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  • Entrer en politique ? Dr V. Vasseur et d’autres

    verovasseur.jpgimagesVasseur.jpg Le Docteur Véronique Vasseur dans le livre qu’elle vient de publier «Le panier de crabes» aux éditions Flammarion, 19 euros, relate noir sur blanc son trajet en politique. Et sa déception.

     

    Pour elle avec l’UMP. Mais au sein d’autres partis, déclare-t-elle, c’eut été pareil.

     

    Avant d’être pressentie, le Docteur Vasseur était déjà connue par son action positive dans le cadre de son activité professionnelle de médecin. Complétée par deux livres : « Médecin-chef à la prison de la santé » et « L’hôpital en danger ».

     

    Elle raconte n’avoir rien demandé. L’UMP l’a sollicitée pour se présenter en 2007 aux législatives dans un fief difficile, concourant comme femme à la parité des sexes.

     

    C’est dans la 10 ème circonscription de Paris. Elle s’en tire honorablement au premier tour ; est battue au second. En novembre 2007, elle remet ça pour les municipales de mars 2008 toujours dans le même arrondissement parisien. Cette fois c’est moins bon avec un score au second tour d’à peine un tiers des voix contre plus de deux tiers à la liste d’union de la gauche.

    Elle s’arrête là.

     

    Aujourd’hui, elle raconte que le monde de la politique n’était pas son monde.

    Elle ne se décrit pas comme naïve mais comme idéaliste. Quand elle y est allée, elle savait que ce ne serait pas tendre. Ce fut médiocre.

    Ayant soutenu Nicolas Sarkozy, elle pensait être aidée. Elle ne s’imaginait pas un tel « bal de faux-semblants », tant de coups multiples portés de l’intérieur.

     

    Elle dénonce l’hypocrisie. Présente de la droite à la gauche. Avec des mines faussement sympathiques devant. Une guerre à outrance derrière. Apprendre par exemple que l’épouse d’un député maire déclare, à l’occasion d’une réunion publique, que le candidat que vous êtes n’a aucun charisme n’a rien d’encourageant.

     

    Le Docteur Vasseur vient de la société civile et non d’une immersion politique qui aurait pu débuter au lycée.

    En conséquence, elle ne connaît pas les us et coutumes, les codes plus ou moins cachés. La nécessité de l’argent à avancer par les candidats. Cela peut aller jusqu’à 20.000 euros remboursés au mieux un an plus tard. Il faut bien payer les affiches, les salles pour débattre, les tracts, bref l’intendance. J’en atteste l’ayant observé pour un candidat indépendant. Avec la nécessité de faire un score d’au moins 5 %. Des emprunts sont faits par certains. Etc…

     

    En interview le Docteur Vasseur déconseille à Patrick Pelloux - l’urgentiste compétent et apprécié qui dit et écrit ce qu’il pense – d’aller en politique. Personnellement, tel qu’est ce confrère, je ne le pense pas un instant exposé à ce genre de situation. Il tient trop, avec raison, à sa liberté de parole et à son indépendance.

     

    Nicolas Hulot a refusé une entrée en politique. Un étiquetage politique peut se révéler très réducteur pour la suite du rayonnement individuel de la personne concernée – homme ou femme.

     

    Un peu de soleil sur ce fond gris, terne, déprimant.

    Le soleil des candidats indépendants, non étiquetés, non affiliés à un parti.

     

    Désireux de rester indépendant il est possible d’être élu pour soi-même, pour ses qualités, sans appareil politique pour soutenir.

    En théorie.

    Car pour la suite d’une vraie carrière politique c’est quasi impossible d’avancer sans un parti structure, organisé, qui porte.

     

    Au niveau des députés, il y a eu en Non Inscrit – NI - Véronique Basse, en Vendée. Elle est toujours députée mais cette fois MPF, Mouvement Pour la France.

     

    Avant la députation, comme indépendant ou comme appartenant à un parti politique ou s'en réclamant – les apparentés - , on peut tenter d’être élu Maire d’une commune dès 18 ans ou conseiller municipal par ses concitoyens. Une première marche en politique.

     

    Plus facile de « faire son trou » à partir de la province ? Peut-être.

     

    Sans oublier que la vocation, l’appel de la politique, existe pour certains. Ainsi, pour ne citer que lui, l’écolier François Mitterrand pensait-il dès le primaire à son entrée en politique, au travail qu’il y accomplirait. Dès son plus jeune âge il se voyait, un jour, en Président de la République. Il se donna les moyens pour y arriver.

     

    Un travail, un métier, une activité commence très souvent par se rêver. Par se construire dans la tête. 

    Bonne réflexion à vous les jeunes ! Que ce soit comme électeur ou comme futur candidat et également électeur.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: couverture du livre Le Panier de crabes, Véronique Vasseur)