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musée tourgueniev

  • Contes : Noëls de la Sainte Russie

    Ce livre de contes de Noël, recueillis par Gérard Letailleur, est à offrir. J'en ai acheté trois pour trois jeunes cousin et cousines de 10 ans qui seront enchantés de ce livre dédicacé par l'auteur le 20 décembre 2014. La couverture, en couleurs, montrant les trois rois mages porteurs de présents, l'étoile brillant au-dessus d'eux, entrant dans une isba, est très attrayante, belle.

    Le livre lui-même comporte un avant-propos général sur les contes, suivi de onze contes, appartenant soit à la tradition russe – cinq contes, soit d'auteurs tels Tolstoï, Dostoïewski, Tchekov, Chtchédrine, Gogol pour les six autres. Un glossaire éclaire les mots typiquement russes et une courte biographie raconte chaque auteur. Un dessin en noir et blanc image chaque conte avant son début. Puis on entre directement dans cette Russie de Noël pétrie de neige, de gel, de glace, avec ses isbas au poêle ronflant et brûlant, ses pelisses, les vêtements colorés des jeunes pour la fête, le sermon du pope, le riz aux raisins secs de la veillée, la forêt, les animaux, etc... Tout fourmille d'une vie concrète. Je me suis sentie présente à l'intérieur de ces contes, acteur beaucoup plus que simple lecteur/spectateur.

    Voici les titres : La légende de Babouchka. Le conte de Noël. Là où il y a l'Amour, il y a Dieu. La moufle. Kachtanka. Le miroir déformant ou le conte de Noël. L'arbre de Noël et le mariage. La bûche de Grand-Père Gel. La petite fiancée du Roi-Gel. La nuit de Noël. La petite fille de neige. Je fais une mention particulière pour La nuit de Noël, le plus long de ces contes, beaucoup de ces contes se déroulant au cours de cette nuit si particulière. Son auteur est Nicolas Gogol. C'est le nom du traducteur, un français du nom de Louis Viardot, ami d'Ivan Tourgueniev, qui m'a interpellée. Pour ceux qui n'auraient pas eu l'information, il existe une Association des amis d'Ivan Tourgueniev Pauline Viardot et Maria Malibran, avec, à Bougival, dans la propriété « Les Frênes » la maison Viardot et un musée Tourgueniev qui se visitent les samedi et dimanche d'avril à octobre. J'ai eu le bonheur de visiter ces lieux.que Tourgueniev avait acheté en 1874 pour les Viardot et lui, Bougival étant pour lui un second nid, l'autre étant sa propriété de famille en Russie. Né en 1818, c'est à Bougival le 3 septembre 1883 que décéda Tourgueniev, en présence de Pauline Viardot et ses enfants. L'école Boulle a pu reconstituer la chambre de Tourgueniev. Pauline, cantatrice et sœur de la Malibran, était l'épouse de ce Louis Viardot traducteur qui décéda le 5 mai 1883, avant son grand ami Tourgueniev. Louis Viardot était né le 31 juillet 1800.

    Je termine en citant la 4ème page de couverture de ces Noëls, publiés par Via Romana en octobre 2014 pour un coût de 16 euros . « En Russie, les contes de Noël et du Nouvel An ont pris racine non seulement dans le christianisme, mais dans les anciennes croyances slaves. Emprunts d'une poésie révélatrice d'émotions profondes, d'une atmosphère poignante de vérité, ils reflètent la bonté de Dieu qui par son incarnation préside aux destinées de chacun. Ils ont inspiré les plus grands écrivains, de Tolstoï à Gogol, de Tchékhov à Chtchédrine. Ces magiciens du verbe les ont puisés dans la tradition orale et la nature y joue un rôle considérable : les immenses forêts du Nord, peuplées d'ours et de loups, confrontées aux rigueurs du climat, donnent à ces récits une dimension envoûtante. En transfigurant les apparences, en offrant du réconfort, en délivrant une leçon de foi et d'amour, ces contes rendent le bonheur accessible aux plus humbles, aux plus déshérités. Leur univers féérique fascine à tous les âges de la vie : il suffit de tendre l'oreille et de fermer les yeux. »

    Bonne lecture de cette Russie authentique !

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr