Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

montesquieu

  • Câlins toujours !

    Toute action a des effets attendus - ce pour quoi on la met en route.
    Et il débarque des effets secondaires, sans prévenir
    .

    Ce blog n'échappe pas à cette loi générale du vivant.

    Un des effets que j'évoque aujourd'hui concerne un besoin général de tout être humain (et de nombreux êtres vivants):
    celui d'être reconnue comme une personne qui, tout au long de sa vie, quelle que soit l'apparence  que l'on donne dans le spectacle  du monde, a besoin au quotidien de sa ration de tendresse alliée à l'estime des autres  pour grandir et avancer.

    Que l'on me présente au plus vite celui ou celle - hormi choix particulier de vie à un certain moment tels les chartreux,encore que d'autres facteurs donnés par la  vie au sein d'une nature belle peuvent compenser - que l'on me présente l'oiseau rare qui va mépriser ou  rejeter l'estime de l'autre ? Premier pas.
    Celui ou celle qui va vivre sans affectif, sans tendresse, sans câlin? Second pas.

    Si  j'ai mis à ce billet le titre "Câlins toujours" c'est qu'il s'agit du lien commun qui me saute aux yeux à travers tous les cas
    évoqués dans ce blog.
    Que manque-t-il aux enfants placés, sinon des câlins vrais, une tendresse vraie, une écoute, un amour vrai ?
    Que manque-t-il aux enfants non placés et pas bien ? sinon de l'écoute, de la considération, des câlins, de la tendresse, un amour vrai ?
    Que manque-t-il aux plus de 18 ans en détresse sinon l'écoute, le respect, l'estime, la considération, l'affection ?

    Cette époque qui veut insolemment tout expliquer - comme si l'homme ou la femme n'était que pure machine tels jadis les "animaux machines "de Descartes, omet l'essentiel. Que hors notre animalité nous sommes habités de spiritualité. Que ces 2 échevaux s'entrelacent intensément avec le 3 ème lien de l'affectivité, sous peine d'aboutir à une rupture. Rupture  qui peut engendrer dépression, suicide ou autres manières multiples de se malmener parce que l'on étouffe par manque d'affectivité reçue ? par manque de tendresse sue ? par manque d'estime connue ?

    Là je sors du blog pour dire que souvent, en voyant des personnnes très très âgées, je surprends dans leur regard
    toute la malice du petit garçon turbulent ou de la petite fille fougueuse qu'ils ont été et sont toujours si on les regarde bien
    .

     Dans ce blog, à force de me pencher sur les jeunes et leurs gardes légaux - parents, services sociaux, justice, etc ... - il m'est apparu évident que l'âge ne faisait rien à l'affaire. Que le tout petit avait besoin d'un grand respect, d'une infinie estime, d'une intense chaleur humaine vraie; que cela continuait en accumulant les années d'âge civil, que des pères étaient blessés à mort quand leurs petits leur étaient injustement arrachés, que des mères crevaient de voir leurs enfants kidnappés légalement sans raison, que le regard des autres pesait sur tous.

    Cela sans parler des divergences incontournables telles que X apprécie Y qui ne voit que  Z . D'où des drames amoureux
    qui ne concernent pas tout le monde et ne font pas les 24 heures sur 24 des 365 jours de chaque année. De cela je ne parlerai pas. On n'y peut rien faire.

    L'immense majorité du temps qui passe, ce temps qui va plus ou moins vite selon que l'on est dans le plaisir ou dans l'ennui, est fait pour chacun des personnes habituellement environnantes, plus ou moins nombreuses, plus ou moins présentes - si l'on compte les Friends actuels de FaceBook et autres sites  de rencontres.
    Et dans, cette majorité du temps de la vie terrestre, il serait tellement plus aisé de naviguer plus clairement, plus facilement,  en exprimant ce dont on a besoin. Tout simplement.

    En ce sens , on dispose d'exemples en direct sous les yeux: les plus jeunes. Rien n'empêche de les regarder et de s'en inspirer.
    Etre soi-même, faire entendre à son entourage qui on est, comme on est, ce dont on a individuellement le plus besoin, pourrait éviter  les refuges vers ce qui peut être appelé ou non des sectes. Bref tout ce qui peut "béquiller " des vies où de trop nombreux se perdent.

    Ceux qui n'ont pas besoin de paroles ou de signes physiques - il y en a - vont se réfugier sous la couette du "ça se voit bien que je l'aime;
    je fais tout pour lui  (ou elle); elle ou il ne manque de rien". Très bien pour ceux là si ça leur suffit ! Mais ce n'est pas le cas de tous.

    D'autres ont besoin d'expressions physiques: paroles positives, caresse sur le dos, bisou par çi, étreinte par là. Rien de
    révolutionnaire, sinon une toute bête expression physique - comme le soleil qui réchauffe et remet le moral au beau fixe...
    Après tout les plantes et les fleurs sont bien sensibles à la parole humaine, à la musique ....
    Nous ne sommes pas que des esprits. Nous ne sommes pas que des choses régis par des règles momentanées de psy, règles qui
    détruisent chaque année tant de jeunes qui vont bien et dont la férule s'abat sur ces justes condamnés.
    Nous sommes bien autre chose.

    Vous les plus jeunes, câlinez vos parents, vos frères  et soeurs.
    Vous les parents retrouvez aussi les câlins entre vous et envers vos enfants.
    Des câlins  faits au su et au vu de tous, comme si l'on était tout en étant au XXI ème siècle on se trouvait aussi dans la maison de verre d'un certain Montesquieu.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr