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mineurs

  • France, terre de violence ?

     

    balanceJustic.jpgVais-je regretter d’être française ? D’appartenir à une lignée de français ? La mise en garde à vue d’une collégienne de 14 ans dans le XX ème arrondissement de Paris m’interpelle car elle se produit après d’autres violences infligées à des mineurs qui n’ont rien fait, même pas séparer d’autres jeunes à l’occasion d’une bagarre.

    Sur le « Journal d’un avocat » - blog référencé de maître Eolas – il est donné le mardi 9 février 2010 le récit de la garde à vue d’une certaine Anne, collégienne de 14 ans, avec les commentaires de ce défenseur.

    Ayant écouté Anne – vrai prénom ou pas qu’importe – à la télévision ainsi que sa maman, j’ai entendu ce qui suit.

    Anne a été réveillée vers 10h00 par des coups très forts frappés à la porte. Elle était au lit car souffrante – ceci arrive même aux adultes quand une « gastro » les cloue chez eux - et en tenue de jogging. Ayant demandé à s’habiller – autant ne pas risquer d’attentat à la pudeur ! – cela lui a été refusé.

    Embarquée en jogging au saut du lit, elle raconte au poste qu’elle est intervenue dans une bagarre - pour laquelle les forces de l’ordre sont venues la quérir - afin de séparer d’autres jeunes, de 14 ans comme elle.

    Ce qu’elle exprime alors évoquerait plutôt un comportement de policiers adultes dans le cadre d’une garde à vue pour suspicion de meurtre que pour une bagarre qui n’a pas eu, semble-t-il, de conséquence.

    Anne raconte comment on lui parle. Je la cite : « Maintenant tu vas arrêter de te foutre de ma gueule. T’as intérêt à me dire la vérité. Sinon on va te prolonger de 24 heures». Elle est choquée. De tels propos sont maltraitants. La maltraitance est une violence.

    Il ne faut pas perdre de vue qu’une garde à vue, en principe, ne se déclenche pas sans éléments sérieux, sans faits assez graves nécessitant l’isolement de l’« individu », son éloignement pour la conservation des preuves, etc… La garde à vue est un peu un début de sanction et n’a guère à voir avec la présomption d’innocence que l'article 9-1 du Code Civil mentionne :"Chacun a droit au respect de la présomption d’innocence".

    Anne évoque aussi le « menottage » pour se rendre à la visite médicale. Encore une fois pourquoi Anne inventerait-elle ?

    Alors, quand on entend la policière concernée déclarer à propos de « la mineure » que tout s’est bien passé, que la mineure n’a pas fait de réclamation, j’hallucine.

    Injuriée, stressée, accusée – sans doute à tort car si Anne dit vrai pourquoi ne pas la croire, elle ? – on voudrait qu’elle réagisse si elle est mécontente ?

    Mais, miss police, avez-vous été en garde à vue à son âge ? Maltraitée comme Anne l'a ressenti ?
    Vous rendez-vous compte de ce que cela représente pour une jeune fille qui serait accusée par erreur ?

    Il n’est pas pire injustice que d’être accusé à tort !

    A votre totale décharge et à celles de vos collègues, il semble qu’il soit dans l’air du temps que des consignes musclées soient données par qui de droit pour sévir. Il ne reste plus qu’à appliquer la loi de la manière la plus extrême. Et les forces de l’ordre placées en 1 ère ligne sont bloquées entre des ordres venus d’en haut et leurs concitoyens d’en bas.

    Il y avait, pour cette affaire de bagarre, une autre possibilité que la garde à vue. Cette voie était celle de la convocation des jeunes concernés, avec les parents, pour être entendus individuellement. Puis ensuite – pourquoi pas ? – être confrontés les uns aux autres.

    Ces jeunes n’étaient ni des criminels ni des délinquants, eu égard aux informations entendues.

    Le problème est que ce qui s’est produit pour ces jeunes parisiens peut arriver demain à des bretons, des marseillais, des landais, n’importe où en France.

    Le plus grave est pointé par l’écrit de Maître Eolas : « Sur ses aveux : 14 ans, réveillée par la police qui l’arrête conduite en pyjama-jogging au commissariat, entendue pendant huit heures, sans la possibilité d’être assistée par un avocat qui aurait accès au dossier. Ça c’est de la preuve solide et irréfutable, largement suffisante pour dès 14 ans lui coller un casier judiciaire. J’espère que mon confrère Jean-Yves Halimi qui est saisi de ce dossier obtiendra la nullité de cette garde à vue qui colle parfaitement à l’arrêt Dayanan. »

    Un casier judiciaire pour rien, ce serait très grave. Un pas vers l’avant glas d’une démocratie.

    La voie du tout sécuritaire fait peur. Elle est bizarre au pays des droits de l’homme, et pourrait amorcer le début d’un régime de peur où tout citoyen deviendrait dénonciateur.

    Que les partisans du tout sécuritaire soient vigilants : ce tout sécuritaire contre autrui, par un effet boomerang qui n’aurait rien de novateur, peut se retourner un jour contre ses propres promoteurs.

    A quoi sert de maltraiter ainsi, dans le cadre d’une garde à vue, des moins de 18 ans ?

    Contact : francoiseboisseauàwanadoo.fr (illustration : la balance de la justice)

     

  • Mineurs et Policiers

    Envoyé Spécial sur la 2 le jeudi 4 février a diffusé dès 20H35 un documentaire excellent « Policiers délits mineurs » donnant bien la tendance actuelle qui vise à regarder les jeunes comme des adultes, à armes égales en quelque sorte. Ce qui n’est pas le cas ne serait-ce qu’au niveau du développement physique dans la majorité des cas.

    Des représentants des forces de l’ordre ont accepté de parler. Ils avaient mal vécu la médiatisation de certaines affaires et voulait donner leur point de vue, leur version, mettant en avant leur bon droit en application directe des textes de lois.

    La 1 ère histoire présentée s’est déroulée en zone rurale au collège de Marcillac en octobre 2008. Les enseignants et les collégiens ont très mal vécu alors l’arrivée de la police – implantée juste en face de l’établissement, de l’autre côté de la rue – avec le chien renifleur de drogue. Les élèves avaient été tenus au courant du passage des policiers quelques jours avant et aucune drogue n’a été trouvée. Quelques cartables ont été reniflés et une jeune fille a été fouillée. De trop près à son goût - normalement selon la policière - et la collégienne a conté sur le Net cet acte traumatisant pour elle.

    Les enseignants ayant été aussi stupéfaits que les élèves, il a semblé après réflexion qu’il avait eu confusion entre une action d’information/prévention et une action de contrôle. Une sévère observation a été faite aux forces de l’ordre.

    Dans ce pays petit où tout le monde se connaît et se côtoie au quotidien, bien obligé de passer l’éponge.

    La 2 ème histoire a eu lieu à l’école Louis Aragon à Floirac. Un garçon de 6 ans est interpellé à la sortie de l’école par les gendarmes pour un vol de vélo, ainsi qu’un autre de 10 ans. Pour celui de 10 ans, c’est une erreur : le vélo est bien à lui.

    Celui de 6 ans a effectivement volé un vélo dans le jardin d’une adulte qui identifie le 2 roues une semaine plus tard. Elle en fait la remarque à l’enfant qui prétend n’avoir rien pris. Elle décide de ne pas contacter les parents choisissant de porter plainte. Pour elle, à 6 ans, il a volé, il va grandir. On suit sa pensée. Est organisé ensuite un rendez-vous entre elle et les forces de l’ordre où il est décidé d’interpeller le garçon en public à la sortie de l’école. Entre temps le responsable de l’ordre a récupéré le numéro de téléphone des parents et peut les joindre. Ce qu’il ne fait pas. Le voleur de 6 ans est conduit au poste. Ses parents viendront l’y récupérer par la suite.

    La 3 ème histoire concerne un garçon de 9 ans en CM1 dans le 18 ème arrondissement de Paris quartier de La Goutte d’Or. Lors d’une bousculade à l’école une fillette a eu le visage marqué par ce voisin. La mère porte plainte. Le garçon est entendu seul, sans les parents. Puis on lui fait visiter une cellule de garde à vue. La Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité estime mauvaise cette initiative dont la conséquence peut être soit d’effrayer, de traumatiser, soit tout à l’inverse d’engendrer une révolte avec hostilité ensuite envers les forces de sécurité. Il semblerait au final que ce garçon n’aurait pas été interpellé mais reçu une invitation à suivre les policiers. Le garçon pouvait-il légalement dire oui ? ou tout aussi légalement dire non ? Quelque chose a dû déraper puisque le policier responsable a eu un blâme.

    Un procureur rappelle que lorsqu’un mineur est pris en flagrant délit il doit être interpelé et conduit au poste de police ou à la gendarmerie pour y être entendu. Il ne pourra quitter ce lieu que quand ses parents vendront le récupérer. Le procureur ajoute qu’un enfant en danger est aussi emmené par les forces de l’ordre.

    La responsable de ce documentaire, réalisé sans parti pris, indique que la médiatisation de ce genre d’affaires - policiers-mineurs - a dérangé les forces de l’ordre.

    Certes les policiers font leur travail en appliquent la loi : quand il y a dépôt de plainte, ils doivent intervenir.

    La question qui se pose est : cette action est-elle toujours adaptée ?

    Cela se discute tant pour le 18 ème avec le blâme que pour Marcillac avec des observations qui ont été faites au service.

    Je ne discuterai pas la plainte déposée dans le 18 ème puisqu’il y avait eu violence à la personne. Celle pour vol de 2 roues me gêne davantage.

    On l’a bien compris, les policiers interviennent sur dépôt de plaintes suite à des violences volontaires faites à une personne ou plusieurs – dont il nous est dit qu’elles sont fortement en hausse chez les grands adultes, ainsi que sur dépôt de plainte suite à des vols ou une situation de flagrant délit.

    A l’heure où j’écris ceci, lors du Journal Télévisé de la 5 de 13H00 de ce mercredi 10 février, j’apprends qu’une collégienne de 14 ans du 20 ème arrondissement parisien a été placée en garde à vue durant 9 heures, d’une manière que son avocat Maître Halimi dénonce. Motif dit par la 5 de cette garde à vue : des coups administrés en réunion. Cette collégienne, libérée, aura à s’expliquer devant le juge. A ce stade que s’est-il passé exactement ? Quelqu’un a dû porter plainte. Qui ? Affaire médiatisée à suivre.

    Vouloir parler de la violence des jeunes ? Je veux bien à condition de ne pas oublier, d’abord, la violence croissante des adultes. En théorie modèle des mineurs.

    Faites attention les jeunes ! Pou vous préférer la violence 0, même pas verbale !

    contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Fuguer pour se marier à 6 et 7 ans

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.  Le 9  janvier 2009 : 140 visites avec 353 pages consultées

    Conte pour de vrai vécu en Allemagne.   

    "L'idée était romantique: deux enfants éperdument amoureux ont fugué le jour de l'An avec la ferme intention de convoler en justes noces au soleil... en Afrique, a indiqué lundi la police allemande.

    La nuit de la Saint-Sylvestre, le petit Mika, six ans, raconte aux deux filles de la nouvelle compagne de son père divorcé, Anna-Lena et Anna-Bell, ses dernières vacances passées en Italie. "De là, les enfants ont construit des projets d'avenir", rapporte à l'AFP, Holger Jureczko, porte-parole de la police fédérale.

    Issus de familles monoparentales, Mika et Anna-Lena, sept ans, "s'aiment beaucoup et décident de se marier en Afrique, là où il fait chaud en prenant pour témoin la petite soeur d'Anna-Lena, Anna-Bell, âgée de cinq", selon le porte-parole.

    Le matin du jour de l'An, les trois bouclent chacun leurs bagages, emportant "lunettes de soleil, affaires de plage, vêtements légers et des provisions" pour leur périple.

    Ils quittent le domicile à Langenhagen, dans la banlieue de Hanovre (nord) pendant que leur parent respectif dort encore et vont sonner chez une amie qui ne répond pas.

    Ils marchent sur un kilomètre à travers la ville, prennent le tramway sur trois kilomètres pour rejoindre la gare centrale de Hanovre, d'où ils s'apprêtent à prendre une navette pour l'aéroport, explique M. Jureczko.

    Seuls sur le quai de gare, les trois bambins attirent l'attention du personnel des chemins de fer qui avertit la police.

    Deux agents réussissent vite à les convaincre que sans argent ni billets d'avion, ils ne pourront pas se rendre en Afrique. Pour les réconforter, ils leur font faire une visite guidée au poste de police de la gare. Le trio enjoué a été "particulièrement impressionné par les salles de garde à vue" et a été récupéré rapidement par leurs parents, selon le porte-parole.

    Et d'ajouter: "ils pourront toujours réaliser leur projet plus tard"."

    Contact :francoiseboisseau@wanadoo.fr