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marylène patou-mathis

  • Ao ! Mon frère !

    AO.jpg Je suis contente. Le séquençage de l’ADN a permis de transformer la fiction du film « Ao le dernier néandertal » en vérité scientifique.

     

    Tout simplement parce que le film avait pris du retard au tournage, en raison de conditions climatiques extérieures assez rudes.

     

    Ainsi, par la grâce de ces imprévus, nos ancêtres du néandertal, nos frères à travers le temps, sont sauvés. Ils sont replacés sur un piédestal d’hommes que certains lui refusaient.

     

    Après avoir régné durant plus de 300.000 ans nous dit-on, néandertal fut porté disparu depuis 30.000 années.

    Jusqu’à ce que l’ADN pointe l’erreur commise.

     

    Néandertal a su résister, a su s’infiltrer, jusqu’à être en 2010 toujours présent génétiquement. Toujours, finalement, vivant par un métissage réussi avec Homo Sapiens.

     

    Jacques Malaterre nous a déjà enchantés avec L’Odyssée de l’espèce, en 2003, docu fiction présenté sur France 3.

     

    Pour ce premier long métrage, inspiré du roman de Marc Klapczynski « Ao, l'homme ancien », il a su s’entourer des conseils de Maryline Patou-Mathis, paléontologue, spécialiste du néandertal.

     

    A signaler en ligne autour de cet événement 3 articles, fort bien réalisés, paru dans le journal Sud Ouest :

    * une interview de Marylène Patou-Mathis le 5 juin 23010

    * un article sur les conditions du tournage, dans des lieux à l’écart des zones habitées, qu’il s’agisse de la Bulgarie, de l’Ukraine, de l’Auvergne ou de la Camargue.

    * un article sur le grain de sel de la génétique

     

    Oui, il est heureux ce retard de 9 mois pour la sortie du film sur Ao, la science officielle lui offrant une sorte de cadeau de bienvenue.

     

    Et la phrase d’Ao : « Mon sang coule dans ses veines. » devient ainsi exacte.

     

    Yves Coppens ne s’y était pas trompé en approuvant la qualité du travail documentaire de Jacques Malaterre.

    Les acteurs ont été choisis à l’issue de rigoureux castings.

     

    Si les paysages sont tous vrais, il en va de même pour les animaux, sans aucune image de synthèse. Bisons, sangliers, aigles, chouettes, ils sont tous dressés par Jean-Philippe Varin.

     

    J’ignore si je suis, personnellement, porteuse de gènes de néandertal.

    Si cela était, je serais fière d’être un peu de ce fil rouge initié il y a 300.000 ans par des ancêtres nomades, pêcheurs chasseurs cueilleurs, artistes à leurs heures et dotés d’une vie spirituelle.

     

    Seul « anachronisme » pour lequel Marylène Patou-Mathis a été indulgente : l’ours blanc. Qui a permis une admirable affiche ! Tout le monde sait que l’ours brun des cavernes était le roi, en aucun cas l’ours blanc polaire.

    On pardonne à Jacques Malaterre !

     

    On profite à plein des paysages magnifiques de ce film qui nous offre une certaine idée de nos ancêtres.

     

    Contact : francoiseboisseau@wanadoo.fr (illustration: affiche du film)