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marie laure picat

  • Marie Laure PICAT signe «Le courage d’une mère »

    Vous trouvez sur la page intitulée "index thèmes blog" les sujets récapitulés avec les jours où les trouvez. Merci. 

     

    Dans la préparation joyeuse des fêtes de Noël 2008  Marie Laure PICAT, habitante de Puiseaux (45), est  venue sur puiseaux.jpgles écrans de télévision, énergique et digne, dominant le cancer qui la ronge de l’intérieur.

     

    Pourquoi cette publicité autour de cette maman de 4 enfants ?

    En raison de l’amour de cette maman pour ses enfants alors qu’elle est placée face à une échéance inéluctable annoncée par le corps médical.

     

    A l’époque elle s’accrochait pour offrir à ses enfants le dernier Noël possible avec elle. 

    Surtout elle avait dû médiatiser ce qui lui était tombé dessus - en raison du pouvoir de la Justice et des juges – son choix fait par elle de la famille d’accueil à 1 km de chez elle pour que les 4 frères et sœur ne soient pas séparés. Enfants du même papa et de la même maman, Marie Laure. Elle a sans doute  été d’autant plus vigilante qu’elle a eu une enfance difficile et qu’elle sait mieux que personne l’importance de maintenir une fratrie soudée, accueillie au sein d’une famille totalement investie dans la pensée de cette maman, en harmonie parfaite avec elle.

     

    Il y a certes des Villages d’enfants pour accueillir des fratries sans les séparer.  Il n’en existe pas forcément à proximité du lieu de vie actuel de la famille. Et cette maman, aux qualités dignes d’un entrepreneur avisé, entendait répondre aux souhaits de ses enfants, conformes à ce qu’elle désirait aussi au fond de son coeur, de rester, après son départ, avec leurs copains et copines dans leur cadre habituel. La disparition charnelle de la maman étant déjà, à elle seule, un deuil suffisant sans aller en infliger de supplémentaires.

     

    Ce lundi matin 16 mars sur France 2, dans l’émission C’est au programme qu’elle anime avec un constante bonne humeur – quand je ne suis pas à l’extérieur je l’écoute tout en travaillant -  Sophie Davant présentait un reportage qu’elle venait de faire chez Marie Laure PICAT. Un témoignage pétri de sensibilité. On y apprenait que la maman avait dû confier début février à sa famille d’accueil la petite dernière. Et depuis les 3 plus grands ont rejoint la petite, en raison de l’état physique de la maman qui ne va pas s’améliorant.

     

    Ne se plaignant jamais, Marie Laure PICAT évoque les jours où ça va côté douleurs et ceux où la souffrance est si forte qu’à peine levée elle doit se recoucher. Elle ne plaint pas, elle constate. Elle dit que chaque jour supplémentaire donné est un cadeau offert. Qu’il est certes injuste de regarder en face une mort qui arrive déjà en face à 36 ans seulement.

     

    Elle n’a jamais baissé les bras. Plutôt que de laisser faire  - le papa ne pouvant prendre en charge ses petits : il me semble qu’il est routier toujours sur les routes – elle a médiatisé sa situation pour éviter qu’après sa mort  un juge, fort de sa toute puissance et de l’indépendance de la Justice, ne sépare pas les 4 enfants, les séparant en les expédiant l’un ici, l’autre là, même si dans le meilleur des cas ils se trouvaient placés dans un même village, l’affectif étant le grand absent des tribunaux pour enfants. Alors qu’il est indispensable pour bien grandir !

     

    Forte d’une volonté d’offrir à ses enfants de grandir ensemble sous un même toit, bénéficiant des mêmes parents d’accueil choisis par elle, elle a dû ferrailler – tel un d’Artagnan du XXI ème siècle – pour obtenir la dérogation permettant à cette famille d’accueillir un enfant de plus que les 3 pour lesquels elle avait une autorisation.  Elle a réussi, par la force de sa détermination qui a entraîné les médias dans son juste combat.  

     

    L’action déployée par cette mère signe en outre une grande sagesse.

     

    Et elle a été encore plus loin, réalisant un livre pour ses enfants auxquels elle n’a rien caché de sa maladie dès le début, attitude saine et raisonnable. Cette biographie parue chez Oh ! Editions le 12 mars permettra aux enfants de disposer de repères directs, d’informations sur leur maman une fois quelle serait partie. Et  le fruit de la vente ira à ses jeunes.

     

    Elle a trouvé le moyen d’économiser pour ses 4  à qui elle dit à Sophie Davant  souhaiter une vie nourrie par l’amour seul apte à éviter les mauvais chemins, elle pense pour eux à une parfaite réussite professionnelle. Comme toute maman digne de ce nom c’est le meilleur qu’elle envisage pour ses petits.

     

    La Justice devra respecter ce que cette maman a mis en route pour ses enfants. Car des amis, soucieux de l’intérêt véritable des enfants, veillent et veilleront à  cela. Les médias n’étant jamais très loin si nécessaire.

     

    Cette maman espère aussi que son livre aidera d’autres mamans, ou papas, en situation identique. Elle n’est pas la seule maman, le seul parent avec des enfants à qui on annonce une échéance mortelle à court terme.

     

    Son histoire peut faire évoluer les choses en rendant aux parents, mère et/ou père, leur pouvoir de décider à qui ils préfèrent confier leur(s) enfants(s) en cas décès plutôt que de laisser leur(s)  moins de 18 ans tomber entre les mains d’une Justice et de services sociaux que le sort de ces enfants n’empêchera jamais de dormir, indifférents à ce que ces jeunes deviendront.

     

    Une lourde mésaventure est arrivée à un médecin, une maman de deux jeunes enfants, atteinte de cancer, et qui avait pensé judicieux de confier à la Justice ses petits en attendant d’aller mieux. Une histoire très démonstrative !

     

    J’en reviens à maman Marie Laure PICAT. Qu’elle ne pense pas que sa petite dernière va l’oublier. Trois ans de vie ensemble c’est beaucoup ; ça ne s’oubliera jamais !

     

    Quand elle déclare que ses enfants ne réalisent pas qu’elle va partir tant qu’elle est là, visible, le mercredi par exemple, rien de plus normal. Quel que soit l’âge, on en est tous là. Un grand de 70 ans qui sait condamné un papa de 95 ans, atteint d’un cancer mais en bon état psychique et physique apparent, ne réalise pas davantage ce qui va se passer tant que la vie est là.

     

    Il est à penser que ces 4 enfants – la petite de 3 ans, Matthieu 5ans, Thibault 9ans, Julie 11ans – 12 en mai - médiatisés malgré eux, trouveront toujours une porte ouverte, une main tendue, le nécessaire en cas de besoin s’ils osent demander en raison du courage et de l’amour de leur maman formidable.

     

    Pour vos enfants, pour plein d’enfants dont la maman est dans une situation telle que la vôtre, merci pour l’exemple.

     

    Tous les moins de 18 ans, empruntez ce livre, faites-le acheter, lisez-le !  

    Contact: francoiseboisseau@wanadoo.fr (cliché  sur le Net, à propos du livre, de la maman et ses 4 enfants)