, avec raison, à sa liberté de parole et à son indépendance.

     

    Nicolas Hulot a refusé une entrée en politique. Un étiquetage politique peut se révéler très réducteur pour la suite du rayonnement individuel de la personne concernée – homme ou femme.

     

    Un peu de soleil sur ce fond gris, terne, déprimant.

    Le soleil des candidats indépendants, non étiquetés, non affiliés à un parti.

     

    Désireux de rester indépendant il est possible d’être élu pour soi-même, pour ses qualités, sans appareil politique pour soutenir.

    En théorie.

    Car pour la suite d’une vraie carrière politique c’est quasi impossible d’avancer sans un parti structure, organisé, qui porte.

     

    Au niveau des députés, il y a eu en Non Inscrit – NI - Véronique Basse, en Vendée. Elle est toujours députée mais cette fois MPF, Mouvement Pour la France.

     

    Avant la députation, comme indépendant ou comme appartenant à un parti politique ou s'en réclamant – les apparentés - , on peut tenter d’être élu Maire d’une commune dès 18 ans ou conseiller municipal par ses concitoyens. Une première marche en politique.

     

    Plus facile de « faire son trou » à partir de la province ? Peut-être.

     

    Sans oublier que la vocation, l’appel de la politique, existe pour certains. Ainsi, pour ne citer que lui, l’écolier François Mitterrand pensait-il dès le primaire à son entrée en politique, au travail qu’il y accomplirait. Dès son plus jeune âge il se voyait, un jour, en Président de la République. Il se donna les moyens pour y arriver.

     

    Un travail, un métier, une activité commence très souvent par se rêver. Par se construire dans la tête. 

    Bonne réflexion à vous les jeunes ! Que ce soit comme électeur ou comme futur candidat et également électeur.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: couverture du livre Le Panier de crabes, Véronique Vasseur)

  • Sr Emmanuelle à Notre-Dame de Paris

     Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci

    Messe d’hommage à Soeur Emmanuelle à Notre-Dame de Paris ce mercredi 22 octobre 2008.emmanuellesr22.10.08 006.jpg

     

    Après l’inhumation de sœur Emmanuelle ce matin dans le Var, grand soleil sur la cathédrale Notre Dame cet après midi pour la cérémonie d’hommage à sœur Emmanuelle avec le Président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse, Monsieur Jacques Chirac et sa femme, Michèle Alliot-Marie, Laetitia Hallyday, Alain Jupé, Marie-Thérèse Hermange, et de nombreux autres politiques, artistes et une foule très nombreuse avec beaucoup de jeunes.

     

    On assiste à la procession extérieure des clercs, diacres, prêtres, évêques vêtus en violet, précédée des volutes d’encens avant l’entrée dans la cathédrale où le Président de la République et Carla Bruni-Sarkozy ont été invités à s’installer par le cardinal archevêque de Paris, monseigneur André Vingt-Trois.

     

    La cérémonie débute par le Psaume 125 « Je mets mon espoir dans le Seigneur, je suis sûr de sa parole » en refrain avec une série de couplet démarrant par « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, écoute mon appel. Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière. » etc…C’est la maîtrise de Notre Dame habillée de bleu qui nous régale. L’autel est encensé à son tour, avec abondance. Cet arôme a été employé de tout temps et peut aider à la méditation. Monseigneur Vingt-Trois fait un court discours d’accueil en direction du Président de la République, d’évêques et annonce une messe à la chapelle de la Médaille miraculeuse située Rue du Bac samedi prochain 25 octobre à 10h30.

    Le Président d’Asmae, l’association de sœur Emmanuelle, lit le testament spirituel de sœur Emmanuelle qui oriente vers l’amour plus fort que la mort. Son message est bref, tonique, débordant de joie et d’allégresse, disant un «merci bondissant de reconnaissance » pour les milliers d’enfants aidés par l’amour ; elle nous rappelle le philosophe Pascal avec son «Dieu sensible au cœur», cite l’évangile de Mathieu chapitre 25 «Bénis par toi Notre Père des cieux» en enchaînant sur tous les présents à qui elle dit « Vous êtes bénis : aimez et partagez »; sœur Emmanuelle conclut en déclarant que le Magnificat est le secret du bonheur de sa vie.            

    Monseigneur Vingt-Trois remercie, enchaîne comme il convient par « Nous nous préparons à célébrer…. »  suivi du « Je confesse à Dieu tout puissant ….. . Amen ».

    On embraye sur le « Kyrie Eleison, Christe Eleison », seuls mots grecs restés présents dans une messe et signifiant : « Seigneur, prends pitié ! Christ prends pitié !».

     

    Monseigneur prie avec « Dieu tout puissant, nous te prions pour sœur Emmanuelle ….. ». Suit la lecture à l’ambon  par Jacques Delors, catholique pratiquant, de la 1ère  lettre de saint Paul aux Corinthiens qui n’est rien d’autre qu’un hymne à la charité ou plutôt à l’amour avec notamment ces paroles « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien » et entre « foi, espérance et charité : le plus grand des trois est la charité ». C’est un texte souvent mis dans les cérémonies de mariage. A la suite de Jacques Delors, le même texte est lu en arabe par un prêtre libanais. D’ailleurs la femme du Président de l’Egypte Hosni Moubarak est présente. Monseigneur Michel Dubost, évêque d’Evry indique que la messe est dite en arabe à Notre Dame du Liban rue d’Ulm, que Dieu est nommé Allah, que les maronites – arabes catholiques - libanais sont rattachés à Rome, ces prêtres là étant mariés de même que d’autres ailleurs avec la bénédiction – si j’ose dire – de Rome qui fait tant d’histoires en d’autres lieux !

     

    Un Magnificat joyeux est alors chanté, avec le refrain : «Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom ! ». Ce chant est basé sur des paroles dites par Marie, future mère de Jésus, à sa cousine Elisabeth, autrefois chanté en latin avant d’en venir au français. 

    Puis Monseigneur Vingt-Trois bénit le diacre qui va lire l’évangile. Un Alleluia – Alleluia c’est dire la joie ! est chanté 3 fois, suivi de l’échange : «- Le Seigneur soit avec vous. - Et avec votre esprit.

    Evangile de Jésus Christ selon Saint Luc ». On écoute le récit de la 3 ème fois où Jésus se montre à ses disciples qui viennent de pêcher toute la nuit en vain ; ils jettent alors le filet où Jésus le leur indique avec succès. Jean est celui qui reconnaît Jésus et Pierre s’élance vers la rive. A l’issue d’un repas de poissons et de pain, Jésus parle à Pierre, épisode s’achevant par le« Suis-moi» de Jésus à Pierre après qu’il ait dit à son disciple : « Sois le berger de mes brebis ». On achève par : « Acclamons la parole du Seigneur ! » l’assemblée des présents répondant « Louange à toi, Seigneur Jésus ! »

     

    Monseigneur nous fait un prêche, un sermon, un discours, comme on veut. C’est l’occasion pour lui selon l’usage d’évoquer soeur Emmanuelle, le basculement de sa vie à l’heure de la retraite quand elle commence une nouvelle vie avec les chiffonniers du Caire au milieu d’eux  24h sur 24 – hormis une messe quotidienne, son utilisation plus tard des médias sans complexe pour faire connaître et aider les déshérités qu’elle côtoie, l’«embarquement » de sœur Sarah, religieuse copte orthodoxe, avec sœur Emmanuelle pour poursuivre son objectif, les liens du message délivrée par notre sœur presque centenaire avec les lectures faites de Paul et de Luc, pour déclarer que « la générosité n’est rien si elle n’est pas animée par l’amour. » En conclusion, sœur Emmanuelle doit jubiler ce jour en voyant quelques heures de plus consacrées aux pauvres et que Jésus, son grand amour, n’est pas oublié avec cette cérémonie eucharistique. Monseigneur nous rappelle que rien ne vaut mieux que de « donner sa vie pour ceux qu’on aime », ce que Jésus a fait pour tous car « sans amour nous ne sommes rien, l’amour seul est dogme de Foi. Amen »

    Amen, est une approbation qui revient souvent dans un office.

     

    On arrive à la partie des intentions de prières, avec en refrain « Dans ta miséricorde, écoute-nous Seigneur ! ». 3 intentions sont présentées. La première très logiquement par une sœur de la congrégation à laquelle appartient sœur Emmanuelle : « Nous te prions pour la grande famille de Notre Dame de Sion : sœurs, frères, associés, amis, professeurs et élèves ». La seconde  par un responsable d’Asmae qui invite à prier pour les jeunes du monde entier qui s’engagent dans la solidarité envers les plus faibles. La troisième par Marie-Thérèse Hermange, sénateur de Paris, qui appelle l’assistance à demander qu’à la suite de sœur Emmanuelle il soit donné « à ton église des semeurs de vie et de joie.. » qui donnent à voir dans notre prochain ton visage.

    Monseigneur Vingt-Trois enchaîne sur une prière. Puis l’orgue joue pendant qu’un diacre prépare l’autel avec calice et vin et la patène avec l’hostie, pain et vin évoquant les fruits du travail des hommes. 

    Pendant qu’à l’extérieur un écran géant permet de suivre la cérémonie, on s’achemine vers la partie la plus intime de la cérémonie avec d’abord le lavement des mains de Monseigneur qui est l’officiant célébrant, ce qui est un geste de purification. Le clerc encense la foule comme il a encensé l’autel.

    Monseigneur attaque alors le début de la grande prière eucharistique emmanuellesr22.10.08 001.jpg: «Seigneur Notre Dieu sois favorable à l’offrande que nous te présentons… ». Puis, calotte ôtée, il dit : « Le Seigneur soit avec vous», la foule répondant « Et avec votre esprit ». Monseigneur : « Rendons grâce au Seigneur Notre Dieu ». Réponse : « Cela est juste et bon ». Monseigneur : « Vraiment il est juste et bon… Si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l’immortalité nous apporte la consolation ; … C’est pourquoi… »

     

    La maîtrise entonne le Sanctus, autrement dit « Saint ! Saint ! Saint le Seigneur Dieu de l’univers. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Hosannah au plus haut des cieux ! » Monseigneur Vingt-Trois dit la prière eucharistique qui évoque le dernier repas de Jésus avec ses disciples avant sa passion  « Seigneur nous te prions. Sanctifie cette offrande en répandant sur elle ton esprit. Quelle devienne pour nous le corps et le sang de Notre Seigneur Jésus Christ…… »  Lors de son dernier repas « Il prit le pain, le bénit et le donna à ses disciples en disant : Ceci est mon corps. Prenez et mangez en tous.» et l’hostie est présentée à l’assemblée alors que sonne une cloche de la cathédrale. « De même à la fin du repas il prit la coupe, la bénit et la donna à ses disciples en disant : ceci est le calice de mon sang »… «Vous ferez cela en mémoire de moi » avec à nouveau trois sons de cloche.

    Vient la proclamation « Il est grand le mystère de la Foi » A quoi un chant répond : »Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus. Nous célébrons ta résurrection. Nous attendons ta venue dans la gloire.»

    Pour les chrétiens, hostie et vin sont devenus vraiment corps et sang du Christ, alors que pour les protestants il ne s’agit là que de symboles et pas d’une présence réelle. Au départ, il s’agissait d’un repas partagé en commun où chacun apportait ce qu’il pouvait le tout étant béni au préalable.

     

    A nouveau une prière : « ……nous te rendons grâce…. Envoie ton Esprit Saint…A nouveau des prières : l’une non dite par Mgr André Vingt-Trois puisqu’elle le concerne « Souviens-toi de notre évêque André… » une autre avec « Souviens-toi de notre sœur Emmanuelle, appelée auprès de toi…. », une troisième « Souviens-toi aussi de tous nos frères endormis… » puis enfin « Sur nous tous enfin nous implorons ta bonté…Permet qu’avec la bienheureuse Vierge Marie nous ayons tous part à la vie éternelle et que nous chantions tes louanges. »

    A nouveau Monseigneur Vingt Trois : « Par lui avec lui et en lui, nous pouvons dire la prière reçue du Sauveur : « Notre Père qui es aux cieux ….Et délivre-nous de tout mal. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire. »

    « Seigneur Jésus tu as dit à tes disciples : je vous laisse la paix, je vous donne ma paix … »    et pour tous : « Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous » La foule répondant « Et avec votre esprit »

     

    Quand on a du temps il y a échange du baiser de paix ou d’une poignée de main avec « La Paix du Christ » par exemple entre les prêtres, les assistants, les prêtres et les assistants. Mais là Monseigneur enchaîne aussitôt avec : «Heureux les invités au festin de l’amour » (on dit aussi « au repas du Seigneur ») et puis la prière :

    « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri. » (Ceci reprend la requête d’un centurion romain venu demander à Jésus la guérison de sa fille très malade : « je ne suis pas digne que tu entres dans ma maison, mais dis seulement une parole et ma fille sera guérie » avait dit ce militaire).

    C’est la communion, autrement dit la proposition de recevoir le corps du Christ, les évêques en plus communiant au sang du Christ – en principe du vin blanc qui ne tache pas -, très rarement du vin rouge.

    Pendant ce temps la maîtrise chante l’Agnus Dei de Maurice Duruflé, soit si l’on traduit : « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde prends pitié de nous » (bis) avec ici en fin « Dona eis requiem » autrement dit « donne lui le repos éternel » ou qu’il ou elle repose en paix puisque la cérémonie n’est pas une messe de Requiem mais cependant réalisée en hommage à une sœur défunte à qui il est souhaité de reposer en paix. Car pour les chrétiens la mort est suivie d’un long repos avant la résurrection des corps qui ne pourra avoir lieu qu’à la fin des temps ou fin du monde.

    A l’extérieur des clercs distribuent aussi le corps du Christ, qui est un pain sans levain en souvenir du pain sans levain des juifs avant de sortir d’Egypte pour échapper sous la conduite de Moïse à un certain moment  au pouvoir acquis par pharaon. 

    C’est le Salve Regina – Salut Reine du Ciel -souhaité par sœur Emmanuelle et chanté en direction de la statue de la Vierge portant son fils Jésus dans les bras, statue présente dans la cathédrale non loin de l’autel et qui est souriante ou triste selon l’angle sous lequel on la regarde. Le texte du Salve Regina étant des années 1220 ; qui aurait envie de le réactualiser du côté des paroles ?

    Salve, Regína, mater misericórdiae  vita, dulcédo et spes nostra, salve Ad te clamámus, éxules fílii Evae.
    Ad te suspirámus, geméntes et flentes in hac lacrimárum valle. Eia ergo, advocáta nostra, illos tuos misericórdes óculos ad nos convérte. Et Jesum, benedíctum frucum ventris tui, nobis post hoc exsílium osténde
    O clemens, o pia, o dulcis Virgo María

    Salut, Reine, mère de miséricorde, notre vie, notre douceur et notre espérance, salut. Vers toi nous crions, nous les enfants d'Eve exilés. Vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Alors, toi qui es notre avocate, tourne vers nous tes yeux pleins de miséricorde. Et après cet exil, montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein, Ô clémente, bienveillante et douce Vierge Marie.
    Pendant le Salve le bourdon de la cathédrale – au son magnifique – résonne. Le recueillement a été saisissant tout au long de cette messe.

    Monseigneur Vingt-Trois reprend les commandes  pour achever la cérémonie : « Nous te supplions, Seigneur…. »

    Puis vers la foule : « Le Seigneur soit avec vous ! »

    Réponse : « Et avec votre esprit ! »

    Monseigneur : « Que le Dieu tout puissant vous bénisse au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit !  Allez dans la Paix du Christ. » (Autrefois : Ite missa est, Allez la messe est faite).

    C’est fini.

    Monseigneur reconduit le Président et son épouse à leur voiture, un Président qui ne désire pas faire  de déclaration. Et on le comprend.

    La foule se disperse. Jacques Chiracemmanuellesr22.10.08 008.jpg répond, Laetitia Hallyday aussi et madame Hosni Moubarakemmanuellesr22.10.08 010.jpg.

     

    On apprend ensuite que sœur Emmanuelle était apparentée à la famille Dreyfus. Que demain jeudi  va paraître chez Flammarion le livre qu’elle destinait à son  après mort appelé Confession d’une religieuse. L’Adieu de sœur Emmanuelle. Philippe Asso, prêtre et théologien lui a donné un coup de main pour la mise en forme de cet ouvrage qui porte sur 20 ans de sa vie.  Ce récit rétrospectif lui a permis de mieux repérer le sens de sa vie avec son message constant « La vie ne s’arrête jamais pour ceux qui savent aimer. »

     

    Je me demande bien, en l’état actuel des acquis des moins de 18 ans et de certains plus âgés, ce qui a pu être compris de la  cérémonie à Notre Dame. Il se peut aussi que je me trompe. Pour qui serait intéressé et qui a accès au Net -  forcément les lecteurs de ce blog - les textes principaux lus de Paul et de Luc se trouvent facilement dans le Nouveau Testament. De même le Psaume 25 dans l’Ancien Testament cette fois, le Je confesse à Dieu – version courte et version longue,  le Magnificat, le Notre Père, et le Salve Regina sont accessibles aisément via Google. Le Psaume 25 est commun aux religions monothéistes comme tous les Psaumes que le Roi David a chanté en ayant sans doute écrit. Avec la fréquentation vieillissante des églises, les participations des jeunes à de grands rassemblements, je m’étais demandée - et je l’avais dit en 2008 à un curé responsable de paroisse - si un catéchisme sur le Net ne serait pas à envisager. La question reste ouverte.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos prises à la télé: de haut en bas: le Président Nicolas Sarkozy avec son épouse et Mgr André Vingt-Trois après la cérémonie- désolée pour la photo floue !, Monseigneur Vingt-Trois cardinal-archevêque de Paris; de gauche à droite: Laetitia Hallyday, Jacques Chirac, madame Hosni Moubarak épouse du président de l’Egypte )         

  • Laïcité positive !

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouvez . Merci.   12 septembre: 67 visites, 

    Le discours de Nicolas SARKOZY, notre Président de la République, à la Salle des Fêtes de l’Elysée pour accueillir le Pape, Benoît XVI, m’a plu de A à Z. benoit nico.jpg

     

    Par sa positivité intégrale. Par sa tolérance envers chacun – équipé ou non d’une religion. Par la non négation – bien que l’église et l’état affichent leur séparation depuis la loi de 1905 – du rôle important de la culture chrétienne depuis Clovis. Ce qui a donné le qualificatif « fille aînée de l’église » à la France. 

     

    J’ignore qui a préparé le discours de notre Président, mais l’adhésion sincère d’esprit et de cœur du Chef de l’Etat se sentait tout au long de ses paroles avec des improvisations vraisemblables.

     

    J’ai noté tout spécialement au passage l’approbation d’un dialogue avec les religions, «patrimoines vivants de réflexion et de pensée, pas seulement sur Dieu » mais « aussi sur l’homme, sur la société dans de multiples secteurs », dont « sur la nature et la défense de l’environnement».

     

    Puis vient la laïcité positive : « J’en appelle une nouvelle foi à une laïcité positive qui respecte, une laïcité qui dialogue, une laïcité qui rassemble »…

     

    Le Président en appelle à la quête du sens de l’existence….de l’épanouissement de la personne.

     

    Il poursuit avec  nombre de point intéressants dont celui relatif à la bioéthique, avec le fait que ce n’est « pas l’affaire des seuls experts».

     

    Il insiste sur le dialogue, le respect, la tolérance, le calme.

     

    Le Chef de l’Etat évoque ensuite Lourdes, cette ville où l’on « va chercher une guérison du corps » et d’où l’on revient avec une guérison du cœur. Le miracle de Lourdes est celui de la compassion.

     

    Il enchaîne sur le respect de la dignité de l’homme, de la dignité de la personne qui a conduit la France à différentes créations, dont celle de la charge de contrôleur général des prisons.

     

    Les droits de l’homme on été entérinés à Paris il y a 60 ans. Il faut fuir le relativisme, dénoncer les fanatismes, lutter contre l’égoïsme.

     

    La tolérance est une notion qui doit être réciproque. Que les personnes aient une religion ou vivent sans. Point sur lequel j'insiste tout le temps sur ce blog. Je continue à citer notre Président.   

    « Nous ne mettons personne au devant de l‘autre mais nous assumons nos racines chrétiennes ».

    L’important est de regarder « ce qui rapproche les religions. »

    Et cette déclaration : « Oui, je respecte les religions, toutes les religions ». Malgré les erreurs commises jadis, elles ont un « rôle dans l’édification de l’humanité ».

     

    Le Président insiste sur le « besoin d’espérance des hommes », sur le fait que « la quête de la spiritualité n’est pas un danger pou la laïcité ».

     

    Il nous offre en conclusion une citation du Frère Christian, lignes écrites 3 ans avant son décès et qui est un signe de paix entre musulman et chrétien, et plus généralement entre les hommes. 

     

    Il est certain qu’à l’issue des paroles du Président il va y avoir des commentaires à n’en plus finir sur ses intentions dans tous les sens. Et dès cette fin de jour alors que j’écris ce billet avec le C dans l’Air qui titre Le Pape réfléchit à la laïcité.

     

    Je n’oublie pas l’évocation de la vie spirituelle faite par Nicolas SARKOZY, cette vie qui est inhérente à la nature humaine et dont on parle peu.

     

    Le Président ne s’est pas caché de sa culture catholique quand il a été interrogé avant les présidentielles pour le n°3214 de La Vie paru le 5 avril 2007.

    Rappelons que Nicolas SARKOZY en 2004 a écrit sur la religion dans un livre « la République, les Religions, l’Espérance » où il indiquait : « Je suis de culture catholique, de tradition catholique, de confession catholique. ».

    En 2005, à l’occasion d’un débat que La Vie organisait, le futur Président déclarait : « il n’y a rien de plus central que la question spirituelle. Aux questions essentielles, la République n’apporte pas de réponse. La religion donne une perspective, répondant par l’espérance.

    Puis, dans La Vie de 2007, il déclare carrément : « Je suis catholique ».

     

    Voilà pour ce soir.

    Regardez les jeunes, c’est intéressant à découvrir tout ce qui est dit à propos de cette visite du Pape.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr