Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

miséricorde

  • Soeur Faustine et la Miséricorde divine

    soeur faustine,miséricordeLe dimanche 7 avril 2013, premier dimanche après Pâques, se place la fête de la divine miséricorde. Une fête initiée par une religieuse polonaise, sœur Faustine (25 août 1905-5 octobre 1938), née Hélène Kowalski, œuvrant au sein de la congrégation de Notre Dame de la Miséricorde.

    La miséricorde de Dieu, du créateur de toutes choses, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, n’est pas une nouveauté. Cette élan du cœur du divin vers l’homme, cette clémence, cet amour est rappelé moult fois dans l’ancien et le nouveau testament. Et depuis, par ces sortes de « canal » que sont les saints. Ainsi, à sa façon et avant Sœur Faustine, Marguerite-Marie Alacoque à Paray le Monial a été témoin de cette miséricorde et a su l’exprimer. En autre lieu et autre époque Françoise d’Assise aurait reçu une vision proche de celle recueillie par sœur Faustine et que cette dernière ignorait très certainement.

    Hélène Kowalski était d’une famille modeste de 10 enfants, d’une nature priante et travailleuse. Elle eu du mal à intégrer la communauté de la Miséricorde où elle exerça des fonctions importantes pour le quotidien : porterie, cuisine, jardin.

    En ce sens, elle me rappelle deux autres figures : celle de frère André, grand guérisseur par saint  Joseph et saint canadien aux œuvres modestes ; et sœur Yvonne Aimée de Jésus, religieuse à Malestroit qui, bien que devenue responsable au plus haut niveau, veillait à la qualité et au bon goût des repas des jeunes religieuses dont elle avait la charge afin qu’elles soient au mieux pour accomplir leur travail auprès des malades dont elles étaient responsables.

    Soeur Faustine, tournée vers Jésus depuis son plus jeune âge, a gardé ce cap, devenant certain jour l’ambassadrice de la miséricorde du cœur de Jésus. Dans une apparition, il lui a été enjoint de peindre ce qu’elle voyait et de le faire diffuser. Même si le résultat de cette peinture, par elle, puis par un peintre comme Eugène Kazimirowski en 1934 sur ses indications, n’était pas à la hauteur de ce qu’elle avait contemplé.

    Ce qui importait, lui indiqua Jésus à qui elle confiait cette préoccupation, était la vertu symbolique dont était chargée cette image et non pas sa qualité esthétique.

    Le ciel offre à l’homme des facilités : le choix entre une justice juste - celle dont on jugera nous-mêmes nos actions le moment venu - et le recours à la miséricorde divine, symbolisée par deux rayons : le rayon blanc de l’eau et le rayon rouge du sang. A l’homme de choisir.

    Voici une prière de sœur Faustine, reprise sur le site de Robert Guiski que je remercie :

    « Je désire me transformer toute entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.  

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne et ne juge jamais d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et lui vienne en aide.  

    Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.  

    Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun une parole de consolation et de pardon.  

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.   

    Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est dans le service rendu à mon prochain.   

    Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que ressente moi-même les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur (...).

    O mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout. (163) »

    On constate que les principaux sens sont concernés par cette prière intime de sœur Faustine, laquelle a servi son prochain autant que Jésus dans cette congrégation vouée à Notre Dame de la Miséricorde.

    Car Marie, Notre Dame est associée à son Fils dans ce don de Miséricorde. Et il me vient, par une autre source en date du 4 avril 2013, que Marie a participé par ses larmes et son amour à la rédemption du monde avec le don du sang de Jésus qui pardonnait tout.

    Nous sommes libres. Libres de choisir. Libres d’avoir commis par le passé des erreurs ou des fautes plus ou moins graves, libres de vouloir ne pas recommencer ces errances là.

    C’est le premier dimanche après Pâques que sœur Faustine a été déclarée bienheureuse en 1993, puis canonisée à Rome le 30 avril 2000, toujours par Jean-Paul II.

    Libres de perdre ces défauts qui empoisonnent notre vie et la vie des autres ? C’est ce programme que propose la miséricorde divine. Pourquoi ne pas faire ce choix ?

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration d'Eugène Kazimirowski)