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mort

  • La mort de la mort Laurent Alexandre

    Laurent Alexandre, auteur de cet essai qui vient de paraître en avril 2011 chez J C Lattès,  a un profil diversifié. Il est médecin, énarque et présent sur le net.

    Il nous offre un panorama de ce que peut être l’avenir dans cet ouvrage. Un livre susceptible d’intéresser tous ceux et celles qui sont passionnés par l’évolution des choses.

    Voici la présentation de l’éditeur :

    «  La révolution de la vie ou comment la biotechnologie va bouleverser l’humanité.

    La génomique et les thérapies géniques, les cellules souches, la nano-médecine, les nanotechnologies réparatrices, l’hybridation entre l’homme et la machine sont autant de technologies qui vont bouleverser en quelques générations tous nos rapports au monde. Il est aussi probable que l’espérance de vie doublera au minimum, au cours du XXIe siècle. 

    Le face-à-face entre les bioconservateurs et les bioprogressistes va aller en s’amplifiant. De l’homme réparé à l’homme augmenté, il n’y a qu’un pas qui sera inévitablement franchi. Que deviendra notre système de retraites actuel quand l’espérance de vie atteindra cent quatre-vingts ans ? L’homme changera-t-il de nature ? Les religions seront-elles anéanties ou revivifiées ? La mort de la mort préfigure-t-elle la mort de Dieu ? 

    Sans prendre parti, ce livre analyse le plus précisément et le plus clairement possible les termes du débat. Face à certaines évolutions inéluctables il est encore possible de choisir certaines options. Voyage au cœur des laboratoires où se préparent des révolutions scientifiques imminentes; voyage au cœur des lobbies qui souhaitent accélérer ou stopper ces fantastiques expériences. Voyage dans le monde politique qui tente de comprendre les retombées éthiques et sociales de cette révolution de demain, le livre du Dr Laurent Alexandre nous offre un panorama vertigineux et passionnant d’enjeux fondamentaux car nous sommes à la veille d’un bouleversement qui fera passer l’ensemble des progrès médicaux du XXe siècle pour des micro-événements. »

    A l’époque, pas si lointaine, de Balzac, la femme de trente ans était une vieille femme. On s’est éloigné de cette image en fort peu de temps.

    Le livre de Laurent Alexandre pointe du doigt les réalités futures envisageables en avril 2011, des réalités qui pourraient être, concrètement, bien différentes dans 20 ans.

    Moins de 18 ans aujourd’hui, vous vivez déjà une période intéressante. Vous allez participer à des années passionnantes. Vous allez voir surgir bien des nouveautés dont je souhaite qu’elles apportent de la beauté dans votre vie. Certains, par leurs activités professionnelles, participeront aux changements évoqués dans cet essai, pas forcément sous les formes décrites par Laurent Alexandre.

    Quelles que soient les voies qui jailliront et dont certaines seulement se développeront, en aucun cas la mort de la mort ne signera la mort du spirituel, la mort de cette transcendance généralement appelée Dieu auquel l’homme, être avant tout spirituel, est relié.

    Car l’homme ne s’est pas auto créé.

    La mort de la mort est à lire pour être informé, en gardant toutefois une certaine distance. Afin de ne jamais oublier notre partie spirituelle.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Patrick Ben Soussan, les enfants et la mort

     

    Vers la fin des vacances scolaires, le lundi 1 er novembre 2010, tous les saints sont fêtés, suivis le mardi 2 novembre de la journée de rendez-vous annuel avec les trépassés. En ces périodes les tombes ou autres lieux  de recueillement sont fleuris très spécialement, rituel d’hommage aux restes corporels de ceux qui nous ont précédé. Nous sommes tous, à ce jour, le fis ou la fille de deux parents, eux-mêmes issus de lignées d’ancêtres.

     

    Ce préambule pour en venir à une interview de Patrick Ben Soussan réalisée le 20 octobre 2006. Ce pédopsychiatre a été rencontrée ici le 28 octobre à propos des bébés au théâtre.

     

    En cet avant toussaint/jour des morts, le propos de Patrick Ben Soussan porte sur le sujet suivant : « Les enfants sont capables d’affronter la mort ».

     

    « A partir de quel âge les enfants peuvent-ils comprendre la notion de mort ?

    Plus un enfant est petit, plus il perçoit la mort d'un point de vue sensoriel. C'est la disparition physique qui marque son esprit. Le timbre de la voix, le toucher, l'image de la personne disparue lui manquent très concrètement. D'ailleurs, un nourrisson qui perd sa mère, vit cette mort comme une amputation, une perte d'une partie vivante de lui-même. Ce deuil, non élaboré psychiquement, ne s'inscrit pas dans la mémoire du bébé mais dans son propre corps. Il ressent des années plus tard, sans même pouvoir l'identifier, une manière d'être porté ou bercé, l'odeur d'un parfum. Cela peut laisser des traces indélébiles. Plus grand, l'enfant intègre l'idée de mort par les différentes expériences de perte qu'il traverse : celle de la perte d'une peluche fétiche, d'un animal domestique, la première séparation avec maman à la crèche etc. Puis, par tout ce qu'il apprend à l'école et auprès de ses aînés, il est forcé d'accepter la notion de mort. La réalité s'impose à lui exactement comme pour la "révélation" de la non-existence du père Noël. Entre ses 4 et 6 ans, il sort donc de son univers magique et perd son impression de toute puissance.

    Comment parler de la mort à un enfant ?

    Il ne faut surtout pas attendre qu'un drame survienne pour amorcer une discussion sur ce thème. En réalité, dans une famille où tous les sujets sont abordés librement, où l'enfant peut poser des questions sans craindre de fâcher ses parents, bref où le dialogue est une habitude de vie, la mort apparaît forcément dans les sujets de conversation. Le contexte n'étant pas particulièrement difficile, les parents trouvent alors les bons mots pour expliquer ce qu'ils savent et n'ont pas besoin de mentir. Si, au contraire, ils doivent répondre aux interrogations de leur enfant le jour de l'enterrement d'un proche, l'exercice devient plus délicat et certains parents cèdent légitimement à la facilité avec des phrases comme "Papi est parti au ciel. C'est l'étoile qui brille là-bas, tu vois". D'autres, tellement occupés par leur propre peine, ne trouvent pas le courage de dire la vérité et laissent croire à l'enfant que leur grand-père va revenir.

    Mais les parents n'ont pas réponse à tout...

    Bien sûr ! Et ces réactions à chaud ne sont pas dramatiques, d'autant que les parents peuvent revenir sur ce qu'ils ont dit quelques temps après. Rien n'est jamais définitif dans l'esprit d'un enfant. Bien sûr mieux vaut essayer d'éviter d'inventer des histoires car elles peuvent provoquer des déceptions et des angoisses. Ce qui compte, c'est surtout de ne pas exclure l'enfant de la problématique qui concerne l'ensemble de sa famille et de ne pas l'encourager, en voulant à tout prix le protéger, à nier la réalité. La mort est inéluctable et ce fait ne peut pas être enjolivé. En revanche, les parents ont le droit de dire "Je ne sais pas ce qu'il advient après la mort" ou s'ils sont croyant "Nous le retrouverons au paradis". Du moment que les parents acceptent de partager leur point de vue avec l'enfant et qu'ils lui transmettent un début de réponse et de réflexion, une base pour faire leur propre chemin intellectuel, alors, leur discours, aussi hésitant soit-il, peut devenir une aide.

    L'enfant doit-il assister à l'enterrement ?

    Associer l'enfant au deuil lui permet d'affronter la réalité tout en profitant du soutien du groupe familial. Au cours des funérailles, la présence d'êtres chers, leurs paroles réconfortantes et leurs gestes tendres abondent. Laisser un enfant seul à la maison pendant que toute la famille se serre les coudes à un enterrement ou le confier à des amis lointains pendant que tous les proches rendent ensemble un dernier hommage au corps du défunt, n'aurait pas de sens ! L'enfant a le droit de pleurer, de se fabriquer des souvenirs, de faire son deuil, sinon comment pourrait-il se construire? Longtemps, on a véhiculé l'idée selon laquelle il fallait protéger les enfants des réalités trop dures de l'existence. Mais pourquoi ? Ce genre de réflexe ne fait que repousser le moment où l'enfant devra affronter la réalité. C'est exactement le même principe de fuite lorsqu'un parent rachète un doudou identique à celui perdu la veille !

    Existe- t-il un processus de deuil spécifique à l'enfance ?

    Non, l'enfant réagit différemment en fonction de son âge, de sa personnalité et de la proximité de son lien avec la personne défunte. Chez les bébés, la relation à l'autre est cruciale. La dépendance physique et affective rendent l'autre constitutif de soi-même et par conséquent, la disparition d'autrui peut s'avérer très destructrice. Pour le petit enfant, les proches représentent une sécurité, une protection. Si l'un d'entre eux disparaît, l'enfant se sent perdu. Livré à lui-même, il ressent une profonde détresse. L'amour de l'autre était la condition sine qua non de son existence. Lors de la phase oedipienne, vers 3-4 ans, les enjeux diffèrent. La culpabilité guette le petit garçon qui voulait tant que son père disparaisse pour enfin bénéficier de toute l'attention de leur mère et qui, maintenant que papa n'est plus là, a la terrible impression que tout est de sa faute. Pour les filles, c'est bien évidemment le schéma inverse, mais les effets sont identiques. De la même manière, l'adolescence et son lot de conflits représente une période particulièrement délicate. La disparition d'un parent majore à l'extrême les discordes entre les membres de la famille. La mort rends réel les fantasmes les plus inavouables provoquant chez l'enfant une terrible culpabilité.

    Face à l'annonce d'une disparition, les enfants réagissent parfois bizarrement. Dans que cas faut-il intervenir?

    Il arrive qu'un enfant saute sur les tombes au cimetière ou pique un fou rire pendant la messe. Parfois l'enfant ne réagit même pas à l'annonce de la mort de quelqu'un et retourne jouer dans sa chambre comme si de rien n'était. Ces réactions sont propres à son caractère et son vécu. Il ne faut pas imaginer qu'il puisse se comporter comme un adulte. Dans d'autres cas, les bambins se déclarent malade ou s'inventent un ami imaginaire. Tout ceci signifie qu'ils ont compris la mauvaise nouvelle et qu'ils encaissent tant bien que mal. C'est seulement si cette attitude persiste, qu'il faut aider son enfant à exprimer ce qu'il ressent. Les personnes les plus liées avec le disparu ne sont pas forcément les mieux placées. Si les mots des proches ne parviennent pas à désamorcer le blocage, une séance chez un thérapeute est envisageable. Mais les parents doivent garder à l'esprit qu'un enfant solide affectivement aura plus d'armes pour se défendre face aux malheurs de la vie. Et que, fatalement, la nature veut qu' il y sera confronté sans nous à un moment ou un autre... Cet objectif - donner confiance en soi à l'enfant - appartient donc à une démarche éducative globale ».

    Je souhaite que ces réflexions aident certains enfants ou/et certains parents.

    Les cimetières sont vides. Mais la tranquillité des lieux permet à ceux qui peuvent observer une minute recueillie de silence face à la tombe d’un cher disparu ou à son équivalent d’ouvrir quelques instants son esprit à l’esprit du défunt.

    D’autres détestent les cimetières et tout ce qui s’en rapproche. Pour autant ils pensent aux leurs à l’occasion d’une dentelle faite main que l’on utilise ou d’un tableau joliment peint qui décore l’entrée d'une maison ou d'un appartement.

    Cimetières ou pas, les ancêtres ne sont pas oubliés. D’ailleurs ils sont présents, quoique l’on fasse, dans nos gènes et l’expression visible de ces derniers à propos de la couleur des yeux ou de la texture des cheveux, par exemple.

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Jean-Luc Romero: liberté jusqu'au bout

    La mort dans la dignité est une des préoccupations de Jean-Luc Romero, actuel Président de l'ADMD, Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité.

    Ce jour 23 septembre 2009 Jean-Luc dédicace de 18h00 à 20h30 à Paris, librairie La Belle Hortense 31, rue Vieille-du-Temple  4ème, l'ouvrage qu'il consacre à cette liberté ultime: celle de mourir dans la dignité.

    Publié chez Florent Massot cet ouvrage est intitulé "Les voleurs de liberté". 

    1ère Dédicace des "Voleurs de Liberté" à Paris

    1ère dédicace du livre coup de gueule, Les Voleurs de Liberté de Jean-Luc Romero à Paris
    Organisateur :
    Jean-Luc Romero
    Type :
    Réseau :
    Mondial
    Date :
    mercredi 23 septembre 2009
    Heure :
    18:00 - 20:30
    Lieu :
    librairie La Belle Hortense
    Adresse :
    31, rue Vieille-du-Temple

    Description

    1ère Dédicace à Paris :
    Jean-Luc Romero
    Président de l’ADMD
    dédicacera son nouveau livre
    LES VOLEURS DE LIBERTE
    « J’ai choisi de mourir dans la dignité »
    Publié chez Florent Massot
    Les voleurs de liberté : une loi de liberté sur la fin de vie pour tous les français!, Jean-Luc Rome