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montreuil

  • Dominique Paillé à Montreuil le 5 mars

    Vous disposez sur la page intitulée "index thèmes blog" des sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci.

    L’équipe UMP de Montreuil accueillait jeudi 5 mars  Dominique Paillé, porte-parole UMP, qui a délivré une parole claire. Paillé5.3.09 001.jpgLe thème affiché était « Le travail dominical »; d’autres questions d’actualité qui préoccupent les citoyens ont été abordées ensuite, en mode questions réponses en échange courtois entre ce communiquant de talent et un public attentif.

    En exergue je rappelle que le Président de la République applique tout simplement le programme sur lequel le candidat Nicolas Sarkozy  a été élu Président.

    1.      Le travail du dimanche

    Cette question qui a déclenché bien des commentaires concerne déjà de fait et légalement 7 millions et demi de travailleurs  - hôpitaux, police etc…

    Les résultats des enquêtes et sondages ont montré que 55% à 60% des français sont favorables au travail le dimanche dans un contexte différent, celui de magasins ouverts à la vente ce jour-là - magasins de meubles par exemple.

    Pas n’importe où car le texte qui sera bientôt inscrit à l’ordre du jour de la chambre des députés et du sénat concerne les zones touristiques et les zones urbaines Paris, Lyon, Marseille.  

    Pas n’importe comment car ce texte limité géographiquement est aussi un texte équilibré par les 3 dispositions suivantes : le volontariat – auquel le volontaire peut mettre fin n’importe quand sans voir son emploi remis en cause ; le repos compensateur; le doublement de salaire. Doublement qui séduit évidemment les étudiants, disponibles le dimanche pour travailler.

    Des élus, surtout en milieu rural, ont exprimé  au départ des crantes quant à ce projet. Certains syndicats aussi.

    Si ce texte – pour lequel il n’est pas question de reculer – passe, des ouvertures (ou  ré-ouvertures là où il a fallu fermer pour le moment) pourront avoir lieu dès 2010, en harmonie avec l’apparition de nouvelles formes de sorties en familles le dimanche.

    2.      La crise

    « Ce mal qui répand la terreur … ». Ce n’est pas de monsieur Paillé, c’est un clin d’œil du rédacteur au fabuliste Jean de La Fontaine.

    Dominique Paillé nous rappelle tout.

    Le discours de Toulon – offensif, clair, visionnaire par les perspectives pour s’en sortir -  qui va délivrer des dispositions d’urgence concrétisées par une aide aux banques, une aide aux P.M.E. (Petites et Moyennes Entreprises), une aide à l’emploi. L’Etat français – dont la signature est valable - a emprunté 320 milliards au taux de 4% qui ont été ensuite prêtés aux banques à 7%,  d’où la récupération d’intérêt. Au passage il est rappelé que la France est un pays dont les habitants mettent de l’argent de côté : il y a 27 millions de livrets de Caisse d’Epargne.  La banque Dexia qui prête aux collectivités locales ayant été en difficulté, il y a eu prise de participation. Les USA, eux, ont préféré nationaliser. Une question demeure en suspens : l’actif actuel des banques françaises. Les PME ont été aidées notamment par des emprunts possibles auprès d’OSEO. Le renforcement des contrats aidés est venu aussi au secours de l’emploi.

    Est venu ensuite le traitement de fond  pour maintenir l’emploi en privilégiant  l’investissement. La balance de paiement est déficitaire en France car on importe plus que l’on exporte. Ceci étant l’investissement a été d’abord  privilégié car pour 1 euro investi en investissement on récupère 0,95 côté PIB (Produit Intérieur Brut) alors que pour 1 euro investi en consommation on ne récupère que 0,6 côté PIB. Il existe 2 spécificités propres à la France : un fort taux d’épargne de 16% par rapport au PIB, alors qu’en Grande Bretagne ce taux n’est que de 1% ; un bon système de protection sociale. En France celui qui n’a rien dispose quand même de quelque chose : de quoi vivre par le chômage ou le RSA (Réseau de Solidarité Active); une couverture sociale par le CMU (Couverture Maladie Universelle) ou autre ; un minimum retraite. Rien de cela du côté des USA. Par ailleurs 21 milliards ont été alloués – dont 11 pour les collectivités. La consommation n’a pas été oubliée dans le domaine de l’industrie automobile par une prime à la casse qui a bien fonctionné en janvier et février 2009 et en matière de logement par le prêt à taux 0 qui a été doublé.

    La conclusion à tirer  de ces dispositions est que la politique gouvernementale est cohérente.

    Le troisième volet mis en œuvre par le Président Nicolas Sarkozy a été la préparation de l’avenir. Personne n’a oublié que le Président de la République française était aussi Président de l‘Union européenne quand la crise a déferlé sur le monde. Crise d’un capitalisme somnolent durant vingt ans, à partir de la chute du mur de Berlin en 1989. Suite à cet effondrement on a vécu dans l’idée qu’un seul système était solide : celui de l’économie de marché, lequel marché devait s’autoréguler. Ce qui ne s’est pas du tout passé car le quotidien a dérivé vers la recherche d’un taux de rentabilité maximum de 15% à 20% d’où des destructions d’emploi. Les financiers ont été tenus responsables de la survenue de ces désastres. Or la faute est aussi celle des états qui doivent veiller aux bonnes règles de fonctionnement du capitalisme. Il ne faut pas renouveler les mêmes erreurs.

    Dans ce but, Nicolas Sarkozy a initié une réunion du G 20 avec le Président Bush à New York. En avril prochain, une autre réunion va se tenir à Londres. Fin 2009 des règles nouvelles devraient exister avec des agences de cotation et des mesures en matière de paradis fiscaux. Rien n’est clos. Et le Président peut prendre de nouvelles mesures si besoin, notamment en matière de relance. Les socialistes entretiennent donc une mauvaise polémique.

    3.      Questions liées à la situation actuelle.

    Question a - Le mécontentement de la Guadeloupe en matière de pouvoir d’achat ne risque-t-il pas de retentir ailleurs ?Paillé5.3.09 002.jpg

    Réponse : La loi TEPA (loi en faveur du Travail, de l’Emploi et du Pouvoir d’Achat) – voir sur ce blog au 11 mars 2008 le billet intitulé « UMPGE + Frédéric Lefebvre » qui détaille cette loi - avec 13 milliards injectés dans l’économie a permis de consacrer 11 milliards à la défiscalisation des heures supplémentaires  (seulement 350 millions pour le bouclier fiscal) . Ces 11 milliard ont permis une augmentation du pouvoir d’achat de 100 euros à 120 euros pour 8 millions de français. En septembre 2008 la crise a causé l’arrêt de l’augmentation du pouvoir d’achat. Des mesures ciblées ont alors été mises en place comportant : pour nombre de foyers un gain en 2009 de 200 euros à 500 euros en matière de fiscalité liée à l’IRPP (Impôt sur Revenu des Personnes Physique) ;  la mise en place du RSA; des dispositions pour les activités à temps partiel. Il s’agit d’aider les plus nécessiteux  qui sont les plus frappés par la crise dans leur pouvoir d’achat.     

    On entre en déflation avec une baisse des prix de 2% à 3% pour les biens de première nécessité. Au final pas de baisse du pouvoir d’achat en 2009 avec un plus pour les plus défavorisés.  

    Question b – L’augmentation de la pression fiscale de 1,1 %. Comment ?  

    Réponse : Il a fallu mettre sur pied le RSA. Oui il y a eu ici déviance de l’engagement initial.

    Le rédacteur ajoute : par la force des choses. 

    Question c – La dette de l’Etat : comment la rembourser ? Et aussi ce qui est envisagé quant à la taxe professionnelle qui assure à Montreuil 36% des recettes.

    Réponse : Concernant la taxe professionnelle il s’agit de 8 milliards. Le système de substitution n’est pas encore fixé mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir pour les collectivités locales, la compensation devant être faite à l’euro/l’euro. Concernant la dette de l’Etat : de 40 milliards avant la crise elle sera de 110 milliards fin 2009. La situation était et est délicate et ce fut un choix d’agir ainsi. Ceci étant il faudra bien rembourser dans quelque(s) décennie(s). Comment ? Faire marcher la planche à billets ?  Les USA autrefois ont fait ainsi et c’est moins faisable pour eux aujourd’hui. Par l’inflation ? Pas possible, les allemands voulant une maîtrise à 3%. Augmenter les recettes par des prélèvements ? Non. Augmenter les recettes en réduisant les dépenses de l’Etat par la réduction du renouvellement des fonctionnaires ? En augmentant la croissance ?  Le souci est de ne pas creuser davantage la dette.

    Question d – Une question est posée sur les couples travaillant dans une même entreprise et qui se retrouvent en même temps au chômage avec un prêt immobilier à rembourser. Y a-t-on pensé ?

    Réponse : Normalement tous les prêts bancaires sont assurés en cas de chômage. On peut imaginer que dans les cas où cela ne marcherait pas il serait peut-être possible d’envisager un système tel celui mis en place par le Président Obama.

    Question e – Pour la relance ? Sommes-nous indépendants ou liés ?

    Réponse : Il n’y a pas d’indépendance. La Chine ne fait cette année que + 8% de progression – moins qu’auparavant - ce qui est heureux pour notre économie. L’année 2009 est une année de crise. Aux USA la Général Motors dépose son bilan si elle n’est pas aidée. Combien d’autres mauvaises surprises encore ? En France le plan de relance est cohérent on vient de le voir. Et suffisant, préparant l’avenir. Dominique Paillé indique que maintenant, en raison de l’importance de l’épargne, il convient que les Français se remettent à consommer, à acheter. Il rappelle qu’en France, à l’inverse des USA, on ne vit pas dans l’angoisse de n’être pas soigné si on est malade.

    Question f – Pourquoi pas un emprunt d’Etat ?

    Réponse : Tous les moyens n’ont pas été utilisés. René Ricol fait ce qu’il peut comme médiateur-crédit. On verra si un emprunt d’Etat voit le jour ultérieurement.

    Question g – Comment rembourser ? Le poids de la Chine et de l’Inde ? 

    Réponse : La Chine et l’Inde ne prêtent pas d’argent mais peuvent avoir un rôle de prédateurs. Comment ? En achetant des entreprises – ce que fait déjà la Chine en Allemagne et en Belgique – quitte à délocaliser ensuite vers la Chine. Les Emirats ont aussi des disponibilités financières. Il vient aussi d’être créé un Fond Social d’Investissement en direction des victimes de la crise.

    Question h – La recherche et les enseignants-chercheurs. Le discours du Président a été mal perçu, quelques mots ont blessé. Le classement Shangaï (depuis 5 ans l’Institut d’enseignement supérieur de l’Université de Shangai Jiao Tong publie un classement des universités dans le monde) qui classe les universités françaises en dehors du groupe de tête n’évoque pas en parallèle le niveau faible de financement mis à disposition. Quelle suite ?

    Réponse : L’autonomie des universités conduisait à l’émulation, cette dernière pouvant être encore accrue par l’évaluation. La réforme à laquelle travaille avec énergie Valérie Pécresse visait à améliorer la place des universités françaises. Elle a été mal comprise à divers niveaux : en ce qui concernait la possibilité de consacrer davantage d’heures à l’enseignement pour certains chercheurs,  et en ce qui concerne l’évaluation avec la mise en place d’un système mixte associant l’évaluation nationale pratiquée jusqu’alors en France à une évaluation à l’intérieur de l’université – ce qui a lieu à l’étranger – USA par exemple. Dominique Paillé conseille d’aller le lire le texte directement.

    La soirée se termine par l’évocation de la situation de la ville de Montreuil et la manière de répondre aux besoins des habitants.

    Une leçon de base les moins de 18 ans, comme l’indique Dominique Paillé à propos de la réforme des universités : toujours aller voir directement les projets ou les textes. C’est valable en politique – les choses de la cité – et dans tous les domaines. Les commentaires divers extraient souvent une petite partie et l’exploitent n’importe comment. Ce qui a été le cas avec le bouclier fiscal dont on a été saoulé au détriment de la défiscalisation des heures supplémentaires générée par la loi TEPA. Je l’ai scrutée en détail cette loi ! Moins de 18 ans, évitons les intermédiaires sources d’erreur !   

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (photos archives personnelles : jeudi soir à Montreuil : en haut à droite cliché avec au centre Dominique Paillé et à sa gauche Lisette Chriqui, à sa droite Alain Fabre; plus bas Dominique Paillé attentif).