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mineur

  • Deux sœurs en fugue.

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les thèmes qui me paraissent les plus importants avec les jours où les trouver. Merci.    9 octobre: 103 visites

    Un sujet qui me tient à cœur : l’écoute des moins de 18 ans, tout de suite, quand ils expriment ce qu’ils souhaitent au fond de leur cœur. Et qu’ils savent être le mieux pour eux. Et qui est le mieux, n’en déplaise aux juges divers qui ne tiennent pas compte de leurs souhaits légitimes.

     

    Un cas exemplaire cette semaine : celui de Valérie, 13 ans, et Sophie, 11 ans, qui avaient fait le choix de venir vivre avec leur père à Reims depuis 2007 et y étaient scolarisées.

    Rien à signaler au sujet de ces 2 jeunes.

    Sauf que la justice s’en est mêlée, à la demande d’une maman, toujours en Italie, qui n’a pas entendu ses filles. Ni cherché à les laisser grandir selon leur gré, en attendant qu’elles désirent la rencontrer à nouveau.

     

    Avec toujours cette manie des juges de parfois entendre les jeunes, mais en général de suivre l’avis : jamais.

    Ici, on a deux jeunes filles, deux soeurs. On le sait, les filles sont plus réactives que les garçons et se laissent nettement moins manipuler.

    Mais c’est toujours pareil quand la position des jeunes n’est pas conforme à l’avis d’un juge – considéré comme infaillible, on se demande sur quelles bases concrètes ? – on déclare alors que ces jeunes sont manipulés.

     

    C’est du n’importe quoi reflétant l’attitude persistante des majeurs vis-à-vis des moins de 18 ans, comme si à 11 ans et 13 ans on s’adressait à des bébés. La justice des enfants non délinquants se comporte avec une légèreté et une insouciance affligeante. D’où la fuite de Valérie et Sophie.

     

    Ci-dessous voici ce qui est paru, sous la signature de Fabrice Curlier, dans les colonnes du journal l‘Union, Champagne Ardennes Picardie - L’Ardennais www.lunion.presse.fr le 9 octobre 2008, ainsi que la question de l’Union à laquelle personnellement j’ai répondu par oui. Et dont le résultat est le suivant pour 139 votants.

    Deux sœurs de 11 et 13 ans ont fugué de chez leur papa à Reims suite un arrêt de la cour d'appel ordonnant leur retour en Italie auprès de leur mère. Pensez-vous qu'en matière de droit de garde la justice tranche trop souvent en faveur de la mère ?

    Oui

    62 %

    Non, c'est le cas par cas qui prime

    12 %

    Ces affaires sont tellement délicates... C'est difficile pour la justice de faire la part des choses

    26 %

     

    Nombre de votants

    139    

     

    Sophie et Valérie restent introuvables

     
    Sophie et Valérie ont disparu depuis lundi matin.

    Disparues depuis lundi matin du domicile de leur père, les deux fugueuses de Reims restaient introuvables hier soir. Où dorment-elles ? Ont-elles trouvé refuge quelque part ? Un juge d’instruction est désormais saisi de l’affaire.

    Toujours aucune trace des deux sœurs qui ont fugué depuis lundi à Reims. Leur mère est arrivée hier d'Italie. Une information judiciaire a été ouverte par le procureur.
    Les recherches continuent à Reims pour retrouver Sophie et Valérie, deux sœurs de 11 et 13 ans qui ont fugué lundi matin du domicile paternel pour ne pas retourner en Italie chez leur mère, comme l'a décidé la justice française (notre précédente édition).
    La discrétion reste de mise auprès des autorités. Sans doute pour ne pas entraver l'enquête. « Elle suit son cours », se contente d'indiquer le commissariat.
    Hier, le parquet de Reims a ouvert une information judiciaire contre X. pour « enlèvement », mais il s'agit d'une question de procédure, prévient le procureur Madeleine Simoncello. L'avantage d'une information judiciaire confiée à un juge d'instruction est de renforcer le pouvoir d'investigation des services de police, mais elle doit nécessairement viser une infraction, sans quoi elle n'aurait aucun fondement légal. Le procureur a donc décidé d'ouvrir du chef d'enlèvement, sans que cela ne préjuge de la suite du dossier.
    La thèse d'un départ volontaire reste d'actualité. Dans une lettre adressée à leur père, retrouvée dans la chambre, les deux sœurs ont écrit « plutôt mourir que retourner en Italie ». C'était lundi en fin de matinée. Le collège Maryse-Bastié venait de prévenir Renaldo que ses filles scolarisées en 6e et 4e n'étaient pas venues en cours.
    Elles avaient quitté le domicile familial de la rue de Verdun vers 7 h 30. Leur père était déjà parti au travail. Seule sa compagne était présente. « Elles sont parties comme si de rien n'était. Elles avaient leur sac d'école mais on a retrouvé les affaires de classe cachées sous le lit », raconte Renaldo. « En fouillant dans les armoires, on a constaté qu'elles ont pris des vêtements de rechange. Sophie avait une boîte avec des économies. Il n'y a plus rien dedans. Ce n'est pas une somme importante. De quoi s'acheter quelques sandwiches. Valérie aussi a des économies. Il en reste dans sa boîte. Je ne sais pas si elle a pris de l'argent. »
    Les deux sœurs ont chacune un téléphone portable mais les appeler ne sert à rien : elles ont laissé les appareils à la maison. Plus les jours passent, et surtout les nuits, plus les enquêteurs sont en droit de se demander si elles n'ont pas trouvé refuge quelque part. Leur père n'a aucune idée de l'endroit où elles auraient pu aller. Il a fait le
    tour des copines. Aucune ne les a vues. De plus, l'hypothèse selon laquelle elles auraient pu être hébergées par l'une d'elles a perdu de sa consistance hier. Avec le battage médiatique national qui entoure désormais cette affaire, les parents concernés auraient forcément fait le rapprochement, et n'auraient pas manqué de prévenir la police.
    A Reims depuis seulement un an, les deux collégiennes ne connaissent pas la région. Sont-elles encore dans la ville ? Ont-elles quitté l'agglomération ? Leur signalement a fait l'objet d'une diffusion nationale auprès des services de police.
    Fabrice Curlier
    Un douloureux conflit franco-italien
    Valérie et Sophie sont arrivées en France l'an dernier avec leur père, un Franco-Italien de 36 ans natif de Reims mais parti vivre de longues années en Italie. Une première fille y est née, puis Valérie en 1995, Sophie en 1997. La suite, hélas, est le lot de nombreux couples : séparation des parents, relations conflictuelles, procédures devant les juges aux affaires familiales. En 2004, un tribunal italien prononce la séparation de corps des parents en confiant la garde des trois enfants à la mère. Cette décision a été confirmée début 2008 par les instances d'appel. Entre-temps, fin août 2007, le père a profité d'une opportunité d'emploi à Reims, où il a encore de la famille, pour quitter l'Italie avec ses deux dernières filles. Seule l'aînée est restée chez leur mère qui a saisi la justice française, via les autorités italiennes, pour récupérer ses enfants. La procédure a débouché jeudi 2 octobre sur un arrêt favorable de la cour d'appel de Reims, qui, confirmant la décision des magistrats italiens, ordonne le retour des deux sœurs « à leur résidence habituelle en Italie, auprès de leur mère ». Celle-ci envisageait de venir à Reims cette semaine pour faire exécuter la décision de justice. La fugue l'en a empêchée. Elle est arrivée hier de Calabre (sud de l'Italie) pour suivre l'évolution de l'affaire auprès de son avocate rémoise, Me Sylvie Dumont-Dacremont. Pas question d'évoquer le litige, au demeurant très complexe, comme toujours dans ce genre de dossiers. « Je ne pense qu'à mes filles. J'espère qu'elles n'ont rien fait de grave. » Concernant la lettre dans laquelle elles ont exprimé leur refus de retourner en Italie, la mère envisage une possible manipulation des esprits. Protestations véhémentes du père. Tout les oppose, sauf le souhait exprimé hier, chacun de leur côté, de voir Sophie et Valérie réapparaître au plus vite.  F.C.

    Je reprends un extrait d’un des deux commentaires ajoutés suite à cet article : « Les décisions des Juges »… « loin d’apaiser des conflits, sont source de drames. Elles sont prises »… « sans tenir compte de l’avenir des enfants, qui ne sont jamais écoutés et encore moins entendus. » Vous pouvez aussi aller voir le billet relatif aux fugues mis sur ce blog  le 28 mars 2008  avec en titre " Fugueurs ? Non ! Bannis ? Oui ! ", suite à un article paru dans Le Parisien.   

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration du journal: Valérie et Sophie)

  • Rachida DATI, candidate Paris

    Bonjour Madame la Ministre, Bonjour Rachida

    Vendredi passé, le 30 novembre 2007, au Saint Germain rue du Bac, une foule - mais oui - de jeunes était présente pour faire plus directement connaissance avec Madame Rachida DATI, actuel Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, et pour la soutenir dans sa candidature à la mairie du VIIème arrondissement de Paris à l'occasion des municipales de mars 2008.

    Grâce à l'invitation reçu via facebook, j'ai découvert là une femme agréable, très abordable, sans vanité, pas enfermée dans des convenances rigides et des a priori, un être organisé, une bûcheuse sans prétention, acceptant la "méritocratie" que lui proposait un habitant et natif du VIIème et rendant à l'équipe municipale actuelle de ce haut lieu parisien tout ce qu'elle a fait au niveau travail au long des années passées et actuelle. Pour cette candidate, les élections municipales sont avant tout un travail d'équipe. Et puis, si rien n'est jamais gagné d'avance, le travail lié à la persévérance est une valeur qui donne des résultats !

    J'ai apprécié tout spécialement le côté non conventionnel dit et mis sur le champ en pratique. D'emblée, la Ministre fait taire l'appellation officielle et posant une distance de Madame le Ministre au profit de son prénom de Rachida. Les présents s'y mettent assez vite. Coincée sur une banquette adossée à un mur, encadrée de jeunes responsables UMP au plan national la candidate Rachida dispose à peine de l'espace vital nécessaire pour respirer, pressée près d'un 1er rang assis qui permet de canaliser la foule bon enfant dressée et entassée. A tel point que tables et sièges ont dû être ôtées pour agrandir l'espace…

    Il n'y a pas eu de discours infligé. Après une brève introduction d'accueil qui met tout le monde à l'aise, la candidate répond très simplement aux questions que posent les uns et les autres.

    Pourquoi n'avoir pas chercher à être député ?

    Pourquoi maintenant cet essai pour les municipales ?

    Comment le travail se passe-t-il avec le Président, Nicolas SARKOZY, et depuis quand font-ils équipe ?

    Le Président de la République viendra-t-il voir les jeunes du VII ème?

    Le Ministre de la Justice, qui revient de Chine, dispose-t-elle d'une vie personnelle ?

    Comment donner un nouveau souffle à Paris ?

    Comment relancer cette capitale au niveau universitaire ?

    Etc…

    Au passage, le livre de Madame DATI est évoqué; s'y rapporter permet de mieux la connaître.

    Ne jamais s'être livrée à des attaques personnelles et vouloir continuer dans cette voie, la seule correcte, ainsi que son équipe de campagne est très important. On combat des idées avec lesquelles on est libre de n'être pas d'accord et on essaie d'occire ces idées mais pas les personnes qui les portent.

    Pour le déroulement de la campagne au côté de Rachida DATI, toute idée neuve, en concept ou en organisation, est la bienvenue. Rien n'est bloqué a priori.

    Chacun apporte ses valeurs personnelles. Tout le monde a sa touche personnelle à proposer, à offrir.

    Notre hôte insiste à juste titre sur l'importance de l'énergie communicative apportée par les jeunes, sur leur dynamisme quelque part contagieux ! Bien que cette énergie n'ait rien à voir avec les années civiles.

    A signaler encore au nombre des initiatives intéressantes, le soutien des équipes entre les différents arrondissements parisiens, au cours de la campagne municipale, va être un plus. Paris c'est 20 arrondissements et tous les 20 ont besoin d'une présence militante participative et efficace. Pendant la campagne mais tout autant en-dehors.

    De même, la pensée d'un grand Paris au-delà du périphérique est poussée en avant, direction déjà bien développée depuis plusieurs années, par Jean-Luc ROMERO, conseiller régional d'Ile de France.

    L'importance de la présence vivante de familles avec enfants dans Paris intra-muros est à soutenir grâce à des logements de taille adaptée et accessibles.

    Pour cette campagne autour de Rachida DATI, tous les jeunes du 7 ème sont naturellement à ses côtés ainsi que tous ceux qui habitent soit une autre arrondissement soit une autre commune de proximité qui sont bienvenus.

    Après s'être livrée le temps nécessaire à ses "groupies", après des photos avec les uns et les autres, la Ministre se fraye un passage vers la sortie au cours duquel je lui transmets les remerciements sincères pour son action courageuse ainsi que le soutien tant des parisiens que des très nombreux provinciaux qui, me connaissant, m'ont prié de lui faire passer leurs remerciements et tous leurs encouragements. Madame DATI est sensible à ces appréciations. J'en profite pour lui indiquer qu'elle a reçu un dossier dans le secteur dont elle a la charge, la Justice, pour que Jean C………, garçon de 14 ans né le 17/10/1993, quitte le placement délétère en foyer à Paris, Cour de La Métairie où il se détruit, à quelque 300 mètres au nord de chez lui, cela suite à un placement décidé sur des écrits et témoignages mensongers auxquels - malgré les nombreux démentis apportés - les juges et l'Aide Sociale à l'Enfance de Paris se sont accrochés, restant sourds à la vérité des faits rapportés par Jean. Cet orphelin joyeux, plein de vie, sans histoire et bien intégré avant placement, jeune que je connais très bien, a été privé depuis le 21 juin 2006 de sa liberté, de calme, d'intimité, dépouillé de ses racines et coupé de ses repères , détaché de sa naturellement complice de jeune sœur orpheline du même père et qui a eu 9 ans en avril 2007. Il est privé de son vrai foyer, de sa maman veuve depuis 2003 de leur papa - son jeune mari, professeur apprécié et chercheur reconnu - ainsi que d'une marraine aimante et des nombreuses personnes qui faisaient l'environnement structurant et sympathique durant 12 ans d'une vie sans anicroche. Car le décès d'un papa fait partie des choses de la vie et n'a rien à voir avec le placement violent et maltraitant de Jean qui , ainsi que sa sœur, avait bien assuré ce décès, tous deux affirmant vouloir ne pas être traités comme "de la poussière car c'est aussi notre papa qui est mort" et vouloir surtout continuer à vivre plutôt que de geindre et de revisiter sans fin un passé révolu à l'esemple de leurs grands-parents paternels et de leur mère. Le Ministre de la Justice, Rachida DATI, a ce dossier en charge et je lui précise que tout sera fait pour obtenir la "remise en liberté" de ce jeune tant qu'il n'a pas retrouvé une vie à nouveau "normale" comme ses pairs. C'est bien le moins que je puisse faire à mon niveau et via le support de ce blog voué aux moins de 18 ans pas assez écoutés. Surtout après les propos du Président de la République, Nicolas SARKOZY, qui vient au secours d'Ingrid Bettencourt, vie dont la flamme s'éteint.

    Pour Jean aussi, après 533 jours d'une pesante tristesse liée à un enfermement non justifié, sa flamme de vie et de jeunesse est en train de s'éteindre à quelques jours de Noël !

    Ayant libéré le Garde des Sceaux, je passe le relais à Mohamed, avec qui j'ai établi un contact positif, lequel remet à Rachida 2 articles le concernant du journal "Le Parisien". Mohamed a une pêche d'enfer et pour payer ses études il complète ses ressources en vendant du thé à Nanterre le soir, ce qui lui permet de parler avec les jeunes, montrant qu'il est possible de s'en sortir en dehors de la délinquance. Mohamed est un excellent tisseur de liens sociaux auprès de ses pairs. Il ambitionne aussi une carrière d'acteur.

    Rachida partie, on poursuit une réunion bis - filles et garçons - jeunes responsables UMP et jeunes sans engagement particulier; on va se revoir. La permanence UMP du vendredi soir se tient à 19H30 au 20 rue du Gros Caillou.

    Et dès le lendemain matin, samedi 1er décembre, la candidate Rachida DATI débute sa campagne sur le terrain en arpentant la très commerçante Rue Clerc, tout près de l'Ecole Militaire. Dans ce quartier plaisant où j'ai vécu des années, avenue de Lowendal et rue Chevert, elle est bien accueillie.

    C'est parti ! Je vais mettre mon temps et mes talents au service de Rachida.

    contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr

  • Du respect pour Didier, 17 ans !

    Une heure de plus de sommeil la nuit de samedi à dimanche !

    Avec toujours le démarrage spécial au matin qui suit ces nuits particulières . Du côté des sons carrément absents ou bien très différents langés dans de la ouate. Du côté des humains aussi en décalage absolu; normal après tout, cette opération de remise à l'heure n'ayant lieu que 2 fois par an et à 2 saisons bien différentes.

    Comme l'horloge biologique est secouée, ce jour va traîner en longueur chaque minute humaine passant l'une après l'autre - comme au ralenti - semblables au grain à grain d'un gigantesque chapelet.

    Ce lundi Didier, 17 ans, se réveille en Provence où il passe les vacances de Toussaint chez son père. Sympathique 242a587a427052b881c685a643c045e4.jpggarçon de son époque il est malmené par la séparation de ses parents. Avec un apprentissage en pâtisserie qui se passe bien, Didier doit faire face à une situation, désagréable et stupide, qui devrait inexister.

    ***Didier n'est pas écouté ni respecté.

    Pour des raisons, hors de propos ce jour, Didier et ses 2 sœurs, écartés de leur père, ont continué à vivre avec leur mère. L'arrivée rapide d'un "beau-père" a entraîné la mise automatique en internat du jeune Didier de 10 ans, un internat un peu particulier car très encadré par des éducateurs et accueillant parfois des enfants confiés par l'A.S.E.(Aide Sociale à l'Enfance).Les sœurs sont restées vivre chez la mère. Peinardes !

    Six ans ont passé. Didier a souhaité revoir son père malgré qu'on lui eut rabâché, semaine après semaine, que c'était un "salaud", avec en confirmation apparente le silence total du papa ! Mais un "salaud" qui a recueilli il y a peu le constat d'une voisine sur le fait que tous ses envois à ses 3 enfants - lettres,cartes, menus cadeaux convoyés par voie postale - avaient été annihilés: la mère jetait tout. Et parti en Provence, le père n'en savait rien.

    Comment une mère peut-elle à ce point mépriser ses enfants en jetant à la poubelle tendresse, lettres, cartes, menus cadeaux venus du propre père des enfants, homme pour lequel elle a, en un autre temps, éprouvé quelque penchant durable puisque 1 garçon et 2 filles sont nés de cette inclination ?

    Comment une mère qui a offert la vie à un nouvel être humain peut-elle devenir le propre destructeur de cet être quelques années plus tard ? Pourquoi ?

    J'entends déjà des réponses. Telle "Vous voyez bien qu'il faut que l'A.S.E. s'occupe de ces enfants puisque la mère se comporte en irresponsable !" .

    Non, non et encore non !

    Une mère qui agit ainsi le fait parce qu'elle a le soutien de tout un environnement qui maintient en "esclavage" trop souvent les enfants qu'il a produit , cela jusqu'à leur 18 ans.

    Cela coûterait quoi aux uns et aux autres de notre pays de respecter chacun ? Pas un cent !

    On préfère tolérer sans vergogne la destruction des liens des moins de 18 ans avec l'un ou l'autre, liens pourtant bien établis avant cette séparation des parents dans laquelle ces jeunes ne sont pour rien.

    Une phrase telle que "Ce sont des enfants !" ou mieux "Ce n'est qu'un enfant !" met fin à toute tentative de dialogue d'un jeune avec un aîné, lui-même sous la dépendance d'un autre pouvoir. Affaire réglée. Lourd silence de ces jeunes là qui n'ont rien à dire sur leur sort, du moins tous ceux qui ne sont pas écoutés.

    Il va de soi que seuls les adultes décident - eux qui ont la chance de tout connaître jointe aux talents de faiseurs de paix que nous leur connaissons au plan d'une Terre débarrassée de tout conflit ! J'ironise, oui !

    J'ai mal à l'âme en voyant toute cette humiliation, toute cette maltraitance infligée aux plus jeunes par des plus vieux, en théorie plus sages ! Tout ce négatif qui ne sert à rien ! Rien d'autre qu'à faire souffrir.

    Didier est bien dans l'internat où il se trouve.Il y est libre. L'A.S.E. très bonne mère grâce à nos impôts, lui donne de l'argent de poche, paye ses déplacements, lui laisse renouveler vêtements et chaussures à un rythme très raisonnable, bref prend soin de lui fournir tout ce dont il a besoin. Parfois mieux qu'une famille standard.

    Tout roulait sans trop d'accrocs jusqu'à ce que Didier s'avise d'informer sa mère qu'il voulait retisser des liens avec son père. Alors, cette femme s'est muée en maître chanteur. Didier avait le choix: soit de rester chez sa mère, soit de se faire" virer" par elle. Ayant maintenu sa volonté de contact avec son père, Didier dut acquitter le prix de sa liberté. Mis à la porte, il revint un jour chercher ses quelques affaires perso. dans la pesante atmosphère de celui que tous ignorent; au nombre de celles-ci: une console de jeux et un lecteur DVD.

    C 'était sans compter avec la maman qui osa se plaindre de son fils auprès des responsables de l'internat. Sous le prétexte que console de jeux et lecteur DVD "faisait partie du cadre familial" Didier se vit confisquer jeux et lecteur remis à sa mère. Chassé par sa mère et dépouillé par elle de ses menus biens, Didier souffrait beaucoup.

    ***L'insouciance des éducateurs

    Selon leurs propos, les éducateurs n'avaient pas voulu s'impliquer. Ils n'étaient pas là pour critiquer les décisions des parents. Sans doute n'avaient-ils pas eu envie de s'embêter avec les broutilles de Didier.

    Où cessent les broutilles ?

    Très touché par l'attitude de sa mère vis-à-vis de lui - les liens spécifiques mère-fils sont là - Didier connut une abominable période d'abandon de tous.

    Trop c'est trop et il existe un instant ténu où il est possible de basculer dans le néant. Car il n'y a plus de solution. Rien. Rien qui vaille la peine de continuer. Rien ni personne qui vaille la peine de poursuivre cette vie de galère. Rien.

    Bien qu'au courant de la situation, alertés par une jeune amie extérieure de l'état d'esprit de Didier, les éduc ont traité cela par-dessus la jambe. Ce garçon de 17 ans avait entendu ces jours-ci des choses désagrables. Normal qu'il n'aille pas bien. Il s'en remettrait. Basta !

    Par cette totale absence d'attention, Didier aurait vu la fin arriver. Il a échappé à une TS (tentative de suicide) grâce à un double hasard: celui d'un appel téléphonique et celui d'être encore réceptif au son d'une voix amie. Juste avant le passage à l'acte. Vive le portable qui a mis fin à cet essai dramatique !

    Là encore, j'entends les voix des "connaisseurs ": "Vous voyez bien, Didier n'allait pas bien puisqu'il a failli faire cela !". Le beau discours sur l'étiquetage de celui (ou celle) qui a osé ou aurait osé se livrer à un tel acte est reparti. Bêtise! Intolérance !

    Et on ose s'indigner encore de l'affaire Dreyfus ou de l'affaire Callas! Il faut peut-être regarder ce que nous sommes, ce que nous faisons…. Du pas mieux !de38255ef2587a247ee4c3d01f8481a3.jpg

    Tout est cadré pour le confort des "has been" gérant les jeunes: tel acte, telle sanction, on ne déroge pas !

    En parallèle on va geindre sur l'augmentatiàon du stress, sur les suicides des jeunes, sur les prises de tranquillisants, etc …Au lieu de porter un regard, neuf d'a priori, sur ce qui se passe pour y voir plus clair, avancer vers des solutions.

    Comme très souvent, trop souvent on confond causes et conséquences.

    Dans le cas de Didier on prend pour cause d'un mal être normal - lié à une maman qui jette son fils unique à la porte - la blessure intérieure qui a presque conduit à la TS et on clame:"Ce jeune va mal !" Heureux si on ne le met pas sous férule "psy" quelconque !

    C'est pas ça du tout ! La cause, la seule vraie, n'est pas la douleur intérieure mais l'attitude d'un certain nombre qui osent interdire aux plus jeunes ce dont ils ont besoin avant tout: être écouté et être respecté!

    Que demandait Didier ? De pouvoir avoir des liens relationnels, affectifs autant que ceux charnels/génétiques avec ses 2 parents.

    Merveilleuse époque qui, dans le même temps où cela est interdit à nos jeunes, va aller béer d'admiration devant les éléphants qui viennent retrouver les dépouilles de leur géniteur et de leur mère.

    Alors oser interdire un mouvement naturel ou à tout le moins l'entraver chez les moins de 18 ans ? je m'interroge. Quelle humanité est la nôtre ?

    Au lieu de dessiller nos regards nous compliquons à loisir, nous encadrons, médicalisons, enfermons toute une jeunesse qui ne demande qu'à être libre pour bien faire. Et qui veut être respectée dans ses demandes légitimes !

    Dom BOSCO ne disait pas autre chose, lui qui faisait toujours confiance au pire garnement. Avec succès.

    Et le Didier de ces faits réels est un garçon sans histoire, lui. Arrêtons ! Mettons nous en vérité à la place des plus jeunes. Essayons du moins.

    C'est nous les majeurs qui sommes compliqués. C'est nous les faiseurs de problèmes. Eux, les jeunes, ne désirent que de l'harmonie; et à défaut d'un couple de parents présents ensemble, ils sont capables de s'adapter à un couple en 2 morceaux, à comprendre la remise en couple des parents, à supporter beaucoup de choses. Ils n'ont qu'un désir: être libre d'aimer père et mère sans vivre dans le drame ou le moins possible en tout cas.

    Ce n'est pas un désir que l'argent peut payer. Ce n'est pas un désir qui coûte. Ce n'est pas un désir extravagant. C'est un tout petit bonhomme de désir réalisable. A condition que les grands acceptent d'y mettre du leur; car ces enfants c'est eux qui les ont faits et ils sont responsables de cette œuvre, de ce travail encore si mystérieux de don de la vie.

    Ce désir d'amour et de paix des enfants est très loin de ce qui leur est offert trop souvent par une société amoureuse des lois mais pas du tout concernée par l'amour, la tendresse, l'affection … autant de vérités vivantes pour lesquelles les services sociaux n'ont actuellement que dédain voire mépris. Leur mot d'ordre, leur credo est d'éviter les attachements !

    Or sans amour un nourrisson se laisse dépérir. Même la culture dite hors sol ne flotte pas dans les airs !

    Dans le cas des Didier, c'est la maman qu'il faudrait mettre au pas - je n'ai pas dit traiter. Il n'y a pas de traitement à l'amour ou au désamour.

    ***Mais l'histoire de Didier ne s'arrête pas là

    *Dans son état de mal être passager, ne voilà-t-il pas qu'il est surpris en train de fumer de "l'herbe" à l'extérieur de l'internat; pour ce fumeur occasionnel, être pris est ennuyeux : conseil de discipline, peut-être même renvoi alors qu'il passe un examen sérieux en juin 2008.

    Que n'a-t-il consommé un peu d'alcool ou de vin, une des ces drogues tolérée et en vente libre !

    Entre des éducateurs qui n'ont rien vu ni rien fait bien qu'alerté par une amie de Didier - pas une petite amie ! …et la dégustation d'un peu d'"herbe": Didier a-t-il mis en péril autrui ? Du tout ! Alors pourquoi cet acharnement ?

    *Et ça continue. Outre cette perspective angoissante de mise en jugement scolaire, Didier était désireux de passer les vacances de Toussaint avec ses copains habituels.

    Toujours ce même traitement de non écoute et de non respect. Malgré son accord à lui, une lettre de sa marraine et de la famille de sa marraine pour un accueil détendu à la Toussaint pas très loin de son internat (10 kms) les décideurs/ penseurs s'approprient le droit de choisir à sa place, sachant mieux que ce presque majeur ce qu'il faut pour lui. En l'espèce, il a été décidé qu'il est mieux pour lui de rester en famille, donc de traverser la France.

    Il était prévu qu'il aille chez son papa pour les vacances de Noël et il ira; mais qui va payer le trajet Paris-Provence et retour pour aller voir son père à la Toussaint ?

    Facile ! ce sera nous, contribuables.

    Compliquer les choses au lieu de les simplifier devient un art dans lequelle excellent les services d'aide et assimilés qui ronronnent en interne sur des pratiques de fonctionnement obsolètes jamais remises en cause.

    Est-on conscient de la chape de plomb sous laquelle vivent tous ces jeunes, contraints de ne pas être eux-mêmes ?

    Après cela les services de l'A.S.E. iront nous cracher aux oreilles que si les jeunes ne vont pas bien en quittant ces structures à 18 ans pour entrer dans le groupe étiqueté S.D.F.(Sans Domicile Fixe) c'est parce qu'ils n'allaient pas bien avant. Que c'est facile cette désinvolture ! Que c'est cruel !

    Didier est donc parti en vacances de Toussaint chez son papa au lieu d'être avec des jeunes de son âge.

    Ainsi perdure le double discours incohérent infligé à ces jeunes avec d'une part: "A leur âge, ils ne vont plus avec les grands-parents , ou la famille ! ". Sous-entendu fini les "has been" et vive les jeunes entre eux ! Et d'autre part on presse ces presque majeurs - dont on aura gémi sur le manque d'acquisition d'une mythique autonomie - de séjourner encore et toujours lors des vacances avec des grands-parents ou de la famille ! Cela même quand, de par la croissance et l'accès à une totale vie d'homme ou de femme capable de reproduire l'espèce,ces jeunes recherchent tout à fait normalement la compagnie de jeunes de leur âge !

    Comprenne qui pourra.

    "C'est quoi d'ailleurs ce pays là ?"

    "Hé bé c'est la France, le pays des droits de l'homme. Voyez, c'est écrit au fronton des mairies: liberté, égalité, fraternité !"

    "Oh ! Excusez ! C'est pas très visible !!!!! "

    Didier ne vit pas dans un foyer de l'A.S.E. laquelle se contente de payer la note là où il est accueilli et non pas placé. Importante nuance !

    Avec les piécettes fournies sans fin par les citoyens contribuables, l'ASE apporte de l'aide à des jeunes et leur famille. C'est indéniable.

    La partie glauque et celée de l'ASE est celle des placements, qu'il s'agisse de placements en foyer ou de placements en famille. Depuis que "je vais au charbon" sur les terres des placements, j'ai été submergée par les cas d'enfants malheureux car placés en foyer ou famille d'accueil. Alors que tous ont une famile capable de continuer à les élever. Familles amputées de leurs jeunes pousses qu'elles réclament et qu'on leur refuse avec l'aide formelle de rapports de spécialistes, si semblables de l'un à l'autre que l'on croirait du copié/coller !

    En contrepartie un seul cas positif ! Pour 50 négatifs !

    C'est pas possible ! Pourtant dans l'émission d'Envoyé spécial du 7 juin 2007 l'Inspecteur Général des Affaires Sociales, Pierre NAVES, dit entre haut et bas dans le train qui le ramène de Niort où s'est tenue la journée du Fil d'Ariane (voir 18.10.2007) qu'il faudra bien 50 ans pour mettre de l'ordre dans cette affaire d'enfants placés dont 50% au moins pour lesquels il existait une autre solution que le placement. Hallucinant !

    Quand j'ai lu peu après sous la plume d'un autre qu'Israël et la Palestine s'entendront, eux, alors que l'affaire des enfants placés ne sera toujours pas résolue….je me dis qu'il urge de faire connaître la vie de ces 130.000 mineurs placés abusivement.

    Se taire quand on sait c'est être complice actif de la maltraitance.

    Je reviens à Didier.

    Comme j'étais présente pour ses 17 ans j'espère, dans moins d'un an, pourvoir être dispo pour voir Didier souffler ses 18 bougies. Enfin 18 ans ! Enfin libre !

    Et vous, avez-vous eu l'occasion d'observer des curiosités, des bizarreries, des incohérences autour de vous et concernant les moins de 18 ans ? Ou bien avez-vous d'autres choses à faire connaîte ?

    Si oui, dites voir. Merci.

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr